Tunisie, Egypte, Libye, après la dictature, l intégrisme ?
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Révolutions arabes, un avenir incertain.

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Publié le 18 septembre 2011
Nombre de lectures 148
Langue Français

Exrait

Par Youssef El TOUNSI
Tunisie, Egypte, Libye, après la dictature, l’intégrisme ?
Pour des raisons qui tiennent à l’histoire de la décolonisation, les leaders du monde arabe ont
au départ, assis leur autorité sur un nationalisme souvent exacerbé. Ils ont ensuite élevé l’anti
colonialisme, l’anti américanisme, l’anti sionisme, au rang de doctrine politique, et ont
désigné l’occident, comme étant l’ennemi à l’origine de tous leurs maux. Ils ont alors
contraint leurs peuples à accepter, au nom de ce combat factice, la pauvreté ou même la
misère, et à faire le sacrifice de la démocratie et des libertés individuelles.
Le développement de l’intégrisme religieux a été la conséquence la plus directe de cette
politique, et c’est au nom de son combat que l’on a légitimé ces régimes autoritaires avec tout
ce qui a suivi, en particulier la corruption des dirigeants, de l’administration et les mauvais
traitements infligés à ces peuples..
Cela a accru l’influence de ces mouvements extrémistes qui sont devenus dans ces pays la
principale force politique d’opposition.
C’est ce processus que l’Iran a connu. Les iraniens se trouvent confrontés à l’un des pays les
plus intégristes au monde, mettant en œuvre les pratiques les plus barbares, alors que ce sont
eux qui ont contribué à chasser le Chah, au nom de la démocratie et de la liberté, et à mettre
en place le régime des mollahs.
En IRAK, la montée de l’intégrisme, l’instabilité et les troubles graves qui suivirent, le départ
d’un dictateur sanguinaire, confirmèrent cette argumentation. On entendit alors de toute part
des déclarations surréalistes, nostalgiques de l’ordre que savait faire régner Saddam Hussein.
Il en va de même en AFGHANISTAN, où la communauté internationale s’est résignée à
accepter que le pays soit à moyen terme réinvesti par le régime des talibans, la démocratie
instaurée par l’OTAN ne paraissant pas pouvoir s’imposer.
Ces exemples montrent qu’à un régime despotique ne succède pas
de facto
une démocratie.
Qui peut dire de quoi sera fait l’avenir de la Tunisie qui va élire 23 octobre une assemblée
constituante et dont tout laisse à penser qu’elle sera dominée par le parti islamiste Ennhada ?
Qui peut dire ce que sera demain l’Egypte, avec les Frères Musulmans, principale force
organisée du pays, qui ne devraient pas avoir de mal à l’emporter aux élections prévues, dans
les semaines qui viennent, pour renouveler les membres des deux chambres, sous l’autorité de
l’armée.
De même qu’en Libye, dont les nouveaux responsables donnent pour seule indication qu’ils
n’appliqueront pas intégralement la charia …
Tunisie, Egypte, Libye, trois exemples pour le monde arabo musulman. Deux modèles,
L’Iran ? La Turquie ? Avec une multitude de déclinaisons.
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