La nouvelle ère du songe : La nouvelle ère du songe - 2

La nouvelle ère du songe : La nouvelle ère du songe - 2

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BD
17 pages

Description

Le papa de Manuel travaille dans un grand magasin. Le jeune Manuel cherche un emploi pour aider ses parents à surmonter les privations, mais ils lui proposent de se consacrer plutôt à une activité bien plus formatrice et amusante, plus adaptée aux gamins de son âge

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Ajouté le 01 janvier 2010
Nombre de lectures 2
EAN13 9788492797264
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Vous vous demandez certainement ce que fait un petit garçon péru-vien dans ce pays. Je vis ici avec ma famille depuis peu de temps.
Nous avons émigré.
Je m’appelle Manuel. J’ai 12 ans.
Pourquoi nous avons choisi l’Australie? Au départ,
pour les Jeux Olympiques. Mon papa s’est dit
qu’avec tout ce qui était prévu, Sydney serait le
meilleur endroit au monde. Voilà comment mon papa
résonne. Si l’on part de ce principe, nous pourrions
aujourd’hui habiter en Grèce.
Le ‘futur’, je crois que nous l’avons trouvé. Mais
Et ça, c’est l’Australie.
La Terre d’Oz.
Pour rejoindre l’Australie, nous avons
traversé le Pacifique depuis le Pérou,
avec l’espoir d’y trouver un futur meilleur, loin des quartiers pauvres de Lima.
le ‘meilleur’, nous le cherchons encore. Et cela n’est pas simple. Il n’y a aucune carte pour nous guider et les étoiles ne brillent pas comme sur le haut-plateau. Ici, tout est différent.
Mon papa travaille dans ces
grands immeubles. Dès que je
peux, je viens le voir.
Ces Ozzies sont fous,
mais tant que l’on me paye, je
me fiche de transporter des chaussures.
Ce que mon papa ne dit
pas, c’est qu’ils payent, mais peu.
C’est pour cela que ma maman
doit travailler ici parfois,
pour pouvoir ramener un peu
d’argent à la maison.
Mon papa est chargé de trans-
porter des objets d’un endroit à
l’autre. Souvent, j’entends dire qu’il
n’est payé que pour changer les
choses de place.
Aujourd’hui, je dois transporter des chaussures. En plus de porter des chaussures, je dois en transporter. Je me demande si ce ne seront pas toujours les mêmes.
Alors, lorsque je rentre du collège, moi aussi
j´essaye de ramener quelque chose à la maison,
ce qui me fait penser que nous n’avons vraiment
pas quitté pour de bon, les quartiers pauvres
de Lima. Je ne suis qu’un enfant mais, même si
je vis dans le pays le plus riche du monde, je
dois quand même travailler.