[TRIBUNE] Trois enjeux pour l'UMP - Sept. 2014

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23-09-2014 Trois enjeux pour réussir la refondation de l’UMP VIVRE LA PRIMAIRE A DROITE : LES CANDIDATS A LA DIRECTION DE L’UMP DOIVENT L’ACCEPTER ! Tribune publiée dans le Monde daté du 23 septembre 2014, et cosignée par Maël de Calan et Enguerrand Delannoy.  Le moins que l’on puisse dire, c’est que le retour de Nicolas Sarkozy dans la vie politique ne passe pas inaperçu. Depuis plusieurs jours, chacun est invité à se prononcer sur le sujet : au sein de l’UMP il y a les « pour », les « contre », et bien entendu les « sioux », qui attendent de voir dans quel sens portera le vent avant de se prononcer. Il est simplement regrettable que beaucoup se prononcent non pas au terme d’une réflexion mais en fonction de leur intérêt du moment ou par réflexe, tels les représentants de la « droite forte ». Depuis 2012, la Boîte à idées a identifiétrois enjeux déterminants pour l’UMP, qui permettront de réussir ou non la refondation à laquelle aspire Nicolas Sarkozy, comme Bruno Le Maire et Hervé Mariton. Le premier de ces enjeux est la reconstruction d’une grande organisation politique « en phase avec les Français » : Nicolas Sarkozy l’a placée au cœur de son discours. Pour ne pas réduire cette expression à un slogan, regardons précisément ce que veulent les Français.
Publié le : lundi 20 octobre 2014
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23-09-2014 Trois enjeux pour réussir la refondation de l’UMP
VIVRE LA PRIMAIRE A DROITE : LES CANDIDATS A LA DIRECTION DE L’UMP DOIVENT L’ACCEPTER ! Tribune publiée dans le Monde daté du 23 septembre 2014, et cosignée par Maël de Calan et Enguerrand Delannoy. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le retour de Nicolas Sarkozy dans la vie politique ne passe pas inaperçu. Depuis plusieurs jours, chacun est invité à se prononcer sur le sujet : au sein de l’UMP il y a les « pour », les « contre », et bien entendu les « sioux », qui attendent de voir dans quel sens portera le vent avant de se prononcer. Il est simplement regrettable que beaucoup se prononcent non pas au terme d’une réflexion mais en fonction de leur intérêt du moment ou par réflexe, tels les représentants de la « droite forte ». Depuis 2012, la Boîte à idées a identifiétrois enjeux déterminants pour l’UMP, qui permettront de réussir ou non la refondation à laquelle aspire Nicolas Sarkozy, comme Bruno Le Maire et Hervé Mariton. Le premier de ces enjeux est la reconstruction d’une grande organisation politique « en phase avec les Français » : Nicolas Sarkozy l’a placée au cœur de son discours. Pour ne pas réduire cette expression à un slogan, regardons précisément ce que veulent les Français. Ils souhaitent d’abord avoir des élus exemplaires : la nouvelle UMP devra ainsi placer l’éthique au cœur de son fonctionnement, et se montrer implacable à l’égard de tous ceux qui seront reconnus coupables de malversations – on pense bien entendu aux acteurs de l’affaire Bygmalion, qui ont à la fois pillé l’UMP et la campagne présidentielle de 2012. Les Français souhaitent avoir des élus qui connaissent la « vraie vie » : la nouvelle UMP devra ainsi lutter contre la bureaucratisation qui menace les partis, et limiter l’influence de ces professionnels qui vivent « de » la politique, et non plus « pour » la politique (qu’il s’agisse de vieux élus qui cumulent sans limitation de temps un nombre important de mandats, ou de « jeunes loups » qui n’ont jamais eu
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d’autre occupation). Les Français souhaitent enfin avoir des élus qui tiennent parole : la nouvelle UMP devra ainsi avoir une parole rare, sérieuse, constante, et s’appuyer sur les évaluations menées au sein des groupes parlementaires. Le deuxième de ces enjeux est la préparation d’un programme de gouvernement pour 2017. Face à ceux pour qui le seul rôle de l’opposition consiste à s’opposer, si possible en formulant des propositions démagogiques censées nous rendre populaires et accélérer notre retour au pouvoir, la Boîte à idées s’est faite l’avocate d’une opposition constructive, qui s’intéresse aux raisons de nos échecs passés, et qui prépare dès à présent dans un grand degré de détail, les mesures que nous aurons à mettre en œuvre après 2017. Nicolas Sarkozy a décidé de s’inscrire résolument dans cette ligne, qui est celle d’une droite des solutions et non d’une droite des slogans, qui cherche à battre le FN et le PS non par une surenchère de paroles, mais par des actes efficaces. Le troisième enjeu est celui des Primaires, qui constituent une arme trop puissante pour être abandonnée à la gauche. A la fois parce qu’elles constituent désormais une aspiration des Français, parce qu’une personnalité choisie par plusieurs millions de sympathisants sera toujours plus en phase avec les électeurs que si elle était choisie par quelques milliers de militants, parce qu’elles font naître une dynamique politique très forte, et parce qu’elles offrent un cadre qui évite une compétition interne « permanente et sauvages ». Bruno Le Maire et Hervé Mariton se sont engagés à offrir ces Primaires de l’Alternance à la droite qui en a envie. Des Primaires ouvertes à tous, organisées par toutes les formations de la droite et du centre et non par la seule UMP, qui permettront de nous présenter en ordre de bataille dès le premier tour en 2017, éloignant ainsi le spectre d’un 21 avril à l’envers. Sur ce troisième enjeu, Nicolas Sarkozy a évolué : il a compris que ces Primaires étaient désormais le pilier principal de toute formation politique moderne, et que les fonctions de Président du parti de l’opposition et de candidat à l’élection présidentielle, étaient désormais distinctes. Ces enjeux déterminants pour réussir la refondation de notre parti, les trois candidats à sa Présidence ont décidé de les prendre à bras-le-corps : les conditions d’un rebond de la droite sont réunies.
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