Sujet 1 : Gouverner en France depuis 1958

De
Publié par

Sujet 1 : Gouverner en France depuis 1958 - mot clé = gouverner Exercer le pouvoir politique sur la population d’un pays, diriger les affaires publiques d’un Etat. Qui gouverne ? Comment ? Pour quoi faire ? - bornes France = Etat-nation : identité de la nation fortement liée à l’action de l’Etat (par le biais des politiques publiques) 1958 = fin de la IVe Rép et début de la Ve République (qui dure aujourd’hui) - comment l’Etat gouverne-t-il la France de 1958 à aujourd’hui ? - plan : préférer un plan chronologique I-1958-74 : renforcer l’Etat II-1974-auj : réformer l’Etat I-1958-74 : renforcer l’Etat 1958, De Gaulle appelé au pouvoir. Fonde une Ve République 1) Un appareil d’Etat plus fort - le pouvoir exécutif est renforcé avec la création de la Ve République en 1958 : un régime semi-présidentiel L’assemblée nationale perd sa prérogative : son ordre du jour est fixé par le gouvernement, elle peut être dissoute par le président Le président possède de larges prérogatives : peut proposer un référendum, nommer e le 1ministre et le gouvernement sur proposition de ce dernier. En cas de menaces graves, il peut reçoit les pleins pouvoirs Le gouvernement « détermine et conduit la politique de la nation ». Il a l’initiative des lois et peut légiférer par ordonnances. 1962 : élection du président au suffrage universel direct.
Publié le : jeudi 28 janvier 2016
Lecture(s) : 65
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins
Sujet 1 : Gouverner en France depuis 1958
- mot clé = gouverner Exercer le pouvoir politique sur la population d’un pays, diriger les affaires publiques d’un Etat. Qui gouverne ? Comment ? Pour quoi faire ? - bornes France = Etat-nation : identité de la nation fortement liée à l’action de l’Etat (par le biais des politiques publiques) 1958 = fin de la IVe Rép et début de la Ve République (qui dure aujourd’hui) - comment l’Etat gouverne-t-il la France de 1958 à aujourd’hui ? - plan : préférer un plan chronologique I-1958-74 : renforcer l’Etat II-1974-auj : réformer l’Etat
I-1958-74: renforcer l’Etat 1958, De Gaulle appelé au pouvoir. Fonde une Ve République
1) Un appareil d’Etat plus fort - le pouvoir exécutif est renforcé avec la création de la Ve République en 1958 : un régime semi-présidentiel L’assemblée nationale perd sa prérogative : son ordre du jour est fixé par le gouvernement, elle peut être dissoute par le président Le président possède de larges prérogatives : peut proposer un référendum, nommer e le 1 ministre et le gouvernement sur proposition de ce dernier. En cas de menaces graves, il peut reçoit les pleins pouvoirs Le gouvernement « détermine et conduit la politique de la nation ». Il a l’initiative des lois et peut légiférer par ordonnances. 1962 : élection du président au suffrage universel direct. Etablit un lien direct entre population et président (renforce sa légitimité) La stabilité gouvernementale est confortée par le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, qui crée une bipolarisation de la vie politique - Pendant les Trente Glorieuses, l'expansion et la rationalisation de l'administration se poursuivent L'État s'implique dans d’autres domaines : la culture avec la création en 1959 du ministère des Affaires culturelles (naissance des maisons de la Culture, protection du patrimoine) + la santé (création des CHU, centres hospitaliers universitaires, en 1958). Cela nécessite la création de nouvelles administrations e L’Etat essaie de mettre en œuvre la réorganisation du territoire. 1962, 1 autoroutes. 1963, création de la DATAR = délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale chargée de l’aménagement du territoire : création de villes nouvelles autour de Paris (Evry, Cergy-Pontoise, Sénart…), métropoles d’équilibre
2) Un Etat modernisateur - L'État gaullien se veut un entrepreneur, il assure plus de la moitié du financement des investissements en France = interventionnisme d’Etat favorise la concentration des entreprises (création de la compagnie pétrolière Elf) grands travaux : grands barrages hydroélectriques, aéroports grands programmes industriels concernant le nucléaire, l'aéronautique (Concorde en 1962) ou l'informatique (« plan calcul » 1966)
e - une 1 inflexion sous Georges Pompidou (1969-74) les grandes entreprises publiques sont encouragées à être plus autonomes ex : la SNCF commence à fermer des lignes déficitaires la crise oblige à faire des choix : l’industrie traditionnelle comme la sidérurgie ou le textile est délaissée au profit du nucléaire et des télécommunications
3) Une technocratie ? - après 1958, les technocrates investissent les sommets de l'État représentent souvent près de la moitié des ministres et dominent les cabinets ministériels. Ils sont aussi à la tête d’une administration locale répartie sous tout le territoire, en tant que préfets leur influence contribue au renforcement de l'exécutif à cette période. - ils investissent peu à peu le champ politique (Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Hollande) / certains investissent aussi le champ privé
II1974-aujourdhui:réformer l’Etat 1) Une remise en cause de l’Etat ? (Evolution vécue de manière plus sensible en France du fait de la place particulière qu'y occupe l'État. Elle provoque à la fois des résistances et une crise de la conscience nationale) - avec la crise, fin de l’Etat providence Sous Valéry Giscard d’Estaing, politique d’austérité pour réduire les dépenses publiques. Réformes inspirées par le libéralisme économique : il n’y a plus de contrôle des prix, des actionnaires privés sont autorisés à rentrer dans le capital d’entreprises publiques Libéralisme = idéologie qui prône la liberté d’entreprendre et la limitation du rôle de l’Etat de l’économie afin d’assurer l’enrichissement général Sous François Mitterrand, d’abord retour en force de l’Etat avec nouvelle vague de nationalisations + mesures fiscales et sociales pr relancer la croissance (retraite à 60 e ans, 39 H de travail par semaine, 5 semaine de congés payés…) /1983, tournant de la rigueur économique [doc 1] e Sous la 1 cohabitation (Jacques Chirac, 1986-88), nombreuses privatisations d’entreprises publiques privatisation = passage d’une entreprise publique au secteur privé ni-ni » = Avec la réélection de Mitterrand en 1988, politique du « ni privatisation, ni e nationalisation. Nouvelles vagues de privatisation sous la 2 cohabitation (Edouard Balladur, 1993-1995) Jacques Chirac (1995-2007) poursuit la politique de privatisation e Sous la 3 cohabitation (Lionel Jospin, 1997-2002), nouvelles mesures fiscales et sociales pr relancer la croissance (35 H) Politique de réduction des dépenses publiques poursuivie sous Nicolas Sarkozy (2007-2012) - pourquoi ? L’Etat dispose de moins ressources à cause de la crise et des dépenses liées à l’allongement de la durée de la vie (santé, retraite) : l'affirmation des marchés financiers et des grandesaction de la mondialisation firmes a fait perdre à l'État une partie de ses capacités d’intervention économique
action de la régionalisation : la réglementation européenne réduit la souveraineté nationale dans le domaine économique. - le recul des marges de manœuvre de l'État s'accompagne d'une délégitimation de son action et de la mise en cause de son organisation. L'État cesse de s'identifier à l'intérêt général et est présenté comme inefficace et coûteux. Il n’est plus la solution, il est le problème. Poids et coût de l’Etat deviennent des enjeux essentiels du débat public
2) Des institutions qui s’adaptent et se transforment - la cohabitation invite à redéfinir les domaines respectifs d’intervention du président et du gouvernement. Président = politique extérieure, gouvernement = politique intérieure e 1986-1988 : 1 cohabitation (Mitterrand-Chirac) e 1992-1995 : 2 cohabitation (Mitterrand-Balladur) e 1997-2002 : 3 cohabitation (Chirac-Jospin) Le quinquennat, mis en place en 2002, permet de synchroniser l’élection de l’assemblée nationale et du président, et donc de limiter le phénomène Sous Sarkozy, une hyperprésidence ? N Sarkozy entend mettre en œuvre lui-même e le programme politique qu’il a défini dans son programme électoral, il est en 1 ligne dans toutes les affaires intérieures. - retrait de l’État, mais qui n’est pas linéaire Importance de la politique culturelle cf grands travaux depuis Pompidou Pompidou : centre Beaubourg Mitterrand : BNF, pyramide du Louvre Chirac : musée du quai Branly L’Etat étend son intervention dans de nouveaux domaines : environnement, parité hommes-femmes, aide à l’insertion (création du RMI en 1988, remplacé par le RSA en 2005) Les résultats du referendum sur la construction européenne en 2005 a prouvé qu’une frange importante des Français reste attachée à préserver la souveraineté de l’État. 2005 : référendum sur la Constitution européenne (non)
3) La décentralisation - la critique de la centralisation est ancienne le contexte d'après 1944 était peu favorable à sa remise en question, l'instauration de la planification allant plutôt à son encontre. régions)Tout un ensemble de mesures sont prises à partir de 1955 (création des mais elles ne s'accompagnent pas de transferts de pouvoirs et se limitent à une déconcentration plutôt qu’à une décentralisation. Echec du référendum sur la régionalisation en 1969. De Gaulle démissionne Décentralisation = transfert par l’Etat de compétences et de ressources à des collectivités territoriales collectivité territoriale = circonscription administrative (commune, département, région) qui a un pouvoir de décision autonome de l’Etat central. Ce pouvoir est exercé par des élus. - lois de décentralisation Defferre de 1982 Transfèrent aux élus locaux un pouvoir qu’ils revendiquaient depuis longtemps. Limite le pouvoir des préfets et dote les collectivités territoriales de plus larges attributions (commune : écoles ; départements : action sociale, collège ; région, formation professionnelle, lycée)
Des effets à ts les niveaux cf multiplication des festivals culturels, décentralisation de certains musées (Pompidou à Metz, le Louvre à Lens) e - 2003 : 2 loi de décentralisation : nouvelle impulsion donnée pour que celle-ci s'amorce vraiment Prévoit de nouveaux transferts de compétence pour le développement d’une démocratie de proximité : la région est dotée de plus grande attributions (gestion des transports à travers les routes et les trains régionaux) développement de l’intercommunalité (rurale ou urbaine), création de conseils de quartier, droit de pétition reconnu aux citoyens et aux conseils municipaux, possibilité d’organiser des référendums décisionnels locaux (ex : fusion des deux départements alsaciens 2013) Prévoit aussi des statuts particuliers pour certaines collectivités : un statut spécifique pour la Corse (une assemblée de Corse, un conseil exécutif), transformation des liens avec l’outremer (autonomie interne accrue, création des DROM)
CCL- un Etat qui s’est modernisé sous la IVe Rép, renforcé sous De Gaulle, mais dont le rôle est plus contesté aujourd’hui. A le recherche d’un nouv modèle : inspiré par le libéralisme, poids croissant des médias et des sondages - Le recul de l’État est en outre à nuancer. Le poids de l’État reste considérable demande des citoyens d’une intervention plus volontaire de l’État. Enfin, à l'instar des États-Unis, les mutations de l'État depuis les années 1970 ont plutôt contribué à renforcer l'exécutif et à marginaliser encore davantage le parlement. Le pouvoir des hauts fonctionnaires n'a guère été entamé mais il se trouve de plus en plus soumis à la pression du politique ce qui pose le problème de la neutralité de l’administration.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.