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Sujet 19: l’Afrique, les défis du développement (étude critique de document) A partir de l’étude critique du document, revenez sur la notion de développement puis expliquez la vulnérabilité du continent africain. Mettez en évidence les limites du document pour la compréhension des défis du développement de l’Afrique. LÉGENDE Exploitation du document connaissances critique Introduction - développement = capacité d’un pays à répondre aux besoins de sa population (revenus, santé, éducation) Afrique = gigantesque continent 30,2 M de de km2, qui connaît un retard de développement (on peut évoquer afro-pessimisme, afro-optimisme, afro-réalisme) - document = carte thématique en projection polaire, extraite de l’Atlas du Monde diplomatique 2013 (journal qui étudie la géopolitique, souvent d’un œil anti-libéral). Représente l’indice de vulnérabilité humaine par pays (de 1 à 100). - problématique : à quels défis en terme de développement doit faire face l’Afrique ? 1) Un continent vulnérable 2) Des situations différenciées 1) Un continent vulnérable Afrique = territoire particulièrement vulnérable Presque toute l’Afrique subsaharienne a un indice de vulnérabilité entre1 et 45 Cet indice prend en compte certains composants de l’IDH (santé et revenus).
Publié le : mardi 17 mai 2016
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Sujet 19 : l’Afrique, les défis du développement (étude critique de document)
A partir de l’étude critique du document, revenez sur la notion de développement puis expliquez la vulnérabilité du continent africain. Mettez en évidence les limites du document pour la compréhension des défis du développement de l’Afrique.
LÉGENDE
Exploitation du document connaissances critique
Introduction - développement = capacité d’un pays à répondre aux besoins de sa population (revenus, santé, éducation) Afrique = gigantesque continent 30,2 M de de km2, qui connaît un retard de développement (on peut évoquer afro-pessimisme, afro-optimisme, afro-réalisme) - document = carte thématique en projection polaire, extraite de l’Atlas du Monde diplomatique 2013 (journal qui étudie la géopolitique, souvent d’un œil anti-libéral). Représente l’indice de vulnérabilité humaine par pays (de 1 à 100). - problématique : à quels défis en terme de développement doit faire face l’Afrique ? 1) Un continent vulnérable 2) Des situations différenciées
1) Un continent vulnérable Afrique = territoire particulièrement vulnérable Presque toute l’Afrique subsaharienne a un indice de vulnérabilité entre 1 et 45 Cet indice prend en compte certains composants de l’IDH (santé et revenus). Il en laisse d’autres (éducation) et en valorise de nouveaux (environnement et risques naturels) - Lié à la grande pauvreté de l’Afrique (45 % de pop d’Afrique subsaharienne touche moins d’un dollar par jour) et au manque d’équipement sanitaire : fort taux de mortalité infantile : 10 ‰ avant 1 an, 30 ‰ avant 5 ans, 1 médecin/20 000 hab en Afrique subsaharienne). Persistance de certaines maladies (lèpre, choléra) + insuffisance de certains médicaments. Fléau du Sida : 23 millions de personnes touchées, plus de ¾ des décès dus au sida dans le monde - situation environnementale préoccupante : exploitation prédatrice = appropriation des ressources ayant pour objectif un profit immédiat, sans souci de leur renouvellement ni des conséquences écologiques et sociales à long terme altération du potentiel naturel. 3 D : désertification, dégradation des sols, déboisement. Liée à pression humaine accrue sur terres fragiles (arides) : déforestation (bois de chauffage), érosion avec pâturage, agric intensive Ex : Sahel Aussi risques industriels : continent réceptacle de trafics de déchets + exploitation du pétrole dans le delta du Niger sans précautions (plus de 7000 marées noires entre 1970 et 2000) /la carte ne prend pas en compte les facteurs démographiques (transition démographique et urbaine non achevée) et ce qui concerne l’éducation : moins de la moitié de la population d’Afrique subsaharienne est alphabétisée (en particulier pour les filles) /Données pourraient être actualisées (2012)
2) Des situations différenciées La carte permet de distinguer les niveaux de vulnérabilité de différents pays, ce qui révèle différents niveaux de développement et d’intégration dans la mondialisation - Afrique australe moins vulnérable : indice de 60 à 82 Afrique du Sud = BRICS, impulse le développement de l’Afrique australe. Une région bien intégrée dans la mondialisation, avec des Etats développementistes (cas du Botswana qui finance l’éducation secondaire pour tous) - Maghreb = indice de vulnérabilité entre 45 et 75 Ensemble de puissances secondaires, qui attirent les délocalisations des FTN européennes (possibilité d’évoquer les avantages comparatifs). IDH compris entre 0,65 et 0,7 - Golfe de Guinée et corne de l’Afrique apparaissent comme légèrement moins vulnérables (indice de vulnérabilité de 30 à 82)
Sont souvent constituées de lions africains (Nigéria, Kenya…) = pays qui connaissent une industrialisation croissante. Ne sont pas des angles morts de la mondialisation - le reste de l’Afrique subsaharienne a un indice de vulnérabilité compris entre 1 et 45 Correspondent à des PMA = pays les moins avancés. IDH inférieurs à 0,5, pays ravagés par la guerre, dont l’économie est surtout basée sur le secteur primaire. Situation qui s’aggrave depuis les années 1980. A l’échelle de la planète, 34 PMA sur 50 se trouvent en Afrique / le document ne montre que les distinctions par pays. Il existe aussi des contrastes à d’autres échelles : à l’échelle des pays (forts contrastes littoraux/intérieur), à l’intérieur des villes (Johannesburg) /pas de données disponibles pour la Somalie car région en guerre.
CCL : l’Afrique doit faire face à un retard de développement. Toutefois, il ne faut pas sombrer dans l’afro-pessimisme, il existe toute une variété de situations. Le document nous change d’une simple carte représentant l’IDH, il permet de prendre en compte l’environnement et les risques. En cela, il essaie de prendre en compte la notion de développement durable. Par contre, il ne permet pas de saisir les nuances existant à l’intérieur de chaque pays.
Version entièrement rédigée
L’Afrique est un gigantesque continent 30,2 M de de km2. Elle a longtemps souffert d’une image négative, celle d’ « un continent noir voué aux ténèbres » selon l’expression du géographe Dubresson. Cela est lié à son retard de développement, c’est-à-dire son incapacité à répondre aux besoins de sa population, en ce qui concerne les revenus, la santé et l’éducation. Le document proposé est une carte thématique en projection polaire, extraite de l’Atlas du Monde diplomatique 2013. Elle donne un point de vue original car Le Monde Diplomatique est un journal qui étudie la géopolitique, souvent d’un œil anti-libéral. Ce qui est représenté ici est l’indice de vulnérabilité humaine par pays, qui se mesure de 1 à 100. A quels défis en terme de développement doit faire face l’Afrique ? L’Afrique est un continent vulnérable, mais l’étude à l’échelle nationale fait apparaître des situations différenciées.
L’Afrique est représentée sur la carte comme un territoire particulièrement vulnérable. Presque toute l’Afrique subsaharienne a un indice de vulnérabilité entre 1 et 45. Cet indice prend en compte certains composants de l’IDH (santé et revenus). Il en laisse d’autres (éducation) et en valorise de nouveaux (environnement et risques naturels). Cela s’explique par la grande pauvreté de l’Afrique : 45 % de la population d’Afrique subsaharienne touche moins d’un dollar par jour. Cela est aussi lié au retard dans le domaine de la santé : le continent africain connaît un fort taux de mortalité infantile, de l’ordre de 10 ‰ avant 1 an, 30 ‰ avant 5 ans. Les équipements sanitaires sont en effet très insuffisants : on ne compte qu’un médecin pour 20 000 habitants en Afrique subsaharienne, et certains médicaments ne sont pas disponibles en quantité suffisante. Cela se traduit par la persistance de certaines maladies ailleurs éradiquées, comme la lèpre ou le choléra, et par les ravages du Sida : 23 millions de personnes sont touchées en Afrique, et le continent représente plus des trois quarts des décès dus au sida dans le monde. La situation environnementale est également préoccupante : l’exploitation y est prédatrice, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une appropriation des ressources ayant pour objectif un profit immédiat, sans souci de leur renouvellement ni des conséquences écologiques et sociales à long terme. Le potentiel naturel est altéré avec le phénomène des 3D : désertification, dégradation des sols, déboisement. La situation est particulièrement préoccupante dans le Sahel, où la pression humaine sur ces sols fragiles accélère le phénomène d’érosion. Mais ces risques sont aussi industriels, influençant l’environnement : le continent est le réceptacle de trafics de déchets, et l’exploitation du pétrole dans le delta du Niger sans précautions a fait plus de 7000 marées noires entre 1970 et 2000.La carte ne prend cependant pas en compte les facteurs démographiques : la transition démographique et la transition urbaine ne sont pas achevées, ce qui fait qu’aujourd’hui 41 % de la population africaine a moins de 15 ans, et le taux d’urbanisation est équivalent à 40 %. L’indicateur de vulnérabilité laisse aussi de côté l’éducation : moins de la moitié de la population d’Afrique subsaharienne est alphabétisée (en particulier les filles). De plus, ces données pourraient être actualisées : elles datent de 2012, ce qui commence à être un peu ancien.
La carte permet aussi de distinguer les niveaux de vulnérabilité des différents pays, ce qui révèle différents niveaux de développement et d’intégration dans la mondialisation. L’Afrique australe apparaît comme la moins vulnérable : elle a un indice de vulnérabilité de 60 à 82. Cela s’explique car l’Afrique du Sud est un BRICS, qui impulse le développement de l’Afrique australe. C’est une région bien intégrée dans la mondialisation, avec des Etats développementistes : ainsi, le Botswana finance l’éducation secondaire pour tous grâce à ses exportations de diamants. Le Maghreb est la deuxième région la plus favorisée, avec un indice de vulnérabilité entre 45 et 75. Il est constitué d’un ensemble de puissances secondaires, qui attirent les délocalisations des FTN européennes. Les IDH de la zone sont compris entre 0,65 et 0,7. Le Golfe de Guinée et la corne de l’Afrique apparaissent comme légèrement moins vulnérables que le reste du continent, avec un indice de vulnérabilité de 30 à 82. Ces régions comprennent des lions africains comme le Nigéria ou le Kenya. Ces pays connaissent une industrialisation croissante, et ne sont pas des angles morts de la mondialisation. Enfin, le reste de l’Afrique subsaharienne a un indice de vulnérabilité compris entre 1 et 45. Cette zone correspond à des PMA, les pays les moins avancés. Leur IDH est inférieur à 0,5, et ce sont souvent des pays ravagés par la guerre, dont l’économie est surtout basée sur le secteur primaire. Leur situation s’est aggravée depuis les années 1980. A l’échelle de la planète, 34 PMA sur 50 se trouvent en Afrique. Toutefois, ce document comporte de nombreuses limites : il ne montre que les distinctions par pays, or il existe aussi des contrastes à d’autres échelles, à l’échelle des pays (forts contrastes littoraux/intérieur) ou à l’intérieur des villes (Johannesburg). De plus, le document reste incomplet : il n’y a pas de données disponibles pour la Somalie car c’est une région en guerre.
En conclusion, l’Afrique doit faire face à un retard de développement. Toutefois, il ne faut pas sombrer dans l’afro-pessimisme, il existe toute une variété de situations sur le continent. Le document est plus original qu’une simple carte représentant l’IDH, il permet de prendre en compte l’environnement et les risques. En cela, il essaie de prendre en compte la notion de développement durable. Par contre, il ne permet pas de saisir les nuances existant à l’intérieur de chaque pays.
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