Glossaire technologique du métier des drapiers

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mfifJ•^GLOSSAIRE TECHNOLOGIQUEDUMÉTIER DES DRAPIERSPARStanislas 60RMANSLIEGEIMPRIMERIE DE J.-G. CARMANNERue S»-A(lalbert , 8.1867MAR231970T5Un glossaire de termes techniques du des dra-métierpiers était assez difficile à faire, d'abord à cause de latransformation complète qui s'est accomplie depuis quel-dans de avecques années le mode fabrication des étoffes ;la disparition des métiers à la main, ont disparu aussibeaucoup de mots anciens qui ne plus auxs'appliquaientmachines Ti vapeur avec l'introduction se; de celles-ci,sont introduits également des termes de formation récenteet presque toujours française. De là, obscurité ou défautde précision à l'égard des premiers, pour seconds,et lesmanque presqu'absolu d'intérêt sous le rapport de lalinguistique.D'un autre côté, il ne nous était pas permis de né-gliger, à propos de l'industrie qui nous occupe, le patoisde Verviers, dont le vocabulaire s'est enrichi d'une foulede termes spéciaux que l'on ne trouverait pas ailleurs;or, ce patois a sa prononciation et son orthographe propres;leur signification parti-les mots que l'on rencontre ontyculière, quelquefois complètement différente de celle oùemploie Liège.on les àtroisième lieu, les vieux documents du métier sontEnd'expressions archaïques dont le sens est souventrempliscependant, nous n'avons pastout-à-fait inconnu et que,cmdevoir omettre.- 4La réunion des matériaux que pouvaient fournir cestrois catégories de sources, a été ...
Publié le : dimanche 5 juin 2011
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m fif J •^ GLOSSAIRE TECHNOLOGIQUE DU MÉTIER DES DRAPIERS PAR Stanislas 60RMANS LIEGE IMPRIMERIE DE J.-G. CARMANNE Rue S»-A(lalbert , 8. 1867 MAR231970 T5 Un glossaire de termes techniques du des dra-métier piers était assez difficile à faire, d'abord à cause de la transformation complète qui s'est accomplie depuis quel- dans de avecques années le mode fabrication des étoffes ; la disparition des métiers à la main, ont disparu aussi beaucoup de mots anciens qui ne plus auxs'appliquaient machines Ti vapeur avec l'introduction se; de celles-ci, sont introduits également des termes de formation récente et presque toujours française. De là, obscurité ou défaut de précision à l'égard des premiers, pour seconds,et les manque presqu'absolu d'intérêt sous le rapport de la linguistique. D'un autre côté, il ne nous était pas permis de né- gliger, à propos de l'industrie qui nous occupe, le patois de Verviers, dont le vocabulaire s'est enrichi d'une foule de termes spéciaux que l'on ne trouverait pas ailleurs ; or, ce patois a sa prononciation et son orthographe propres; leur signification parti-les mots que l'on rencontre onty culière, quelquefois complètement différente de celle où emploie Liège.on les à troisième lieu, les vieux documents du métier sontEn d'expressions archaïques dont le sens est souventremplis cependant, nous n'avons pastout-à-fait inconnu et que, cmdevoir omettre. - 4 La réunion des matériaux que pouvaient fournir ces trois catégories de sources, a été l'objet d'un premier travail; reconnaissant l'importance des éléments que pou- vaient fournir les informations orales, nous avons pu, grâce à l'obligeance de MM. Dumont et Henrotte, rece- veurs des Hospices, interroger les vieillards qui, dans leur jeunesse,avaient vu en pleine activité.dans les ruesRo- Bêche, l'ancien système des métiersture et à la main. Gui- dés dans nos recherches parle regretté capitaine F. Hock, nous avons pu nous-mêmes voir encore fonctionner un de modifié,de ces métiers, légèrement travaillant à la fabri- moutonnes. Après quoi avons miscation des nous à contri- les dictionnaires de MM. Grandgagnage etbution Lobet, empruntant à celui-ci, lorsque nous ne pouvions faire entières.mieux, des définitions rien négliger, le travail completEnfin, pour ne a été à la révision de MM. J. Tasté et Lelotte, à A^er-soumis viers, et particulièrement de M. Debougnoux, à Spa, qui peine deont bien voulu se donner la le corriger et de nouvelles.l'enrichir d'exj)ressions glossaire forme le complément obligé de notre Mé-Ce sur le bon métier des drapiers de Vancienne cité demoire dansLiège il reproduit,en effet, leur ordre alphabétique,\ rencontre dansles mots difficiles que l'on les pièces y nous sont devenusannexées etdont quelques-uns plus in- telligibles par la comparaison depuis l'impression du Mémoire. Depuis lors aussi, M. Ferd Henaux nous a signalé un métier des drapiers,acte important relatif au que nous -5 n'avoir pas connu plus tôt on nous per-regrettons de ; mettra (le le mentionner ici. Il s'agit d'un document du 1*^' avril 1350, renseigné dans le second livre des chartes l'analysede S^-Lambert, sous n" 34 et dont est ainsi conçue : " Quod drappariorum, textorummaf/ùtri et fullonum, et Il non servientcs eorum, haheant vocem in cligendos ojjiciatos Il civitalis. Les gouverneurs, jureis et wardains du mes- " Englebert,lier desdrappiers ont supplié à évesque de " Liège, de réduire d'une année àles deux fores une tant " seulement, à cause que les personnes du dit mestier es- " toient fort endomagées ce qu'il leurs a accordé. Et, " eulx varlets, servants à journéeont déclarez que nuls " ou autrement, auriont voix sur le mestier; de quoy ils " ont fait une ordonnance pénale, et requis le ditévèsque, " les maîtres, gouverneurs, conseaulz de la cité dejureis, " la confirmer ce qu'ils ont fait à la requeste de Johan; '/ dit Jakcmot, Piron de Sanson, Bertholet de Haccourt, " Gilon Bissenliaye, Piron Démission, Johan Démission, « Lambiert A^illeir, Henris de Herves,dit Rossea, Colay de " Sandrekin de Lemborgh, Johan de Lambertmont, Ja- " mar dit Jakemot, François Godar, Johan Dawans , " Renier Ruchar Henrotte dit Bertrand , Jamar dit, " Salinon Loren le Folon, Colay dit Wanerailhe , , " Hankin dit Alart , Renier dit Drenghbiere Gé-, // rard de Mumale, Johan dit le Salvaige, Gilles Ger- " son, Jehan de Freinez, Wilhekin Boreit, Hankin " Loyne, Johan Taynier, Johan Drulhart, Gérard Sta-de II fer, Salmon de Mumale , Johan Dawehoul , Johan dit —— 6 de// Ponchar fils Gonthier, Johan Ponchar etHankart, " personnes plus suffisantes du dit mestier,Missart, et lettreIl les franchises et privilèges de la cité lasauvves " S'Jakemeque on dit dele murmure. 1350 l^"" avril.de (M" cette charte se rapporteLe premier objet dont s'occupe Liège page III du Mé-à ce qui est dit des foires de à la peut voir que le fait qu'elle nous révèlemoire oii l'on pressenti. Le second point, au contraire, si lesavait été littéralement au textetermes de l'analyse sont empruntés partie les hypothèsesde l'original , vient bouleverser en résulterait, en effet, de cesque nous avions formulées. Il l'organisation du métierdonnées nouvelles qu'en 1350 , ne le suppo-des drapiers était ])lus avancée que nous sions qu'il existait déjà sous la forme de corporation(2) ; ses jurés parti-régulière, qu'il avait ses gouverneurs et tenait des as-culiers, probablement permanents qu'il ; des magistrats desemblées et participait à la nomination cette époquela cité. Nous pouvons constater de plus, qu'à avoir acquis une certainede formation, la société devait importance et être déjà nombreuse puisque 36 personnes interviennent dans l'acte comme témoins. L'exclusion des purementvalets sei'vants, de l'élément démocratique ou se rattachepopulaire, doit avoir une portée politique qui caractérisent le XIV''aux événements si remarquables qui siècle dans l'histoire liégeoise. Nous n'avons pas à en apprécier ici les causes et les résultats. (* Analyse des libri chartarum B. de Hinnisdael; mss) ecclesiœ s. Lamberii par provenant du château de Bétho, à la bibliothèque de l'Université de Liège, V. 112 du Mémoire.(ï) p.
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