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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Ne pas surexploiter les ressources de la planËte
La baleine franche, qui passe lÕÈtÈ dans lÕArctique, vient hiverner dans les mers du sud pour sÕy reproduire. CÕest lÕoccasion, en Argentine, dÕy faire de nombreuses observations dont cette image est un bel exemple. Les baleines sont des mammifËres marins de lÕordre des cÈtacÈs. Au sens strict, les baleines (11 espËces diffÈrentes) sont des mysticËtes, cÕest-‡-dire quÕelles nÕont pas de dents mais des fanons. Les cÈtacÈs ayant des dents sont les odontocËtes, parmi lesquels les baleines ‡ bec, les cachalots et les dauphins (au sens large) dont les orques. Les baleines sont les plus gros mammifËres vivant actuellement sur la planËte. CÕest leur caractËre de mammifËre marin et leur grande taille qui sont cause de leurs principaux malheurs.
Comme mammifËres marins, les baleines font face ‡ trois problËmes physiologiques : la nage, la respiration et la tempÈrature corporelle. ÐLa nage, et particuliËrement la plongÈe, requiËrent une importance force musculaire. Les cÈtacÈs sont parmi les mammifËres ceux qui ont la plus grand masse (en pourcentage) de viande. ÐLÕimpossibilitÈ de respirer avec des poumons sous lÕeau est compensÈe par lÕembarquement par les cÈtacÈs dÕun trËs gros stock dÕoxygËne, liÈ ‡ de grandes quantitÈs de myoglobine (protÈine musculaire fixatrice dÕoxygËne), impliquant de grandes quantitÈs de muscle. ÐLe froid auquel sont confrontÈs ces animaux est, entre autres, combattu par la mise en place de trËs grandes quantitÈs de graisses.
Ces trois caractÈristiques font des baleines de gros enjeux Èconomiques. De grande taille, un seul animal fournit beaucoup de ressources, qui sont particuliËrement riches en viande et en graisse. Leur rendement est donc exceptionnel. En termes uniquement Èconomiques, il est donc intÈressant de chasser les baleines.
LÕexploitation intensive qui en a ÈtÈ faite a malheureusement portÈ les baleines au bord de lÕextinction. La grande majoritÈ des baleines sont des espËces menacÈes. La baleine est une espËce emblÈmatique
2 Ne pas surexploiter les ressources de la planËte COLL»GE Sciences de la vie et de la Terre
1.programmes Sur quelles parties dessÕappuyer ? SixiËmeÐLÕHomme influe sur le peuplement du milieu selon ses choix dÕamÈnagement, ses besoins alimentaires ou industriels. ÐTous les Ítres vivants sont des producteurs. ÐLÕHomme ÈlËve des animaux et cultive des vÈgÈtaux pour se procurer des aliments.
CinquiËme QuatriËme
ÐDes Ítres vivants dans leur milieu. ÐRespiration et occupation des milieux. ÐReproduction sexuÈe et pÈrennitÈ des espËces dans les milieux.
2.QuellesproblÈmatiquesaborder ?
Pour ce qui concerneles cÈtacÈs, le milieu de vie a ici une incidence complexe mais identifiable sur la biologie de lÕorganisme. Il se trouve que les caractÈristiques biologiques qui y sont liÈes sont prÈcisÈment celles qui intÈressent les Òchasseurs de baleinesÓ. On pourra ainsi discuter delÕimpact des critËres Èconomiques et financierssur les Èquilibres biologiques. On pourra aussi consulter les documents ÓLa biodiversitÈ en dangerÓ et Ó…cosystËmes, sources de vieÓ.
3.contenus et notions Quels mobiliser? Dynamique dÕune population exploitÈe - pratiques culturales Que ce soit dans le cas prÈcis des baleines (ou des cÈtacÈs au sens large), que ce soit dans le cas de la gestion dÕune pÍcherie, lÕexploitation dÕune ressource biologique fait parfois apparaÓtre un paradoxe : il est bien souvent prÈfÈrable de rÈaliser des prÈlËvements plus faibles pour obtenir un meilleur revenu (ainsi quÕune longÈvitÈ du systËme exploitÈ). LÕidÈe peut se rÈsumer en ÒLaissez-les vivre !Ó, ou plutÙt ÒLaissez-leur le temps de se reproduireÓ. En clair, cela signifie que la productivitÈ du systËme biologique dÈpend directement (Èvidemment) de sa fonction de reproduction, alors que les prÈlËvements effectuÈs, par un pÍcheur par exemple, affectent directement cette reproduction. La productivitÈ amÈliore les possibilitÈs de prÈlËvement, mais les prÈlËvements peuvent affecter plus fortement la productivitÈ. Cette situation est originale par rapport ‡ un systËme inerte (ressources miniËres, par exemple).
Ne pas surexploiter les ressources de la planËteCOLL»GESciences de la vie et de la Terre3 ❛ ❛❛ ❛
Cette simple notion se retrouve en biologie ‡ de multiples niveaux : Ðles stratÈgies reproductives diverses mises en Ïuvre par les Ítres vivants ; Ðla notion de production (tous les Ítres vivants sont des producteurs) ; Ðla problÈmatique de la culture. On rappellera ainsi avec profit quÕune pratique de pÍche est une pratique culturale (parfois culturelle) et quÕ‡ ce titre elle exige un certain nombre de prÈcautions.
4.pistes de travail Quelles envisager? La gestion dÕune pÍcheriesera trËs profitablement ÈtudiÈe ‡ travers lÕexemple modÈlisÈ proposÈ par lÕIfremer sur son site : http://www.ifremer.fr/drvrhlr/programmes/gvp_gerez1.htm Toute la problÈmatique est dÈtaillÈe et explicitÈe de faÁon ‡ la fois trËs rigoureuse scientifiquement et ludique. En particulier, on pourra mettre en pratique la notion du ÒLaissez-les vivreÓ, essentielle pour toute pratique culturale.
On peut Ègalement rechercher les points communs existant entre la problÈmatique dÕune pÍcherie etdÕautres activitÈs de prÈl Ëvement(les pÈriodes de chasse sont prÈcisÈment ÈdictÈes par le ministËre en fonction, en premiËre intention, des pÈriodes de reproduction, etc.).
On pourrait aussi comparer une pratique de culture ou dÕÈlevage, o˘ lÕHomme est gestionnaire de la totalitÈ du cycle (et, en particulier, de la reproduction pour lÕanimal comme pour le vÈgÈtal) et les pratiques de prÈlËvement sur un stock ÒnaturelÓ (pÍche, chasse) dont il ne gËre quÕune partie limitÈe du systËme (niveau de prÈlËvement, prÈservation de zones de reproduction, etc.). Dans un Ètang, cas intermÈdiaire, la gestion est importante mais sÕeffectue autant Ð voire plus Ð de faÁon indirecte par le traitement du milieu que par lÕaction directe sur les espËces (introduction de poissons, etc.).
4 Ne pas surexploiter les ressources de la planËte LYC…E Sciences de la vie et de la Terre
1.Sur quelles parties desprogrammessÕappuyer ?
Ce point spÈcifique nÕÈtant pas abordÈ tel quel dans les programmes de sciences de la vie et de la Terre, il trouve plutÙt sa place dans des cadres interdisciplinaires ; par exemple, dans lesTPE, les problÈmatiques proposÈes peuvent se dÈcliner dans le thËme ÒlÕHomme et la natureÓ en association avec les mathÈmatiques et/ou les SES.
2.QuellesproblÈmatiquesaborder ?
Pour ce qui concerneles cÈtacÈs, le milieu de vie a ici une incidence complexe mais identifiable sur la biologie de lÕorganisme. Il se trouve que les caractÈristiques biologiques qui y sont liÈes sont prÈcisÈment celles qui intÈressent les Òchasseurs de baleinesÓ. On pourra ainsi discuter delÕimpact des critËres Èconomiques et financierssur les Èquilibres biologiques. On pourra aussi consulter les documents ÓLa biodiversitÈ en dangerÓ et Ó…cosystËmes, sources de vieÓ.
Sur un point de dÈpart proche de celui adoptÈ en collËge Ð qui peut dÕailleurs Ítre aussi utilisÈ Ð on peut adapter la formulation des problËmes aux possibilitÈs dÕÈlËves de lycÈe.
LÕimplication de plusieurs disciplines peut constituer ‡ ce niveau un enrichissement indÈniable. On peut associer : Ðles SES, puisque cette problÈmatique affecte la rentabilitÈ dÕune entreprise de pÍche ; Ðles mathÈmatiques, o˘ la notion de suite peut Ítre utilisÈe pour comprendre lÕÈvolution dÕune population ; Ðla biologie, avec les stratÈgies reproductives diverses mises en Ïuvre par les Ítres vivants.
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3.pistes de travail Quelles envisager? Comme en collËge,la gestion dÕune pÍcheriesera trËs profitablement ÈtudiÈe ‡ travers lÕexemple modÈlisÈ proposÈ par lÕIfremer sur son site : http://www.ifremer.fr/drvrhlr/programmes/gvp_gerez1.htm
LÕapproche mathÈmatiquede la notion dÕoptimum de prÈlËvement est exposÈe sur le site : http://www.lps.ens.fr/~weisbuch/pech.html. On y trouvera une explication du phÈnomËne sous forme continue ( dx/dt = É). On pourra aisÈment ramener lÕÈtude ‡ celle dÕune suite en discrÈtisant le systËme (XÐ X= É). n+1 n
On pourra alors discuter de la plausibilitÈ dÕun tel modËle mathÈmatique (les modËles plus ou moins complexes de dynamique dÕune population x sont toujours sources de nombreuses et fructueuses discussions). On pourra alors faire lÕanalogie avecles systËmes proies/prÈdateurs. Ces systËmes sont modÈlisÈs diffÈremment, mais des ressemblances subsistent. Il sera alors simplement intÈressant de montrer quÕun exploitant peut Ítre considÈrÈ, au premier ordre, comme un prÈdateur. Et, lÕune des premiËres rËgles biologiques auxquelles obÈissent tous les prÈdateurs est celle qui impose de mÈnager la population de proies, au risque de faire disparaÓtre la proie etÉ de disparaÓtre soi-mÍme.
Sites internet
Articles Revues Livres
6 Ne pas surexploiter les ressources de la planËte EN SAVOIR PLUS
Sur la gestion des pÍcheries et leur modÈlisation http://www.ifremer.fr/drvrhlr/programmes/gvp_gerez1.htm http://www.fao.org/documents/show_cdr.asp?url_file=/docrep/007/y5600f/y5600f00.htm@ http://www.lps.ens.fr/~weisbuch/pech.html
Sur les orques, la pÍche ‡ la baleine http://www.osl.gc.ca/mm/fr/rech/role.html http://www.aarluk.com/fr/etho/files/alimentation.htm
Sur la pÍche ‡ la baleine en NorvËge http://www.norvege.no/policy/environment/whaling/whaling.htm
BARBAULT,BiodiversitÈ, Hachette, 1997. BARBAULT,…cologie gÈnÈrale. Structure et fonctionnement de la biosphËre, Dunod, 2000.
BEAUX,LÕenvironnemen,tNathan, 1997. DAJOZ,PrÈcis dÕÈcologi,eDunod, 2000. RAMADE,…lÈments dÕÈcologie. …cologie appliquÈe, Ediscience international, 1995.
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