CONVENTION EUROPEENNE DU PAYSAGE CONSEIL DE L'EUROPE ...

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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CONVENTION EUROPEENNE DU PAYSAGE CONSEIL DE L’EUROPE CELEBRATION DU CONSEIL DE L’EUROPE DE L’ANNIVERSAIRE DES DIX ANS DE LA CONVENTION EUROPEENNE DU PAYSAGE 20002010 Nouveaux défis, nouvelles opportunités
Florence, Italie Palazzo Vecchio, Salone dei 500 1920 octobre 2010
– CONTRIBUTIONS ADDITIONNELLES –
La préparation de la « trame verte » pour les paysages du littoral de la Méditerranée Michel GODRON Coauteur avec R. Forman de "Landscape ecology" La « trame verte » proposée par le Grenelle de l’environnement a pour but de maintenir ou de rétablir des « corridors » écologiques qui permettent aux espèces végétales et animales de garder un espace vital suffisant. La difficulté majeure de la réalisation d’une telle trame verte est que les espèces animales vivent dans des espaces vitaux de dimensions très variées. Deux exemples suffiront pour faire comprendre cette difficulté : un couple d’Aigles vit dans un espace d’au moins une centaine de kilomètres carrés où existent des falaises rocheuses sur lesquelles il pourra élever ses petits aiglons, et il y plane tous les jours à grande altitude pour trouver ses proies. A l’opposé, le Pique prune est un petit Coléoptère dont le territoire vital s’étend seulement sur quelques hectares ; il 1
est suffisamment rare en France pour que l’on se soit soucié de sa survie lors de la construction d’une autoroute qui traversait son habitat. Les « corridors » doivent donc être vus à plusieurs échelles. De plus, le territoire de vie d’un animal comprend habituellement un espace où il s’alimente, un espace où il se repose et souvent un espace spécial pour se reproduire. Par exemple, le Castor se nourrit du bois des arbres d’une ripisylve, il se met à l’abri dans des fourrés ou des tas de branches et il se reproduit dans sa hutte ou dans un terrier. De leur côté, les plantes sont enracinées dans le sol et elles ne se déplacent pas individuellement, mais elles disposent de moyens variés pour se disperser dans la nature, grâce au vent pour les graines légères ou ailées, grâce à l’eau des rivières pour les graines flottantes, ou bien avec l’aide des animaux pour les fruits dotés de crochets, ou encore en étant avalées par les Oiseaux qui les déposent un peu plus loin. Ensuite, la graine doit être trouver un « habitat » où elle pourra germer et qui permettra à la plante adulte de fleurir et de fructifier pour boucler le cycle de sa vie. La trame verte doit donc être très générale afin de résoudre les problèmes très différents posés par chacune des espèces concernées. Plus précisément, la seule carte polyvalente sur laquelle nous pourrons nous appuyer pour préparer la trame verte est une carte des paysages. En effet, les « éléments » qui constituent chaque paysage sont les « habitats » des espèces qui y vivent. Finalement, la préparation de la trame verte est une œuvre de longue haleine qui devra reposer sur deux piliers de connaissances scientifiques : – les cartes de paysages (§ 1 et 2) qui constitueront l’ossature de la trame, et qui sont la base d’une estimation de la qualité des paysages, comme le montre le « Dictionnaire des paysages » (2008) dont les premières épreuves peuvent être demandées au Conseil international de la langue française (11 rue de Navarin, Paris, 75009) ; – la connaissance des capacités de survie et de « diffusion » des espèces importantes que l’on nomme couramment « traits bionomiques » (voir le paragraphe 3). 1. Une classification hiérarchique naturelle des paysages Des atlas de paysages ont été réalisés dans plusieurs départements. La carte des paysages de France qui sera nécessaire pour réaliser la trame verte devra reposer sur une classification générale des paysages (ou des écocomplexes), dont la légende pourrait être comparable à celle du consortium internationalLandscape Europe. Schématiquement, les grandes lignes de la classification pour la France méditerranéenne sont 1 alors, en s’arrêtant au niveau des « familles de paysages » , sauf pour les paysages côtiers : Classe 2 : Paysages sous climat méditerranéen Ordre 2.1côtiers (le critère déterminant pour qu’un paysage soit intégré dans Paysages
1  Rappelons seulement que les paysages s'inscrivent dans une hiérarchie naturelle régie par la loi de zonalité, où les classes de paysage correspondent aux grandes unités climatiques, les ordres de paysage correspondent aux "régions climatiques" – où les gradients liés à l'altitude peuvent être calculés – les familles de paysages comprennent les paysages qui comportent des éléments analogues (forêts, cultures, territoires urbanisés, etc.) dans des proportions qui peuvent être très diverses ; le type de paysage regroupe les paysages qui comportent des éléments analogues dans des proportions voisines. 2
cet ordre est que les activités humaines soient polarisées par la proximité de la mer)  Famille 2.1.1 Paysages du littoralstricto sensu  Type 2.1.1.1 Paysages de dunes  Type 2.1.1.2 Côtes rocheuses Type 2.1.1.3 Falaises Type 2.1.1.4 Paysages d’îles côtières Type 2.1.1.5 Rias Type 2.1.1.6 Marais salants Famille 2.1.2 Paysages d’estuaires et de deltas  Type 2.1.2.1 Vasières  Type 2.1.2.2 Présalés  Type 2.1.2.3 Étangs et lagunes (Camargue)  Etc.  Famille 2.1.9 Paysages urbains côtiers (ports de mer) 2  Type 2.1.9.1 Villages insérés dans un cadre peu artificialisé  Type 2.1.9.2 Villes côtières occupant presque tout le paysage Ordre 2.2de plaine Paysages  Famille 2.2.1 Plaines alluviales (celles qui sont côtières sont rattachées à l’ordre 2.1)  exemple : le lit majeur du Rhône au sud de Montélimar)  Famille 2.2.2 Plaines structurales, en conformité avec les couches géologiques  (le Grand plan de Canjuers, à l’est de Moissac)  Famille 2.2.3 Pénéplaines résultant de l’abrasion d’anciennes montagnes plissées (plateau  de LaureMinervois)  Etc.  Famille 2.2.9 Paysages urbains des villes de plaine (villepont, villefrontière, 3  etc.) Ordre 2.3de collines et de basses montagnes (celles qui sont côtières sont Paysages  rattachées à l’ordre 2.1) 4 Famille 2.3.1 Paysages où les convexités moyennes sont dominantes (anciens plateaux  entaillés par l’érosion) Famille 2.3.2 Paysages où les concavités moyennes sont dominantes (Bassin d’Aixen  Provence ou de SaintMartindeLondres, paysages de lacs collinaires en  Italie) Famille 2.3.3 Paysages où les convexités moyennes et les concavités moyennes  s’équilibrent (Biterrois) Famille 2.3.4 Paysages dissymétriques (bordures de côtes) Famille 2.3.5 Paysages où les convexités raides sont dominantes (les dentelles de  Montmirail) Famille 2.3.6 Paysages où les concavités raides sont dominantes (gorges : les gorges de  l’Aygue) Etc. 5 Famille 2.3.9 Paysages urbains des villes de collines (villerefuge, villeforte, villepont)
2  L'identification de ce type de paysage est possible parce que les paysages sont définis à l'échelle du kilomètre où une ville est nettement différente d'un village. 3  Les villages situés dans les plaines font toujours partie du paysage à l'intérieur duquel ils sont inscrits. 4  La convexité se mesure par rapport à la ligne droite nadirzénith : une montagne est convexe, une vallée est concave. 5  Les villages situés dans les collines et les basses montagnes font toujours partie du paysage où ils sont inscrits. 3
Ordre 2.4des montagnes méditerranéennes Paysages  Famille 2.4.1 Grandes vallées (vallée de la Tinée)  Famille 2.4.2 Massifs centraux (le Parpaillon en Queyras, Les Monges, au nord de  Digne)  Famille 2.4.3 Périphéries des massifs centraux (l’enclave de Valréas, le Lodévois)  Etc. 2. Un exemple de carte des « types de paysages » : le littoral de la Méditerranée  autour de Marseille et de Toulon Les paysages de la côte autour de Marseille et de Toulon se répartissent facilement dans l’ordre 2.1 des paysages côtiers sous climat méditerranéen qui a été indiquée cidessus : 1) Du Cap Couronne (à l’ouest de la chaîne de l’Estaque) à l’anse de l’Estaque, on trouve le type2.1.1.2 (côte rocheuse), sauf pour le voisinage de CarryleRouet où apparaît le type 2.1.9.1 (village côtier) et pour quelques falaises (type 2.1.1.3). 2) De l’anse de l’Estaque à La Madrague, la ville de Marseille produit le type 2.1.9.2 (ville côtière) à l’intérieur duquel quatre paysages peuvent être distingués. L’île du Château d’If ainsi que les îles Pomègue et Ratonneau peuvent être rattachées au paysage de la ville de Marseille plutôt qu’à un paysage d’îles (2.1.1.4) 3) De La Madrague (proche du Cap Croisette) à La Ciotat : côte rocheuse (type 2.1.1.2), puis une enclave pour le village de Cassis (type 2.1.9.1) et une côte de hautes falaises (2.1.1.3) culminant à 399 mètres. 4) La Ciotat est une ville côtière (2.1.9.2), puis la baie de la Ciotat reste en 2.1.1.2 (côte rocheuse), et le village de SaintCyrsurmer donne un fragment de 2.1.9.1. 5) De Bandol à la Seynesurmer, la côte appartient au type 2.1.1.2 (côte rocheuse), à l’exception de la petite baie qui entoure le village résidentiel de Sanary (2.1.9.1). 6) La Seynesurmer, Toulon et Le Pradet forment un ensemble urbain (2.1.9.2.), puis un peu de côte rocheuse (2.1.1.2) alterne avec le village de Carqueyranne (2.1.9.1). 7) Le tombolo double de l’isthme de Giens appartient au type 2.1.1.6 (marais salants). Les rochers du sud de la presqu’île et l’île de Porquerolles constituent un paysage d’îles (2.1.1.4). 8) Les alluvions du Gapeau, en aval de la ville d’Hyères, donnent enfin un peu de côte sableuse (2.1.1.1), suivie par les salins d’Hyères (2.1.1.6.). 9) La côte redevient rocheuse (2.1.1.2) jusqu’au Cap Nègre, au pied des Maures, avec l’enclave du village résidentiel du Lavandou (2.1.9.1). 3. Préparation de la trame verte La carte des types de paysages est le fondement de la « trame verte » destinée à maintenir ou à rétablir les connexions entre les habitats des espèces menacées. Il faut la combiner, pour chacune des espèces importantes, avec lestraits bionomiquesde l’espèce, c’est à dire avec son comportement en ce qui concerne sa survie et sa diffusion spatiale. Le plan du travail à réaliser est 4
alors simple : 3.1 Recenser les espèces les plus importantes Les principales espèces animales terrestres à prendre en compte sur la frange côtière de la Provence sont la Tortue d’Hermann (Testudo hermanni), plusieurs espèces de Reptiles (en particulier des Lézards et peutêtre la Couleuvre de Montpellier) et les Poissons des fleuves côtiers. Les bureaux d’études considèrent généralement que les Oiseaux ne doivent pas être pris en compte pour la trame verte et bleue, mais il serait utile de préciser l’importance, pour les Oiseaux, des paysages des Salins d’Hyères et de la presqueîle de Giens. Nous porterons aussi notre attention sur les plantes, bien qu’elles aient été généralement négligées dans les régions qui ont commencé à préparer la trame verte et bleue. Dans la région examinée dans le paragraphe précédent, plusieurs plantes rares risquent de disparaître. Celles qui ont été retenues par les botanistes sontAcis nicaensis, Allium acutiflorum, Campanula macrorhiza, Carduus litigiosus, Limonium cordatum, Asplenium petrarchae, Brassica montana, Ceratonia siliqua, Chamaerops humilis, Coronilla valentina subsp. valentina, Euphorbia dendroides, Lavatera maritima, Phalaris aquatica, etc.. 3.2 Caractériser le type bionomique de chacune des espèces importantes Nousnouslimiteronsàseptcastrèsdifférentsquimontrentquelatrameverteetbleuedoitêtretrèspolyvalente. 3.2.1 La Tortue d’Hermann Elle vit essentiellement dans des types de paysages comprenant des broussailles, des forêts claires et quelques pelouses. C’est dans ces paysages (par exemple ceux de la famille 2.2.4) qu’elle a le plus de chances de subsister, mais elle n’est guère capable d’essaimer ailleurs. Il sera cependant utile de préciser la surface de l’espace vital nécessaire pour qu’une population locale de Tortue d’Hermann puisse s’alimenter, se mettre en repos et se reproduire, comme elle le fait dans le type de paysages (voir la note de la page 2) de la plaine du Var, où elle trouve suffisamment de tranquillité pour vivre. C’est l’un des cas où il est utile de distinguer, pour les espèces animales, une « aire théorique de diffusion » qui comprend tous les types de paysage où sont présents les caractères biophysiques favorables à l’espèce et une "aire potentielle" plus réaliste qui comprend seulement les territoires où l’espèce peut effectivement survivre et se reproduire. 3.2.2 Les Poissons des fleuves côtiers Les mesures à prendre pour rétablir les corridors favorables à ces espèces sont incluses dans les préconisations des Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de la région et elles comprennent aussi bien l’arasement ou l’aménagement des barrages que la mise aux normes des stations d’épuration. Les rivières où ces mesures seront nécessaires appartiennent aux types de paysage où les corridors de cours d’eau sont bien représentés. 3.2.3 Le Castor  Le Castor d’Europe vit très bien dans les petites rivières des Cévennes du Gard et il devrait pouvoir prospérer en Provence dans la famille de paysages 2.3.2, où son pouvoir de régulation de la biomasse des ripisylves serait précieux. 5
3.2.4 Le Palmier nainChamaerops humilis C’est le seul Palmier (Arécacée) de la flore de France. Cette nanophanérophyte dispose d’un stipe qui atteint 2 m de haut en Afrique du Nord. Il y résiste bien aux actions humaines de l’agriculture extensive, puisqu’il subsiste même dans des terres labourées à l’araire. Il vit vraisemblablement plus de 50 ans et serait donc un tacticien K. Il craint peu la concurrence et reste présent dans des forêts de fin de séquence de végétation. Ses fleurs jaunâtres ne semblent pas nombreuses et il faudra voir si les individus présents en France sont capables de produire des fruits viables et s’ils sont réellement indigènes. Pour la trame verte de la région considérée, les populations indigènes de Palmier nain sont présentes essentiellement dans le type de paysage 2.1.1.2 (rochers côtiers) où elles ne risquent guère de disparaître à moins d’être arrachées brutalement. Il est peu vraisemblable que ces populations naturelles se développent à court terme dans les garrigues côtières. Le Palmier nain a été en outre planté dans quelques jardins de la famille de paysages 2.1.9 (villages et villes) où il sera intéressant de regarder s’il y fructifie et s’il y donne des graines viables. 3.2.5 Le CaroubierCeratonia siliqua C’est une des seules Légumineuses qui devienne en France un arbre de grande taille. Son feuillage est persistant, ses fleurs vertesrougeâtres sont presque dénuées de corolle, entomogames ou anémogames, son fruit est une gousse longue de 1520 cm, dont les graines sont comestibles et anti diarrhéiques. La gousse est à peine déhiscente. La dispersion est donc principalement barochore et peutêtre subrepticement zoochore quand il constitue des bosquets. Pour la trame verte sur le littoral : cette thermophyte n’est pas menacée de disparition, et elle pourrait même être largement diffusée sur la côte dans des jardins de la famille de paysages 2.1.9 (villages et villes), en prenant soin de choisir les graines sur des individus sauvages locaux dont le patrimoine génétique aurait des chances d’être un peu différent de celui des individus issus de graines prélevées en Afrique du Nord. 3.2.6 L’Euphorbe cactoïdeEuphorbia dendroides Cette nanophanérophyte basse, crassulescente, cespiteuse, méditerranéenne, fleurit en maijuin, et elle est vraisemblablement entomogame et barochore. Elle subsiste seulement dans des habitats relictes et ne dispose guère d’atouts pour se disperser, sauf lorsqu’elle vit sur les rochers côtiers si sa graine est hydrochore. Pour la trame verte sur le littoral : elle est présente presque uniquement dans le type de paysage de côte rocheuse (2.1.1.2) et doit y être protégée très strictement dans les rares localités où elle vit encore. 3.2.7 Le Chardon litigieuxCarduus litigiosus Les espèces annuelles ou bisannuelles anémochores qui vivent dans les terrains vagues sont rarement menacées, puisqu’elles pratiquent habituellement une tactique "r" qui leur permet de se multiplier rapidement dès qu’elles ont trouvé un espace vide.Carduus litigiosusexception à fait cette règle. La raison de cette rareté à l’échelle biogéographique est sans doute que c’est une "néo endémique" qui s’est différenciée récemment, à l’échelle des temps géologiques. Un comptage chromosomique serait utile pour en avoir le cœur net et pour savoir si elle souffre de handicaps dans son cycle biologique qui l’empêcheraient de se répandre au delà des frontières de son aire 6
actuelle Pour la trame verte sur le littoral : c’est l’une des espèces qui pourrait avoir besoin de « stations relais » qui pourraient constituer un corridor en chapelet. En effet, c’est l’un des cas où il faut tenir compte de la taille du paysage et de son environnement géographique. De plus, il serait nécessaire de voir siCarduus acicularisBertoloni, qui a été vu à Grasse, est présent dans les paysages côtiers de la dition. 3.3 La lutte contre les espèces invasives Les espèces invasives utilisent évidemment les corridors pour se répandre dans le territoire. Là encore la carte des paysages sera indispensable pour préparer la lutte contre ces espèces néfastes pour la biodiversité. 4. Eléments de conclusion pour la trame verte Chacune des espèces considérées se positionne de manière originale dans la dialectique qui relie le paysage aux traits bionomiques des espèces. La carte des paysages du littoral offre des « potentialités », pour ces espèces, qui suggèrent le programme de travail suivant pour la mise en place de la trame verte : – repérer, sur la carte des paysages, les habitats actuellement occupés par les espèces les plus importantes ; – voir si la Tortue d’Hermann pourrait être réintroduite dans les paysages qui lui conviennent après avoir rassemblé la documentation disponible pour préciser ses caractères bionomiques dont dépendent ses possibilités de diffusion et ses capacités de résistance aux agressions ; – pour les deux plantes peu capables de diffusion spontanée (Chamaerops humilisetEuphorbia dendroides) veiller au maintien des habitats où elles sont présentes et, éventuellementprélever des boutures pour les installer dans un jardin botanique ou dans des espaces verts de la famille de paysages 2.1.9 ; – pourCarduus litigiosus,examiner les possibilités de sa diffusion dans les terrains vagues, et dans les friches des paysages de la famille 2.1.1, qu’il est facile de cartographier à grande échelle à partir de photographies aériennes ; le Caroubier,Ceratonia siliqua,côte ;mérite d’être planté dans tous les paysages de la – réduire les obstacles à la circulation des Poissons dans les rivières côtières ; – examiner les possibilités d’expansion du Castor. Les exemples qui viennent d’être donnés ne suffisent évidemment pas pour préparer la trame verte du littoral méditerranéen de la Provence. Ils ont seulement pour but de montrer comment il serait raisonnable de procéder, en combinant intelligemment le système d’information géographique des paysages et la base de données bionomiques. Bibliographie Adam P., Debiais. N., Malavoi Jr. (2007).Manuel de restauration hydromorphologique des cours d’eau,  Agence de l’eau Seine Normandie.http://www.biotec.ch/pdf/2132007GuideSNManuel.pdfBiotope, 2007  Méthodologie pour la prise en compte des milieux naturels dans la définition des  enjeux du territoire, DIREN MidiPyrénées, 40 p. Ecomed, 2006  Études des continuités écologiques terrestres non aquatiques sur l’aire du SCOT
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 Provence Méditerranée, AUDAT Toulon, 29 p., + 26 cartes (environ 1/100.000) Flament Cloe, 2009  Contribution à l’étude des lisières forestières en Lorraine, Mémoire ENGREF Nancy, 49 p. Godron M. 2010 –Ecologie et évolution du monde vivant(sous presse) Ed. L’Harmattan, Paris Luginbühl Y., 1994 Méthodes pour les atlas de paysages Pavard Ingrid, 2006  Contribution à la constitution du réseau écologique national, Bilan de l’historique et des expériences du réseau écologique en Europe, France Nature Environnement, 239 p. Wolff Anne, 2008 – Contribution à l’étude de la biodiversité dans les forêts de Provence, Mémoire ENGREF Nancy * * *
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