Prop. 10.34 EXAMEN DES PROPOSITIONS D'AMENDEMENT DES ANNEXES I ET ...

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Prop. 10.34 EXAMEN DES PROPOSITIONS D'AMENDEMENT DES ANNEXES I ET ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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 Prop.10.34 EXAMEN DES PROPOSITIONS D'AMENDEMENT DES ANNEXES I ET II Autres propositionsA.Proposition InscrireElaphurus davidianusà l'Annexe II, au titre de l'Article 2 a) de la Convention. B.Auteur de la proposition  Chineet Argentine. C.Justificatif 1.Taxonomie 1.1ClasseMammalia1.2OrdreArtyodactyla1.3FamilleCervidae1.4Genre et espèceElaphurus davidianusMilneEdwards, 1866 1.5Synonyme scientifique Aucun 1.6Noms communsAnglais: Père David's Deer, MiDeer, Milu, Si Bu Xiang Français: cerf du père David 2.Paramètres biologiques 2.1Répartition géographique  Cette espèce est originaire des plaines du nordest et du centreest de la Chine et de Taïwan (43°à 30°de latitude Nord); une partie de sa population se trouve au Japon, en Corée du Nord et au Tadjikistan (Cao Keqing et autres auteurs, 1988). Les populations sauvages à proprement parler ont disparu de la région il y a près d'un siècle, à la fin de la dynastie Qing, mais un troupeau s'est maintenu dans le parc impérial de Beijing jusqu'à la fin du siècle dernier.  2.2Habitatdisponible  Lesdonnées concernant l'habitat naturel de l'espèce sont rares. Des spécimens de l'Holocène (environ 3000 ans avant J.C.) ont été trouvés dans le district de Taixian, province de Jiangsu, en Chine, en association avec le cerf d'eau chinois (Hydropotes inermis), le muntjac (Muntiacus sp.), le sika du Japon (Cervus nippon), le buffle d'eau (Bubalus sp.), le porc (Sus scrofula), le tapir (Tapirus indicus), le rhinocéros (Rhinocerus sp.), l'éléphant d'Asie (Elephas maximus), le macaque (Macacus sp.) et l'alligator chinois (Alligator sinnensis). Ce mélange d'espèces des marais (alligator et buffle d'eau) et d'espèces forestières (tapir et sika) donne à penser que le cerf du père David pourrait avoir vécu dans une mosaïque de forêts, de marais et probablement d'habitats de prairie (Cao et autres auteurs, 1988). Cette espèce présente certaines adaptations à la vie en marécages notamment des pieds souples et larges. Toutefois, on ne sait pas dans quelle mesure elle aurait privilégié les prairies ou les zones boisées.  2.3Etatde la population  Cetteespèce est éteinte dans la nature. Actuellement, la plupart des spécimens vivent en captivité. Selon les statistiques de Manton (1987), on compte dans le monde quelque 1750 animaux dans 50
institutions réparties entre une vingtaine de pays, entre autres: 85 animaux au RoyaumeUni, 309 aux EtatsUnis d'Amérique, 123 en Allemagne, 82 en Chine, 53 en Australie, 44 en Union soviétique, 35 en Corée du Sud, 32 aux PaysBas, 31 au Canada, 29 en NouvelleZélande, 23 en Afrique du Sud, 23 en République tchèque, 21 au Japon, 15 en Pologne, 14 en Espagne, 9 en France, 7 en Belgique, 7 en Suède, 4 en Italie, 4 en Hongrie, 3 en Birmanie, 2 dans les Emirats arabes unis et 1 au Venezuela.  Entre1985 et 1987, la Chine a procédé à une réintroduction à grande échelle de l'espèce dans son habitat d'origine. Dans le parc de cerfs du père David de Nanhaizi, à Beijing, 2 colonies distinctes (1985 et 1987) ont été réintroduites, à raison de 20 individus (5 mâles et 15 femelles) et 18 individus (18 femelles). Dans la réserve naturelle de Da Feng, 39 individus (13 mâles et 26 femelles) ont été réintroduits en 1986. En outre, certains parcs détiennent encore une quarantaine d'individus de cette espèce. Actuellement, la population totale de l'espèce en Chine dépasse 600 animaux. La réserve naturelle de Da Feng en abrite 268, le parc de Nanhaizi 152 et la ville de Shishou 110 (1996). 2.4Tendances de population  Ilsemble que le cerf du père David soit déjà passé par un "goulot d'étranglement" génétique, dans lequel l'essentiel de sa variance génétique a disparu y compris, sembletil, les gênes récessifs les plus e létaux. Cela s'est passé au début du 20siècle, lorsque la population a été réduite à un niveau extrêmement faible et que 18 animaux au plus représentaient toute la diversité génétique de la population actuelle. Il se pourrait même qu'un seul mâle ait engendré la première génération de faons nés à Woburn (Sowerby, 1949). Ainsi, tous les cerfs du père David vivant aujourd'hui sont étroitement apparentés. Scudder et Reveal (1981) ont utilisé une électrophorèse colloïde pour étudier les différences entre les protéines plasmatiques de 12 spécimens et n'en a trouvé aucune, ce qui indique une diversité génétique réduite. Ralls et autres auteurs (1979) ont été incapables de démontrer une mortalité néonatale et juvénile plus élevée dans la progéniture de cerfs apparentés, suggérant que la consanguinité ne serait plus un problème. Yu (1996a) a utilisé électrophorèse colloïde pour analyser les protéines plasmatiques de 21 individus (17 mâles et 4 femelles) sélectionnés au sein d'une population élevée en captivité dans la réserve naturelle de Da Feng, au total 45 bandes de spectre, n'a pu mettre en évidence aucun polymorphisme génétique. Ainsi, la variation génétique de l'espèce a été gravement réduite du fait de la consanguinité, du goulot d'étranglement, de la dérive génétique et de la combinaison de tous ces facteurs, ce qui explique la pureté relativement élevé de la population captive. Les cerfs du père David de Da Feng semblent, quant à eux, se reproduire avec succès. La plupart des populations de l'espèce existant à travers le monde ayant le statut de population mineure, la consanguinité est difficile à éviter; ainsi, le manque d'échanges de matériel génétique entre les différentes populations contribuerait certainement à éroder la diversité génétique de l'espèce (Collins, 1983), et constitue donc, à l'heure actuelle, une menace potentielle importante pour l'espèce. Liang et autres auteurs (1994) ont étudié le comportement reproducteur de la population à Nanhaizi, Beijing, Da Feng, et Jiangsu et ont découvert une grande différence dans les possibilités reproductrices des mâles matures. Il en ressort qu'il pourrait exister, dans le système de reproduction des l'espèce, un mécanisme destiné à empêcher la consanguinité, qui s'exprimerait communément par le comportement social ou la communication au sein de la population de l'espèce, une forme d'adaptation biologique qui a accompagné l'évolution de l'espèce pour préserver sa diversité génétique. Pour pouvoir fonctionner, ce mécanisme nécessite en outre un rapport de masculinité adéquat et un nombre suffisant d'individus au sein de la population. Il apparaît donc que l'augmentation des effectifs de l'espèce, l'extension de l'aire de réintroduction et le développement des échanges de gènes constituent l'essentiel des efforts à déployer pour assurer la protection de l'espèce, en particulier de son matériel génétique.
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 2.5Tendances géographiques Depuis sa première réintroduction en Chine, l'espèce a révélé une meilleure capacité d'adaptation et, bien qu'elle ait été réintroduite en divers endroits aux conditions naturelles ou de contrôle différentes (Liang et autres auteurs, 1993), le succès de la reproduction a permis un accroissement annuel régulier des effectifs. Aujourd'hui, il existe trois populations importantes de l'espèce en Chine: population en semiliberté de la réserve naturelle de Da Feng, occupant environ 500 ha, 268 animaux recensés population en 1996; population réintroduite de la ville de Shishou, province de Hubei, environ 1500 ha, 110 animaux en 1996; population élevée en ranch dans le parc de Nanhaizi, à Beijing, environ 50 ha, 153 animaux recensés en 1996. On notera que même si la population l'espèce continue d'augmenter, les effectifs réels au sein des différentes populations sont encore trop éloignés du niveau minimum (50 animaux ) pour empêcher une érosion de la diversité génétique à court terme. Par exemple, en 1994, le parc de Nanhaizi comptait environ 191 animaux de la population de la réserve naturelle de Da Feng, province de Jiangsu; de plus, les échanges génétiques entre différents groupes de l'espèce sont rares et l'aire de réintroduction actuelle est trop limitée, situation à laquelle il convient de remédier. 2.6Rôle de l'espèce dans son écosystème Les données sont insuffisantes pour déterminer le rôle de l'espèce dans l'écosystème d'autant plus que la population actuelle vit en captivité ou en semiliberté. 2.7Menaces Au début de la phase de réintroduction, les principales menaces qui pesaient sur l'espèce à Da Feng étaient les chiens et les maladies. Actuellement, le danger vient surtout des infections parasitaires, notammentHaemeaphysalis longiernis. 3.Utilisation et commerce  3.1Utilisationau plan national Présentation dans les parcs zoologiques, avec l'autorisation du ministère des Forêts et parfois du ministère de la Construction. En Angleterre, inconnu. En Argentine, chasse sportive. En NouvelleZélande, hybridations avec le cerf élaphe (Cervus elaphus), couronnées de succès. 3.2Commerce international licite  Ilexiste un commerce international de trophées de chasse de l'espèce dans divers pays. En Chine, quelques nouveaux parcssafari ont été créés, dans lesquels plusieurs animaux de l'espèce ont été transférés ce qui, tout en revêtant la forme d'un commerce, entraîne une décentralisation de l'espèce.  3.3Commerceillicite  Inconnu.  3.4Effetsréels ou potentiels du commerce  Actuellement,la chasse sportive constitue le principal effet du commerce. S'agissant d'une espèce de cervidés, les bois, la corne râpée, la viande, les os, la graisse, le sang et les tendons du cerf du père
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David présentent un intérêt médicinal potentiel, dont l'effet sera perceptibles dès que la population de l'espèce aura retrouvé un certain niveau.
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 3.5Elevageen captivité ou reproduction artificielle à des fins commerciales (hors du pays d'origine)  L'espècesemble avoir été élevée en captivité durant la dynastie Zhou (1100 à 156 avant J.C.). Lorsque le père Armand David fit la première description de l'espèce en 1865, ce cerf ne se trouvait que dans le parc impérial de Beijing. Un petit nombre d'individus ont été envoyés à l'étranger, principalement dans des zoos européens, avant que le troupeau ne soit détruit par des inondations et des troubles au début du siècle. Le dernier cerf est mort à Beijing dans une ménagerie autour de 1920. e  En1893 et 1895, le 11duc de Bedford a rassemblé 18 individus de l'espèce à l'Abbaye de Woburn, qui sont les ancêtres de ceux qui vivent aujourd'hui dans le monde. Le registre mondial de 1986 comportait 1406 individus, dont 600 pour l'Abbaye de Woburn. Toutefois, ce nombre est probablement inférieur à la réalité, certaines collections n'ayant pas envoyé d'information.  Untroupeau amené en Argentine de Hambourg dans les années 1970 prospérait dans le sud du pays. Ses effectifs ont été réduits par la chasse sportive mais 40 spécimens ont été réunis récemment par un propriétaire foncier de la région qui a proposé d'établir un plan de gestion axé sur ce cerf. Le potentiel d'échange de spécimens avec la réserve naturelle de Da Feng semble prometteur car en Argentine cette espèce s'est bien adaptée. 4.Conservation et gestion 4.1Statut légal 4.1.1Au plan national  EnChine,Elaphurus davidianusfait partie des espèces de la catégorie I au titre de la loi sur la protection des espèces animales (WAPL., 1989). Un permis doit être demandé au ministère des Forêts pour la chasse, l'abattage, la capture, l'élevage, la détention, et le transport de spécimens de cette espèce. En cas d'importation et d'exportation, l'espèce est soumise aux mesures les plus strictes prises par l'état.  EnArgentine, aucune disposition précise ne semble exister.  Dansles autres pays, inconnu. 4.1.2Au plan international Aucun.  4.2Gestionde l'espèce  EnChine, un projet de réintroduction a été lancé grâce à l'action conjointe conjointe du ministère des Forêts et du Fonds mondial pour la nature (WWF). Un appui scientifique a été fourni par laZoological Societyof London; 39 cerfs ont été expédiés d'Angleterre à la réserve naturelle de Da Feng en août 1986 et la majorité d'entre eux a été relâchée dans une aire de réintroduction initiale de 120 ha en mai 1987, qui occupe aujourd'hui 500 ha; 1300 supplémentaires sont prévus pour des réintroductions futures. Entre 1987 et 1995, des scientifiques de l'Académie des sciences forestières de Chinea effectué une étude et des recherches à grande échelle sur les divers aspects de l'espèce, tels que: écologie, comportement, dynamique de population, utilisation de l'habitat, habitudes alimentaires, maladies, surveillance continue et gestion de la population (Liang et autres auteurs, 1991, 1993a, 1993b, 1994; Lu et autres auteurs,1991, 1992, 1993, 1995; Yu et autres auteurs, 1996a, 1996b), dont les conclusions constituent les fondements de la protection et de la gestion de la population dans la réserve naturelle de Da Feng.  Depuisla première réintroduction de l'espèce effectuée dans le parc de Nanhaizi en 1985, les effectifs vont croissant. Pour atténuer les pressions écologiques inhérentes à l'accroissement de la population, le parc a distribué un certain nombre d'individus à Shishou, province de Hubei; le troupeau s'est parfaitement adapté et est aujourd'hui l'un des plus grands de Chine.
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 Lagestion de l'espèce pose des problèmes uniques. Il n'existe pratiquement aucune information sur son écologie, du fait qu'elle est éteinte à l'état sauvage et les descriptions des parcs zoologiques sont de peu d'utilité. Les données concernant le groupe vivant en Argentine, pratiquement à l'état sauvage, pourraient aider à comprendre l'utilisation de l'habitat et d'autres facteurs biologiques. En Argentine, des propriétaires terriens ont proposé d'établir un plan de gestion pour la population captive, visant à accroître les effectifs.  4.2.1Surveillancecontinue de la population  Leprojet de réintroduction de la Réserve naturelle de Da Feng porte à la fois sur la surveillance continue du troupeau et sur le suivi des progrès de chaque individu; tous les individus ont donc été marqués et des inspections ont lieu périodiquement pour identifier les problèmes à temps et tenir des registres précis de la reproduction et de la mortalité.  4.2.2Conservationde l'habitat  En1986, les premiers spécimens de l'espèce ont été réintroduits dans la réserve naturelle de Da Feng, la priorité étant accordée à la surveillance continue du troupeau; diverses mesures ont été prises pour conserver l'habitat, tells que système de drainage, aménagement d'étangs, plantation d'herbages, pâturages en rotation et extension de l'aire de réintroduction.  Dansle parc de Nanhaizi, afin d'atténuer les pressions causées par la forte densité des réintroductions, un certain nombre d'individus sont dispersés dans d'autres localités pour maintenir la stabilité de l'habitat. 4.2.3Mesures de gestion  En1995, l'Académie des sciences forestières de Chine a établi un plan de gestion à long terme pour la réserve naturelle de Da Feng, prévoyant les mesures suivantes: clôturer la réserve, mesures et méthodes particulières de gestion de la population de base, de la population réintroduite, de la population naturelle et de la population effective; mise en valeur de l'habitat; mise en valeur de la réserve naturelle; prévention des maladies pour le troupeau; recherche scientifique et développement touristique etc. Ce plan très complet vise à orienter le développement de la réserve naturelle et à protéger cette espèce. 4.3Mesures de contrôle 4.3.1Au plan international Inconnu. 4.3.2Au plan national  EnChine, le cerf du père David est considéré comme une espèce de la catégorie I, au titre de la loi WAPL de 1989. La capture ou l'abattage illicites de spécimens de cette espèce sont donc passibles de poursuites, conformément aux dispositions complémentaires relatives aux sanctions pénales pour la capture ou l'abattage de spécimens d'espèces sauvages menacées, placées sous la protection spéciale de l'Etat (Comité permanent du Congrès national du Peuple de la République populaire de Chine). 5.Information sur les espèces semblables  Inconnue.
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6.Autres commentaires  Cetteespèce revêt une importance particulière en Chine et fait partie du patrimoine naturel et historique. Le Gouvernement chinois s'est employé à restaurer la population sauvage, notamment en allouant près de 10 millions de yuan, en restaurant les conditions naturelles de son aire de répartition d'origine et en reconstituant les populations sauvages de l'espèce. Cette action entre dans le cadre de sept projets clés en faveur des espèces menacées entrepris par le Gouvernement chinois. 7.Remarques supplémentaires Le
cerf du père David est depuis très longtemps éteint à l'état sauvage et l'essentiel de la population existante vit en captivité ou en semiliberté. Le but principal de la conservation de l'espèce est aujourd'hui de restaurer la population sauvage en préservant la diversité génétique des populations existantes. Il apparaît que le renforcement des échanges de gènes entre différentes populations de l'espèce à travers le monde constitue le meilleur moyen de tirer pleinement profit des capacités potentielles de reproduction de l'espèce. Son inscription à l'Annexe II de la CITES devrait contribuer au succès du projet de restauration de l'espèce et nous permettre d'obtenir des informations précises sur tout échange ou commerce de spécimens de l'espèce et nous permettre d'appuyer l'action en faveur de la sauvegarde de l'espèce par des rapports et des données scientifiques.
8.Références
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