UM2 Magazine n°9 Juin 2014

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DISPONIBLE EN TÉLÉCHARGEMENT SUR www.univ-montp2.fr Le magazine universitaire au cœur de science scribd.com/um2_montpellier Numéro 9 Juin 2014 Indispensables espèces rares L'UM2 tisse des liens Numéro privilégiés avec l’Asie spatial Un drone pour sensibiliser aux économies d’énergie 1Université Montpellier 2 SCIENCES ET TECHNIQUES N°9 - 06.2014 MONTPELLIER | LANGUEDOC-ROUSSILLON | SUD DE FRANCE Sommair e Dossier International4 16  L'Université Montpellier 2 tisse des liens privilégiés avec À la conquête de l'espace l’Asie Au cœur du campus Formation8 18  Du champ à l’assiette, quelles solutions pour nos  À la découverte de la biodiversité du campus  Étudiant et sportif de haut niveau : un vrai challenge déchets ? À l’honneur à l’UM2 Innovation10 20  Un drone pour sensibiliser aux économies d’énergie Monsef Benkirane, Prix Liliane Bettencourt pour les Sciences du Vivant  Kito de Pavant et Polytech Montpellier signent une charte de partenariat  Patrick Lemaire, Prix Coups d'élan de la Fondation Bettancourt Schueller Evènement22  Victor V.
Publié le : mardi 10 juin 2014
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Numéro 9 Juin 2014
Le magazine universitaireau cœur de science
Indispensablesespèces rares
L'UM2tisse desliens privilégiésavec l’Asie
Undronepoursensibiliserauxéconomiesd’énergie
DISPONIBLEENTÉLÉCHARGEMENTSURwww.univmontp2.fr scribd.com/um2_montpellier
Numéro spatial
Université Montpellier 2SCIENCESETTECHNIQUES N°9 - 06.2014 MONTPELLIER| LANGUEDOCROUSSILLON| SUDDEFRANCE
Sommaire Dossier 4 À la conquête de l'espace
Au cœur du campus 8 À la découverte de la biodiversité du campus Étudiant et sportif de haut niveau : un vrai challenge
À l’honneur à l’UM2 10 Monsef Benkirane, Prix Liliane Bettencourt pour les Sciences du Vivant Kito de Pavant et Polytech Montpellier signent une charte de partenariat Patrick Lemaire, Prix Coups d'élan de la Fondation Bettancourt Schueller Victor V. Nikonenko, Docteur Honoris Causa de l'Université Montpellier 2
Vie des labos 12 Les espèces rares, gardiennes du fonctionnement des écosystèmes Des super-virus pour lutter contre les bactéries
UM2 N°9 - JUIN 2014
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Michel Robert RÉDACTRICE EN CHEF Aline Périault, aline.periault@univ-montp2.fr Tél. +33 (0)4 67 14 92 87 A COLLABORÉ À CE NUMÉRO Philippe Raymond CONCEPTION & MISE EN PAGE Olivier Piau, Agropolis Productions
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IMPRESSION Les Petites Affiches (Montpellier, France) UNIVERSITÉ MONTPELLIER 2 Sciences et Techniques Place Eugène Bataillon 34095 MontpellierCEDEX5 Tél. +33 (0)4 67 14 30 30 communication@univ-montp2.fr www.univ-montp2.fr Tirage :2.500 ex. Dépôt légal :juin 2014 ISSN :2259-874X Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses représentants est illicite (art. A du Code de la Propriété Intellectuelle).
International 16 L'Université Montpellier 2 tisse des liens privilégiés avec l’Asie
Formation 18 Du champ à l’assiette, quelles solutions pour nos déchets ?
Innovation 20 Un drone pour sensibiliser aux économies d’énergie
Evènement 22 L'homme qui dessinait les arbres
Publications 23
1, 2, 3... taguez ! LeQR code, vous connaissez ? Ce drôle de carré permet, à partir de votre téléphone, d'accéder directement à du contenu électronique (page Internet, vidéo, contenu multimédia...) sans avoir besoin de saisir l'adresse correspondante. Muni de votre téléphone équipé d’un appareil photo et d’une application (gratuite) de lecture (QR Readeren anglais), Lynkee (iPhone), Goggles (Android), QR Code Scanner Pro (Blackberry), Bing (Windows Phone), trois étapes suffisent : 1. lancerl'application, 2. photographierle QR Code, 3. lirele contenu.
Édito L’UM2prend de lahauteur Le secteur spatial doit être perçu comme un investissement d’avenir, qui porte des recherches durables faisant progresser la science et émerger des technologies clés. Les probléma-tiques scientifiques et technologiques abordées sont par ail-leurs fortement stimulantes et ainsi facteur d'attraction vers les filières scientifiques pour les lycéens et étudiants.
Articulé autour d'entreprises de pointe et innovantes em-ployant une main d'œuvre hautement qualifiée, il représente par ailleurs plus de 16 000 emplois directs en France, peu dé-localisables en raison des enjeux stratégiques. Notre industrie spatiale occupe ainsi une place majeure sur la scène internationale, toutefois de plus en plus soumise à l’émergence de nouveaux concurrents tandis que le poids du spatial dans l’économie mondiale ne cesse de croître.
Les applications et les services satellitaires dans le domaine des télécommunica-tions, de l’observation de la Terre ou encore de la géolocalisation sont par exemple en plein essor. Ces nouveaux usages, qui se dessinent au fur et à mesure des avancées, donnent naissance en parallèle à des écosystèmes de croissance, avec des retombées en termes de création d’emplois.
Enfin, ces activités de recherche s’inscrivent dans une logique forte de partenariats, principalement à l’échelle européenne, aussi bien avec de grands groupes industriels que de petites entreprises à la pointe de l’innovation.
Ce numéro d’UM2, le magazine universitaire au cœur de science,permet ainsi de pré-senter certains des projets développés au sein de notre université. Il s’agit par exemple des nanosatellites, de satellites astronomiques, d’antennes déployables ou encore de drones à haute valeur ajoutée.
Ils témoignent de la diversité de nos activités et de leur forte interaction avec la for-mation. L’implication dès que possible des étudiants constitue en effet une spécificité et une priorité. L’enjeu est notre capacité à former des personnels qualifiés, aptes à s’insérer rapidement dans des filières industrielles d’excellence, à s’adapter aux évolu-tions technologiques tout en étant force de proposition dans l’émergence de nouveaux concepts.
Enfin, il convient de mentionner le fort soutien d’acteurs institutionnels locaux dans ces opérations, à l’instar de l’engagement de la Région Languedoc-Roussillon pour le développement du Centre Spatial Universitaire, premier dans son genre en France, en lien avec plusieurs entreprises.
Michel Robert, Président de l’Université Montpellier 2 - Sciences et Techniques
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Dossier
À la conquête  del' espace Sky limit is the « Sky is the limit »Cette question des partenariats est… la métaphore utili-sée dans la langue de Shakespeare pourcruciale quand il s’agit de s’impliquer dire qu’il n’y a pas de limite, que toutdans des activités aussi ambitieuses : est possible, me semble décrire parfaite-comment participer à une mission as-ment les forces qui sont à l’œuvre danstronomique aussi importante que Gaïa nos laboratoires et nos composantessans être un partenaire régulier de la dans le domaine de l’espace.« galaxie » de scientifiques qu’anime l’ESA ? Comment attirer des étudiants Pourtant, oser s’afficher sur un telbrillants de l’étranger sans des relations sujet pourrait paraître présomptueuxsuivies avec les meilleures universités tant il existe des acteurs dont le renommondiales ? Comment profiter de grands dépasse le nôtre : qui ne connaît leéquipements comme Geosud sans une Jet Propulsion Laboratory de la Nasa,proximité de chaque instant avec des l’Université Bauman de Moscou, ou plusorganismes de recherche phares comme près de nous l’ESA ou le CNES ? Qui nel’Irstea ? Comment convaincre les ges-connaît les grands groupes industrielstionnaires du lanceur Véga d’embarquer du secteur spatial, tels qu’Astrium, ledes nanosatellites produits par nos étu-constructeur des fusées Ariane ? Certesdiants sans un lien étroit avec toute la notre ambition n’est pas que le site defilière industrielle et institutionnelle du Montpellier égale la notoriété de Kourou,spatial ? Cap Canaveral ou Baïkonour, mais force est de reconnaître que tous ces grandsGrâce au soutien de la Région Langue-acteurs du spatial ont trouvé à l’UM2doc-Roussillon toutes ces réussites des partenaires qui ont su prendre desprendront bientôt une forme extrê-risques scientifiques ou technologiques,mement concrète, sous la forme d’un innover dans leurs démarches pédago-nouveau bâtiment qui accueillera sur le giques, tisser des liens dans la duréecampus Saint-Priest des étudiants, des pour des échanges d’étudiants ou deschercheurs, la SATT AxLR, l’incubateur programmes partenariaux.LRI et… des industriels.
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En se projetant sans limite dans des recherches ambitieuses, en travaillant avec des partenaires de très haut niveau dans le monde entier, en osant parier sur la complémentarité entre formation, recherche et innovation dans un domaine où on ne l’attendait peut-être pas, l’UM2 sait en même temps avoir la tête dans les étoiles, mais aussi les pieds sur terre en aidant ainsi à créer des emplois dans le secteur spatial à Montpellier.
François Pierrot, Vice-président délégué à l’innovation et aux relations avec les entreprises
Lancement de la fusée Véga embarquant le nanosatellite Robusta le 13 février 2012.
La têtedans  les étoiles ES NANOSATELLITES en pleindans l’espace »explique Laurent Dusseau,recteur de la Fondation Van Allen. Une essor, des étudiants promisdirecteur du Centre Spatial Universitaire.fondation qui réunit industriels et grandes D à de brillantes carrières :« Les nanosatellites permettent ainsi deagences spatiales, le CNES (Centre Na-c’est ici ! Visite guidée du premierfranchir l’ultime barrière avant la commer-tional d'Études Spatial) et l'ESA (Agence Centre spatial universitaire de France,cialisation. En échange, ils bénéficient deSpatiale Européenne), et qui, avec le à la croisée de la recherche et detechnologies pionnières »Conseil Régional du Languedoc-Roussil-l’innovation.lon, soutient le centre spatial grâce à la Mais créer un satellite, fut-il nano, cela re-recherche de financements et l’appel aux 13 février 2012 : Robusta s’envole dequiert toute une palette de compétences :dons. Un soutien précieux, qui« permet Kourou à bord de la fusée Véga. Un lan-mécanique, électronique, informatique,à nos étudiants d’accéder à la recherche cement suivi de très près par 250 étudiantsingénierie spatiale... Un défi que le Centrespatiale sans passer par la case "grandes de l’Université Montpellier 2. Ce premierSpatial Universitaire de Montpellier peutécoles" ». nanosatellite étudiant français, c’est leurrelever grâce à la participation de plusieurs création. Il inaugure une série entièrementcomposantes de l’UM2 : les IUT de NîmesEn septembre 2015, un bâtiment de made in UM2.2 000 m² va être livré sur le campus Saint-et de Montpellier, la Faculté des Sciences et Polytech Montpellier.Priest pour accueillir le Centre Spatial À la conquête de l’espaceUniversitaire. Qui affiche désormais son Satellites 100% étudiantsambition avec le soutien des chercheurs De minuscules satellites pour un gigan-et des industriels : devenir une référence tesque défi. Car ces concentrés de tech-Le centre offre ainsi des stagespermet- internationaledans le secteur des nano-nologie de 10 à 30 cm de côté sont promistant d’être opérationnel à la fin du cursus :satellites. Et créer en Languedoc-Roussillon à un bel avenir sur le marché très porteurune qualité très prisée des employeurs.une galaxie de start-ups…de la conquête spatiale. Principale qua-À l’arrivée, c’est la garantie d’un emploi lité ? Leur prix : quelques centaines dedans un domaine de haute technologie: ...www.fondation-va.fr milliers d’euros. Une paille, à peu prèsspatial mais aussi aéronautique, automo-...Facebook : cent fois moins qu’un gros satellite géos-bile, énergie, télécoms…  CSUMontpellier-Nimes tationnaire… « Les étudiants mènent les projets de A Un moindre coût quià Z. Du DUT au post-doctorat, chaque« permet de tester sans risques la résistance des nouvellesniveau d’étude est encadré par le niveau technologies que l’on souhaite envoyersupérieur »détaille Frédéric Saigné, di-5 N°9 - 06.2014
Dossier
Gaïa,laeplus importante du est LA mission d’astronomie l’arpenteurMoCntpellier 2 y participe. Le satellite 21 siècle,et l’Université de lagalaxie Gaïa, qui en ce moment même débute l'observation et le recensement d'un milliard d’étoiles pour mieux connaître notre galaxie, a été conçu avec les chercheurs du LUPM.
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Jeudi 19 décembre 2013. 10h12 à Mont-pellier, 6h12 à Kourou.Les chercheurs du Laboratoire Univers et Particules de Montpellier exultent : la fusée Soyouz vient de décoller dans un vacarme assourdissant. Sa mission : mettre en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre le satellite Gaïa. Ce fleuron de la technologie spatiale va finement obser-ver la Voie lactée et recenser en l'espace de 5 ans plus d’un milliard d’étoiles pour
établir une carte en 3D de notre galaxie. Un pas de géant dans la connaissance de la Voie lactée réalisé grâce aux cher-cheurs et ingénieurs du LUPM dont Gé-rard Jasniewicz et Claude Zurbach, qui participent très activement à ce projet depuis de nombreuses années.
Ces derniers interviennent sur une pièce maîtresse : la mesure du « point zéro » du spectromètre.« C’estl’étalonnage du spectromètre,explique Gérard Jas-niewicz, qui est indispensable pour obtenir des mesures fiables et exploi-tables ». Une sacrée responsabilité pour les montpelliérains car la détermination du mouvement des étoiles les unes par rapport aux autres dépendra de cet éta-lonnage grâce auquel les mesures seront justes et homogènes. Premiers résultats de la mission Gaïa dans 2 à 4 ans.
Geosud, desimages satellitesauservicedetous N LIBRE ACCÈS aux imagesaprès corrections géométrique et radio-des services adaptés : c’est tout l’enjeu satellites : c’est ce que proposemétrique »du projet ».. U Geosud aux scientifiques et aux acteurs publics. Retour sur un projetImages actualiséesAvec 300 adhérents, le succès est déjà qui connaît un succès grandissantdu territoire nationalau rendez-vous. Prochaine étape :« aller depuis son lancement en 2008.plus loin dans l’exploitation des images Grâce à des financements publics, donten proposant des services à forte valeur Les images satellites constituent des don-une dotation de 11,5 M € dans le cadre desajoutée : analyse, accompagnement, for-nées précieuses pour la recherche, maisInvestissements d’Avenir, Geosud déve-mation. Des services accessibles au sec-aussi pour les collectivités : agriculture,loppe une logique de mutualisation. Uneteur privé, avec des modèles économiques aménagement du territoire, gestion de lalicence multiutilisateur permet aux adhé-à définir. »biodiversité ou encore des ressources enrents, scientifiques ou acteurs publics, * Départements et Régions d'Outre-Mer -eau, les applications sont innombrables.d’accéder via Internet à une base de don-Collectivités d'Outre-Mer Pourtant,« l’imagerie satellite peinenées actualisée.« Geosud anticipe sur les à se développer, principalement pourbesoins en produisant chaque année une des questions de prix et de complexité,couverture intégrale du territoire national, y ...www.equipex-geosud.fr explique Pierre Maurel,coordinateur ducompris DROM-COM*. Ces images haute projet Geosud.résolution sont livrées "prêtes à l’emploi",Baisser les coûts et offrir
DeMoscouàMontpellier OMME deRobotique et de Microélectronique de nombreuxMontpellier (LIRMM). c’esCt à l’étrangerReproduire l’espace doctorants, qu’Irina Gavrilovichvitdans les labos du LIRMM ses années de thèse. Chercheur en ingénieriePourquoi Montpellier ?« Rien à voir spatiale, elle a choisiavec le soleil !jure Irina.L’Université de Montpellier.Bauman collabore beaucoup avec cette ville en plein essor dans le domaine des « L’expérience internationale permet denanosatellites. Et le LIRMM me permet se former à des approches différentes »,de travailler sur des projets concrets et explique cette jeune doctorante pour quiutiles ». « la nécessité d’évoluer, de ne jamais rester au même stade »Financé par la Fondation Van Allen, sonest une évidence. Il y a un an, Irina suivait un master au seintravail consiste à mettre au point un banc de la prestigieuse Université de Moscou-de test pour les « cubesats », ces nanosa-Bauman. Après un passage à l’Écoletellites de 10 cm de côté. Objectif : vérifier polytechnique de Lausanne (Suisse), elleleur système d’orientation. «Il faut être intègre leLaboratoire d'Informatique, desûr qu’on pourra repositionner le satellite
à distance, pour acquérir des données ou encore optimiser le rendement des batteries solaires ».
Avec les chercheurs de l’équipe DEXTER du LIRMM, Irina imagine et réalise un système robotisé pour placer les nano-satellites dans les conditions mêmes de l’espace. Et tester demain les petits cousins de Robusta.
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Au cœur du campus
À la découverte biodiversitéducampus de la LANTES, champignons,« On y rencontre des centaines d’espècessité le jour ou à la tombée de la nuit pour invertébrés, reptiles,différentes », expliquerecenser ses habitants.Mathieu Garcia,« Il n’est pas tou-P amphibiens, oiseaux etprésident du GNUM, le Groupe natura-jours évident de déterminer précisément mammifères, partez à la découverteliste de l’Université Montpellier 2. Depuisquelle est cette plante ou comment s’ap-de la biodiversité du campus avec10 ans, cette association œuvre pourpelle cet insecte », reconnaît Mathieu Gar-le Groupe naturaliste de l’Universitécia. Alors des naturalistes éclairés et desvaloriser la connaissance de la faune et Montpellier 2. Ouvrez les yeux,enseignants-chercheurs viennent parfoisde la flore et mieux protéger l’environne-déployez vos oreilles et suivez lement.« On s’intéresse à cette biodiversi-leur prêter main forte pour mettre un nom guide.té ordinaire, celle que l’on croise tous lessur chacun. jours et à laquelle on porte souvent trop L’épervier d’Europe y plane au dessus dupeu d’attention… Pourtant c’est avec elleUn vrai travail collaboratif qui a permis hérisson commun, qui lui se cache entreque l’on vit au quotidien »,souligne le na-d’inventorier pour l’instant près de 450 la mauve sylvestre et les bolets des pins,turaliste. Son souhait : que chacun ouvreespèces. «ce n’est qu’un début, nous Et épiant la tarente de Mauritanie en quêteles yeux sur ce qu’on ne regarde pas etsommes toujours à la recherche de volon-de quelques fourmis d’Argentine à seprenne conscience de la vie qui l’entoure.taires pour nous aider dans la découverte mettre sous la dent... Bienvenue sur lede cette biodiversité ordinaire »« Parce qu’il est plus facile de protéger, s’en-campus de l’Université Montpellier 2 ! Siquelque chose que l’on connaît et auquelthousiasme le président du GNUM. Des les amphithéâtres, laboratoires et bureauxon s’intéresse ».connaissances que les naturalistes ont à y hébergent une faune d’étudiants, ensei-cœur de partager dans un petit livre : grâce gnants-chercheurs, personnels adminis-Mieux connaître la biodiversitéà cePetit guide naturaliste, les balades sur tratifs et autresHomo sapiens, le campuspour mieux la protégerle campus se transforment en déambula-recèle également une biodiversité insoup-tions curieuses à la rencontre de la faune Armés de jumelles, de loupes, de piègeset la flore. Ouvrez l’œil, et si vous ne voyez à insectes et d’ouvrages spécialisés, despas le faucon perché sur les bâtiments, dizaines de volontaires arpentent l’univer-soyez sûrs que lui vous a vu…
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Le triton palmé Lissotriton helveticus La punaise verte Nezara viridula
Étudiantetsportifdehautniveau: un vraichallenge
UNIVERSITÉ MONTPELLIER 2 offre aux sportifs de haut L’ niveau un cadre privilégié pour mener de front une carrière de champion et une vie d’étudiant accomplie.
Ils s’entraînent jusqu’à vingt heures par semaine, participent à des compétitions sportives d’envergure, suivent cours et travaux pratiques, passent les partiels, partent en stage… Deux vies en une pour ces étudiants sportifs de haut niveau ! Pour qu’ils n’aient pas à choisir entre les diplômes et les podiums, l’Université Montpellier 2 propose à ses graines de champion un programme adapté à leurs deux agendas.« Notre mission, c’est de faire en sorte qu’ils réussissent », souligne Jacqueline Papet, chargée de mission accueil des sportifs de haut niveau à l’IUT Montpellier-Sète. L’UM2 accueille 62 étu-diants bénéficiant du statut de sportif de haut niveau.« Dispenses d’assiduité, cours à distance, cours de rattrapage, accompagnement personnalisé », l’uni-versité leur propose un cadre adapté pour réussir leur carrière sportive sans délaisser leurs études.
20 heures d’entraînement par semaine
Géraldine Huffner passe 20 heures par semaine dans l’eau. Cette nageuse e de 22 ans a terminé 2au 200 mètres brasse lors des Championnats de France de natation en 2012. Étudiante en DUT génie biologique, la jeune fille se prépare à une carrière de diététicienne.« L’année dernière, j’ai fait une année normale sans aménagement, c’était vraiment trop fati-
guant »,témoigne-t - e l l e .P o u rs a d e u x i è m ea n n é e de DUT, elle a opté pour un aménage-ment et fera son année en 2 ans. « Grâce à ce dispo-sitif non seulement j’ai de meilleurs résul-tats en natation, mais j’ai aussi de meilleurs résultats dans mes études », se réjouit la jeune championne. « Cette organisation né-cessite une communi-cation permanente entre les coachs sportifs et les équipes pédagogiques », souligne Jacqueline Papet.
Trouver un équilibre entre le sport et les études
Tristan Labouteley au championnat d'Europe U18 2013 À 18 ans, Tristan Labouteley est un des poulains du club de rugby de Montpellier, le MHR. Une vie sportivegement maximum et ne passera que 4 extrêmement exigeante.modules cette année au lieu de 12, il fera« Je m’entraîne 4 heures par jour et je participe aux matchsdonc sa première année en 2 ans », ex-le week-end », explique le jeune athlète.plique Christian Salles, responsable des Étudiant en première année à Polytech,étudiants de première année à Polytech le jeune homme se destine à une car-et tuteur de Tristan. Le jeune homme a rière d’ingénieur« parce que le rugby nemême pu passer ses examens en même durera pas toute la vie et qu’il faut avoirtemps que ses camarades mais en plan-un bon diplôme après ». Pour rester auchant depuis Paris.« Il faut trouver un top niveau, le jeune rugbyman s’entraîneéquilibre entre le sport et les études, avec le pôle France à Marcoussis, toutessouligne Christian Salles, carils sont les semaines du lundi au jeudi.« Tristansportifs de haut niveau et doivent aussi ne peut pas suivre les enseignementsêtre étudiants de haut niveau pour leur normalement, il bénéficie d’un aména-réussite universitaire».
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À l’honneur à l’UM2
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Monsef Benkirane, Prix Liliane Bettencourt pour les Sciences du Vivant
Le prix Liliane Bettencourt pour les Sciences du Vivant 2013 est décerné à un chercheur européen de moins de 45 ans, connu dans la communauté scientifique à travers ses publications internationales et porteur d'un projet de recherche particu-lièrement prometteur.
Directeur de recherche au CNRS à l'Institut de Génétique Humaine de Montpellier,Mon-sef Benkiraneresponsable du dépar- est tement Bases Moléculaires de Pathologies Humaines et chef de l'équipe Virologie Molé-culaire.
Après avoir obtenu un doctorat en virologie moléculaire à l'Université Aix-Marseille en 1994, Monsef Benkirane a travaillé pendant quatre ans auNational Institute of Health à Washington (USA). De retour en France en 1998, il crée à Montpellier un groupe de re-cherche sur la virologie moléculaire et le VIH.
Au cours de ses recherches, l'équipe de Monsef Benkirane a réalisé une percée im-portante concernant la lutte contre le VIH en décrivant les mécanismes moléculaires à l’origine de la persistance virale ainsi qu’en identifiant le gène codant la protéine cellu-laire SAMHD1. Cette protéine bloque la répli-cation du VIH dans les cellules dendritiques (chargées de déclencher les défenses immu-nitaires), empêchant ainsi sa détection.
Le projet actuel de Monsef Benkirane vise à comprendre les mécanismes de la persis-tance virale du VIH afin de parvenir à une éra-dication complète du virus dans l'organisme du malade.
Kito de Pavant etPolytech Montpellier signent une charte de partenariat
Le 11 mars 2014, le navigateurKito de Pa-vantetSerge Pravossoudovitch, directeur de l’école d’ingénieurs Polytech Montpel-lier, ont officiellement signé une charte de partenariat. Objectif : permettre aux élèves ingénieurs de travailler sur des projets liés à la conception du nouveau bateau de Kito de Pavant, leMade in Midi.
Les étudiants pourront par exemple réaliser des projets techniques ou des études scien-tifiques en lien avec les domaines techniques du futur bateau : système d'aide à la décision dans une course en mer, dimensionnement des structures mécaniques, électronique embarquée, matériaux composites...
Kito de Pavant et Serge Pravossoudovitch ©Agnès Seye
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