[TRIBUNE] Logement social : les 5 vérités que le gouvernement oublie

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27-11-2014 Logement social : Les 5 vérités que le gouvernement oublie Tribune publiée par la Boite à idées et Véronique Louwagie, Député UMP de l’Orne Juste avant de se saborder, le premier gouvernement Valls avait fait preuve de bon sens, en annonçant une révision de sa politique du logement. Ce virage à 180 degrés ne concerne malheureusement pas le logement social, qui continuera d’être marqué par les mensonges idéologiques de la gauche et le désastreux héritage de Madame Duflot. La politique du logement social poursuit pourtant un objectif légitime : permettre à tous de vivre sous un toit sans que le loyer ne devienne impossible à payer. Encore faudrait-il commencer par dire la vérité. 1-L’empilement et l’absence de révision des dispositifs ont conduit à un gigantesque gaspillage d’argent public. Le modèle économique des offices HLM est aujourd’hui obsolète, même si ces derniers se sont considérablement professionnalisés dans leur métier de construction et de gestion du parc social. Ils perçoivent encore de multiples subventions et bénéficient d’exonérations d’impôt d’État et locaux ainsi que d’une garantie implicite de solvabilité des locataires par les aides au logement. Assis sur une rente (les loyers, une fois l’immeuble amorti), les offices HLM n’ont aucune incitation à développer un modèle économique équilibré par la vente de logements, et ainsi développer l’accession sociale à la propriété.
Publié le : vendredi 28 novembre 2014
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27-11-2014


Logement social :
Les 5 vérités que le gouvernement oublie


Tribune publiée par la Boite à idées et Véronique Louwagie, Député UMP de l’Orne

Juste avant de se saborder, le premier gouvernement Valls avait fait preuve de
bon sens, en annonçant une révision de sa politique du logement. Ce virage à 180
degrés ne concerne malheureusement pas le logement social, qui continuera
d’être marqué par les mensonges idéologiques de la gauche et le désastreux
héritage de Madame Duflot.

La politique du logement social poursuit pourtant un objectif légitime : permettre
à tous de vivre sous un toit sans que le loyer ne devienne impossible à payer.
Encore faudrait-il commencer par dire la vérité.

1-L’empilement et l’absence de révision des dispositifs ont conduit à un
gigantesque gaspillage d’argent public. Le modèle économique des offices HLM
est aujourd’hui obsolète, même si ces derniers se sont considérablement
professionnalisés dans leur métier de construction et de gestion du parc social. Ils
perçoivent encore de multiples subventions et bénéficient d’exonérations d’impôt
d’État et locaux ainsi que d’une garantie implicite de solvabilité des locataires par
les aides au logement.

Assis sur une rente (les loyers, une fois l’immeuble amorti), les offices HLM n’ont
aucune incitation à développer un modèle économique équilibré par la vente de
logements, et ainsi développer l’accession sociale à la propriété.

2-Le logement social ne bénéficie pas toujours à ceux qui en ont vraiment
besoin. Les critères d’attribution des logements, opaques et extrêmement divers
sur le territoire, sont le reflet des intérêts des collectivités et des bailleurs. La
priorité n’est pas toujours donnée aux familles les plus en difficulté.

3-Le logement social ne joue pas son rôle de marchepied vers le parc privé. Il
existe une énorme différence de reste à vivre, à revenu égal, entre celui qui est
dans le parc social et touche les aides aux logements, et celui qui ne touche que
les aides au logement. Le revenu d’un locataire du parc social peut doubler sans
que la question de son maintien dans le parc ne soit posée. Le supplément de
loyer n’est exigé qu’à partir d’un revenu élevé et constitue même une aubaine pour
le bailleur, qui engrange des revenus complémentaires, sans avoir à rechercher de
nouveaux locataires..

4-Les chiffres assénés sur le manque de logements sociaux ne tiennent pas
compte de la sous-occupation du parc social. En effet, 40 % des personnes qui y
résident sont seules, alors que leur logement peut parfois accueillir des familles
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nombreuses. Aucun filtre de pertinence des demandes n’est appliqué avant de les
compter. Pourtant, dans toutes les mairies de France, des demandes sont
déposées par des ménages qui n’ont pas véritablement besoin d’un logement
social.

5-La loi SRU obligeant les communes à disposer de 20% voire 25% de logements
sociaux est une absolue forfaiture. Fondée sur une idéologie prédatrice à
l’encontre des propriétaires, elle impose dans les zones tendues, comme Paris et
sa petite couronne, des rachats immobiliers à un coût exorbitant. Aveugle aux
réalités, elle applique un taux unique à des réalités profondément différentes, sans
tenir compte ni du foncier disponible, ni de la demande recensée.

Ces constats sont difficiles à accepter pour un gouvernement de gauche, car ils
gênent trop de leurs élus et de leurs électeurs. La lucidité sur la réalité du
logement social est pourtant nécessaire, si l’on souhaite réparer les erreurs du
passé et remettre cette politique à l’endroit.

Cela implique de clarifier et publier partout en France les critères d’attribution des
logements, de contraindre fortement les offices HLM afin qu’ils développent les
ventes de logement et puissent ainsi réduire leur financement public, et de revenir
sur le quota unique de logements sociaux afin de tenir compte de la réalité
foncière et sociale des communes.


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