Thèse 2ème partie Fabrice OK

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Deuxième partie, sommaire 176Sommaire II DEUXIEME PARTIE : Du cadre conceptuel au dispositif empirique Chapitre 3 : Composantes informationnelles et communicationnelles de nos dispositifs médiatiques : description méthodologique de notre première approche 1 Hypothèses initiales de la recherche 2 Situation éducative et composantes des dispositifs médiatiques (Peraya, 2004) 3 Les acteurs et les institutions impliqués dans le projet 4 Description et conception du cours en images virtuelles 5 Matériel et caractéristiques techniques, première étude 6 Sentiment de présence (Test) Chapitre 4 : L’entretien au service d’une posture anthropologique et ethnographique : préceptes méthodologiques de notre deuxième approche 1 L’entretien de recherche : notre conception et notre guide d’entretien pour notre deuxième approche (entretiens qualitatifs) 1. 1 Historique de l’utilisation de l’entretien, comme technique d’enquête (Blanchet et Gotman) 1.2 Notre conception de l’entretien : une posture de type anthropologique et ethnographique (Winkin) 2 Description de la situation communicationnelle des entretiens 3 Guide d’entretien 3.1 La consigne générale 3.2 Les axes ou thèmes annexes à la consigne générale 4 Les relances et les stratégies d’intervention 5 Méthodologie de l’analyse de contenu Chapitre 5 : Résultats 1 Résultats au premier degré : pré-test et post-test portant sur la mémoire 2 Résultats du Test de présence, QEP ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Deuxième partie, sommaire 176
Sommaire

II DEUXIEME PARTIE : Du cadre
conceptuel au dispositif empirique
Chapitre 3 : Composantes informationnelles et
communicationnelles de nos dispositifs médiatiques :
description méthodologique de notre première
approche
1 Hypothèses initiales de la recherche
2 Situation éducative et composantes des dispositifs médiatiques
(Peraya, 2004)
3 Les acteurs et les institutions impliqués dans le projet
4 Description et conception du cours en images virtuelles
5 Matériel et caractéristiques techniques, première étude
6 Sentiment de présence (Test)
Chapitre 4 : L’entretien au service d’une posture
anthropologique et ethnographique : préceptes
méthodologiques de notre deuxième approche
1 L’entretien de recherche : notre conception et notre guide d’entretien
pour notre deuxième approche (entretiens qualitatifs)
1. 1 Historique de l’utilisation de l’entretien, comme technique d’enquête
(Blanchet et Gotman)
1.2 Notre conception de l’entretien : une posture de type
anthropologique et ethnographique (Winkin)
2 Description de la situation communicationnelle des entretiens
3 Guide d’entretien
3.1 La consigne générale
3.2 Les axes ou thèmes annexes à la consigne générale
4 Les relances et les stratégies d’intervention
5 Méthodologie de l’analyse de contenu
Chapitre 5 : Résultats
1 Résultats au premier degré : pré-test et post-test portant sur la
mémoire
2 Résultats du Test de présence, QEP (Questionnaire sur l’état de présence),
première approche
3 Résultats au premier degré : analyse inter-entretiens par thèmes,
deuxième approche
Chapitre 6 : Discussion
1 Technologie et éducation
2 Imaginaire social et cadre d’usage d’une nouvelle technologie : le virtuel
vécu comme un fantasme
3 Le concept d’affordance
Deuxième partie sommaire 177

Chapitre 7 : Limites
1 Les limites de l’utilisation du dispositif virtuel dans l’acte
communicationnel de l’entretien
1.1 Les limites inhérentes à la création du dispositif : la transposition, le
langage, la pédagogie.
1.2 Les limites au sein de la réception : le corps, la motivation, la
mémoire, l’interaction
Conclusion
-Rappel des principaux résultats
-Les apports méthodologiques et théoriques de la recherche
-Les recherches à venir : médiations mémorielles individuelles et
organisationnelles, le dispositif en tant que médiateur.
Bibliographie
Table des matières
Table des annexes
Annexes























Deuxième partie 177

















DEUXIEME PARTIE
Du cadre conceptuel au
dispositif empirique



Deuxième partie 178



Chapitre 3
Composantes informationnelles et
communicationnelles de nos
dispositifs médiatiques :
description méthodologique de
notre première approche




Deuxième partie 179

1 Hypothèses initiales de la recherche
Nous rappelons ici brièvement nos hypothèses initiales, pour cela nous faisons
un petit récapitulatif théorique de notre cadre de référence, à partir duquel nous
avons élaboré nos questions de recherche, puis nous expliquons rapidement
comment ces questions de recherche ont été opérationnalisé en hypothèses :
• Partant de la théorie selon laquelle la mémorisation est dépendante du
type de médiatisation (Peraya, et théorie de l’outil cognitif) ;
• considérant d’autre part que la présentation d’un cours présenté sous
plusieurs formats (visuel et verbal par exemple) permet de mieux
mémoriser ; nous appuyant sur les travaux de Paivio, (1986, 1991) (théorie
1du double codage) appliquée aux médias (Mayer, 1991) nous pensions
que la sollicitation d’un nombre croissant de modalités sensorielles, de
2manière congruente , permettrait une augmentation du niveau des
processus impliqués dans la mémorisation des informations délivrées par
le même « contenu didactique » ;
• prenant en compte également la théorie selon laquelle la sollicitation d’un
nombre croissant de modalités sensorielles, de manière congruente, par
une médiatisation de plus en plus importante permet une augmentation du
niveau des processus impliqués dans la mémorisation des informations
délivrées par le contenu didactique (Mac Gurk, Snams, Goldring, 1996).
(le gain sensoriel est en effet fonction de la congruence de la présentation
multimodale. Ainsi une information auditive qui est en congruence avec
une autre information visuelle, par exemple, dans l’espace (se passant dans
le même lieu) et dans le temps (dans le même temps) sera mieux retenue
qu’une information en non congruence avec une autre) ;
• nous pensions qu’un cours en images virtuelles, permettant de solliciter
plusieurs modalités sensorielles de manière congruente permettrait une

1 Selon laquelle la présentation d’un média sous plusieurs formats permet de mieux mémoriser. Voir sur cette question, partie
1, chapitre 2 L’apport informationnel des modèles cognitifs pour « l’apprentissage multimédia ».
2-La sollicitation d’un nombre croissant de modalités sensorielles, de manière congruente, par une médiatisation de plus en plus
importante permet une augmentation du niveau des processus impliqués dans la mémorisation des informations délivrées par
le contenu didactique (Mac Gurk, Snams, Goldring, 1996). Le gain sensoriel est en effet fonction de la congruence de la
présentation multimodale. Ainsi une information auditive qui est en congruence avec une autre information visuelle, par
exemple, dans l’espace (se passant dans le même lieu) et dans le temps (dans le même temps) sera mieux retenue qu’une
information en non congruence avec une autre.
Deuxième partie 180

meilleure mémorisation. Ce type de médiatisation permet en effet une
congruence entre différentes informations (auditives et visuelles par
exemple) ;
• nous avons posé les hypothèses suivantes :

1) H1 : Le type de médiatisation provoque des cognitions différentes
H1 bis (sous-hypothèse) : un cours en images virtuelles permet de mieux
mémoriser par rapport aux autres types de médiatisation (auditif,
PowerPoint sans note, PowerPoint avec notes)
2) H2 : Le type de médiatisation agit sur la communication
H2 bis (sous-hypothèse) : les étudiants ont vécu différemment les 4 types de
médiatisation.
3) H3 : Les différents types de médiatisation renvoient à des situations
différentes de production et de réception.



Nous pensions qu’un cours en images virtuelles, permettant de solliciter
plusieurs modalités sensorielles de manière congruente permettrait une meilleure
mémorisation. Ce type de médiatisation permet en effet une congruence entre
différentes informations (auditives et visuelles par exemple).
Une manière de vérifier l’hypothèse a été de construire un dispositif quasi
expérimental qui nous a permis de faire varier les différentes dimensions de la
Variable Indépendante et donc de créer des dispositifs d’enseignement qui
correspondent chacun à une modalité de la V.I que nous voulions tester, à savoir
le dispositif de médiatisation. La V.I a donc plusieurs modalités : cours A auditif,
cours B, Powerpoint sans note, cours C, PowerPoint avec notes, cours D : cours
en images virtuelles, 3D et immersif. Dans notre dispositif quasi expérimental, la
Variable Indépendante est donc le dispositif de médiatisation avec plusieurs
modalités. Deuxième partie 181

On a donc supposé provisoirement qu’il existait une relation entre deux
facteurs : le type de médiatisation et le niveau de mémorisation.
Une manière de vérifier l’hypothèse a donc été de construire un dispositif
expérimental permettant de faire varier les différentes modalités de la Variable
Indépendante de la manière suivante :
1) Cours A auditif : le cours A a été médiatisé de la manière suivante : le
cours a été dicté, les étudiants prenaient des notes.
2) Cours B PowerPoint sans prise de notes : le cours B a été médiatisé par
l’intermédiaire d’un Power Point uniquement. Les images et les schémas
étaient les mêmes que ceux qui ont été utilisés dans le cours en images de
synthèse.
3) Cours C : PowerPoint avec prise de notes, les étudiants prenaient des
notes, les images et les schémas étaient les mêmes que ceux qui ont été
utilisés dans le cours en images de synthèse.
4) Cours D : cours en imagerie virtuelle, 3D et immersif.
5) Cours E : groupe contrôle : ce dernier a été soumis au pré et post test
mais sans aucun cours, c’est-à-dire sans aucun effet de la variable. D’autre
part, nous voulions nous assurer qu’il n’existait pas de différence
significative entre les résultats des pré et post tests (dans le sens d’une
amélioration par exemple en ce qui concerne le groupe contrôle) car la
différence obtenue entre les pré et post tests dans les autres groupes ne
devait pas reposer sur une différence dans la difficulté des pré et post
tests. Le groupe contrôle a permis de vérifier cela, étant donné que les
résultats au pré-test ont été meilleurs que les résultats au post-test dans ce
groupe.
Nous avons travaillé sur des données provoquées. Nous entendons par données
provoquées, des données qui ont été construites, (notre dispositif empirique nous a
permis de recueillir ces données provoquées), contrairement à des données
suscitées qui se recueillent dans l’interaction, ou des données invoquées qui existent
préalablement au dispositif empirique. Les résultats des tests qui étaient des
données quantitatives ont été traités statistiquement par une analyse de variance Deuxième partie 182

(Anova). L’Anova a d’abord été calculée manuellement puis vérifiée par le logiciel
Statistica.
3 Les cinq groupes d’étudiants étaient homogènes (18 étudiants par groupe de
2ème année en formation initiale, DUT de Techniques de Commercialisation, à
l’Université du Sud, à l’IUT de Toulon, dans le cadre de nos cours de
Psychosociologie des organisations), ils ont été soumis au même cours en terme
de contenu sémantique (notre cours de psychosociologie sur les phénomènes de
leadership) mais médiatisé différemment selon les différentes modalités de la
Variable Indépendante.
Nous avons constitué ces cinq groupes d’étudiants comparables, à partir de
nos quatre groupes de TD de Psychosociologie des organisations. Nous
considérons en effet que nos quatre groupes de TD sont équivalents dans le sens
où ils possèdent les mêmes caractéristiques psychosociologiques : les étudiants
ont à peu près le même âge dans les différents groupes, ils ont à peu près le
même niveau d’étude, ils suivent le même cursus universitaire (validation a
posteriori suivant ces trois critères : l’âge, le niveau scolaire, le cursus universitaire
de l’homogénéité des groupes de TD). A partir de ces quatre groupes de TD (au
départ chaque groupe de TD était constitué de 20 à 25 étudiants), nous avons
extrait 18 étudiants (ordre alphabétique) afin de créer un cinquième groupe qui a
constitué le groupe contrôle. Les cours expérimentaux qu’ils ont suivis ont eu lieu
dans la même salle, avec le même enseignant (E. Lombardo).
Le résultat de cette comparaison a permis d’affirmer certaines hypothèses et
d’en infirmer d’autres. Dans cette situation quasi expérimentale, nous avons
considéré que le type de médiatisation était la Variable Indépendante (avec
plusieurs modalités particulières testées) et que la mémorisation était la Variable
Dépendante.



3 L’homogénéité des groupes a été calculée par une analyse statistique prenant en compte les facteurs âge, sexe et niveau
scolaire. Sur cette question, voir partie 2, annexe 30.Deuxième partie 183

1.2 Variable Dépendante et Variable Indépendante,
hypothèse causale, formulation et vérification de
l’hypothèse
Dans notre expérimentation, la V.I est le type de médiatisation incité, la V.D est
le niveau de mémorisation.
Notre hypothèse constitue une hypothèse causale. Les effets de la V.I sur la V.D
ont été mesurés par des tests de mémorisation auxquels ont été soumis les
étudiants ayant participé aux dispositifs selon les différentes modalités de la V.I.
Un pré-test et un post-test ont permis d’évaluer les variances entre le score avant
le cours et après. Le pré-test a permis également de vérifier si les étudiants ne
possédaient pas de connaissances significatives sur le contenu du cours avant
l’expérimentation.
Le pré-test était composé de 20 questions sous forme de QCM avec à chaque fois
5 questions au choix et portait sur notre cours de Psychosociologie des
Organisations sur le leadership (voir annexes 10 et 11). Le post-test était
composé de 20 questions sous forme de QCM et avec à chaque fois 5 réponses
possibles et de questions à rappel libre. Le pré-test et le post-test était constitué
du même type de questions et faisait appel au même type de mémoire. Les
questions 1 à 10 étaient des questions sous forme de QCM, les questions 11 à 15
étaient des questions à rappel libre, les questions 16 à 20 étaient des questions
portant sur des chiffres. Pour le post-test les questions 1 à 10 étaient des
questions sous forme de QCM, les questions 11 à 15 étaient des questions à
rappel libre, les questions 16 à 20 étaient des questions portant sur des photos. Le
pré-test a été attribué juste avant le cours expérimental, le post-test a été attribué
après le cours expérimental, et 11 et 12 mois après pour ceux qui ont passé les
entretiens. Le pré-test a été attribué en mai et en juin 2006, le post-test a été
attribué en mai 2007 pour ceux qui ont passé l’entretien.


Deuxième partie 184

1.3 La notion de groupe contrôle, le type d’expérience
possible

D’une manière générale, on appelle groupe contrôle, un groupe de sujets qui est
soumis à l’état nul de la V.I, dans notre expérimentation, c’est le groupe 5, qui est
un groupe neutre et où l’influence du nombre de modalités sensorielles est nulle.
Plusieurs possibilités s’offraient à notre expérimentation :

1.3.1 Une expérience synchronique
1) Un groupe de sujets subit l’influence de la V.I : cours A médiatisé en auditif
2) Un autre groupe de sujets est exposé à une des conditions de la V.I : cours B
médiatisé en PowerPoint sans prise de notes
3) Un autre groupe de sujets est exposé à une des conditions de la V.I : cours C
médiatisé en PowerPoint avec prise de notes
4) Un autre groupe de sujets est exposé à une des conditions de la V.I : cours D
médiatisé en images virtuelles, 3D et immersif
ème5) Le groupe contrôle sera constitué par un 5 groupe auquel on n’aura fait
subir aucune influence de la V.I : uniquement le pré-test et le post-test.

1.3.2 Une autre expérience possible : l’expérience diachronique
Contrairement à l’expérience synchronique, l’expérience diachronique se
caractérise par le fait que l’on procède à plusieurs mesures sur le même groupe.
On procédera à une série de mesures sur un groupe de sujets, puis on introduit la
V.I et enfin, on procède de nouveau aux mêmes mesures que précédemment.
1) Un groupe : cours traditionnel
2) Le même groupe : cours A médiatisé en auditif
3) Le même groupe : cours B médiatisé en PowerPoint sans prise de notes
4) Le même groupe : cours C médiatisé en PowerPoint avec prise de notes
5) Le même groupe : cours D médiatisé en images virtuelles, 3D et immersif
Néanmoins, aucun procédé ici ne permet d’attribuer les résultats obtenus à la
seule variable indépendante, d’autres variables non contrôlées pourraient avoir un

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