[TRIBUNE] La Droite n'est forte que quand elle est unie - Mai 2013

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La droite n’est forte que quand elle est unie Tribune parue dans Libération jeudi 23 mai 2013 et cosignée par Alexandre Brugère, Maël de Calan,Enguerrand Delannoy, Julien Dive, Cécilia Durieu, Xavier Fournier (Secrétaires nationaux de l’UMP), Grégoire de Lasteyrie, Wladimir d’Ormesson (Conseiller municipal de Bourges et
Publié le : vendredi 10 octobre 2014
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La droite n’est forte que quand elle est unie Tribune parue dans Libération jeudi 23 mai 2013 et cosignée par Alexandre Brugère, Maël de Calan,Enguerrand Delannoy, Julien Dive, Cécilia Durieu, Xavier Fournier (Secrétaires nationaux de l’UMP), Grégoire de Lasteyrie, Wladimir d’Ormesson (Conseiller municipal de Bourges et vice-président de la fédération UMP du Cher), Jean Spiri (Conseiller municipal de Courbevoie et vice-président de la Communauté d’agglomération Seine-Défense). Un spectre hante la droite, c’est celui de la division: depuis la défaite de mai 2012, l’UMP consume le meilleur de son énergie à des querelles intestines. Alors même que Jean-François Copé et François Fillon venaient de sceller la réconciliation de notre parti et entamaient un travail de reconstruction programmatique, Guillaume Peltier a jugé le moment bien choisi pour lancer un appel à battre Nathalie Kosciusko-Morizet lors des primaires organisées par la droite à Paris. Ne nous étendons pas sur cette polémique suicidaire, déjà dépassée. Examinons plutôt à travers elle les choix qui s’offrent à l’UMP, en termes de pratiques politiques, de stratégie politique et de conception de l’engagement politique. En termes de pratiques politiques d’abord. L’UMP a été conçue pour rassembler la droite et le centre : rendue possible par une convergence idéologique, notre union ne pourra pas survivre sans un respect authentique des différentes sensibilités qui y coexistent. Elle ne pourrait pas survivre non plus à un « débordement par la droite » (ou à un « débordement par le centre » d’ailleurs, même si le cas est moins fréquent !) qui bouleverserait ses équilibres et l’éloignerait de toute une frange de son électorat. L’UMP a aussi été conçue pour exercer le pouvoir : cet ADN lui commande de ne rien proposer qu’elle ne sache mettre en œuvre. L’opposition doit permettre de se préparer avec exigence à l’exercice du pouvoir, pas être l’occasion – comme les socialistes pendant 10 ans – de raconter tout et n’importe quoi.
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En termes de stratégie politique également. Il est clair que la multiplication des propositions démagogiques et des fatwas prononcées maintenantad hominem, emmènent notre parti bien loin des bases idéologiques qui ont donné lieu à sa création en 2002. Y-a-t-il de la part de leurs auteurs la volonté d’étirer notre spectre idéologique jusqu’à provoquer un éclatement? Quoi qu’il en soit, si nous ne voulons pas disparaitre, il est essentiel que l’axe majoritaire de notre formation, un axe réformateur et européen au sein duquel les questions économiques et sociales équilibrent les questions régaliennes, soit plus clairement affirmé et défendu. En termes de conception de l’engagement politique enfin. La préférence exprimée par M. Peltier pour une victoire des socialistes plutôt que celle d’une candidate qui ne serait pas « dans la ligne » illustre une conception de l’engagement qui nous est étrangère. Nous ne nous sommes pas engagés pour porter le témoignage de convictions dont il faudrait maintenir l’authenticité par purges successives, mais pour les porter au pouvoir. Nous ne voulons pas exclure mais convaincre et rassembler. Alors ne mélangeons pas tous les débats, et quelle que soit son importance, ne réduisons pas le débat politique à la loi Taubira. La création de l’UMP se justifiait par un constat simple : l’union est la condition de nos victoires. A moins d’un an des municipales, ce constat est plus que jamais d’actualité.
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