Vous êtes en feu !

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BD
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Description

Du printemps arabe au printemps érable, en passant par les déboires des sénateurs ou les frasques de DSK et de Rob Ford, l’ineffable maire de Toronto, le caricaturiste Bado n’a pas manqué de sujets au cours des dernières années pour dérider les lecteurs du quotidien Le Droit. À votre tour de revivre ces grands moments de l’actualité… selon Bado !

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Date de parution 19 février 2014
Nombre de visites sur la page 22
EAN13 9782895974215
Langue Français

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PRÉFACE DE RAYMOND SAINT-PIERREVOUS ÊTES EN FEU !DU MÊME AUTEUR
Sans dessins du prophète, Ottawa, David, 2010.
Bado 2004 et même plus !, Ottawa, L’Interligne, 2004.
Tout a changé le 11 septembre, Ottawa, L’Interligne, 2003.
Salades du chef, Ottawa, L’Interligne, 2000.
1997 ne sera pas Jojo, Hull, Vents d’Ouest, 1997.
Les années 90, Sudbury, Prise de parole, 1993.
La jeunesse d’aujourd’hui, Hull, Asticou, 1988.
Ça va fumer, Montréal, Croc, 1984.
Tout Bado… ou presque, Montréal, Baloune, 1979.Bado
VOUS ÊTES
EN FEU !
PRÉFACE DE RAYMOND SAINT-PIERREPRÉFACE
Les créations de Bado vieillissent bien
J’ai connu Bado au début des années 70, à Aix-en-Provence… J’étudiais, et lui, il bourlinguait,
en Europe. Il est passé par Aix comme bien des Québécois à l’époque : il y avait là une colonie
d’au moins 250 étudiants québécois. Il rêvait de créer un magazine de caricatures, si je me
souviens bien, ça devait s’appeler le Joual Vert. Je le trouvais bien idéaliste, voire naïf. Je ne
croyais pas qu’il y avait assez de consommateurs de dessins d’humour pour faire vivre un tel
magazine, au Québec, ni pour faire vivre une nouvelle génération de caricaturistes… Bado a
persévéré, dessiné pour les magazines Baloune, Mainmise, Le Temps Fou et Croc, avant de se
lancer dans l’aventure de la presse quotidienne, au Droit.
Au fl des ans, il a trouvé son style, un trait net, un jeu avec les formes qui donne,
par exemple, ce portrait de Margaret Tatcher « universel », qui sera reconnu partout, sans
explications ni commentaire. C’est ce style épuré qui lui vaudra d’être repris par des journaux
et magazines américains et européens. Combien de fois j’ai éprouvé une certaine ferté à
retrouver Bado, quelque part au monde, en feuilletant le journal du coin.
Bado, c’est aussi un poète. Il va jouer de l’ironie, de la satire, il va égratigner, sans
démolir ou bulldozer son sujet. Il nous force à nous poser des questions sur notre monde,
plutôt que de nous asséner sa vérité.
Pas étonnant qu’il fasse partie du groupe « Cartooning for Peace » (Dessins pour la
Paix). Cette association, créée en 2006, à l’initiative de Kof Annan, alors Secrétaire général
de l’ONU et de Plantu (Le Monde) à la suite de la polémique des caricatures de Mahomet…
Ce groupe lutte entre autres contre la censure, les tabous et pour la liberté d’expression.
C’est une chose que peu de gens réalisent. Des caricaturistes sont toujours l’objet de sévices,
emprisonnés, fouettés ou même assassinés dans de nombreux pays. Des despotes, des
terroristes, des censeurs ont, encore de nos jours, peur de la plume, du dessin, de la moquerie.
5Bado est donc très actif dans sa colonie de caricaturistes. Il a aidé à fonder l’Association
canadienne des dessinateurs éditoriaux. Son talent a été récompensé à plusieurs reprises.
Encore récemment, en décembre 2013, il recevait un prix d’excellence au concours
international des correspondants étrangers de l’ONU.
Mais on ne décerne pas de prix pour ce qui me semble le plus grand déf de ces carica -
turistes qui travaillent pour un quotidien. Comment arrivent-ils à avoir l’idée, l’image qui va
englober, résumer l’événement du jour, et le commenter, souvent sans préavis ? J’imagine la
pression qui doit s’exercer chaque jour sur le dessinateur pour qu’il arrive à nous amuser et à
nous faire réféchir. … Et j’attends chaque jour de voir ce que Bado est arrivé à créer, comment
il est arrivé à distiller l’événement brut du jour, et à en faire un portrait qui nous fera sourire
ou grincer des dents. Quel métier ! C’est avec ce regard, en pensant à cette pression au
quotidien, que je parcours les dessins de Bado, et que je l’admire.
Je garde précieusement ses recueils de caricatures, au fl des ans, et je les relis… J’y
découvre toujours du neuf, et surtout je constate que les créations de Bado vieillissent bien.
Bonne lecture !
Raymond Saint-Pierre
Journaliste à la télévision de la
Société R adio- Canada, il a également
été correspondant à Washington,
Londres, Paris et Beijing.
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