[TRIBUNE] Deux voies s'offrent à l'UMP - Oct. 2012

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Deux voies s’offrent à l’UMP Tribune publiée sur le site Atlantico.fr par la Boite à Idées le 16 octobre 2012. Alors que la campagne pour le Congrès de l’UMP a commencé, la nouvelle génération de « La boîte à idées » revendique l’héritage de Nicolas Sarkozy, rejette la tentation populiste de la « Droite forte » et appelle à un sursaut réformateur. Le discours de la « Droite forte », qui revendique au sein de l’UMP le « monopole du sarkozysme » s’apparente de plus à de la captation d’héritage et à de l’abus de confiance. Captation d’un héritage, d’abord, qui appartient avant tout au Président lui-même, et à tous ceux qui militent à l’UMP depuis sa création. Abus de confiance, ensuite, de ceux qui se sont battus en 2007 et en 2012 pour faire élire Nicolas Sarkozy. Car personne ne peut s’accaparer, à son seul profit, le bilan et l’énergie de Nicolas Sarkozy. Le sakozysme irrigue l’action de notre famille politique depuis plus de 5 ans. Le sarkozysme n’a pas un ou deux visages, il en a des millions : celui des militants, des adhérents et des Français qui se sont reconnus, comme nous, dans son projet de redressement. Les propositions de la « Droite forte » n’offrent d’ailleurs qu’une caricature du sarkozysme. Ses promoteurs se satisfont de transgressions et de mesures gadgets qui agitent le microcosme médiatique.
Publié le : vendredi 10 octobre 2014
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Deux voies s’offrent à l’UMP


Tribune publiée sur le site Atlantico.fr par la Boite à Idées le 16 octobre 2012.

Alors que la campagne pour le Congrès de l’UMP a commencé, la nouvelle
génération de « La boîte à idées » revendique l’héritage de Nicolas
Sarkozy, rejette la tentation populiste de la « Droite forte » et appelle à un
sursaut réformateur.

Le discours de la « Droite forte », qui revendique au sein de l’UMP le
« monopole du sarkozysme » s’apparente de plus à de la captation
d’héritage et à de l’abus de confiance. Captation d’un héritage, d’abord, qui
appartient avant tout au Président lui-même, et à tous ceux qui militent à
l’UMP depuis sa création. Abus de confiance, ensuite, de ceux qui se sont
battus en 2007 et en 2012 pour faire élire Nicolas Sarkozy. Car personne ne
peut s’accaparer, à son seul profit, le bilan et l’énergie de Nicolas Sarkozy.
Le sakozysme irrigue l’action de notre famille politique depuis plus de 5
ans. Le sarkozysme n’a pas un ou deux visages, il en a des millions : celui
des militants, des adhérents et des Français qui se sont reconnus, comme
nous, dans son projet de redressement.

Les propositions de la « Droite forte » n’offrent d’ailleurs qu’une caricature
du sarkozysme. Ses promoteurs se satisfont de transgressions et de
mesures gadgets qui agitent le microcosme médiatique. Mais, ce n’est pas
en demandant leur carte d’électeur aux journalistes qu’on renforcera le
pluralisme des médias ; ce n’est pas en nommant 95 « Préfets de la laïcité »
qu’on fera reculer l’islam radical ; ce n’est pas en enlevant leur nationalité
aux exilés fiscaux qu’on refera de la France un pays d’entrepreneurs ; ce
n’est pas en coupant les vivres aux syndicats qu’on modernisera le dialogue
social.

C’est vrai : ces slogans simplistes plaisent aux médias de gauche, trop
heureux d’enfermer notre famille politique dans une posture droitière,
incapable de tenir ses promesses une fois au pouvoir, et jetant de l’huile sur
le feu sans offrir aucune solution réaliste. Tout cela est bien loin de
l’ambition que Nicolas Sarkozy et les principaux responsables de notre
famille politique ont défendu pendant ces cinq dernières années.







Nous, qui appartenons à la nouvelle génération de l’UMP, qui avons fait les
campagnes de 2002, 2007 et 2012, lançons une mise en garde : il n’est pas
acceptable que la figure de Nicolas Sarkozy soit instrumentalisée pour
diviser la droite, lui qui l’a rassemblée. Nous revendiquons nous aussi son
héritage !

En somme, il y a aujourd’hui deux manières de faire de la politique au sein
de notre génération. D’un côté, la manière de ceux qui ont appris, depuis 10
ans, en travaillant sur le terrain, en écumant les meetings et les
permanences, en rédigeant dans l’ombre des propositions concrètes. De
l’autre, la manière de ceux qui campent sur les plateaux de télévision et qui
cisellent des petites phrases pour accroître leur notoriété sur le dos de
notre mouvement. Il y a ainsi la voie unitaire et militante, et la voie du buzz
et des clashs.

NI CONSERVATISME, NI POPULISME

Alors que François Hollande semble figé dans un conservatisme
gestionnaire en attendant un retour miraculeux de la croissance, l’UMP doit
se garder d’une fuite en avant populiste, qui consisterait à multiplier les
effets d’annonce et à choisir ses propositions à coup de sondage. Si l’UMP
devait mesurer la pertinence de son programme à sa capacité à faire le
buzz, notre famille politique se condamnerait au suicide électoral.

La France a besoin d’un sursaut réformateur, d’un sursaut national, c'est-à-
dire d’un discours de vérité, de réformes radicales, non pas qui réparent
mais qui transforment notre modèle social. Nous ne pouvons pas, comme le
PS, prendre acte du déclassement de la France, et ne rien faire face au
chômage de masse, à l’effondrement culturel, au Waterloo productif, au
repli communautaire. Mais nous ne voulons pas non plus que l’UMP se
refonde sur les bases d’un populisme qui serait une synthèse entre Marine
Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, parce qu’alors nous nous condamnerions à
la défaite et nous abandonnerions la France à un destin fatal !

Si avec 50 jeunes militants et cadres de l’UMP, nous avons décidé de
présenter une motion dans le cadre du congrès de novembre, et si cette
motion est parrainée par 18 parlementaires de renom, c’est parce que notre
choix est clair : nous défendons la voie du sursaut et de l’effort. C’est parce
que nous croyons que l’UMP doit tout à la fois s’organiser pour la
reconquête du pouvoir et, dès à présent, se préparer à son exercice.








RECONQUETE DU POUVOIR !

Nous avançons 14 propositions pour que l’UMP redevienne à la fois un
grand parti de militants, le parti des idées, et un parti capable de gagner les
prochaines élections en 2014 et 2015. Nous pensons surtout que l’union de
la droite reste la première condition de la victoire : c’est pourquoi nous
défendons dans ce Congrès une ligne unitaire qui était celle des fondateurs
de l’UMP, et pensons que notre mouvement doit se garder de la
balkanisation, pour creuser le sillon majoritaire d’une pensée de centre-droit
libérale et européenne.

EXERCICE DU POUVOIR !

L’opposition doit nous permettre de nous préparer avec exigence à
l’exercice du pouvoir, pas être l’occasion de raconter tout et n’importe quoi.
Nous pensons que l’UMP a le devoir de ne plus rien penser, de ne plus rien
dire, de ne plus rien promettre qu’elle ne sache mettre en œuvre. Car la
montée des extrêmes est avant tout le fruit d’une gigantesque défiance des
Français à l’égard de la parole politique. C’est pourquoi nous défendons un
plan d’action radical mais réaliste à la fois, prévoyant un choc de
compétitivité massif, une baisse drastique de la dépense publique, un big
bang de la sécurité sociale et de son financement, une réforme de l’école
renforçant l’autorité du maître et l’autonomie des établissements, et la
construction d’une Europe puissance.



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