Martine AUBRY
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Portrait de candidat.

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Publié le 22 septembre 2011
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Langue Français

Exrait

Martine AUBRY
Fille de Haut Fonctionnaire ! C’est ainsi qu’elle s’est présentée devant sa promotion de
l’ENA ; chaque élève devant indiquer à haute et intelligible voix, en présence d’une caméra
de télévision qui a immortalisé ce moment, la profession de ses parents.
Tout le monde savait ou aurait su qu’elle était la fille de Jacques DELORS, dont la sensibilité
catholique de gauche et le talent, lui permirent de devenir l’un des grands du parti socialiste
des années 80.
La fille voulut suivre l’exemple du père, elle adhéra au parti socialiste.
Elle y prit très vite toute sa place, car chacun sait qu’en politique, les fils ou filles
« d’évêque » progressent bien plus rapidement que les militants de base. L’investiture dans
des fiefs « gagnés d’avance » leur est accordée quel que soit leur talent. Pourtant, ils ne
gagnent pas toujours. En 2002, aux législatives, Martine AUBRY l’a appris à ses dépens.
Pour les présidentielles les choses sont différentes. Le programme, la personnalité du
candidat, la motivation, la capacité à gouverner, sont des critères de choix indispensables.
Le programme
: Martine AUBRY, dont l’élection à la tête du parti est le résultat de
combinaisons entre divers courants, a présenté, au nom du Parti socialiste, un programme de
mesures qui en est le reflet, à l’évidence inadaptées à la situation économique. Son problème
est que s’agissant d’un compromis entre les divers rapports de force dont elle dépend, il lui est
difficile de s’en écarter, comme peuvent le faire les autres candidats.
La personnalité
: Femme politique de création artificielle, elle n’a pas l’envergure d’un leader
conduisant son peuple à la victoire. Absence évidente de charisme, manque de hauteur de vue,
personnalité quelconque, animée par un éternel discours d’indignation que ponctue de
perpétuelles jérémiades. Elle finit vite par lasser un auditoire, venu pourtant souvent avec de
bonnes dispositions. Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’elle n’est pas l’animal
politique rêvé pour une présidentielle.
La motivation
: on savait, bien, avant que Dominique STRAUSS KAHN ne le confirme lors
de sa prestation télévisée du 18 septembre, qu’elle n’était pas très disposée à se jeter dans le
grand bain, qu’elle avait ménagé le suspense pour des raisons internes tenant à la partie la plus
à gauche du mouvement, mais que son souhait avait bien été que Dominique STRAUSS
KAHN se présente, avec pour elle la seule perspective de devenir sa Première ministre, ce qui
aurait suffi à son bonheur, ayant toujours préféré les nominations aux élections. En contre
partie, Dominique STRAUSS KAHN aurait été « dispensé » de primaires. C’est ce que l’on a
appelé le pacte de Marrakech, auquel le couple Ségolène ROYAL-François HOLLANDE,
reconstitué pour la circonstance, s’était fermement opposé.
Sa capacité à gouverner
: un certain nombre d’indices recueillis dans l’exercice de ses
responsabilités plaident en sa défaveur. Elle prend des mesures ou des positions qui portent
atteinte aux grands principes qui fondent la République.
Ainsi, la décision d’interdiction dans sa ville, d’une exposition d’estampes mexicaines, œuvre
d’un artiste mexicain qui n’est plus de ce monde, pour sanctionner la justice mexicaine de la
décision qu’elle a prise dans l’affaire Florence CASSEZ, montre son étroitesse de vue et sa
méconnaissance grave du principe de personnalité des délits et des peines, qui dispose que
c’est celui qui a commis un manquement qui doit être sanctionné et non un tiers.
Il y a chez cette femme un aspect irresponsable qu’elle semble assumer, au nom de situations
ponctuelles qui se présentent à elle, et qu’elle règle, pour satisfaire une émotion
compassionnelle déplacée, pour ne pas dire ridicule.
En face de son trouble affectif, la laïcité, l’égalité homme-femme, la mixité, ne sont que
billevesées, qui ne pèsent rien.
Des femmes musulmanes viennent la voir dans sa mairie de LILLE et lui disent qu’elles
veulent des piscines non mixtes. Y a-t-il eu une explication ? Les hommes ne seraient-ils que
des prédateurs de femmes, incapables de refreiner leurs bas instincts ? Serait-ce pour des
motivations religieuses ? S’est-elle interrogée avec ses interlocutrices sur les raisons pour
lesquelles la République tient à ce que les hommes et les femmes ne soient pas séparés ? Leur
a-t-elle parlé des vertus de la mixité ?
En toute hypothèse, il semble que ce qui a prévalu à ses yeux est que si on ne leur accorde
pas ce privilège, ces femmes seront privées de piscine.
Alors plus d’hésitation, la République n’aura qu’à attendre le bain de ces dames. Voilà ! C’est
fait. « A partir de dorénavant » il y aura à LILLE des piscines sans homme, comme dans les
pays les plus intégristes du monde musulman…
Martine AUBRY reviendra bien évidemment sur sa décision...
Elle se dit à titre personnel contre le voile intégral, qui est attentatoire aux droits de la femme
et à leur dignité. Tant mieux ! Mais elle ajoute aussitôt qu’il ne faut pas l’interdire, car
l’interdiction serait trop difficile à mettre en œuvre.
Que peut-il y avoir de plus irresponsable que ce type de position ? Pourquoi alors ne pas
supprimer toutes les lois difficiles à appliquer ?
La pétition qu’elle a cosignée avec Tarik RAMADAN, est encore un exemple étonnant
d’irresponsabilité : Martine AUBRY a dit qu’elle ne savait pas que ce dernier la signerait.
Mais quand on représente un grand parti politique, on doit réserver sa signature, en fixer les
conditions, surtout dans un domaine aussi sensible, où la précipitation est toujours mauvaise
conseillère.
Et c’est en réalité cela qui est par-dessus tout le plus gênant, c’est ce zèle constant chez la
représentante d’un parti qui est indiscutablement laïc, à se positionner en faveur de tout ce qui
touche à la religion musulmane, sans en mesurer les conséquences, alors que dans l’intérêt
même de ses pratiquants, il conviendrait de les inviter à exercer leur culte dans la discrétion.
A ne pas l’avoir compris, elle participe, peut-être même sans l’avoir voulu, ce qui est encore
plus irresponsable, à l’instrumentalisation d’une religion et à la stigmatisation de ses adeptes,
recherchées par certains.
Il est rare d’observer chez une candidate potentielle de ce niveau, si peu de dispositions pour
la fonction suprême. Il semble bien, toutefois, qu’elle en soit tout à fait consciente, ce qui est
le seul aspect positif que l’on est bien obligé de reconnaître, à cette fille de Haut
fonctionnaire.
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