Guide pratique sur les

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Guide pratique sur les

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Dans quelques milliers d’années, ou quelques dizaines d’années selon les activités
humaines, nos lacs atteindront leur dernier stade de vie.
Ils se transformeront
d’abord en marécage pour ensuite faire place à la terre ferme, sans laisser de
traces !
Nous ne pouvons contrer ce vieillissement naturel, mais nous pouvons au
moins ralentir le vieillissement prématuré en diminuant l’impact des
activités humaines sur nos plans d’eau.
Pour ce faire, cela débute avec la renaturalisation des rives et le contrôle des
installations septiques.
Référez-vous aux guides suivants pour plus
d’informations :
-
Guide pratique sur les installations septiques;
-
Guide pratique sur la renaturalisation des rives
Références :
-
Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs
(MDDEP),
www.mddep.gouv.qc.ca
-
Environnement Canada,
www.ec.gc.ca
-
Abrinord, Agence de bassin versant de la rivière du Nord,
www.abrinord.qc.ca
-
CRE Laurentides
Conseil régional de l’environnement des Laurentides,
www.crelaurentides.org
-
AGIR pour la Diable,
www.agirpourladiable.org
-
RAPPEL
Regroupement des Associations Pour la Protection de
l’Environnement des Lacs et cours d’eau de l’Estrie et du haut bassin de la
Saint-François,
www.rappel.qc.ca
-
ZIP
Zone
d’intervention
prioritaire
Alma-Jonquière,
www.banderiveraine.com
-
Algues bleues – Des solutions pratiques, livre, Bouquins verts
-
Tony Le Sauteur,
www.tonylesauteur.com
Ce guide est un outil de vulgarisation du règlement et n’a aucune valeur légale,
c’est le règlement qui prime.
Aussi, les dispositions s’appliquant aux cours d’eau
et lacs en milieu agricole diffèrent de ce qui est présenté dans le présent
document.
Page 16
Mai 2009
Municipalité de Saint-Damien
Guide pratique
sur les
Municipalité de Saint-Damien
Téléphone :
(450) 835-3419
Numéro sans frais :
1-888-835-3419
Télécopieur :
(450) 835-5538
Courriel :
stdamien@intermonde.net
Site Internet
:
www.st-damien.com
Quelques définitions
-
Cours d’eau
Toute masse d’eau qui s’écoule dans un lit avec un débit régulier ou
intermittent
, d’origine naturelle ou créée ou modifiée par une intervention
humaine
à l’exception du fossé de voie publique ou privée, du fossé mitoyen et
du fossé de drainage.
Un cours d’eau qui longe une voie publique ou privée
continu d’être un cours d’eau.
La portion d’un cours d’eau qui est utilisée
comme un fossé demeure également un cours d’eau.
-
Lac
Étendue d’eau naturelle ou artificielle, occupant une dépression à l’intérieur des
terres, et possédant un affluent ou un émissaire, qu’il soit naturel ou non.
-
Ligne des hautes eaux (LHE)
La ligne des hautes eaux est la ligne qui sert à délimiter le littoral et la rive.
Cette ligne se situe :
a)
à l’endroit où l’on passe d’une prédominance de plantes aquatiques à une
prédominance de plantes terrestres ou s’il n’y a pas de plantes aquatiques, à
l’endroit où les plantes terrestres s’arrêtent en direction du plan d’eau.
Les plantes considérées comme aquatiques sont toutes les plantes
hydrophytes incluant les plantes submergées, les plantes émergentes et les
plantes herbacées et ligneuses herbacées caractéristiques des marais et
marécages ouverts sur des plans d’eau.
b)
dans le cas où il y a un ouvrage de retenue des eaux, à la cote maximale
d’exploitation de l’ouvrage hydraulique pour la partie du plan d’eau situé en
amont.
c)
dans le cas où il y a un mur de soutènement légalement érigé, à compter du
haut de l’ouvrage.
À défaut de pouvoir déterminer la ligne des hautes eaux à partir des critères
précédents, celle-ci peut être localisée comme suit :
d)
si l’information est disponible, à la limite des inondations de récurrence de
2 ans, laquelle est considérée équivalente à la ligne établie selon les critères
botaniques définis précédemment au point a).
-
Littoral
Partie des lacs et cours d’eau qui s’étend à partir de la ligne des hautes eaux vers
le centre du plan d’eau.
-
Renaturalisation
Technique de revégétation des rives dégradées utilisée pour corriger des
problèmes liés à la dégradation des rives, en implantant des espèces herbacées,
arbustives et arborescentes.
Page 2
Eutrophisation
On remonte l’origine de nos lacs à la toute fin de la dernière époque glacière.
Ils
auraient plus de dix mille ans.
Nos lacs sont des milieux vivants qui naissent,
vieillissent et meurent, tout comme nous.
De façon naturelle, un lac va être
comblé graduellement par les apports de sédiments provenant des tributaires et par
le dépôt de matières organiques.
Ce phénomène se nomme l’eutrophisation.
Généralement, c’est un processus naturel qui s’échelonne sur des milliers jusqu’à
des centaines de milliers d’années.
Malheureusement, nos lacs vieillissent
prématurément.
Les activités humaines en sont responsables, car elles
augmentent significativement les apports de sédiments et de nutriments.
Le processus de l’eutrophisation
Lac oligotrophe
-
Lac profond composé de roches, sable,
gravier
-
Eau claire, fraîche et bien oxygénée
-
Eau pauvre en éléments nutritifs, donc peu de
végétaux aquatiques
Lac mésotrophe
-
Lac en transformation
-
Début d’accumulation de sédiments dans le
fond
-
Augmentation des végétaux aquatiques
Lac eutrophe
-
Vieux lac ou vieilli prématurément
-
Lac peu profond et vaseux composé des
sédiments riches en matières organiques
-
Eau trouble, chaude et peu oxygénée
-
Eau riche en élément nutritifs, donc beaucoup
de végétaux aquatiques
Processus naturel
:
dizaine de milliers d’années
Processus
accéléré
par
les
activités
humaines :
Dizaine d’années
Lac hypereutrophe
-
Lac mort (tourbière)
-
Comblé de sédiments et de matières
organiques
-
Sol détrempé
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Artificialisation des rives
Les murs de pierre ou de béton installés sur la rive pour agrandir le terrain au bord
du lac ou pour « protéger » la berge contribuent à réchauffer l’eau du lac.
Ainsi,
la chaleur emmagasinée par le mur durant le jour est redistribuée, surtout la nuit,
au lac.
Ce processus est grandement néfaste.
Plage
Tout le monde, ou presque, rêve d’une belle plage sablonneuse sur le bord de son
lac.
Toutefois, cette pratique est interdite, car elle cause d’importants problèmes
au lac.
C’est exactement comme si on achetait une grande quantité de sédiments
et qu’on les jetait directement dans le lac !
Beaucoup de riverains tentent d’en créer une à grand renfort de « voyages » de
sable déversés annuellement.
Ils font le plus souvent face à un échec, le sable
étant lavé, il aboutit dans le lac.
Toute importation de sable ou terre dans la rive ou la bande riveraine et dans le
littoral est interdit.
Aussi toute excavation dans la rive ou la bande riveraine et
le littoral est interdit.
Désherbants chimiques ou algicides
Qu’en est-il ?
Les désherbants sont des substances toxiques.
En les utilisant, on crée un nouveau
et très sérieux problème de qualité des eaux.
Les désherbants chimiques sont
d’ailleurs interdits au Québec.
L’utilisation d’algicides n’est pas recommandée, car ceux-ci peuvent être nocifs.
En fait, les algicides sont des pesticides néfastes pour la vie aquatique.
De plus,
ils créent une libération massive des toxines présentes dans les cyanobactéries.
Engrais
Plus de la moitié des phosphates épandus sur la pelouse située près d’un plan
d’eau aboutit dans le plan d’eau, soit par l’entremise du ruissellement de surface
ou de la nappe phréatique.
Un kilogramme d’engrais phosphorés déversé dans un plan d’eau
fournit assez d’éléments nutritifs pour produire 500 kilogrammes
d’algues et de plantes aquatiques.
Page 14
Rive (bande riveraine) ou zone tampon
Où est-elle et combien mesure-t-elle ?
La rive est une bande de terre qui borde les lacs et cours d’eau alors que la zone
tampon est une bande de terre qui borde les milieux humides.
Cette bande de
terre s’étend vers l’intérieur des terres, à partir de la ligne des hautes eaux.
La
largeur de la rive ou de la zone tampon se mesure horizontalement.
a)
La rive ou la zone tampon a un minimum de 10 mètres :
Dans le cas où la pente est inférieure à 30 % ou lorsque la pente est supérieure
à 30 % et présente un talus de moins de cinq (5) mètres de hauteur.
b)
La rive ou la zone tampon a un minimum de 15 mètres :
Dans le cas où la pente est continue et supérieure à 30 % ou lorsque la pente
est supérieure à 30 % et présente un talus de plus de cinq (5) mètres de
hauteur.
Page 3
Pente supérieure à 30 %
LHE
Quel est son rôle ?
Les 4 « F »
F
reine les sédiments en ralentissant l’eau de ruissellement et en prévenant
l’érosion.
F
iltre les polluants prévenant ainsi la prolifération des algues et des plantes
aquatiques en absorbant les apports de nutriments (phosphore, azote).
Ra
F
raîchit le bord de l’eau en fournissant de l’ombrage.
F
avorise la faune et la flore puisque le littoral, la « pouponnière » du lac est
avantagé par une température adéquate et un milieu propice à la
reproduction, exempt de sédiments.
Bienfaits d’une rive naturelle
Méfaits d’une rive aménagée
artificiellement
Stabilisation de la rive par de
nombreuses racines
Érosion
Filtration des polluants par les
racines
Aucune filtration des polluants
Création
d’ombre
pour
l’eau
alimentant le lac et pour la zone
littorale
Réchauffement de l’eau par les pierres,
diminution de l’oxygène et disparition
des poissons d’intérêt sportif
Prévention de l’envasement
Envasement (sédimentation)
Réduction des algues et des plantes
aquatiques
Prolifération des algues et des plantes
aquatiques
Conservation d’une eau claire et
fraîche,
propice
aux
poissons
d’intérêt sportif
Diminution de la transparence de l’eau
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Phosphore
D’où vient le phosphore en milieu riverain ?
-
Déboisement des rives et les coupes forestières abusives
le déboisement des
rives remet en circulation le phosphore contenu dans la végétation et ne
protège plus les rives contre l’érosion ;
-
Érosion amplifiée par la mise à nu des sols ;
-
Les engrais ou fertilisants ainsi que les détergents, lessives et savons;
-
Les installations septiques inadéquates, désuètes, colmatées ou non
conformes.
Cependant, même une installation septique conforme libère
normalement une certaine quantité de phosphore.
Érosion
Qu’est-ce que c’est ?
L’érosion est un mécanisme où les particules du sol sont détachées et déplacées de
leur point d’origine.
Au Québec, le principal élément déclencheur de l’érosion est
l’eau.
Privés de leur couche protectrice naturelle qu’est la végétation, les sols
deviennent vulnérables à l’érosion.
Les sédiments : résultat de l’érosion
Les sédiments sont un mélange de particules de sol de différentes grosseurs.
Quand ils sont transportés par l’eau, les sédiments sont déplacés plus ou moins
loin selon leur taille.
Ruissellement
Plus on rend un sol imperméable, moins l’eau peut y pénétrer et plus elle est
forcée de circuler en surface.
Les pelouses accentuent le problème en laissant les
eaux de pluie ruisseler plus directement vers les lacs que si une végétation
naturelle était en place.
De la même façon, les toits de maison, les allées de
véhicules (entrées de garage), les terrasses et autres procurent des surfaces
imperméables qui favorisent l’écoulement de l’eau de pluie vers le lac, empêchant
la filtration naturelle.
L’eau ruisselle et entraîne les poussières qui s’y sont accumulées, se réchauffe et
s’écoule vers le cours d’eau ou le lac.
« L’eau chaude » favorise le
développement des algues et des bactéries et accélère l’évaporation dans l’air de
l’oxygène présent dans l’eau.
Ce dernier phénomène active la libération du
phosphore fixé aux sédiments dans le fond du lac, rendant celui-ci disponible pour
les algues bleues.
Dans la nature, le ruissellement n’est pas dommageable puisque la goutte de pluie
qui tombe au sol dans une forêt est soit captée par les feuilles des arbres, soit
absorbée par le sol ou, en cas de pluie abondante, elle ruisselle à la surface.
Celui-ci est recouvert de plantes, de feuilles mortes, de mousses qui ralentissent la
course de l’eau.
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Quels sont les impacts sur la santé d’une apparition de fleur d’eau de
cyanobactéries ?
Outre leur aspect rébarbatif, les fleurs d’eau ont une caractéristique fort
préoccupante du point de vue de la santé publique : elles peuvent produire des
toxines, appelées cyanotoxines.
Si les cyanobactéries ou les cyanotoxines sont
trop abondantes, elles peuvent nuire à la santé des usagers.
Les symptômes possibles sont :
Par ingestion :
-
Maux de ventre
-
Diarrhée
-
Vomissements
-
Maux de tête
-
Fièvre
Le contact peut causer des réactions
allergiques :
-
Irritation de la peau
-
Irritation des yeux
-
Mal de gorge
Pourquoi les fleurs d’eau de cyanobactéries dans les lacs ne sont-elles pas
toujours visibles de la surface ?
Certaines espèces de cyanobactéries ont la capacité de se déplacer verticalement
dans la colonne d’eau (masse d’eau qui se trouve entre la surface et le fond dans
un milieu aquatique).
Elle permet aux cyanobactéries de se placer à la profondeur
où des conditions telles que la quantité de phosphore ou l’intensité de la lumière
sont optimales.
Plus les eaux du milieu aquatique sont claires, plus les
cyanobactéries sont susceptibles de migrer sur une plus grande épaisseur de la
colonne d’eau à partir de la surface.
En fait, le matin, les eaux sont généralement très calmes ce qui favorise les
cyanobactéries en surface.
Lorsque les vents se lèvent suffisamment, ceux-ci
brassent les eaux et dispersent verticalement les cyanobactéries dans la colonne
d’eau.
C’est ce déplacement vertical qui peut se produire lorsqu’une fleur d’eau
tend à disparaître par exemple en après-midi et à réapparaître souvent le matin
suivant.
Bref, si vous ne voyez plus une fleur d’eau de la surface, cela ne signifie
pas automatiquement qu’elle est absente du milieu.
À quelle période de l’année est-il possible d’apercevoir des cyanobactéries ?
Les fleurs d’eau débutent surtout en juillet, en août et en septembre.
Certaines
commencent à être observées tôt en saison soit à partir de mai ou bien tard comme
en octobre et même en novembre.
Certaines cyanobactéries sont mêmes présentes
sous les glaces.
Il est possible qu’un lac affecté une année ne le soit pas l’année d’après.
Il y a
toujours des algues dans l’eau, mais elles ne forment des
blooms
que lors des étés
où les éléments nutritifs, dont le phosphore sont trop abondants et que les eaux
sont suffisamment chaudes.
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Quels sont les impacts d’une rive naturelle ?
a)
Fonction écologique
Constitue un habitat
pour la faune et la flore, un rempart contre l’érosion des
sols et des rives et agit comme brise-vent.
b)
Habitat pour la faune et la flore
Au Québec, on associe au milieu riverain environ 271 espèces de vertébrés,
dont 30 espèces de mammifères, plus de la moitié des oiseaux et les trois
quarts des amphibiens et des reptiles.
Et plus de la moitié des 375 plantes
menacées ou vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées sont associées
aux milieux humides ou riverains.
La végétation riveraine sert aussi d’habitat de reproduction à certaines
espèces de poissons, en plus de fournir à la faune aquatique de la nourriture et
des zones d’abri contre les prédateurs.
c)
Rempart contre l’érosion des sols et des rives
En formant un coussin végétal, elle protège aussi la rive en amortissant
l’impact mécanique des pluies, en freinant l’eau de ruissellement.
d)
Fonction paysagère
Tout en conservant le caractère naturel des lacs et des cours d’eau, la présence
d’une rive ou bande riveraine introduit une diversité d’essences végétales, de
formes et de couleurs dans les paysages, permettant de rompre la monotonie
apportée par les cultures intensives et la modification des berges en milieu
urbain.
La végétation riveraine est en outre garante de la beauté naturelle des
paysages et contribue à augmenter la valeur des propriétés.
e)
Régulateur du cycle hydrologique
Les rives ou bandes riveraines agissent aussi comme des régulateurs de
débits.
Ce faisant, elles réduisent les risques d’inondations et de sécheresse.
Durant les inondations, les surfaces naturelles qui longent les cours d’eau
agissent comme une éponge en absorbant les surplus d’eau de la rivière et des
précipitations.
Les plantes indigènes que l’on trouve dans ces endroits
naturels aident à ralentir la vitesse de l’eau
, conservent une partie de cette eau
pour des usages futurs et libèrent lentement l’eau durant une certaine période
de temps.
L’enlèvement du couvert végétal dans un bassin versant, y compris sur les
rives des lacs et des cours d’eau,
augmente la fréquence et l’ampleur des
inondations : crues plus importantes et plus soudaines
.
Des inondations
peuvent même survenir à des endroits où il n’y en avait pas auparavant.
Pour avoir une rive (bande riveraine) efficace, les
trois strates de végétation
doivent être présentes : herbes, arbustes et arbres.
Page 5
Plantes aquatiques
Qu’est qu’une plante aquatique ?
Les plantes aquatiques sont des plantes visibles à l’oeil nu
ayant la capacité de
vivre dans l’eau ou aux abords des plans d’eau.
Elles possèdent des feuilles, une
tige, des racines et de véritables vaisseaux.
Les plantes aquatiques sont
généralement enracinées dans les sédiments de la zone littorale des plans d’eau.
-
Émergentes
sont enracinées aux sédiments et certaines de leurs parties,
telles les feuilles et les fleurs, poussent à l’extérieur de l’eau.
On les retrouve
dans les endroits peu profonds près de la rive.
-
Feuilles flottantes
ont des racines ancrées aux sédiments, mais leurs feuilles
et leurs fleurs flottent à la surface de l’eau.
-
Submergées
sont enracinées aux sédiments et croissent entièrement sous la
surface de l’eau.
Cette catégorie de plantes regroupe toutes les espèces dont
les feuilles se développent sous l’eau.
-
Flottantes
ont des feuilles qui flottent à la surface de l’eau mais,
contrairement aux autres plantes aquatiques, elles circulent librement dans
l’eau, car leurs racines ne sont pas ancrées aux sédiments.
On les retrouve
généralement dans les endroits où il y a peu de courant et où les concentrations
en nutriments sont élevées.
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Les cyanobactéries
D’où viennent les cyanobactéries ?
Les cyanobactéries sont parmi les premiers organismes à avoir vu le jour sur
Terre, il y a de cela plus de 3 milliards d’années.
Puisqu’elles produisent de
l’oxygène à partir de la photosynthèse, leur croissance aurait causé l’apparition de
l’oxygène atmosphérique et permis le développement d’autres formes de vie plus
évoluées sur Terre.
Qu’est-ce qu’une cyanobactérie ?
Les cyanobactéries sont des micro-organismes.
Elles sont classées dans le même
groupe que les bactéries.
Elles possèdent d’importantes caractéristiques
communes avec les algues. Les cyanobactéries sont appelées également « algues
bleu-vert ».
L’appellation bleu-vert est attribuable à leur coloration.
Qu’est qu’une fleur d’eau de cyanobactérie ?
Dans des conditions favorables, par exemple en présence d’une grande quantité de
phosphore, les cyanobactéries peuvent se reproduire rapidement et en abondance.
Les cyanobactéries forment alors une fleur d’eau aussi appelée dans certains pays
francophones « floraison » ou « efflorescence ».
Le mot anglais pour désigner
une fleur d’eau est
bloom
.
Ne ressemblant en rien à une fleur, elles ont plutôt
l’aspect d’un déversement de peinture, d’un potage au brocoli ou un « nuage »
d’un mélange de fines particules ou de filaments très courts.
Visibles à l’oeil nu,
elles sont souvent de couleur verte ou bleu-vert, mais tirent parfois sur le rouge.
De façon naturelle, qu’elles soient toxiques ou non, les cyanobactéries se
retrouvent dans tous les plans d’eau québécois.
Là où il y a de l’eau, il peut y
avoir des cyanobactéries.
Quels sont les facteurs favorisant la prolifération (multiplication rapide) des
cyanobactéries ?
-
Les éléments nutritifs
principalement le phosphore et l’azote
-
La température de l’eau
-
L’ensoleillement
-
Les précipitations
en lessivant les sols d’éléments nutritifs et de fertilisants
-
L’agitation du milieu
plusieurs espèces se développent lorsque les eaux sont
calmes
Page 11
Flottantes
Racines non ancrées
aux sédiments
Algues
Qu’est qu’une algue ?
Les algues sont des végétaux aquatiques primitifs qui vivent naturellement dans
nos plans d’eau.
Ces organismes sont, contrairement aux plantes aquatiques,
dépourvus de véritables feuilles, tiges et racines.
La majorité des algues n’a pas
de corps et glisse entre les doigts lorsqu’on tente de les prendre.
Les algues se
divisent en deux groupes : le phytoplancton et le périphyton.
-
Phytoplancton
: Algues en suspension dans l’eau, qui flottent et dérivent
librement, servant de nourriture pour la faune aquatique (constituent le
premier maillon du réseau alimentaire)
-
Périphyton
: Algues qui se fixent à un substrat solides (roches, plantes,
embarcations, quais, etc.) et qui servent de nourriture pour les organismes
vivant au fond du plan d’eau (benthos).
Quel est le rôle des algues ?
Les algues remplissent plusieurs rôles essentiels au sein de l’écosystème
aquatique.
Elles ne sont donc pas néfastes en soi :
-
Absorbent les nutriments de l’eau (phosphore, etc.)
-
Servent de nourriture pour de nombreux animaux.
Qu’en est-il de leur présence ?
Les algues sont généralement microscopiques (invisibles à l’oeil nu).
Or, si elles
sont trop nourries, elles se multiplient et s’agglomèrent au point de former des
masses macroscopiques (grandes dimensions, visibles à l’oeil nu).
Lorsque l’eau est anormalement riche en éléments nutritifs, les algues se
multiplient excessivement, ce qui perturbe l’équilibre de l’écosystème.
Cela
modifie les propriétés de l’eau, soit la transparence, la couleur et la température.
Dans ce cas, les algues créent des amas gluants que l’on appelle bloom d’algues,
fleur d’eau ou bien efflorescence.
C’est alors que les algues sont néfastes : elles
peuvent envahir et étouffer un plan d’eau.
Principales algues retrouvées dans les écosystèmes d’eau douce
-
Algues vertes
voir ces algues à l’oeil nu signifie qu’il y a un apport en
nutriments (phosphore et azote) les faisant proliférer.
-
Algues diatomées
Coloration brunâtre qui constituent la majeure partie du
phytoplancton
-
Cyanobactéries (algues bleues ou bleu-vert)
Leur apparition indique des
apports importants de phosphore (eaux usées, engrais chimiques, etc.)
Page 10
Quel est le rôle des plantes aquatiques ?
a)
Filtrent l’eau
en captant les nutriments présents dans l’eau et dans les
sédiments
Les plantes aquatiques ont un rôle important à jouer dans la
filtration de l’eau, dans l’absorption des substances polluantes et des
nutriments en excès (phosphore).
b)
Stabilisent les rives et les protègent contre l’érosion
Les plantes
aquatiques freinent l’action des vagues contribuant ainsi à protéger les rives
contre l’érosion.
De plus, les plantes aquatiques enracinées permettent de
stabiliser les sédiments en place.
c)
Fournissent abri, lieu de reproduction et nourriture pour différents
animaux
Elles fournissent une multitude d’abris et de lieux de reproduction
pour les poissons, les amphibiens et les invertébrés qui fréquentent la zone
littorale du lac.
Elles permettent également à plusieurs de ces organismes
aquatiques de s’alimenter. Ainsi, sans les plantes aquatiques, la vie animale
aurait parfois beaucoup de mal à s’implanter et
à survivre.
d)
Ombrage
Tel un parasol, le feuillage des plantes aquatiques protège l’eau
contre les rayons du soleil contribuant à maintenir une température stable et
tempérée dans la zone littorale, ce qui favorise l’épanouissement d’une faune
et d’une flore diversifiées.
Pourquoi ne faut-il pas arracher les plantes aquatiques ?
C’est
inutile
et c’est
néfaste
pour l’écosystème d’arracher les plantes aquatiques.
En fait, cette action :
-
N’empêche pas la future repousse
-
Provoque une croissance accrue des algues
Les plantes aquatiques et les
algues sont en compétition pour la lumière et pour les éléments nutritifs.
Lorsqu’on arrache les plantes aquatiques, les algues
, n’ayant plus de
compétiteurs, prolifèrent massivement.
-
Facilite la dispersion des espèces envahissantes
Certaines espèces ont la
possibilité de se reproduire par fragmentation végétative.
Or, lorsque l’on
arrache les plantes, on génère une grande quantité de petits fragments de
plantes qui pourront être emportés par les courants et former de nouveaux
individus.
-
Perturbe l’habitat aquatique.
-
Ne règle pas le problème à la source
.
Comment éviter la prolifération des plantes aquatiques dans mon plan d’eau ?
Tout comme les plantes terrestres, les plantes aquatiques requièrent un sol fertile
pour se développer.
La stratégie à adopter consiste donc à éviter de leur fournir
un tel sol.
-
Réduire les apports en sédiments fins (contrôle de l’érosion des rives et des
tributaires (tributaire
qui se jette dans un cours d’eau plus important)
-
Réduire les apports en nutriments (phosphore et azote)
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