Uniscope 513 - Horaires différés pour la rentrée

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Uniscope 513 - Horaires différés pour la rentrée

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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n ° 5 1 3 - 2 0 o c t o b r e - 1 5 n o v e m b r e 2 0 0 5 l e u m e n s u e l n d e l ’ scope u n i v e r s i t é d e l a u s a n n e
> Horaires différés pour la rentrée En vue de désengorger les rames du Tsol bondée chaque matin, tous les étudiants de l’UNIL ne commenceront plus les cours à la même heure. Attention, certains devront avancer leur réveil!  Les détails des changements en pages 4 à 6.
Nous voterons le 27 novembre sur > Un jeune criminologue > les animaleries de l’UNIL. Deux visions met en question le sen-de l’avenir de l’UNIL s’affrontent. timent d’insécurité dans   pages 2-3 les sociétés contempo-raines. > Une femme est à la tête du page 17 Centre intégratif de génomique inauguré le 27 octobre.     pages 14-15
 
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Dans le débat pour ou contre l’animaler deux visions s’affrontent. Isabell propose celle des référendaires en université «responsable», qui rest  ambitions. Le vice-recteur Jacques B la position phare de l’UNIL dans le d de la place scientifique lausannoise. le 27 novembre.
S gratif de génomique (CIG), nouveau fleuron des avez concentré maths-chimi sciences de la vie à l’UNIL, sera-t-elle remise en et soudain vous ne craignez cause par voie de référendum? Le 16 août, on vous voulez chacun votre a apprend que les 12’157 signatures validées nous vie de dire: c’est quoi , ce do conduiront à voter le 27 novembre prochain. ne peut pas s’empêcher de p Contre cet investissement cantonal de 11 mil- de la mégalomanie pour cert Jacques Besson inscrit le dynamisme de l’UNIL dans la collaboration avec lions, Isabelle Chevalley exprime son credo en avait plus de limites... le CHUV et l’EPFL faveur d’une université qui s’effacerait devant la volonté de l’EPFL de se profiler aussi dans M. Besson, en quoi le refus d’une animalerie à les sciences de la vie. L’UNIL devrait selon elle Dorigny pourrait-il nuire à l’UNIL? par exemple considérer la reprise de l’ISREC par se concentrer sur d’autres domaines. Pour le Jacques Besson: D’abord, il n’y a pas de double l’EPFL comme une concurrence directe et reca-vice-recteur Jacques Besson, l’UNIL s’inscrit en discours mais une stratégie clairement exprimée drer ses propres projets. Avec intelligence, on première ligne dans un partenariat institutionnel par l’UNIL, qui a fait des choix acceptés en vo- pourrait transférer tout ce qui relève de la scien-avec le CHUV et l’EPFL, mais aussi l’UNIGE et tation populaire et soutenus par la communauté ce à l’EPFL, en mettant la médecine de côté car les HUG, afin de construire un pôle lémanique de universitaire. Nous priver d’une animalerie stra- c’est un débat à part. Mais toute la biologie et la renom sur le plan national et international, avec tégique sur le site de Dorigny revient à entraver génétique... Dans ce contexte, le CIG devrait lo-des approches multiples des sciences du vivant. les développements de la biomédecine. L’UNIL giquement passer dans le giron de l’EPFL. Sou-Un équilibre délicat et essentiel, exigeant selon et le CHUV travaillent ensemble à travers une venez-vous: j’ai sous les yeux un document du 22 lui que chacun des partenaires soit assez fort pour Faculté de biologie et de médecine (FBM) inté- février 2000 où une seule animalerie était prévue. faire valoir ses atouts et ses ambitions. grant la recherche fondamentale sur les processus physiologiques normaux en biologie et sur les Mme Chevalley, comment comptez-vous aider processus physiopathologiques, dans le but d’ap-«Je ne suis pas contre l’UNIL, comme le suggèrent les référendaires, pliquer cette recherche aux patients. La FBM est en la privant d’une animalerie stratégique sur une création originale au niveau national et inter-l’expérimentation animale» le site de Dorigny? national. Elle rapproche l’UNIL du CHUV, c’est-Isabelle Chevalley Isabelle Chevalley:  Je pense qu’une seule ani- à-dire la recherche fondamentale et les questions malerie, un seul bâtiment, ça encourage la re- de terrain. Affaiblir notre place biomédicale à cherche en accroissant les possibilités de collabo- l’heure où l’on doit aussi se faire du souci pour Je ne pense pas que l’EPFL soit assez bête pour ration entre les scientifiques, surtout dans des do- l’avenir de la médecine universitaire à Lausanne refuser que de talentueux chercheurs du CIG utili-maines très proches comme c’est le cas pour les n’est pas vraiment une bonne idée. Il ne faut pas sent son animalerie. J’aimerais vraiment qu’on ar-deux institutions. Deux bâtiments, c’est cher. Ces non plus oublier que des infrastructures comme rive à s’entendre pour des solutions économiques. deux millions prévus pour l’exploitation d’une les nôtres attirent des millions de fonds privés et Vous parlez de collaboration mais ça vous pose animalerie à Dorigny, au détriment de qui seront- créent des emplois. Le développement de la ré- un problème de déplacer des souris et des cher-gion passe par une place scientifique forte. Nous cheurs sur 500 mètres! Et puis je rappelle que le sommes précisément en train de la construire et, CIG possède déjà 5000 souris, ce n’est pas rien, il puisque vous dites que vous voulez nous aider, pourra continuer à faire certaines recherches dans DÉBAT AU BUFFET DE LA GARE moi, j’ai plutôt l’impression que vous nous em- cet espace. Je ne suis pas contre l’expérimentation bêtez! animale mais contre le gaspillage financier. Nous La FAE et le 24 Heures organisent un débat autour de n’aurions pas perdu notre temps à récolter des si-la votation sur l’animalerie le jeudi 3 novembre dès Mme Chevalley, pensez-vous que que l’EPFL gnatures le samedi contre l’animalerie de l’UNIL 20h dans la salle des vignerons du buffet de la gare a les moyens, le désir et les capacités pour as-si l’EPFL n’avait pas fait la sienne. de Lausanne. sumer seule les sciences de la vie et offrir les Intervenants: Jacques Besson (Vice-Recteur UNIL), perspectives thérapeutiques attendues? M. Besson, l’EPFL semble en effet pouvoir dé-Bernard Thorens (Institut de pharmacologie et toxico -Je pense que l’EPFL a tout à fait les moyens de le velopper à loisir son parc animalier. Est-ce à logie de la FBM), Isabelle Chevalley (membre d’Ecolo -faire. On peut le regretter ou non, ce n’est pas la dire que l’UNIL ne parvient pas à se faire en-gie Libérale), Christian Van Singer (membre des Verts). question. Simplement, j’observe. L’UNIL devrait tendre dans ce partenariat?
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us savez, quand il se fait traiter de partiennent pas à l’UNIL. Si finalement nous ne e fâche et il emmène tout le monde les recevons pas, aucun autre projet universi-pour montrer la halle avec la fusée... taire ne les aura. Ensuite, je peux vous rassurer: ntretien, je peux vous emmener voir le budget de fonctionnement de l’animalerie est s du Centre d’imagerie biomédicale, prévu de longue date dans notre plan stratégique.  uguré le printemps prochain avec nos de l’EPFL, UNIGE et les deux hôpi-sitaires. L’UNIL a mis dans ce projet «L’animalerie de Dorigny e contribution financière, suivie par va permettre de coordonner ns privées Leenaards et Jeantet. On  nds, vous voyez! Et on dote la place  lausannoise d’outils enviés à l’ex-l’ensemble du réseau des 27 octobre, nous inaugurons le CIG, animaleries lémaniques» irigé par une illustre chercheuse ve-Jacques Besson ts-Unis*. Au cours des deux derniè-nous avons lancé au CIG plusieurs  de recherche en bioinformatique, Ces 2 millions annuels appartiennent au budget e, puces à ADN... des plateformes du programme SVS pour les sciences de la vie on avec d’autres institutions et qui et ne seront dépensés au détriment de personne,  de très nombreux chercheurs. Nous d’autant plus que notre stratégie privilégie aussi s aussi à Lausanne un cancéropôle et les sciences humaines; nous venons d’insuffler  périmètres communs UNIL-CHUV- cinq millions pour en améliorer le taux d’enca-nie biomédical et neurosciences. Les drement et nous soutenons la recherche dans ces Présidente du mouvement Ecologie libérale, Isabelle Chevalley prône cent. C’est un gros travail. domaines. Certes, la biomédecine coûte cher, une autre forme de collaboration. mais elle rapporte à une communauté locale. Si evalley:  Je connais certaines de ces le canton de Vaud n’avait pas cette place hospi-. Je vous suis de près. Je dis simple- talo-universitaire il n’aurait que les yeux pour tricote un peu beaucoup du côté des pleurer! L’animalerie de Dorigny est essentielle comptabiliser le nombre de souris exigées par animaleries. Aujourd’hui, je n’ai plus confiance car elle va précisément permettre de coordonner les futurs développements de la recherche. Il en certaines personnes à l’UNIL. Cela dit, j’es- l’ensemble du Réseau des animaleries lémani-faut aussi clarifier: il ne s’agit pas de deux ani- père me tromper. Mais je crains pour votre bud- ques. Je rappelle que le politique vient de doter maleries pour deux institutions mais de plusieurs get car il ne faudra pas venir réclamer un million l’UNIL d’une nouvelle loi avec un statut d’auto-animaleries sur différents sites proches des cher- supplémentaire. Je peux vous le dire, ça ne pas- nomie. Laissons donc l’université décider de son cheurs dans la région lémanique. Nous sommes sera plus à la commission des finances du Grand organisation et de son propre avenir, et cette li-d’accord avec Mme Chevalley sur la nécessité Conseil. berté que nous revendiquons est également vala-de bien coordonner tous ces sites, l’un des rôles ble pour les sciences humaines! précisément de l’animalerie de Dorigny. Mais Jacques Besson:  Précisons d’abord que les 11 nous différons peut-être sur le chemin à suivre. millions d’investissement accordés par le Grand Propos recueillis par Nadine Richon L’UNIL et ses partenaires ont créé le Réseau Conseil pour la construction de l’animalerie n’ap-des animaleries lémaniques, peut-être méconnu * Lire l’interview de Nouria Hernandez en page 14 des référendaires. Ce RAL conserve et améliore l’idée d’une bonne coopération. Au terme du pro-cessus, nous avons respecté le besoin déclaré de coordination avec une centrale d’achat, une pla-te-forme vétérinaire et une formation communes, tout en évitant le spectre d’une animalerie à la soviétique, d’une usine à souris centralisée. On a donc été plus intelligents en résolvant à la fois le besoin de proximité exprimé par les chercheurs et l’impératif de coordination. Mission accomplie. Mme Chevalley, vous prétendez que la colla-boration EPFL-UNIL n’est pas optimale et, M. Besson, vous affirmez que c’est un parte-nariat en plein essor? Je dis qu’il y a eu dans ce domaine toute une sé-rie de déclarations d’intention mais dans les faits il n’y a rien. Cette seconde animalerie en est un bon exemple. L’UNIL communique toujours en disant que tout va bien, elle semble incapable d’évoquer les problèmes, alors, franchement, on n’arrive plus à vous croire! Jacques Besson:  Là j’ai envie de réagir comme le professeur Tournesol dans le Tintin Objec-
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SAUCE BOLOGNAISE: LE POINT DE LA RENTRÉE Chaque rentrée est l’occasion pour les facultés et services de l’université d’introduire un certain nombre de changements. Petit tour d’horizon des nouveautés que rencontreront les étudiants en ce début d’année académique 2005-2006.
tudiants À lL  eesx céetputidoian ntdse ss éassaison née à la sauce Bolognais passage au système de Bologne* effectif dans toutes les facultés. faculté a mis en place des mesur différentes. En Droit la transition vite: les étudiants entrant en premi ou troisième année, sont transféré veau plan d’études et obtiendront u fin de troisième. Dans cette faculté diants entrant en quatrième année l’ancien système et devraient obte à la fin de l’année. Autre stratégie de mise en place p des lettres: les étudiants commenç entreront dans un cursus conform de Bologne. Les étudiants ayant c passé seront transférés, mais tous plus anciens continueront leurs é régime des licences. Mais si la fa nouveaux étudiants sur une voie b bolognaise, la création des cursus terminée: «Les programmes de pas encore achevés et l’Associatio tEs en lettres (AEL) suit de près Réparties sur l’ensemble du site de l’UNIL, les bornes internet permettent aux étudiants de consulter leurs dossiers informatiques et d’imprimer leurs documents dmui sbe uerne apul adcee .l»a, sesxopcliiaqtiuoen .F rédéric Tétaz membre de cours. Préparation aux études Nouvelle gestion des imprimantes L’envie de voyager universitaires Le centre informatique, justement, présente lui De son côté, le Service des relations internationa-aussi diverses nouveautés pour les étudiants. les se fait tout beau pour la rentrée. Leur site web Mais les divers services de l’Université préparent Tout d’abord, fini l’anarchie en ce qui concerne www.unil.ch/ri héberge désormais deux nouvel-également leur rentrée: le service d’orientation et les impressions depuis les bornes internet. Les les bases de données fort utiles: l’une permet aux conseil a enrichi le contenu de sa semaine d’ac- utilisateurs doivent désormais s’authentifier étudiants de l’UNIL de rechercher une université cueil des nouveaux étudiants. Ces informations avant d’envoyer un document à l’impression. Sa étrangère pour partir en échange alors que l’autre sont données aux étudiants du lundi au jeudi de requête d’impression sera alors stockée dans un permet aux étudiants du reste du monde de sa-la semaine précédant la rentrée. Passant de trois serveur et le document ne sera effectivement pro- voir si leur université a un accord d’échange avec à quatre heures par jour, ces cours qui donnent duit qu’au moment où l’étudiant aura été le dé- l’UNIL. De quoi donner envie de voyager. aux futurs étudiants divers trucs pour étudier sans bloquer sur un petit ordinateur placé à côté des Autre nouveauté de cette rentrée: le Centre de stresser, s’enrichiront de diverses informations imprimantes. Le système évitera un énorme gas- langues propose désormais gratuitement ses pratiques comme une information sur les services pillage: souvent à cause d’un trou de mémoire, cours pour les étudiants de premier, deuxième et informatiques mis à disposition des étudiants par d’un cours qui reprend ou d’une mauvaise com- troisième cycles! l’UNIL. préhension du système, les étudiants ne venaient Joël Burri même pas chercher leurs impressions ou même les relançaient plusieurs fois inutilement. La mise en place du système a été l’occasion de la mise en place d’un système de quotas: chaque person-ne aura donc la possibilité d’imprimer 600 pages gratuitement par année.
* le processus dit «de Bologne» a pour but d’harmoniser l’enseignement supérieur européen par un système de crédits de formation (ECTS). Le cursus des études est divisé en une for -mation généraliste («bachelor») et une deuxième formation qui permet d’approfondir les connaissances dans le domaine choisi («master»).
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LE NOUVEAU PLAN DE L’UNIL
P trains aux heures de pointe. Mais même en met- selon la situation géographique sur le campus. Un décalage de 15 minutes fera donc prendre un tant tous les trains disponibles en circulation, la Les étudiant du quartier Unil Sorge commen- bus plus tôt ou plus tard à la majorité des person-surpopulation persistait. Les TL pourraient, bien ceront à 8h00, ceux de l’EPFL à 8h15 et ceux nes qui n’utilisent que les transports urbains, ce entendu, acheter des trains supplémentaires pour d’Unil Dorigny à 8h30. Les cours reprendront, qui est de bonne augure pour la réussite de la me-dédoubler les rames qui ne le sont pas encore le par contre, partout à 10h15 après la pause. sure. matin: coût de l’opération 28 millions! Une note que les partenaires politiques trouvent un peu sa- Des petits décalages d’un quart d’heure qui «L’objectif n’est pas de renoncer à tout jamais lée. Le problème ne dure que 20 minutes par jour devrait désengorger momentanément la situa- à l’augmentation de capacité», précise Federico et cela seulement 135 jours par an. Les hautes tion. «La question est de savoir si les gens vont Molina, «il s’agit simplement de répondre de écoles ont donc été contactées pour chercher des vraiment se comporter comme prévu par nos façon économique à une situation ponctuelle». solutions organisationnelles à cet épineux pro- simulations», explique Federico Molina de la Mais les TL prévoient d’ores et déjà une autre so-blème. C’est pour cette raison que dès la rentrée section planification des TL. «Une partie de la lution pour répondre à la demande grandissante: les sciences humaines dormiront plus longtemps clientèle ne décalait-elle pas d’elle même ses achat de rames plus longues et modification des et n’auront plus de pause pipi le matin et que les voyages pour éviter les heures de pointes?» stations pour pouvoir les accueillir. Une dépense étudiants du quartier Sorge auront le temps de Une question à laquelle seule l’expérience ré- estimée à 80 millions qui attendra bien encore un faire une partie de Jass à 10h00. pondra. Par contre Federico Molina est con- peu au vu des finances publiques... fiant quant au fait que les membres du campus J.B. vont modifier leurs heures de voyage. «Les
Jusqu’à présent, la capacité de 440 places environ que compte un TSOL est dépassée tous les matins entre 7h45 et 8h05 en période de cours. Résultat: les personnes se rendant sur le campus durant cette période avaient le plaisir de passer les dix à quinze minutes que dure le trajet le nez dans l’aisselle de leur voisin.
30 MINUTES DE DÉCALAGE HORAIRE ENTRE HEC ET LA BIOLOGIE
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TANDEM non-stop! Pour faire un stage à l’étranger, profiter d’un échange entre universités, se familiariser avec la/les langue/ s étrangère/s qui vous intéresse/nt, profitez du programme TANDEM de partenariat linguistique. Le programme TANDEM est gratuit et ouvert à toutes les langues et combinaisons de langues. Les séances d’information et d’inscription ont lieu le 8 novembre 2005 (pour les tandems franco-allemands et franco-anglais) et le 15 novembre 2005 (pour toutes les autres langues) à 17h30 à Humense. Dès la rentrée, une permanence est assurée à l’UNIL, Humense, bureau 1017, ainsi qu’à l’EPFL dans les locaux du SOC. Il n’est pas possible de s’inscrire à distance (téléphone, courriel). Rens.: www.unil.ch/tandem - Tandem@unil.ch, TANDEM, UNIL, Ecole de français langue étrangère, Humense, 1015 Lausanne, tél. 021 692 30 94. CENTRE DE LANGUES UNIL Allemand – anglais – chinois mandarin - espagnol - français pour non-francophones – italien – russe -suisse allemand. • 2 à 4 périodes hebdomadaires: modules toutes compétences de niveau débutant à avancé ou axés sur des compétences spécifiques (ré -daction, expression orale, prononciation, etc.) • préparation à différents examens: Institut Goethe, Alliance Française, Université de Cambridge, TOEFL, IELTS, Ministère espagnol de l’Education et de la Cul -ture, Université de Perugia (CELI)... • apprentissage individuel accompagné: à l’espace multimédia ou sous forme de tandem. Nouveaux au programme: • introduction du chinois • gratuité des modules pour les étudiant(e)s UNIL Tests et inscriptions du 24 au 31 octobre, de 9h à 16h. Inscription on line depuis www.unil.ch/cdl Centre de langues, Humense, 2118, tél. 692 29 20 CentreDeLangues@unil.ch Cette formation est réservée à la communauté uni -versitaire UniPoly au Comptoir 2006 UniPoly, association d’étudiantEs de l’EPFL et de l’UNIL, sera coorganisatrice avec le groupe 3.21 de l’exposition «C’est beau la vie...?» sur le thème du dé-veloppement durable qui se tiendra au Comptoir Suisse 2006 à Beaulieu . UniPoly veut donner l’opportunité aux étudiant(e)s d’exposer leurs travaux académiques liés à la théma -tique de l’exposition à travers les 9 modules de l’ex -position (naître, se nourrir, survivre, habiter, commu -niquer, se déplacer, créer, penser, partir). Les meilleurs travaux seront exposés au grand public sous forme vulgarisée et 5 à 10 seront récompensés par un prix. Le groupe 3.21 s’occupe de la gestion glo -bale de l’exposition. Pour participer les étudiants choisissent ou proposent un sujet par l’intermédiaire du site web http://uni -poly.epfl.ch/ qui est également à disposition pour les enseignants. Pour contacter UniPoly: - pour les enseignant(e)s: profCS2006@unipoly.ch - pour les étudiantEs: etudCS2006@unipoly.ch
DES ADRESSES À CONNAÎTRE L’UNIL fourmille d’associations prêtes à vous aider en cas de pépins! Encore faut-il connaître l’existence de ces St-Bernard du monde académique. es L so nmt eisloluevuresn tc olness eilélteurdsi apnotus r leeusx é-rtémugêduimlaienestr!ss   nbvreeernsuc xel  csaoounntots rediitiléss  pecoto ndmiebp lvéetose usnsut rre .el deLi resiistg ehe red, uelr ele sca aedsde lé :cp he w ré w amn w at . -, Incontournable: les pèlerinages dans les diverses cafétérias de notre université. unil.ch/aedl Vous pourrez alors comprendre toutes les fines-ses du règlement d’études, du cours durant le-quel vous vous êtes endormi le matin même et Jet Service même de la vie sentimentale de vos camarades. Sous cet étrange acronyme, se cache le secteur En d’autres termes, ne restez pas seuls dans votre «jeunes et travail» du centre social protestant. coin! Un peu de solidarité entre étudiants permet Spécialisés depuis 1984 dans l’aide aux jeunes de résoudre la plupart des problèmes de la vie de 16 à 25 ans. Jet service saura vous aider, par académique. exemple en cas de problème avec un employeur peu scrupuleux, lors du refus d’une bourse ou si Les «assoces» vqouualsi trée cqhueir cvhoeuzs  daecsc uaiedilelse rpar ilve éjees.u dUi nd se er1v4ihc3e 0d eà  Championnes de la solidarité étudiante: les asso- 18h30, rue Beau-Séjour 28 ou sur rendez-vous ciations d’étudiantEs! Vivant grâce à des étudiants (021 560 60 30) bénévoles elles égaient un peu la vie de chaque Faculté en organisant diverses fêtes. Mais leurs activités ne s’arrêtent pas là! Les associations SASC d’étudiants représentent également les étudiants Le service des affaires socio-culturelles situés à auprès des autorités académiques et cantonales et l’Unicentre pourra également vous aider dans le défendent les intérêts des étudiants en négociant... labyrinthe des bourses et fonds privés. Mais leur plus ou moins bruyamment. La plupart apportent offre est bien plus large: ils proposent également également une aide qui pe prendre diverses formes: p lycopiés, aide individuell mentoring etc... En début d’année, il e donc indispensable de pre dre quelques instants po s’intéresser aux activités l’association d’étudiant de faculté ou filière à laquel vous êtes rattachés. Re dez-vous donc sur le web l’adresse www.unil.ch/ce tral/page2934.html  po trouver les coordonnées votre association. Ces associations sont égal ment rassemblées au sein la fédération des associatio d’étudiantEs de l’Universi de Lausanne (FAE) qui vo accueillera volontiers dans Tout au long des études, la bibliothèque est aussi un lieu incontournable. son «aquarium» au fond de la cafétéria de l’Internef pour répondre à vos ques- des consultations juridiques ou psychothérapeuti-tions et problèmes. Et si vous vous sentez l’âme ques. Ils tiennent à jour les bases de données de d’un St-Bernard, toutes ces «assoces» vous ac- logement ( www.unil.ch/logement ) et d’emplois cueilleront volontiers comme membre actif! ( www.unil.ch/emploi) . Une offre riche qu’il vaut la peine d’étudier en détail: www.unil.ch/sasc La permanence juridique de l’aedl Malgré l’existence de tous ces services, nous ne L’association des étudiants en Droit de Lausanne pouvons vous souhaiter qu’une chose: ne pas (aedl) propose de plus une consultation juridique avoir besoin d’y recourir trop souvent. gratuite. Elle est assurée par des étudiants en fin de cursus et sera à même de vous donner de nom-Joël Burri
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LE FÉMINISME AU QUOTIDIEN Pour la sortie du numéro de la revue «Nouvelles Questions Féministes» s’inscrivant dans la suite du colloque Genre et Militantisme, rencontre avec Valérie Cossy, professeure assistante en Etudes genre, Faculté des lettres, langues et littératures européennes comparées. Elle vit en couple et élève deux enfants...
Je pense qu’on vit une période dure, du point de vue des rapports sociaux de sexe, voire une période de régression, mais il faut nuancer. La génération pré-cédente a mené les combats féministes fondamentaux pour le droit de vote, pour la loi sur l’égalité. Nous sommes les bénéficiaires de cette lutte, ce qui signifie que nous sommes aussi la géné-ration du passage de la théorie aux ac-tes. Mais ceux-ci nous renvoient à nos parcours de vie individuels, pas à une mobilisation collective. Nous occupons des places de travail, quelques-unes ac-cèdent à des rangs hiérarchiques aux-quels, jusque-là, seuls des hommes pou-Valérie Cossy vaient prétendre, nous subissons aussi des discriminations dont nous prenons Uniscope: A quoi servent les études genre? conscience et contre lesquelles nous protestons, Valérie Cossy: A réviser nos savoirs et nos pra- seules, ou en nous appuyant sur des collectifs tiques à partir d’un terme de référence qui n’est féministes. Beaucoup de femmes assument des plus l’humain universel mais une humanité com- charges familiales tout en occupant un emploi posée d’hommes et de femmes, étant entendu et contribuent, de par leur présence, à modifier que les hommes et les femmes ont été constitués à la fois le monde du travail et les rôles au sein en groupes distincts au cours de l’histoire par de la famille. Bref, notre génération est occupée à des pratiques culturelles, matérielles et symbo- bousculer le fonctionnement de la fourmilière. liques, qui vont bien au-delà de leur différencia- C’est une tâche absorbante, souvent ingrate et peu tion biologique. Comme je le dis parfois à mes visible. L’égalité prend beaucoup plus de temps étudiant(e)s qui me soupçonnent de nier l’évi- que nous l’imaginions quand le principe a été dence lorsque j’affirme que la différence ana- introduit dans la Constitution en 1981. On peut tomique n’est pas en elle-même significative, il assimiler la crispation actuelle au «backlash» que n’y a pas de lien ontologique ni même logique l’Américaine Susan Faludi avait identifié dans entre le fait de naître avec un chromosome XX l’Amérique des années 1980. C’est une mauvaise et celui d’avoir un niveau de salaire inférieur ou ou une bonne nouvelle. Mauvaise parce que tout de n’avoir pas, au début du XIX e  siècle, produit mouvement de recul est en soi une mauvaise une grande œuvre musicale. De tels phénomè- nouvelle et que discrimination et plafond de ver-nes s’expliquent non pas par le sexe, mais par le re sont encore trop souvent notre lot quotidien; «genre» (gender en anglais), et ce qu’on appelle mais bonne nouvelle parce que ce «backlash» est plus explicitement en français les «rapports so- aussi le symptôme d’un enjeu réel et perceptible: ciaux de sexe». Les questions soulevées par les il y a crispation à la surface parce qu’il y a bel études genre traversent tout le champ de la con- et bien changement en profondeur. Alors, nous naissance car celui-ci a été construit, dans tous ne serons pas toujours allées aussi loin que nous les domaines, sur la base d’un humain universel l’aurions voulu, nous sommes moins visibles que le plus souvent normé sur le masculin. On peut nos prédécesseures, mais nous aurons contribué à ainsi définir les études genre comme une entre- ce changement en profondeur. Nos filles vivront prise de démystification du savoir. En clarifiant dans un monde que nous aurons travaillé à faire les discours et les pratiques concernés par les changer. rapports sociaux de sexe, les études genre enten-dent contribuer à une plus grande transparence et Propos recueillis par Nadine Richon à une meilleure justice dans la répartition des rô-les entre femmes et hommes. Nouvelles Questions Féministes, «Les logiques patriar -Que penser de la situation actuelle des fem-cales du militantisme», Editions Antipodes. Laboratoire mes, quelques décennies après les grands com-interuniversitaire en Etudes genre (LIEGE), au 021 692 32 bats féministes? 24. www.unil.ch/liege/nqf
Prix Le Monde de la recherche 9e édition Le Monde de l’éducation, avec le concours de la Fondation Charles Léopold Mayer, de la Fondation Evens et celui de l’Office universitaire de presse, organise pour la neuvième année consécutive, le Prix  Le Monde de la recherche . Cette opération -encouragée par le Ministère délégué à la recherche -vise à promouvoir les travaux de jeunes docteurs. 1. Pour les thèses de sciences humaines et sociales, ce concours permet, chaque année, la publication de cinq essais - version remaniée par les lauréats de leur thèse – dans «Partage du savoir», une collection grand public parrainée par Edgar Morin aux Presses Universitaires de France. La sélection est ouverte aux docteurs ayant soutenu leur thèse entre le 31 octobre 2004 et le 30 novembre 2005. Les inscriptions seront closes le 6 décembre prochain. 2. Pour les thèses de sciences, techniques et médecine, ce concours placé sous l’autorité de l’astrophysicien Pierre Léna permettra de distinguer 15 jeunes docteurs qui se verront proposer la publication d’un article d’une vingtaine de pages présentant leurs travaux à un large public. Ces 15 articles prendront place dans un volume supplémentaire de la collection PUF/Le Monde «Partage du savoir». Cette sélection est ouverte aux docteurs ayant soutenu leur thèse entre le 31 octobre 2004 et le 25 février 2006. Les inscriptions seront closes le 6 mars 2006. Contact: Julie Chupin, tél. 00 33 (0)1-44-08-79-17, fax 01-44-08-79-12, chupin@lemonde.fr www.lemonde.fr/mde/prix/index.html. Bicentenaire 2003 Mise au concours de subsides. Le Fonds des publications du Bicentenaire 2003 a pour but de soutenir financièrement des publications inédites dans le domaine de l’histoire vaudoise, plus spécialement celle des XVIIIe, XIXe et XXe siècles, en particulier les travaux de jeunes chercheurs. Les candidats à l’octroi de subsides peuvent envoyer un dossier comprenant un résumé de l’ouvrage, un curriculum vitæ de l’auteur et un budget de publica -tion, avec l’indication des autres subsides demandés, à M. Claude Ruey, président du fonds, chemin des Plantaz 8, 1260 Nyon, d’ici au 31 octobre 2005. Prix de français de la SAV La Société académique vaudoise (SAV) décerne dès cette année un prix de CHF 3000.- pour honorer un mé -moire de licence (ou grade subséquent) ou une thèse de doctorat, soutenus en 2005, se distinguant par ses qualités rédactionnelles et sa bonne maîtrise du fran -çais.Le concours est ouverts à des travaux relevant de toutes les disciplines enseignées à l’UNIL, qu’elles re -lèvent des sciences exactes ou des sciences humaines. Le réglement du concours est sur le site www.s-a-v.org Les candidatures doivent être déposées à la SAV, case postale 7490, 1002 Lausanne, avant le 31 décembre. Prix jubilé de l’ASSH 10’000.- pour récompenser un article de haute qua -lité rédigé par un chercheur de la relève scientifique suisse en sciences humaines et sociales. Infos sur www.assh.ch (prix)
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FRAPPER À LA BONNE PORTE Quand ça va mal, on ne sait pas toujours où trouver de l’aide. Le réseau DialogUNIL veut remédier à cette difficulté par une meilleure information et une meilleure prévention des problèmes liés à la santé au travail et durant les études. roblèmes personnels, conflit avec un prof, aux exigences de vos études, d’être confronté à un collègue ou avec l’institution... Parfois un manque de soutien et de suivi de votre travail il est difficile de savoir à quelle porte frap- de recherche, etc.» Ces cas de figure donnent per. P our tenter de mieux orienter les personnes accès à une marche à suivre vers une première qui ont besoin d’aide, une équipe de l’UNIL a été analyse de la situation, des adresses ou des liens chargée par le Rectorat de mettre en place un ré- utiles. seau de proximité. Composé de différents servi-ces, centres et associations (voir liste sur le site Politique de prévention web), DialogUNIL poursuit plusieurs objectifs: promouvoir la reconnaissance et le respect des D’autres projets sont actuellement en cours, com-personnes, sensibiliser les membres de la com- me la sensibilisation et la formation de membres munauté à la question de la santé au travail et du réseau à la question de la santé au travail, et pendant les études, informer des ressources à dis- à l’aide directe de personnes en difficulté. «La position et faire communiquer les points d’aide mise en place de ce réseau de proximité fait par-pour augmenter leur efficacité. tie d’une politique de prévention des atteintes à la personnalité dans les relations de travail et d’étu-«Les gens arrivent souvent vers moi dans un pi- des, précise Marc De Perrot, secrétaire général. teux état, constate Françoise Méan, médiatrice La vision de l’UNIL, se centrer sur l’homme et le à l’UNIL. Ils attendent trop longtemps avant de vivant dans leur environnement naturel et social,  parler de leurs difficultés avec leur entourage ou doit déborder du champ strictement scientifique de demander de l’aide. Le but de DialogUNIL est pour s’appliquer également au vécu des membres d’apporter des ressources pour traiter les problè- de la communauté.» mes en amont des crises.» Comme première ré-ponse, le guide «Quand ça va mal» –disponible Delphine Gachet online– donne une série d’exemples tirés de si-tuations réelles: «S’il vous arrive d’être victime www2.unil.ch/dialog de violence verbale, de ne plus arriver à faire face e-mail: dialog@unil.ch
Dans une situation difficile, trouver la porte de sortie nécessite souvent de s’adresser aux bonnes personnes.
DE VICTIME À RESPONSABLE Ana Rodriguez, collaboratrice à la Formation continue, donne à une dizaine de membres du réseau DialogUNIL un cours intitulé «Victime ou respon-sable, comment une attitude en appelle une autre».  Quel est l’objectif de cette formation? Ana Rodriguez: L’idée est de former des person-nes-relais qui sauront re-connaître au sein de leur service, de leur associa-tion ou de leur entourage de travail des personnes qui s’isolent, souffrent ou sont dans la détresse. Il s’agit de leur offrir une première écoute, de dé-pister un problème et d’évaluer sa gravité, puis de les accompagner vers un point d’aide approprié. Mais at -tention, le but n’est pas de prendre ces personnes en charge, seulement de les prendre en compte et de les encourager à agir. Comment reconnaître une personne qui souffre? Dans une situation de conflit, on a le choix: réagir comme une victime ou comme une personne respon -sable. La victime adopte souvent une attitude fer -mée. Elle se sent agressée et a tendance à se replier. Elle blâme les autres ou se blâme elle-même. Quand nous réagissons de cette manière, nous nous persua -dons que nous n’avons pas le pouvoir d’agir et notre résistance va renforcer le problème en le bloquant. La personne responsable, elle, va en général chercher les options, les ouvertures: «plutôt que d’en vouloir à mon chef ou de ruminer dans mon coin, que puis-je faire pour que la situation évolue?» Elle va s’orien -ter sur les ressources disponibles pour faire face au problème. Nous connaissons tous des situations dans lesquelles nous avons été tour à tour dans l’un de ces deux rôles. La problématique de la santé au travail se développe de plus en plus au sein des entreprises. Y voyez-vous une évolution des mentalités? Oui. Ayant travaillé plusieurs années dans les ressour -ces humaines, je constate aujourd’hui une tendance à la responsabilisation des employés. Auparavant, les rapports de travail étaient beaucoup plus hiérarchi -ques. Quand un conflit survenait, on attendait sou -vent qu’une solution vienne d’en haut. Aujourd’hui, il y a moins de paternalisme et plus de partenariat. Propos recueillis par D.G.
u n i s c o p e n ° 5 1 3 - d u 2 0 o c t . a u 1 5 n o v . 0 5 m mento d ’ u n i s c o p e  l ’ u n i v e r s i t é d e l a u s a n n e a u j o u r l e j o u r
Entre le clair et l’obscur. La bible à sens multiples. L’interprétation des textes religieux a rarement été aussi à la mode qu’à notre époque. Tous les tabous sont levés. Des «versets sataniques» au «Da Vinci Code», en passant par les multiples adaptations et interprétations de l’Apocalypse, de nombreux auteurs décortiquent inlassablement les écrits reconnus comme normatifs, à la recherche d’un hypothétique sens caché, d’une «vérité» longtemps dissimulée.
> Prochaine parution  du mémento  le 15 novembre 05
C epdtaet se l dar eaFcuahjceourulcrthéd e dhdeu ei. t hlDé«aoonlosb gslicee u croq»uu ir ns edp éubdbaulttieec   rlCaôe m Vdeué lebgtaa tts eaa,   rnqeoubiu ovsneedlrliae   altevr eatced xuAtcetu igdouen s ltlianEt igqnliuesi  edc erc iatltiahq ouBlaii qbJluéee-,  le 2 novembre prochain, Frédéric Amsler et romaine... jusqu’au concile de Vatican II. Eric Junod font revivre les débats qui ont agité L’interprétation de la Bible est un problème cons-la chrétienté naissante, du II e au V e siècle. tant au sein de l’Eglise. Elle est à l’origine de nombreuses hérésies et de schismes. Elle a con-Faut-il suivre à la lettre le texte écrit? C’est le duit à l’affrontement entre l’Ecole d’Antioche il-choix des fondamentalistes, des intégristes que lustrée par Jean Chrysostome et celle d’Alexan-l’on retrouve dans toutes les religions et à toutes drie, plus tournée vers l’allégorisme. Plus tard, les les époques. protestants vont privilégier la lecture historique, Faut-il, au contraire, en faire une analyse critique, entraînant peu à peu dans leur sillage l’exégèse mettre l’écrit dans une perspective historique et catholique romaine, tandis que les orthodoxes culturelle? C’est l’orientation de la recherche et laissent une grande liberté d’adaptation culturelle. de l’enseignement universitaire contemporain. D’autres religions ne connaissent pas ces pro-Les Pères de l’Eglise se situent dans un courant fondes mutations: la lecture critique n’est guère intermédiaire qui adopte le mode de lecture des admise pour l’enseignement du Coran et les juifs érudits juifs et païens de leur temps en mêlant lec- restent fidèles à la lecture talmudique de la Torah. ture historique littérale et lecture allégorique. L’analyse des méthodes de travail des Pères de Confronté aux multiples versions de la Bible en l’Eglise et de leur influence apporte un éclairage circulation à son époque, Origène, le grand théo- historique à la compréhension des courants ac-logien alexandrin du III e  siècle, a comparé les tuels. diverses traductions pour dégager un texte de ré-Axel Broquet férence, base indispensable pour les discussions dans le judaïsme et à l’interne du christianisme. Cours public de la Faculté de théologie
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