Tout ce qu'on ne dit pas sur la Palestine, le monde arabe et le Moyen-Orient

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Ce livre « politiquement incorrect » dans le paysage de la bien-pensance ambiante, a pour objet de donner un cadre de pensée aux lecteurs ignorants, égarés et désemparés. L'ouvrage autopsie la haine radicale et démontre ainsi dans quel camp se situent les véritables humanistes, afin de casser les idoles, ces nouveaux mythes dévoyés. Pour les autres, il constitue une piqure de rappel. Les arguments clairs et vérifiables servent à démonter les thèses trompeuses.
Publié le : mardi 20 octobre 2015
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EAN13 : 9791022721080
Nombre de pages : non-communiqué
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Noémie Grynberg
Tout ce qu’on ne dit pas sur la Palestine, le monde arabe et le Moyen-Orient
Entre mystifications et contrevérités
Cet ebook a été publié sur www.bookelis.com ©Noémie Grynberg Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de cet Ebook.
« Il faut nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voix que celle de la raison » Primo Lévi A mon père
Avant-propos Ce« politiquement incorrect » dans le paysage de la bien-pensance ambiante, basé en livre partie sur une série d’articles déjà publiés dans divers magazines francophones (Israël Magazine, Tribune Juive, Hamodia Magazine) entre 2003 et 203, a pour objet de donner un cadre de pensée aux lecteurs ignorants, égarés et désemparés. Il s’apparente à un manuel à l’usage de ceux qui ne savent plus quoi répondre face à la haine et au mensonge. L’ouvrage autopsie la haine radicale et démontre ainsi dans quel camp se situent les véritables humanistes et les salauds au sens sartrien du terme, afin de casser les idoles de la gauche « à coups de marteau », ces nouveaux mythes nés d’idéaux dévoyés. Et pour les autres, il constitue une piqure de rappel. Pour ceux qui ne trouvent pas quoi dire lorsqu’Israel, le sionisme ou les Juifs sont mis en cause, cet abécédaire apporte des arguments clairs et vérifiables pour démonter les thèses trompeuses. Remerciements Je tiens à remercier les personnes qui m'ont aidée, encouragée et conseillée tout au long de mon parcours et de mon travail journalistique. Mes proches : Alain Grynberg pour m’avoir initiée à la transdisciplinarité, Michel Grynberg pour ses discussions contradictoires et ses formules percutantes,Yona Altermann pour son esprit vif et critique et surtout une mention spéciale à Gisèle Ninio-Grynberg, ma première lectrice, mon coach journalistique, pour son long dévouement. Je remercie également André Darmon, fondateur et directeur d’Israël Magazine, qui m’a donné ma chance en tant que journaliste et qui continue depuis plus de 3 ans à me faire confiance professionnellement. Enfin, je témoigne ma reconnaissance à Jean Ouellette, Professeur à l’Université de Montréal, pour ses conseils et remarques pertinents.
Sommaire
Avant-propos
Remerciements
I Corruption de la pensée 1) Les remugles du tiers-mondisme 2) L’altermondialisme ou les ravages de la pensée soixante 3) Le post-modernisme ou de la confusion mentale 4) La dérive multiculturelle 5) Gauche = nouveaux collabos anti-juifs 6) La religion du droit-de-l’hommisme
II Orient-Occident : une incompréhension ontologique 1) Le discours rationnel 2) Le verbe tout puissant 3) Monde arabe-Occident : le dialogue impossible
III Les mensonges palestiniens 1) Usurpation des termes « Palestine » et « peuple palestinien » 2) Appropriation de Jérusalem et des lieux saints juifs 3) Le mythe du « réfugié palestinien » 4) L’Autorité Palestinienne : ni laïque, ni démocratique mais corrompue 5) Faillite économique 6) Des luttes fratricides 7) Un Etat palestinien non viable 8) Salam ne veut pas dire paix 9) La vraie ambition des Palestiniens
IV Radicalisme anti-israélien : la haine au carré 1) Jalousie millénaire 2) Malhonnêteté intellectuelle volontaire et entretenue 3)L'antisionisme n'est pas un humanisme, c’est une calomnie antisémite En France Au Québec 4) Déviationnisme historique et politique 5) Deux poids deux mesures 6) Les territoires conquis dits « occupés » 7) La critique idéologique d’Israël : le post-sionisme
V Le combat médiatique contre Israel 1) La désinformation : arme complice de la « Shoah médiatique » 2) Parti pris anti-israélien 3) Une propagande bien rodée Modifier le sens de l’Histoire Le scandale de l’UNRWA : symptôme de la mystification palestinienne
VI 1) Sionisme n'est pas racisme 2) Double légitimité d'Israel 3) Sur la voie de la modernisation 4) Israel un choix démocratique délibéré Le système électoral Parlementarisme et processus législatif
Société civile 5) Une démocratie d’un type nouveau ? 6) Une démocratie à l’épreuve de la guerre 7) Entre sécurité nationale et libertés individuelles : le dilemme démocratique 8) Ni apartheid ni fasciste, Israel exemple de société multiculturelle Pluralité sociopolitique Le creuset multiculturel Le cas des Arabes israéliens Société laïque ou religieuse ? Une société militariste ? 9) Tsahal, une armée morale et démocratique Le service civil
VI Israel, un bienfait pour l’humanité 1) Une économie florissante 2) Le capital humain 3) Innovations et high-tech La technologie La nanotechnologie L’électronique Les Télécom La médecine hospitalière La recherche médicale La dentisterie La biotechnologie La génétique moléculaire médicale L’industrie pharmaceutique La techno-agriculture L’énergie solaire 4) Le capital risque dans la haute technologie 5) Dynamisme et performance industriels 6) Miser sur les délocalisations 7) Les accords de coopération 8) Un patrimoine culturel mondial
Epilogue
Bibliographie
I Corruptionde la pensée Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, la philosophie moderne se voit désavouée. La fin des idéologies a laissé beaucoup d’orphelins de l’idéal révolutionnaire. A l’ère du tout écologique, même l’idéologie paraît recyclable.Ainsi le marxiste s’est transformé en écologie, la gauche a mué en multiculturalisme, le tiers-mondisme est devenu alter-mondialisme, le rationalisme a laissé place à l’idéologie, la science a servi et sert encore à planifier la mort en masse. Cette reconversion doctrinale mène au chaos théorique actuel. Un bric-à-brac idéologique se reconstitue sur les ruines des utopies déchues remises au goût du jour. Ce lego « intellectuel » sert de prêt-à-penser. Une partie de la pensée et de la réflexion deviennent dogmes. Ce qui débouche sur une inversion des valeurs : les démocraties sont stigmatisées et les dictatures montrées comme des modèles alternatifs de développement. L’idéal humaniste se pervertit. De nouveaux concepts supérieurs sont apparus comme celui de « droit-de-l’hommisme ». Devenu dogme, il se mue en «religion séculière» (Raymond Aron) où droit, militantisme et idéologie se confondent. Son corollaire se trouve dans une sorte de religion de la paix bêlante, organisé en d’imposantes messes, au-dessus de la raison. Pourtant, le « droit-de-l’hommisme » n’a pas intégré fondamentalement la Shoah et éprouve à son égard une certaine méfiance. La pensée radicale héritée du jacobinisme français devient fondamentaliste, se rapproche d’une dictature bourgeoise menant à la terreur en se faisant passer pour progressiste et humaniste. Oui le communisme a produit une dictature « de gauche ». Les démocraties prises au piège de leurs propres principes libéraux voient le multiculturalisme radical (revendication d’une identité séparée pour les minorités ethniques, culturelles, religieuses) encourager certaines approches antilibérales : opposition à la laïcité, à la mixité, à la libre pensée, à l’apostasie, etc. Les pays libres sont désormais menacés par l’obscurantisme. Quoi qu’il en soit, l’utopie radicale mène immanquablement à la violence où l’agitation précède la pensée. La tyrannie commence lorsqu’elle veut imposer sa conception du Bien. Ce magma conceptuel sert de fondement au discours antioccidentale, antisioniste et pro-palestinienne dans un même emballage. Ce sont ces arguments réadaptés pour la circonstance qui étayent toutes les argumentations fallacieuses tentant de justifier des positions au-delà du raisonnable. Le non discernement engendre donc un trouble du jugement. Les raccourcis idéologiques du type CRS = SS, Gaza = Shoah, = , camps de réfugiés = camps de la mort, restent des plus dangereux et mènent immanquablement à la confusion. Dans la volonté actuelle de simplicité immédiate, le discours devient primaire. Le « conflit israélo-palestinien » fait figure de dernière lutte derrière laquelle l’utopie contestataire peut encore se réfugier avec la légitimité de « l’humanisme ». 1) Les remugles du tiers-mondisme La vision tiers-mondiste tend à accuser uniquement le colonialisme occidental des échecs dont souffrent les pays en voie de développement en occultant soigneusement leur propre histoire. Elle ne retient que les aspects négatifs de la colonisation. Elle lui impute jusqu’à aujourd’hui le manque d’infrastructures, de capital, d’emplois dans les anciennes colonies. Ceci entraîne un processus économique en boucle : la pauvreté engendre le manque d’épargne qui entraîne à son tour la pauvreté qui amène une dépendance vis-à-vis de l’Occident même après
l’indépendance. Malgré leur autonomie politique et institutionnelle, les anciens pays colonisés souffriraient, toujours selon Fanon, d’aliénation identitaire et culturelle. Ils seraient victimes aujourd’hui de néo-colonialisme à savoir de dépendance économique et/ou culturelle. Impuissants face à l’ogre occidental, ces pays seraient soumis aux dictats des pays riches. Les effets de « dépendance », « d'échange inégal » ou de « domination » n’auraient pas disparus. Ainsi l’Occident, désormais plus puissance coloniale, reste accusé de tous les torts dont le moindre serait le paternalisme. Les valeurs occidentales modernes ne représentent pas le faîte du développement humain. Son modèle est donc impropre à la diffusion au-delà de sa propre zone géographique et inapplicable aux pays émergents. Ainsi, cette conception nie l’existence d’un processus déterministe unique de modernisation applicable à tous, selon des étapes prédéfinies et immuables. L’Occident, à la tête de la structure hiérarchique mondiale, se voit réfuté par la pensée tiers-mondiste comme référence à imiter. Sur le terrain, le revers de cette pensée tiers-mondiste fournit un formidable prétexte de déresponsabilisation que l’on retrouve dans la quasi totalité des discours des anciens colonisés. «Il s’agit là de l’échappatoire habituelle de sociétés en faillite chronique, qui ont complètement raté leur évolution vers la démocratie et la croissance, et qui, au lieu d’en chercher la cause dans leur propre incompétence et leur propre corruption ont l’habitude d’imputer leur échec à 1 l’Occident. Leur régression technologique, leur misère, leur arriération sociétale sont le fruit » de leur régime tyrannique, non des séquelles de la colonisation ou de l’impérialisme. Au nom des cultures et traditions nationales (concept conservateur en opposition avec les revendications marxistes affichées par ces décolonisés), la plupart d’entre eux instaure des régimes non démocratiques, éventuellement militaires s’appuyant souvent sur une minorité ethnique ou religieuse détenant le pouvoir. Ces gouvernements autoproclamés ne s’investissent pas dans le développement de leur pays mais dans leur enrichissement personnel. 2) L’altermondialisme ou les ravages de la pensée soixante-huitarde Comment se fait-il qu’une démocratie représentative postindustrielle (comme la France, l’Allemagne ou l’Italie) se voie remise en cause par une partie de ses citoyens alors qu’ils jouissent de ce régime ? En démocratie, l’influence des minorités politiques (étudiants, syndicats) dépasse le principe de majorité. Ainsi, une petite frange de la population comptant une grande force d’action peut dépasser une majorité peu active car l’influence politique (et/ou intellectuelle, artistique, médiatique) est fonction de l’action entreprise et non du nombre de participants. La fracture implique une crise de confiance au nom de l’éthique démocratique, un conflit de légitimité entre la minorité active et le pouvoir (radicalisation au sein de l’ordre légal, intensification des actions extraparlementaires et confrontations avec les autorités, manifestations). Dans ce cas, ce n’est plus le régime mais la nature de l’Etat qui est perçue comme inexacte et injuste. Les universités sont instrumentalisées pour relayer et unifier cette pensée. Elles servent à mobiliser les étudiants en vue d’un soutien actif à la cause. Quant à l’idéalisme béat et pseudo-romantique de l’alter-mondialisme, il attire la sympathie du public alors qu’il s’agit d’une pensée « néo-révolutionnaire ». Au nom de l’« humanisme » et d’un monde meilleur, elle témoigne d’intolérance et de violence allant jusqu’à justifier le terrorisme (José Beauvais qui explose un Mac Do). Ses partisans croient plus au vandalisme qu’aux scrutins. Sur les cendres de la pensée marxiste, les altermondialistes pensent défier l’ordre établi d’une société capitaliste mortifère. Sous couvert de mouvement social, de revendications politiques, l’alter-mondialisme s’éparpille dans une multitude de protestations débridées : contestation des institutions internationales et du système économique libéral (alors que le mouvement existe justement au sein des sociétés démocratiques). Mais au fait, d’où les
altermondialistes tirent-ils exactement leur légitimité pour vouloir « l’intérêt général » au nom du monde ? Le mouvement semble intégrer de plus en plus de concepts moralisateurs critiquant le libre choix et la responsabilité individuelle. Les tiers-mondistes aiment faire croire que seule l’économie libérale serait responsable de la pauvreté de certaines régions du monde et non les calculs cyniquement despotiques. Ainsi, «L’adversaire principal des antimondialistes c’est 2 l’économie libérale, ce n’est pas la dictature » . Les contestataires altermondialistes tentent d’amalgamer libéralisme à fascisme alors qu’eux-mêmes utilisent, peut-être à leur insu, des méthodes autoritaires. Ce « fascisme de gauche » se disant progressiste n’est pas nouveau. Il procède du même recyclage idéologique. Se voulant réformateur, l’alter-mondialisme se croit le porte-parole des opprimés. Or, sa grille de lecture des phénomènes mondiaux (économiques, politiques, sociaux) reste partielle et partisane ce qui le mène à des conclusions de même nature. Après la mort du communisme, l’alter-mondialisme reste le seul rival idéologique du capitalisme. Son recours à la violence pour faire entendre sa voix s’apparente plus à la méthode fasciste qu’à la méthode démocratique. Se croyant un contre pouvoir, il se montre en fait un pouvoir de nuisance à l’instar des feux partis communistes d’antan. 3) Le post-modernisme ou de la confusion mentale e Après le traumatisme de la Shoah et les totalitarismes du 20 siècle, s’est posé le questionnement sur les bienfaits du progrès, de la science et de la technique prônés par l’école e positiviste (fin 19 siècle) comme facteurs de bonheur pour l’humanité. En effet, le programme de la modernité croyait en une chaîne aboutissant au bien-être en passant par la raison toute e puissante. Le 20 siècle sanguinolent a illustré l’échec de la science triomphante car comme disait déjà Rabelais en son temps «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme». L’Homme occidental universel théorique est mort avec les camps. Il a cédé la place à un homme de chair et de sang. Ainsi est né dans les années 60 le post-modernisme. Sa grille de lecture interprétative s’oppose à l’école moderniste scientifique, en prend le contre-pied : on n’étudie plus l’objet mais le sujet. Il y a donc basculement d’une observation objective distanciée vers une observation subjective où le chercheur fait partie de l’objet de recherche. Cette approche brise le mythe de l’extériorité et du recul de celui-ci par rapport à son objet d’étude. Il n’y a plus de vigilance critique à l’égard de ses propres démarches, plus de critères précis de validation. On passe du quantifiable au qualitatif, de la méthode scientifique de vérification et de validation à une subjectivité interprétative. La pensée postmoderne balaye d’un coup de manche l’idée rationaliste et de la démarche scientifique basée sur la démonstration comme vérification d’une hypothèse. Cette nouvelle pensée, portant les traumatismes de la technicité toute puissante rationalisée à outrance et mortelle (assassinats industriels planifiés du siècle dernier), s’est retournée contre l’esprit logique pour revenir au moi premier, au sujet comme centre d’intérêt, à l’humain dans son affect comme objet de recherche. C’est ainsi que selon le post-modernisme tout énoncé partial est pris pour vrai, pour tangible. Tout égal tout. Plus de vérité UNE démontrable mais une multitude de vérités qui chacune apporte une vision d’un tout. Le fait psychique, culturel, traditionnel, narratif est considéré comme REEL ce qui mène au relativisme généralisé des théories et à la multiplicité des « vérités ». La production de connaissances en sciences sociales relève désormais du domaine discursif. Il en découle le problème de l’indifférenciation entre effectif et affectif. Appliquée à la sociologie, cela implique que tout discours ou construction historico-sociale devient réel du moment qu’il est exprimé. De la sorte, lorsque les Palestiniens se déclarent être un peuple, puisque c’est leur ressenti, leur vécu subjectif, ils deviennent de facto un peuple même s’il ne présente pas de base historique ou culturelle.
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