Carnet de voyage

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Carnet de voyage

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Fred & Karen 02-09-2006
Cheseaux-sur-Lausanne - Suisse Merci Gaby et Guillaume Laissez-moi vous parler de Gaby et Guillaume, c’est un couple d’amis chers que nous connaissons depuis quelques années. Suite à leur voyage de noce au Laos, ils sont revenus enchantés. Cet enchantement s’est vite transformé en rêve et voilà qu’ils ont décidé d’aller s’y installer de manière permanente, si ce n’est définitive. Jusque là, que de bonnes nouvelles ! Avant de partir, nous nous sommes vus pour les «au revoir». Avant de quitter la maison, cette petite phrase : «on vous attend au Laos». Seul petit problème, l’Asie n’est pas au programme ! Mais l’invitation étant tentante, nous décidons que ce serait effectivement une bonne idée d’aller passer quelques semaines au Laos avec nos deux amis. Discussions sur le pays à «éliminer» du trajet, victime : la Nouvelle-Zélande ! Comment se rendre de l’Afrique du Sud au Laos ? Il n’existe pas de vol direct, en tout cas pas avec l’alliance…Il faut se rendre à Hongkong, puis à Hanoi. Pour repartir vers l’Australie, il faut voler jusqu’à Bangkok et encore vers Singapore. Ces noms nous font rêver, nous appellent, en tout cas Fred, nous pensons à la différence de budget, aux économies, mais nous pensons également que l’Australie est belle, attirante, même. Finalement, nous sommes en plein doute, allons-nous changer tous nos plans ou juste nous « contenter » de Luang Prabang et ses alentours ? Nous pensions notre itinéraire arrêté, mais nous nous rendons compte qu’un voyage n’est jamais quelque chose de fixe, ne serait-ce qu’à cause de sa nature même ! Merci à nos deux amis de nous le rappeler ! =0) Cheseaux-sur-Lausanne - Suisse Karen & Fred 22-10-2006 J-285 Le blog a bien avancé grâce aux vacances d’automne, la liste de matériel est prête, les pays qui auront l’honneur de nous recevoir ont été sévèrement sélectionnés et un deuxième tour du monde planifié pour les perdants du premier tour ! The winners are : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Afrique du Sud, Hong Kong, Thailande, Laos, Singapour, Australie, Polynésie française, Île de Pâques, Chili, Argentine, Bolivie, Pérou (avec incursion en Uruguay et au Paraguay). Cheseaux-sur-Lausanne - Suisse F & K 09-01-2007 Ca y est ! 2007 démarre sur les chapeaux de roue ! Après une prise de conscience, du genre, « mais bon sang, dans 7 mois on sera partis et on aura plus de maison », on vient de commander nos premiers billets d’avion ! Genève-Dakar, pour le 4 août 2007 à 13h50 ! On sait tout, notre fabuleux voyage commencera à 13h50, un samedi, par le vol AT 933 ! Suite du voyage avec petite escapade par chez nous, le vendredi 26 octobre, pour un week-end. Ce retour se fera par le vol le plus pourri de toute l’histoire de l’aviation civile, jugez plutôt : Départ de Bamako, 3h30 du mat’( Bonjour les yeux collés !!), arrivée à Casablanca à 6h55 pour un p’tit déj prolongé jusqu’à 15h20, heure de départ pour Genève, Où nous atterrirons finalement à 20h05. Temps du voyage : 19heures !!! (On aurait meilleur temps de revenir à la nage…) Cheseaux-sur-Lausanne - Suisse
Fred & Karen 25-04-2007
Cheseaux-sur-Lausanne - Suisse Fred et Karen 06-07-2007 On s'était dit qu'on allait écrire régulièrement pour confier nos états d'âme. Et là, il faut le dire, on est à moins d'un mois du départ et on a pas tellement tenu cet engagement. Fred est en vacances depuis ce matin, hier, il a eu la cérémonie de promotions de ses élèves...très émouvant de dire aurevoir à ses petits! Il ne leur reste plus maintenant qu'à faire ce qu'il faut (ce que nous savons tous être super facile!) Les billets sont là, tous les billets! on se trimbale des cartes pour chaque vol. Ca fait vraiment bizarre de lire les destinations sur ces billets, Fred regardait Karen pendant que Murielle (de l'agence de voyage) égrénait les destinations...Il n'y croyait pas vraiment... Mais oui, moins d'un mois!
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Dakar - Sénégal Karen & Fred 07-08-2007 on fait sans les accents, c'est plus simple!! Arrivee avec une heure de retard a l'aeroport de dakar. On passe la douane, tout se passe bien. On recupere les bagages, tout se passe bien... Normalement, il devait y avoir quelqu'un de l'hotel qui nous attendrait. Au final, personne!! ou si ce n'est un comite d'accueil de 150 autochtones prets a tout pour du change, un taxi, porter nos bagages ou nous fournir un hotel...des abeilles sur un pot de miel!! On etait un peu nerveux, parce qu'au milieu de cette cohue, difficile de savoir ce qu'il faut faire et ou il faut aller. Finalement, un type s'est agrippe a nous et nous a "aides" a trouver un taxi. Les taxis aussi, c'etait la folie, dans tous les sens, de vieux engins grincants. Finalement, nous avons reussi a rejoindre notre hotel, la Brazzerade, ou nous avons appris qu'ils n'avaient effectivement envoye personne! il parait que c'est une erreur de l'informaticien qui n'a pas transmis la reservation de chauffeur. Le seul probleme, c'est qu'on a pas vu d'informaticien... On est alles visiter le village de N'gor, mais attention! Ca n'a rien a voir avec les villages que l'on connait: tres destabilisants ces blocs de beton en guise de maison, ses ruelles poussiereuses et ses dechets trainant partout...Pour la visite, nous avons eu droit a deux guides locaux qui nous ont expliques le fonctionnement de cette cite traditionnelle...c'etait bien enrichissant, surtout pour eux a la fin! On a vraiment l'impression d'etre sur une autre planete, il n'y a aucun repere possible, tout est different...les odeurs, les villages, les gens, la chaleur, la proprete, etc... On s'habitue peu a peu, meme si pour l'instant on en prend plein la figure...en plus, difficile de faire croire qu'on est pas des touristes :0) (ici, on dit des "toubabs")  Goree - Sénégal Fred & Karen 09-08-2007 Nous avons passé deux jours à Dakar. Ca nous a suffit ! La ville ne semble appartenir qu’aux rabatteurs et aux escrocs à la petite semaine. Impossible de faire deux mètres sans être sollicités. Nous ne sortions que lorsque c’était nécessaire et nous avons rapidement pris le large vers l’île de Gorée à trois kilomètres au large de Dakar. C’est une ile qui a servi au transit des esclaves lors de la traite négrière. Sur cette ile, il n’y a pas une voiture, pas une route, les maisons sont colorées et les rues décorées par l’artisanat local : bijoux, tableaux, statuettes. Ici, la sérénité règne, les vendeurs sont moins agressifs qu’en ville. Karen a marchandé son premier collier, elle l’a obtenu à 2500 CFA alors qu’elle était prête à mettre 3000 !!! Dommage qu’on ne fasse qu’une nuit, car on se sent très bien à la pension Keur Beer, chez Loulou… Nous avons visité la Maison des esclaves, l’endroit où ils enfermaient les autochtones sur le point d’être envoyé vers le nouveau monde. Ca nous a retournés l’estomac et tiré quelques larmes. Les cellules semblent avoir gardé toute la tristesse de ces pauvres gens ! PS : on l’attendait, elle est enfin là, la turista ! Toubab Dialao - Sénégal Fred & Karen 12-08-2007 Nouveau lieu, nous voilà à Toubab Dialao à une soixantaine de kilomètres de Dakar. Toubab, signifie blanc, et ici, il n’y a que ça ; Nous sommes dans un complexe qui semble avoir été érigé à la gloire de Gaudi ; de la mosaïque, des coquillages, des formes psychédéliques. Nous sommes sur une falaise surplombant l’océan et il faut emprunter un petit escalier pour se rendre sur la petite plage de l’hôtel. C’est très beau, Fred pense que le paradis doit ressembler un peu à cet endroit. Les journées se passent tranquillement : baignades, lecture et yatzees endiablés. Nous avons fait la connaissance de Djibril, avec qui on a partagé notre premier café Touba (café aromatisé aux épices et très sucré). C’est le premier Sénégalais avec qui on partage un truc et qui nous le fait pas payer ! Joal / Fadiout - Sénégal Fred & Karen 14-08-2007 Nous avions réservé un taxi privé qui devait nous emmener tout tranquillement dans la ville de Joal-Fadiout. Suite aux pluies abondantes sur Dakar, le taxi n’a pas pu venir jusqu’à Toubab. Le destin a donc décidé que nous prendrions les transports publics. Finis les petits transferts pénards porte à porte. Nous nous sommes donc rendus à la gare routière où nous avons pris un notre premier Ndiaga Ndiaye (petit bus de 32 places et 42 passagers, s’arrêtant à toutes les cases). On vous en dira plus une prochaine fois sur ce mode de transport, car il y a plein de choses à dire… Nous sommes arrivés à Mbour et nous avons quand même pris un taxi rien que pour nous jusqu’à Joal, notre courage ayant atteint ses limites. On a trouvé le gîte au Relais 114 , pas grand-chose à voir avec le Sobo Bade de Toubab, mais le fils du patron amène beaucoup de couleurs dans ce lieu ! Il s’appelle Yassin et il nous a organisé un super tour de trois jours dans le Sine Saloum dont nous parlerons plus loin. Nous sommes allés visiter l'île de Fadiout qui a la particularité d'être tout en coquillage, des mètres et des mètres cubes de Page 2/74
coquilles vides...des siècles d'ingurgitation de ces bébêtes qui ont donné des rues en coquillages. On a l'impression d'être chez Nemo. Fadiout, c'est 90% de chrétiens et 10% de musulmans, tous enterrés dans le même cimetierre en coquillages. On a vu le baobab sacré, 800 ans, les cases à palabres, les greniers à mil; On accède à l'île par un long ponton de bois. PS : la turista va mieux grâce au jus de Bouye (fruit du Baobab). Sine Saloum - Sénégal Fred & Karen 16-08-2007 Ce matin, départ à 10h30 précises à peu près (comme nous l’a dit notre guide Yassin)… de Joal…direction la petite gare routière de Samba Dia, pour vivre notre première expérience en taxi sept places. Qu’est-ce qu’un taxi sept places ? Un Break Peugeot des années huitante (504), équipé d’un siège conducteur, de deux places devant ; donc, ça c’est normal… derrière, une banquette trois places ; et encore derrière, re-banquette de trois places (rajoutée dans le coffre en quelque sorte). Ce matin, notre sept places s’est mu en neuf places et nous sommes partis tout les 10 (sans compter le 11ème sur le toit qu’a fait qu’un p’tit bout), chauffeur compris sur la piste cahoteuse nous menant vers Ndangane. De là, nous avons pris une grande pirogue où nous n’étions que les trois. Arrivée au campement vers 13 heures, dans le bras de mer, c’est une nouvelle fois paradisiaque, un campement de cases et des hamacs, mangrove partout, propreté, en pleine brousse et plein d’oiseaux. Malheureusement, Karen n’en a pas tant profité, car elle était bien malade. Nous subodorons une intoxication alimentaire due à un poisson douteux (poissonnerie d’Ordralfabetix ?). Elle n’a pas pu non plus profité de la visite du village de Mar Lodj… avec le mythique Picasso, alcoolique et guide à ses heures qui a eu la générosité de nous inviter chez lui pour qu’on lui paie un verre plus cher qu’ailleurs et qui a ensuite bu plus que de raison et qui a mis un pain à son cousin qui est tombé raide… charmante image d’une famille africaine ! Dionewar - Sénégal Fred & Karen 18-08-2007 17 août, vers 9 heures, départ de Mar Lodj après une nuit d’orage et de magnifiques éclairs. Au réveil, Karen ne se sent pas mieux, elle est toute faible. On prend quand même la pirogue à destination de l’île de Dionewar. Quelques heures paisibles sur les eaux du Sine Saloum, à se laisser porter et à prendre le soleil. Pour Karen, c’est moins paisible…le petit déjeuner semble ne pas tenir en place et elle ne goûte guère les clapotis de l’onde bleue. Elle aurait pu, à tout moment, rendre à la nature, la tranche de pain du matin. Proches du but, nous nous arrêtons dans un village duquel nous devions aller visiter les Bolongs (rivière en mandingue, désigne les petits cours d’eau NDLR). Mais de Bolongs, il n’y eut point… La pauvre Doumdoum se sentait trop mal pour que nous nous attardions dans ce lieu. Yassin a semblé fort déçu, mais il a compati à la douleur abdominale de sa cliente. Approchant de l’île de Dionewar, ce même Yassin nous apprend qu’un raz-de-marée a ravagé une digue naturelle qui se trouvait plus loin au large et que depuis lors, les vagues battent la côte, permettant à la mer de gagner peu à peu du terrain, abattant même les baobabs côtiers ( désolant spectacle que celui d’un baobab à terre). De fait, l’accostage s’est avéré plutôt sportif : arrivés sur la plage, le piroguier nous pressa de descendre de la pirogue car la marée montante la secouait de manière inquiétante… Karen fut projetée sur l’un des bancs latéraux… Quand soudain, à force d’être secouée par les vagues, la pirogue chavira, projetant ses occupants et son contenu par-dessus bord. Le pauvre Alex (ami de Yassin) a bien failli se transformer en crêpe. Tandis que le miraculé récupérait ce qui pouvait l’être, le piroguier, Yassin et Fred tentaient de remettre l’esquif à flot. Malgré l’aide de Karen (hélas affaiblie par les précédentes tribulations), nous n’y parvînmes pas. C’est alors que nous hélâmes quelque indigène se trouvant dans les parages (il s’avéra ensuite qu’il s’agissait de Lamin, le gérant de la maison et de Moussa, son ami). A force de pousser tous ensemble, l’embarcation a repris la mer et son pilote n’a pas demandé son reste avant de filer rapidement afin de trouver des courants plus cléments. Nous étions désormais seuls sur cette plage de sable fin parsemée de coquillages rabattus par la houle féroce. Nous nous dirigeâmes, trempés et encore sous le coup de l’émotion des ces instants pénibles vers ce qui allait alors être notre gîte pour la nuit à venir. REVENONS A UNE NARRATION PLUS CONVENTIONNELLE… La maison est une très grande case, dans laquelle se trouvent deux autres cases au toit de paille et servant de chambres. La maison étant en chantier depuis plusieurs années, il n’y a ni eau courante, ni électricité. Pourtant, l’endroit ne manque pas de charme, on a un peu l’impression d’être des Robinson. Cette case est posée seule sur le bord de mer au milieu des cocotiers et des baobabs. Pas âme qui vive à l’horizon…A peine arrivés, Doumdoum s’est couchée. Quant à Fred, il a bu le thé avec Lamin et Yassin. Ensuite, Fred est parti sur la plage. Comme il était difficile de se baigner à cause des coquillages qui niquent les pieds, il a marché le long de la plage, ce qui lui a permis de récolter un beau coup de soleil, mais au moins, il est un peu plus coloré maintenant. (Pardon Dav, mais on économise ta crème…). Sur le chemin de la plage, il s’est arrêté près du grand baobab et il a fait le vœu que Karen se remette vite (ici les baobabs sacrés sont capables d’exaucer les souhaits du cœur). Quand elle s’est réveillée de sa sieste, elle était guérie, c’est ça l’Afrique (CCA) et ses mystères. L’autre chambre était occupée par un couple de Français installés à Dakar depuis mars, Cécile et Xavier, des personnes bien cool comme celle que l’on a rencontré là-bas. Les repas se prenaient à l’africaine, assis autour du plat, on mange avec la main droite, tous dans le même plat et on a mangé des crevettes pêchées par nos courageux amis français. Fred qui aime manger comme un cochon, ça lui plaît bien. Page 3/74
Le samedi soir, retour vers Joal en passant par Djifer. Il a fallu héler une pirogue sur la plage pour quitter l’île. Ce qui a pris un certain temps.
Mbour - Sénégal Fred & Karen 19-08-2007 Dimanche matin, levés vers 9 heures, petit tour au marché avec Yassin, Fred s’est enfin acheté un jeans, il en rêvait de puis Dakar, ainsi qu’un polo Lacoste. Il a maintenant des habits normaux, c’est-à-dire qui ne font pas Dora l’exploratrice (même si ça fait plaisir au neveu…). Karen s’est acheté des tissus africains (of course) et elle s’est fait faire un pantalon et un chouette haut sur mesure par un tailleur de Mbour, la classe ! Nous sommes partis à Mbour car Yassin nous a invités aux fiançailles de sa petite sœur. Nous avons logé dans la maison de sa grand-mère, une vraie maison sénégalaise, avec des enfants qui courent partout, des moutons dans la cour et des toilettes turques sans papier toilette (il nous a expliqué comment faire sans papier, mais on a encore pas osé essayer…désolés Yass ;0) et un toit en tôle. Après nous avoir montré nos quartiers, direction la maison où se déroulaient les fiançailles. De la famille partout, 21 frères et sœurs ainsi que de nombreux oncles et tantes parés de beaux atours et nous…les seuls toubab du coin, pas très bien fringués… on a super bien mangé, un riz en sauce garni avec de la chèvre (MIAM !) ; Droit après, nous sommes allés passer l’après-midi sur la plage, emmenés par Yassin. On y a vu un des tout grands (dans les deux sens du terme) champion de lutte qui travaillait au bar où nous sommes allés. Ziguinchor - Sénégal Fred & Karen 22-08-2007 Levés à 6h30 pour prendre le 7 places direction la Casamance, au sud du Sénégal. On a longuement hésité à y aller à cause de la situation politique parfois instable. Mais aussi à cause de la réputation des douaniers gambiens, que l’on dit trop zélés et prompts à faire payer le passage au prix fort. (on est obligé de traverser la Gambie pour gagner du temps par la route). 7 heures du mat, nous sommes à la gare routière et nous laissons là notre nouvel ami Yassin qui s’est battu une dernière fois pour nous en négociant ferme le prix des bagages. On a passé de très bons moments avec lui, des heures à discuter, à nous expliquer plein de choses sur son pays. Salut Yass, tu vas nous manquer… Départ donc et voyage sans souci jusqu’à Kaolak, notre première étape. Dès la sortie de Kaolak, la route est toute pourrie, pleine de trous, si bien que les chauffeurs préfèrent rouler en dehors de la route ! (surprenant au début quand même). Arrivée à la première douane, personne ne doit sortir de la voiture à part les deux toubab de service…on se dit que ça va être pour notre pomme ! Mais non, un tampon du côté sénégalais, et un petit paiement de 1000 CFA du côté gambien à l’entrée et un autre 1000 à la sortie…rien de bien méchant. Une fois en Gambie, il faut prendre le bac pour traverser le fleuve. Sous un soleil de plomb, nous avons attendu avec impatience, accostés par les marchands se trouvant là et tout heureux de pouvoir trouver quelques boissons fraîches, payées une nouvelle fois trop cher. Il nous a fallu 9 heures pour parcourir la distance séparant Mbour de Ziguinchor. On avait hésité à remonter à Dakar pour prendre le bateau reliant la Casamance, mais nous avons appris ici que celui-ci est en cale sèche pour un mois au moins suite à une avarie technique. Ce qui modifie notre suite de voyage, car nous ne prendrons pas le train au départ de Dakar vers Bamako, mais nous nous rendrons qu Mali en voiture jusqu’à Kayes en passant par Tambacounda. A Ziguinchor, nous dormons au Relais de Santhiaba, dans une chambre sans intimité mais avec une douche qui fonctionne très bien et ça, ça n’a pas de prix. On y a trouvé un cyber qui fonctionne bien, du coup, on fait les mises à jour du blog… Départ demain pour Oussouye, la campagne casamançaise et quelques jours au vert…
Oussouye - Sénégal Fred & Karen 23-08-2007 On est arrivé bien tranquillement dans la petite gare routière d'Oussouye, une charmante commune rurale bien tranquille. On met les sacs au dos et on parcourt, sous le soleil,les 1500 mètres qui nous séparent du campement villageois. On rencontre des gens sur la route, qui nous souhaitent la bienvenue. On rencontre aussi des enfants, qui nous donnent la main et qui nous demandent des "tangan", c'est-à-dire des bonbons... On répond:"Pas de bonbons, c'est mauvais pour les dents!", mais ils comprennent pas...L'accueil au camp est très cordial; nous sommes accueillis par Flaubert et par Jean-Bernard, deux villageois travaillant là-bas. Nous logeons dans une case à deux étages typiques (une de celles dont nous avons évité la visite à Ziguinchor). La chambre est spartiate et un peu malodorante, mais nous sommes charmés par le décor sauvage qui nous entoure, ainis que par l'hospitalité des gens du lieu. le prix aussi nous a charmés, cinq fois moins cher que notre premier hôtel... Le principe du camp est simple, les employés sont payés par une partie des bénéfices et le reste sert à financer des projets communautaires. Nous sommes bien heureux de participer à ça. Petite info marrante: Fred a au moins trente piqûres de moustiques sur les pieds, le tout récolté en une seule soirée!! Voraces les bestioles!! Autre info marrante, quand nous sommes arrivés au campement, il a commencé à pleuvoir; et à l'inverse de chez nous, on nous a remerciés d'avoir amené la pluie avec nous. Il faut dire que leurs risières sont toute desséchées.
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Oussouye - Sénégal Fred & Karen 24-08-2007 Ce matin, levés à 9 heures (par de douces voix espagnoles faisant leurs vocalises sous notre fenêtre, déjà qu'on en a qu'une...)A peine le nez hors de la chambre, on rencontre Mamadou qui vend des objets artisanaux dans le camp (comme on en a déjà tant vu). Il nous invite chez lui et nous offre un jus de made (un cousin du tol, que nous ont fait goûter les villageois hier soir; un petit fruit super acide qui ressemble à une mandarine et qui n'a que des noyaux); Il était bien glacé et très bon! Il y avait là une petite fille, sa nièce, qui, la pauvre, n'avait jamais vu de Toubab, elle s'est mise à hurler dès que je lui ai fait coucou de la main...sa soeur la prend dans les bras, l'approche de nous gentiment, et dès que Karen approche la main pour lui faire une caresse: rebelotte et tympan crevé ;0) On a juste l'impression d'être des extra-terrestres...étonnant comme sensation! Aprés cet intermède apértival, Mamadou nous fait faire le tour du village et Fred se fait faire une petite coupe de cheveux (pas du tout style afro-bayfall). C'est sympa d'avoir passé un moment dans cette famille et aussi d'avoir rencontré leur voisin, un collègue à Fred, prof d'anglais. Oussouye - Sénégal Fred & Karen 25-08-2007 PENSEE: "Pourquoi les insectes nocturnes attirés par la lumière ne sont-ils pas diurnes?" Le sport national, après le foot, c'est la lutte. Nous sommes donc partis, à pieds, avec Mamadou, vers le village d'Emaye, distant de sept kilomètres d'Oussouye (c'est loin), pour suivre un beau match de lutte entre deux communes voisines. Les matches s'improvisent le jour-même. Une équipe challenger arrive dans le village en chantant et défie l'équipe locale. Cette dernière réunit ses champions et en avant les combats! Nous marchons donc sous le soleil et traversons des rizières asséchées (cf article précédent), des villages dans lesquels résonnent des chants, ainsi que des forêts denses. Nous cheminons sur une piste toute droite... Après nous ne savons combien d'heures de marche(une ???), nous rejoignons enfin la petite bourgade tant convoitée. Nous croisons des villageois marchant dans l'autre sens..."Que se passe-t-il donc?", nous demandons-nous l'air incrédule. La réponse coule de source: les matches sont terminés depuis deux minutes. La réaction de Fred a été à peu près celle-ci: aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh!!!!!! Parce que lui, forcément, il voulait pas y aller parce que trop loin à pieds, et une fois arrivés, rien à voir... Pour le retour, ça a été aussi sportif, puisqu'on est rentré sur le toit du bus qui avait amené les Espagnols au match. Du coup, on a pu voir des photos et se rendre compte qu'ils étaient sympas (pour des Espagnols ;0) Oussouye - Sénégal Fred & Karen  26-08-2007 Ce matin, on a décidé de partir en excursion à Mlomp, à une dizaine de kil d'ici. On a décidé de prendre Flaubert comme guide, histoire de donner un petit coup de pouce aux villageois... Départ donc à la gare routière pour prendre le bus. On attend, on attend... pas de voiture car? parait-il, les chauffeurs ne se bousculent pas au portillon pour aller bousiller leur véhicules sur la route Oussouye-Mlomp. Et là, une idée jaillit, comme ça: on pourrait y aller en VTT. LA bonne idée de cette journée...justement, près de la gare, Casamance VTT loue du matériel. Nous nous y rendons donc et prenons trois montures pour la demie journée (Flaubert est toujours là). La chaîne du vélo de Fred semble n'avoir jamais été graissée et il grince. Le VTT de Karen a le dérailleur suspect. Mais qu'importe? Nous sommes tout à la joie de pouvoir faire du sport! Comme il est déjà 11 heures et que le tarif demie-journée se termine à 15h30, le loueur nous propose gentiment de nous arranger pour le paiement à notre retour. Nous nous engageons donc gaiement sur les sentiers de la liberté et rejoignons la route cabossée conduisant à Mlomp. vingt mètres de goudron, puis plus, puis encore, puis plus, puis des trous, puis des bosses, puis des gouilles grandes comme le lac de Bret, ouille, ouille, ouille, on a mal au c... (derrière). Mais quelle ivresse que celle de l'air chaud nous battant le visage!! Parce que forcément, c'est presque midi et il doit faire à peu près 40 degrés... De chaque côté de la route, c'est la forêt dense (mais y a pas la musique). On arrive à Mlomp, quelque peu entamés par l'effort et nous ne sommes plus que fatigue et sueur...une petite boisson fraîche et hop! nous repartons vers le musée des fétiches diola (ethnie de Casamance). Le"musée" est en fait une case en feuille de palmier, sans toit dans laquelle sont accrochés des bricoles... un gamin qui semble avoir 15 ans nous sert de "guide". Voilà les objets qui ont marqué les esprits: Fétiche n°1: Un tas de sable durci que l'on trouve dans chaque maison diola. Sur ce tas de sable, on pose les objets de la personne qui décède dans la maison. Le premier bébé qui naîtra après le décès héritera de tous les biens posés-là car il est considéré comme étant la réincarnation de l'autre... Cela évite de se déchirer pour savoir qui héritera du morbier ou du pognon caché sous le lit (sauf qu'ici ils n'ont rien de tout cela...). Fétiche n°2: La lance ancestrale du grand chef de la tribu du coin, léguée tout exprès au musée. Le guide la manie avec élégance afin d'illustrer une scène de chasse typique. Et soudain...c'est le drame! En voulant planter la lance dans le sol d'un geste auguste, le guide brise l'objet sacré en deux! Ne se laissant pas démonter (lui!) par cette tragédie irréparable, il repose côte à côte les deux parties de la désormais double lance sacrée! Fétiche n°3: la calebasse à perles. Si une femme a un enfant mort-né ou qui meurt en bas-âge, son mari peut la répudier en Page 5/74
représailles (!). Elle doit se rendre dans une autre tribu. Si la tribu l'accepte, c'est cool pour elle. Sinon, si elle est rejetée, elle reçoit en lot de consolation une calebasse ornée de perles qu'elle devra désormais porter en permanence sur sa tête et dans laquelle, il pourra être déposée de la nourriture, au bon vouloir des autres... A noter que si une saleté tombe dans sa calebasse, elle n'a absolument pas le droit de l'enlever avec les mains et doit manger ladite saleté (ex: un oiseau farceur se soulageant à la perpendiculaire de la pauvre bannie). Au bout d'un certain temps, non précisé (peut-être quand elle a de la semoule plein les cheveux), elle peut retourner vers son mari... Comme vous l'aurez compris, on s'est bien amusé et la culture diola n'a plus de secret pour nous. Au moment de renfoucrcher nos biclous, nous sommes assaillis par une horde de garnements désireux de recevoir quelque présent: "donne-moi des bonbons, donne-moi ton vélo, donne-moi ceci, donne-moi cela!!" Pour nous remettre des émotions du musée, nous faisons un tour dans le coin et nous assistons même à un match de foot. Puis s'en vient déjà l'heure de rentrer. On se remet donc en route vers Oussouye. On parcourt 300 mètres et Karen déraille (ou plutôt son vélo); Flaubert, mécanicien sur bicyclette de formation accourt à la rescousse. Il tourne le dérailleur dans tous les sens, mais rin n'y fait. Quand soudain, surgissant de nulle part, arrivent deux autochtones, eux aussi rompus aux pannes de petite reine. Ca triture, ça manipule...et Flaubert parcourt même encore 50 mètres avec l'épave...Quelle n'est pas notre surprise de le voir ensuite avec le dérailleur dans la main, ce dernier s'étant désolidarisé du reste de l'engin. Il faut aller à Oussouye pour chercher le gars de l'agence, pour qu'il vienne récupérer ce maudit machin! Karen veut rester, elle est un peuy fatiguée...Flaubert et Fred s'y opposent: une femme, seule, au milieu de nulle part!? hors de question! Karen et Fred se mettent donc en selle; direction le secours...après bien des péripéties et sous une pluie battante, nous arrivons à destination, détrempés et épuisés... Finalement, le gars est retourné chercher notre guide et ils sont revenus sains et saufs! Est arrivé alors le moment de payer: en fait d'arrangement, on a payé trois journées complètes de location et on a dû s'estimer heureux de ne pas payer l'état de délabrement avancé du vélo de Karen!!! On avait bien la rage!!!
Cap Skirring - Sénégal
Fred & Karen 27-08-2007 Quand nous quittons Oussouye en ce beau matin du 27 août, nous ne savons pas si nous allons atterrir à Cap Skirring ou à l’Île de la Karabane ; en effet, nous avons décidé de laisser le destin choisir pour nous. Nous prendrons le premier bus qui est là lorsque nous arriverons à la gare routière. C’est lourdement chargés que nous quittons donc le campement villageois après avoir pris congé de tous nos nouveaux amis Oussouyens. A l’arrivée au bus, le suspens est à son comble… et c’est Cap Skirring qui l’emporte ! Nous embarquons donc dans le « bus » après avoir âprement négocié le prix de nos bagages sur le toit (ils nous demandaient plus cher pour eux sur le toit que pour nous dans le bus). Après un voyage de 40 minutes sous la pluie, nous arrivons à Cap ; tout au sud du Sénégal, près de la Guinée Bissau. Comme d’habitude, un taxi nous prend en charge et nous choisissons le campement Mballo pour poser nos sacs quelques jours. La pension est très bien et les chambres pas cher. De plus, nous sommes au bord de l’océan et la plage de sable blanc est gigantesque et bordée de palmiers…c’est cartepostalesque ! Le plus triste, c'est que c'est le jour de la rentrée...Fred pense alors à ses collègues qui lui manquent tant et à tout ce travail qu'il n'aura pas à faire... nostalgie... Comme une punition, il ne va pas y avoir que du beau temps, mais on va bien profiter du décor et de la gentillesse de Mamma Mballo et de sa bonne thiéboudienne! Dans le registre de la bonne gastronomie, il y a aussi le zébu que nous nous offrons et la seule et unique bouteille de vin jusqu'à maintenant. Pourquoi tant de luxe? Car nous fêtons nos trois ans d'épousaille...eh oui! déjà! Le temps est de la partie puisque la route est transformée en torrent furieux et que de fait, nous ne trouvons plus aucun taxi pour rentrer au campement. Heureusement, nous rencontrons deux Français très sympas (comme quoi...)qui nous ramènent en 4x4 jusque devant la porte.
Ile de la Karabane - Sénégal
Fred & Karen 31-08-2007 Après 4 jours tranquilles chez Mamma, nous nous mettons en route vers l’Île de la Karabane sur le fleuve Casamance. Nous retournons vers Oussouye (encore), d’où nous prenons un taxi sept places vers Elinkine. De là, il nous restera à prendre une pirogue jusqu’à l’île. Pour changer, il pleut. La route est défoncée et pleine de gouilles (flaques d’eau pour les Français). Le taxi ne s’embourbe pas et c’est un miracle ; parfois, il se contente juste de déraper un peu… C’est après un périple impressionnant que nous atteignons le petit village. La pirogue ne part pas avant 15 heures, il faut donc meubler jusque là. Ca tombe bien, on nous propose le thé. Il faut savoir que la séance du thé dure en moyenne deux heures parce qu’il le font bouillir trois fois.
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Un gigantesque orage éclate et les gens qui faisaient la prière courent de tous côtés afin de trouver un abri de fortune…Nous, on se demande si on va prendre la pirogue ou si on va dormir à Elinkine. Finalement, la pluie se calme et la pirogue arrive. Nous prenons place en gardant nos sacs dans le dos car le fond est mouillé et nous ne souhaitons pas spécialement devenir mycologues. Nous sommes couverts par nos pélerines d’explorateurs et nos sacs aussi. Tant mieux, car il se remet à pleuvoir de plus belle juste après notre embarquement. Nous parcourons quelques mètres et on nous demande nos papiers…Ce sont les militaires qui vérifient les identités des gens qui partent pour les îles. Ils ne veulent pas que les gens fuient en pirogue vers l’Espagne (comme si on avait envie d’aller en Espagne…) Fred fait semblant de ne pas comprendre et ne donne pas sa carte (le voyou !) Après une traversée paraissant interminable (sous la pluie et le poids des sacs), l’île est en vue. La pirogue s’arrête à trente mètres du bord et nous mettons un moment avant de réaliser que nous devons sauter dans l’eau pour débarquer ! Nous y allons à la dure, chaussures au pied ! PLOUF ! nous avons de l’eau jusqu’à la taille. Les papiers dans la Security Belt et dans le pantalon deviennent tout mollachus… Tels des Christophe Colomb (mais sans la vérole) nous posons le pied sur Karabane Island et prenons possession…de notre chambre au campement Barracuda (rien à voir avec le balaise qui a 25 kilos de bijoux autour du cou, c’est un poisson) . Nous restons deux jours et nous fuyons la pluie ! Fred se fait faire un joli boubou sur mesure, photo sûrement prochainement…
Ziguinchor - Sénégal Fred & Karen 02-09-2007 L’heure est venue de quitter le Sénégal. L’idée c’était de prendre le bateau depuis Ziguinchor jusqu’à Dakar et de là, prendre le fameux train Dakar-Bamako. Seul souci (mais majeur), le bateau Willis est hors service jusqu’en novembre, il est tombé en rade au milieu de l’océan… Le plan B, c’est de passer par la route (fallait y penser, ça c’est du plan B !). Aller jusqu’à Ziguinchor, puis Tambacounda. De Tamba, rejoindre Kayes au Mali. Nous prenons donc la pirogue dans l’autre sens et échappons de justesse à la pluie. Retour à Elinkine et nous prenons un vieux bus tout pourri avec Youssou N’dour à fond. C’est un peu l’omnibus du coin. On se fait tous les bleds par des routes surpourries car détruites par la pluie. En voulant éviter un trou, le chauffeur (qui doit certainement être dérangé par le son nasillard de sa radio à coin) s’envoie dans une ornière au bord de la route et manque de nous renverser tous… Il faut descendre pousser pour le remettre sur le bon (si on peut dire) chemin. On repasse par Mlomp et on se refait la route porte-bonheur des cyclistes (cf épisodes précédents). Cette fois, on repasse par Oussouye pour la dernière fois, mais on s’ y arrête à peine. Arrivés aux portes de Ziguinchor, le bus tombe en panne d’essence. Nous prenons un taxi pour le dernier kilomètre et nous trouvons un hôtel nettement moins pourri que la première fois.
Tambacounda - Sénégal Fred & Karen 03-09-2007 Lever à 7 heures, petit déj et départ à la gare routière pour attraper un sept places jusqu’à Tambacounda. Nous arrivons à 8 heures à la station et ratons de justesse un sept places. Nous en entamons donc un autre et avons donc les bonnes places du milieu. 1h30 d’attente et le véhicule démarre. De nouveau s’alternent les bonnes et moins bonnes routes. Fred a son vieux dos qui lui joue des tours et à chaque arrêt, il en profite pour se déplier… Après plus de 7 heures, nous sommes à Tamba…nous dormons dans un hôtel simple et mangeons du phacochère dans une espèce de boui-boui. Heureusement que les néons étaient verts, on n’a pas vu ce qu’on mangeait comme ça ! On se couche tôt, la journée a été rude et demain, il faut se lever tôt….
Kayes - Mali Fred & Karen 04-09-2007 On se lève plutôt qu’hier pour choper le premier sept places pour Kidira, la ville frontière. On fait bien car on attrape tout de suite une voiture et nous partons sur nos dernières routes sénégalaises. Comme on est arrivés en dernier, on est assis derrière, où on a les jambes derrière les oreilles… Pour Fred, c’est encore pire que hier, une crampe le guette à chaque instant et il est impossible de tendre la jambe. Heureusement, le voyage jusqu’à Kidira ne dure que deux heures. Quand nous descendons du sept places, un chauffeur de taxi nous accoste immédiatement et nous propose de nous emmener aux bons endroits pour faire des beaux tampons dans nos passeports. Il demande un prix un peu élevé mais on n’a aucune idée des endroits où nous devons aller, alors on accepte. Les formalités douanières se passent sans anicroche…nous nous retenons de rire devant la théâtralité de ces braves fonctionnaires qui prennent leurs grands airs devant nos passeports à croix blanches…Ils sortent leur gros registre et recopient ce qu'il y a dans le passeport. Lors de notre passage par la Gambie, c'est nous-mêmes qui avons dû remplir le
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registre!Quant au Malien; il n'a noté que nos prénoms dans son registre...Les Chapuis ne sont donc pas officiellement passé par la douane de Diboli... Le type nous mène à la gare routière de cette même Diboli, la première ville malienne. Il essaie de nous entourlouper sur le prix et Fred est obligé d’élever la voix pour lui faire comprendre qu’il a déjà été bien payé…ça ne lui ressemble pas, mais il ne faut pas trop pousser mémé dans les acacias, surtout si elle n’a pas son boubou ! On va acheter le billet pour le sept places vers Kayes. Et là ; surprise ! Y a plus de sept places ! On va devoir prendre le bus. Après tout ce n’est pas bien grave, on en a pris d’autres… Tout à coup arrive une épave fumante et grinçante dont même Meta Bader ne voudrait pas… Ben évidemment, c’est notre bus ! On charge les bagages sur le toit, il fait très chaud. Après 3 heures et demie d’attente, le bus est plein et on peut se mettre en route vers Kayes (enfin, après avoir poussé le bus dans la pente). Arrêt à la douane…tout est en ordre…circulez ! ON EST AU MALI !! On n’est guère bien assis dans ce tape-cul infâme ! Tout cela aurait bien pu s’arrêter pour toujours car un des pneus éclate à la sortie d’un virage (voir photo du pneu). Heureusement plus de peur que de mal. La roue est rapidement changée et nous reprenons la route. Après 10 heures de trajet, nous arrivons enfin dans notre première étape malienne. Kayes - Mali Fred & Karen 05-09-2007 Pour notre premier repas, on demande au type de l'hôtel si on peut manger dans le coin. Réponse: Pas de problème; dans le marché vous trouverez ce qu'il vous faut! On s'installe tranquillement, on prend une douche (froide, comme d'hab) et on sort dans la rue pour s'acheter plein de bonnes choses (surtout qu'on n'a rien mangé de la journée). Et là; stupeur! Le marché est fermé et les rues sont désertes et sombres...oups... Nos vieux réflexes de survie nous rappelle qu'il n'est guère prudent de marcher dans des conditions pareilles. Karen, plus téméraire que Fred, se rend chez un marchand et se fait indiquer le chemin d'un restau. Ce n'est pas très bon... En cette journée du 5; on ne fait pas grand chose car Fred est déshydraté et passe son temps sur les toilettes. Le soir, il va mieux alors on retourne dans le marché. On y trouve de tout: des ustensiles à la nourriture. Seul problème; on n'a pas de bonbonne de gaz pour cuire les aliments. On décide donc d'acheter du tout prêt. Après plusieurs minutes de recherche, on dégote une vendeuse de brochettes. La viande a des taches vertes mais on a faim! On sait pas trop ce que sont ces taches, mais ça rend Karen malade à son tour...heureusement que Fred a cessé de squatter les gogues. Kayes - Mali Fred & Karen 06-09-2007 En cette chaude journée, nous n'avons guère le moral. On se sent paumé dans cette ville où rien n'est fait pour le touriste, contrairement au Sénégal où nous trouvions toujours de quoi nous sustenter. Là, les choses se compliquent, on est au level 2! Pour égayer cette journée, nous décidons d'aller admirer les chutes de Felou que l'on vante comme étant très belles. On négocie un taxi qui nous dit que c'est cher parce que la route est en mauvais état...Comme le dit Lancelot:"C'est pas faux!" La route est détruite et il faut tout le talent du chauffeur pour nous rapprocher des chutes fabuleuses. Soudain, nous arrivons à un pont qui s'est effondré, et au beau milieu de la route, coincé dans le creux, un bus! impossible d'aller plus loin, il bloque tout. Les pauvres aide-chauffeur sont en train de décharger des sacs de riz de 50 kg afin de pouvoir pousser le bus et le sortir de là. Les gens n'y arrivent pas, malgré tous leurs efforts. Nous leur prêtons main forte, et après deux tentatives, le bus est sorti de sa mauvaise posture. Les gens ont vraiment apprécié que deux toubabs les aident à pousser et nous ont remercié par des gestes de la main! On continue notre route et de chutes, il n'y avait presque pas, car le niveau du fleuve est au moins supérieur de 3 mètres à son niveau habituel! Certes c'était joli, certes cela nous a aérés, mais nous sommes perplexes devant ces cascades boueuses... Bamako - Mali Fred & Karen 07-09-2007 Rendez-vous à 7 heures à la gare routière de la compagnie Sengue Voyage. Nous arrivons avant l'heure dite avec les billets en poche que nous avons acheté hier. Karen cherche des places dans le bus, mais elles sont toutes déjà "réservées" (comme au cinéma chez nous, on pose toute sa garde-robe sur les sièges...) Il reste deux places de libres au fond du car, alors que Karen étant malade, on voulait des places à l'avant. Sur les deux places, il y a un siège de l'espace...c'est-à-dire que le dossier est attaché au porte-bagages par une corde et que du coup, il est tout branlant! Fred ne se voit pas passer 10 heures de voyage sur ce strapontin d'opérette! Son sang ne fait qu'un tour et il interpelle le responsable des billets en réclamant des places décentes! Et ça marche, nous voilà placés à l'avant du car. Chacun dans une rangée, mais côte à côte. Le car se met en branle, il paraît fiable, le voyage s'annonce confortable...enfin! Page 8/74
Après un kilomètre, le car s'arrête à la douane de la ville (chaque ville possède une douane). Les non-Maliens paient 1000 FCFA pour avoir le visa de passage. Nous avons déjà un visa et ne payons rien. Le propriétaire du car refuse de payer le petit bakchich que demande les douaniers. Du coup, ils fouillent les bagages...Plus d'une heure de palabres, le car en plein soleil... Finalement les choses s'arrangent et nous repartons. Mais oups! nous sommes plus nombreux qu'auparavant...en effet, des gens ont profité de l'arrêt pour prendre le car en route (avec la bénédiction du proprio, évidemment). On rajoute des banquettes en bois entre les sièges et voilà que la capacité du car est doublée... Y en a même qui restent debout! 15 heures plus tard, nous avons deux gamins qui dorment sur nos genoux lorsque nous apercevons les premières lumières de Bamako. Ces pauvres gosses étaient sur les banquettes sans pouvoir s'appuyer et ils piquaient du nez tellement ils étaient fatigués; alors on leur a proposé nos genoux. Bamako - Mali Fred & Karen 11-09-2007 Après quatre jours à Bamako, le moral est revenu. Nous avons été accueilli par Mario, une Française installée au Mali depuis 8 ans, dans la pension Nemasow. Nous y avons rencontré des gens fort sympathiques avec qui il fait bon discuter. Finalement, on est quand même bien dans un environnement sécurisant...Bamako est une ville bien plus chouette que Dakar et on s'y sent bien. Dans la pension, il y a quatre étudiantes infirmières qui sont venues faire un stage de six semaines dans un centre de santé. Il semblerait que cela n'ait rien à voir avec les hôpitaux de chez nous (à la surprise générale)! Il y a aussi Claude, un photographe-conférencier-globe-trotter qui a voyagé durant quatorze ans à vélo autour du monde avec sa femme! Ils ont même eu une fille en cours de route! Le pauvre a obligé Karen à retravailler car il a eu une crise de palud et elle a dû lui passer les perfs et tout et tout! Heureusement, il s'est remis rapidement! Nous ne faisonspas grand chose: quelques balades en ville, du cyber café et la visite d'un supermarché dans lequel on trouve des produits français... m&m's, snickers, Nutella, etc. MIAM!  Kalatanga - Mali Fred & Karen 15-09-2007 La partie Nema Sow est maintenant terminée. Nous avons quitté Bamako hier matin pour le Nord malien, où nous poursuivons nos aventures.Nous sommes à Kalatanga, un village de pêcheurs. C'est beaucoup plus tranquille que la capitale, évidemment. Nettement moins pollué aussi! A certaines heures, on pouvait voir les gaz stagner et ce n'était guère rassurant pour nos pauvres poumons. Côté dépaysement, on fait très fort! On est chez un habitant du village, Salif, un piroguier. On vit ici avec ses deux femmes et ses sept enfants. On dort sous une tôle ondulée dans une tente sur des petits matelas mousse. On se douche au seau et à la tasse...mais le pire de tout, c'est les toilettes! Un trou entre quatre murs! Pas de toit! Et au fond du trou: la vie dans la m... ce qu'on appelle sans doute un bouillon de culture... Claude, le photographe, nous accompagne pendant quelques temps, Karen lui a prêté son appareil photo car le sien lui a été confisqué par l'intègre justice malienne... et un photographe sans appareil, c'est pas la même chose! Salif nous a emmené visiter un village dont la spécialité est la fabrication de poterie. Après une petite balade sur le Niger, nous apercevons au loin, les premiers signaux de fumée des poteries qui cuisent. En effet, nous avons de la chance, car c’est le samedi que les femmes du village font cuire leur travail. Lorsque nous arrivons dans le village, l’atmosphère est comme irréelle à cause de la fumée qui stagne un peu partout. Le processus est le suivant : elles placent leur ouvrage sous un tas de feuilles et d’herbes qu’elles enflamment par en dessous, ce qui fait que ça bouronne bien et que ça dégage une sacrée chaleur. Les poteries de ce village sont ensuite vendues dans tout le Mali. San - Mali Fred & Karen 17-09-2007 Nous nous trouvons dans la ville de San (prononcer 100) où nous sommes venus assister à l'immense marché du lundi. Des étals partout, des gens qui viennent de toute la région et qui vendent de tout! Des dizaines de choses dont nous ignorons même ce que cela peut être...Des femmes portant des costumes colorés, avec des gros sacs sur la tête, des ânes tirant des charrettes surchargées. Les animaux ici, sont traités comme des objets. Les gens ne leur accordent guère d'intérêt: ils sont frappés, attachés en plein soleil, à peine nourris pour certainsOn voit fréquemment des ânes sanguinolants sur les flancs à force d'être frappés par les conducteurs de charrette. Nous avons de la peine à supporter ce spectacle, mais dans un pays où la vie humaine ne vaut pas grand chose, comment une vie animale pourrait-elle valoir davantage? Clzude mitraille tout sans répit et Karen fait de la photo d'enfants. Les gamins viennent mendier vers nous et repartent tout contents d'avoir pu se voir dans la boîte magique. Ou quand les enfants redeviennent des enfants...Ce matin, on s'est retrouvés entourés d'une quinzaine de gamins, une vraie classe! faur dire que y a pas beaucoup de toubab dans le coin, alors forcément...le point positif, c'est qu'on est pas harcelé par les guides du dimanche et les rabatteurs de tout poil! Page 9/74
Djénné - Mali Fred & Karen 18-09-2007 Ce matin, nous ne savons pas comment quitter San. Nous nous dirigeons donc vers la gare routière la plus proche de notre hôtel. On nous dit qu'il y a un bus bientôt (ici le mot bientôt signifie: à partir de maintenant, jusqu'à la fin des temps). Heureusement, il arrive assez rapidement et nous voilà embarqués à destination de Djenné, la ville sainte. Après une centaine de kilomètres dans la brousse, le bus nous pose à un carrefour qui pourrait très bien faire office d'anus du monde! On se demande un peu comment on trouvera un transport depuis là... Soudain, une horde de gamins se dirigent droit sur nous et nous proposent tout un tas de trucs dont on a pas besoin, comme d'habitude! Un mec vient vers nous, il a une voiture, c'est 10'000 CFA pour les trente bornes et le bac jusqu'à Djenné. La voiture pour nous trois. On lui répond que l'on va manger d'abord, car i y a là une dibiterie. Une dibiterie, c'est un barbecue public où on peut acheter de la très bonne (le plus souvent) viande grillée. Après le repas, le prix est passé à 12'500! Pourquoi? Mystère! On renégocie à 10'000 et le gars dit qu'à ce prix-là, on a toute la voiture... Un homme s'approche alors et nous propose 1'500 pour pouvoir venir avec nous. Nous acceptons. Un autre homme, sans le sou, souhaite aussi aller à Djenné; nous l'invitons à se joindre à nous, avec l'accord préalable du chauffeur. Et nous voilà partis! 25 kil plus loin, c'est le bac, il faut traverser le fleuve Bani. On descend du véhicule en attendant le bateau et on est de nouveau assaillis par une horde de vendeurs de bijoux, de boissons, de statuettes, des guides, etc. Fred s'énerve un peu et explique à une gamine qu'il ne lui achètera rien. Ce à quoi elle répond:"Alors qu'est-ce que tu es venu faire en Afrique?" Une remarque qui symbolise à merveille la façon dont nous sommes perçus ici... Finalement, nous prenons place sur le bac et nous traversons le fleuve. Pendant la traversée, le chauffeur apprend que l'un des passagers supplémentaires nous a donné de l'argent. A l’arrivée devant l’hôtel, le gars ne veut pas nous rendre nos bagages sur le toit… Il continue à réclamer l’argent du type. C’est à ce moment-là que Karen explose et commence à traiter le chauffeur de voleur et de menteur. Elle lui explique que nous avons payé pour toute la voiture et que donc, libre à nous d’ « accueillir » d’autres passagers! Elle lui explique aussi qu’une voiture va de l’arrière à l’avant en joignant les gestes à la parole. Claude et Fred, médusés par tant de verve, restent en retrait et apprécient de ne pas être à la place du chauffeur! Alerté par tout ce bruit, le gérant de l’hôtel se joint à la discussion et, en médiateur averti, calme le jeu et récupère nos bagages gratuitement. Pour une fois, les toubabs sont plus malins que les Maliens et c’est sûrement cela qui est resté en travers de la gorge du chauffeur! A peine installés sur la terrasse de l’hôtel, un guide s’invite à notre table. De prime abord, il semble convenable ; jusqu’à ce qu’il nous annonce son prix pour la visite de la ville. On le fait mariner en lui disant qu’on va réfléchir et qu’on lui donnera la réponse en fin de journée. Finalement, quand Claude lui annonce qu’on va prendre un autre guide (moins cher et trouvé au bureau « officiel » des guides), il s’emporte et insulte notre pauvre ami… Le soir, nous faisons un tour de la ville en pirogue. Une pirogue de pêche à faible tirant d’eau, aussi sommes-nous tout crispés sur ce frêle esquif! Le lendemain matin, rendez-vous avec le guide à 7 heures. Il arrive à 7h15 et nous déjeunons toujours…donc il se tape une petite sieste matinale sur une table voisine, ça commence sur les chapeaux de roue! La visite a quand même lieu, elle est intéressante, sans plus…Le plus beau monument, la mosquée, ne peut pas être visitée par des infidèles. Jusque là, à priori, rien de choquant. Le plus beau, c’est qu’on peut s’entendre avec le fils de l’imam sur un petit don qui permet d’ouvrir les portes du lieu saint! Selon le guide, plus tu es motivé à visiter et plus tu devrais donner… Après la visite, le guide nous propose encore mille et une activités qui ne nous intéressent pas!
Mopti - Mali Fred & Karen 19-09-2007 On est arrivés à Mopti après une seule petite crevaison et après avoir recueilli dans notre bus les passagers d'un taxi tombé en rade au milieu de nulle part... Un voyage sans souci, donc... Quand on descend du bus, on est immédiatement pris en filature par cinq guides qui travaillent tous avec l'hôtel dans lequel on va... le bien nommé "Y a pas de problème Hotel". On s'énerve, on insulte, on se moque, et finalement, on arrive à se débarrasser de nos nouveaux amis. L'un d'eux nous dit même que nous sommes de très mauvais clients pour le Mali. Enfin quelqu'un qui dit quelque chose de sympa! Notre problème ici, ce sont ces parasites qui se collent à nous et qui tentent de pomper notre pognon. Cette tentative de succion est caractéristique des lieux dits touristiques (y a jamais de touristes,mais bon, admettons...) Ces Maliens donnent une mauvaise image de leur pays et c'est dommage...ils nous prennent beaucoup plus d'énergie que d'argent, heureusement! Après avoir créé un incident diplomatique, nous joignons notre hôtel et sommes tout heureux de constater qu'il y a une piscine. Donc PLOUF! GLOU GLOU! et tout plein d'autres onomatopées aquatiques plus tard, nous sommes aux anges... le lieu est super sympa, une terrasse omgragée sur le toit et des spagh au beurre qu'ont le goût de chez nous, dingue!
Mopti - Mali
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Fred & Karen
20-09-2007 Le matin, une fois encore, il faut se lever tôt pour aller réserver les billets pour le bateau reliant Ségou à Gao. Nous nous ne le prendrons que sur la portion Mopti-Tombouctou et nous ne savons donc pas combien de places libres il reste sur le bateau (la compagnie de navigation non plus, d’ailleurs!). Nous décidons de nous relayer dans la « file » d’attente. Claude prend le premier tour pendant que nous allons chercher une banque dans laquelle il est possible de retirer de l’argent (ce qui au Mali n’est pas une mince affaire!). Il faut attendre la troisième banque pour pouvoir utiliser notre carte. Nous passons dans le bureau du directeur de la BDM. lui-même! Il y a déjà un type qui est en train de se faire réprimander parce qu’il est à découvert. Quand vient notre tour, un autre gars attend. A l’annonce de la somme que l’on veut retirer, le pauvre écarquille les yeux. NB : Précisons, si besoin est, qu’ici, le secret bancaire n’est qu’un concept. Dans les banques, point de petit numéro à tirer à l’arrivée, point de ligne qu sol, point de caméra, ni de vitre anti-balles. A côté des guichetiers, des piles de billets ; En arrivant, on s’annonce, on reçoit un ticket de caisse (après un temps variable) et on attend que la personne au guichet nous appelle (après un temps variable…). Il y a des gens partout, ici, les banques sont bondées. On voit des personnes empiler des billets dans des sacoches. Revenons à notre retrait. Nous ne pouvons retirer autant que souhaité mais nous obtenons tout de même une partie. Nous rejoignons Claude et il part avec Karen à l’hôtel pour chercher les sacs. Fred quant à lui reste au siège de la compagnie de navigation pour obtenir les précieux sésames. Après 4 heures d’attente (il est donc midi pour ceux qui ont tout suivi), le responsable vient vers nous et nous demande de bien vouloir…patienter! Fou rire obligatoire! Nous lui répondons que nous le remercions pour sa gentillesse… Finalement, un peu plus tard, nous obtenons nos billets première classe sur le bateau Tombouctou. Nous avons de la chance, il n’y en aura pas pour tout le monde. Le bateau part à 20 heures et nous embarquons plus tôt afin d’observer la vie sur l’embarcadère. Soudain, un toubab crée la stupéfaction générale, il va se baigner dans les eaux boueuses, vaseuses et immondes du Niger! Nous nous disons qu’il est complètement cinglé de se baigner ici…En fait, ce n’est pas une baignade d’agrément, il a perdu ses lunettes qui sont tombées droit dans le fleuve. Il n’a ni lentilles, ni lunettes de rechange, c’est vraiment le truc ballot à 30 minutes du début de la croisière! sur le bateau Tombouctou - Mali Fred & Karen 21-09-2007 Nous voyageons en première classe, cela signifie une cabine sur le pont médian ; Celle-ci comprend deux lits, un lavabo, une armoire métallique, une table et une chaise. On a de la chance, la température ne doit pas excéder les 80 degrés dans la cabine! Nous avons tout de même un peu de mal à dormir… Fred passera d’ailleurs une partie de la nuit à dormir sur une chaise entre le pont et la cabine. Heureusement, pour nous rafraîchir, nous avons accès à la salle climatisée où nous prenons nos repas et où se trouve le bar. Nous partageons la table du commandant Mamadou Stubing, tout le reste de l’équipage s’appelle Isaac… Tombouctou - Mali Fred & Karen 22-09-2007 Nous sommes arrivés à Tombouctou avec à peine 5 heures de retard sur l’heure prévue, le voyage a donc été sans histoire. Nous avons observé la frénésie qui règne dans les ports à l’arrivée du bateau et c’était très intéressant. En plus, c’était notre première croisière en amoureux!! Dès notre arrivée, nous sommes harponnés par un guide qui avertit son ami chamelier que nous arrivons au campement Tombouctou. Merveilleuse mafia que celle des guides! Du coup, à peine arrivés, alors que notre seul souhait serait de pouvoir nous reposer, nous devons négocier une balade en dromadaire dans le désert et une visite de la ville pour le lendemain matin. Après une petite sieste, nous partons en amoureux visiter Tombouctou la mystérieuse. Les maisons sont en banco, les rues sont ensablées, les habitants sont accueillants et le coucher de soleil est magnifique…tout semble parfait… Tombouctou - Mali Fred & Karen  23-09-2007 Ce matin, nous nous levons à 6 heures pour aller visiter la ville. Comme il faut payer pour tout, on ne visite pas grand-chose. On est embarqués par une bande de touaregs qui nous convient sous leur tente pour le thé. Une fois nos boissons terminées ; ils nous déballent leurs bijoux (non, pas ceux de famille). Les prix qu’ils nous annoncent sont démentiels! 100 CHF pour un collier. Nous quittons la tente et ils nous courent derrière…étrangement, les prix fondent très vite sous la chaleur de Tombouctou! Vers 17 heures, nous retrouvons notre chamelier, Ibrahim, qui a sellé trois dromadaires (une bosse) qui ont l’air fort Page 11/74
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