Comment le planning familial influence-t-il la vie des femmes?

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Rapport de politique généraleCOMMENT LE PLANNING FAMILIAL INFLUENCE-T-IL LA VIE DES FEMMES ?armi les nombreux changements intervenus facilitant l’accès aux moyens de contraception, mêmedans la deuxième moitié du XXème siècle, dans de nombreuses communautés rurales à faible re-Pcelui qui touche probablement les femmes plus venu. Il subsiste néanmoins des écarts importantsque tout autre concerne les moyens de choisir le mo- dans la pratique du planning familial au sein des paysment de procréer et le nombre d’enfants. Cette « ré- et entre les pays.volution de la reproduction » – rendue possible par Des études montrent que l’aptitude des femmesune plus grande disponibilité de moyens de contra- à planifier leur nombre d’enfants a modifié leurs per-ception modernes au cours des 30 dernières années – spectives professionnelles et scolaires ainsi que leura permis aux femmes de se risquer à poursuivre de vie de couple et de famille. L’effet de ces change-nouveaux rôles et activités en dehors du foyer qui ments dépend du contexte dans lequel vivent lescontribueront à long terme au développement éco- femmes, plus particulièrement de la capacité (réelle etnomique et social d’un pays. perçue) des femmes à prendre des décisions concer-Dans les pays en développement, plus de la moi- nant leur vie au sein et à l’extérieur du ménage. Lestié des couples pratiquent aujourd’hui le planning fa- décideurs politiques et les planificateurs qui souhai-milial, contre ...

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Rapport de politique générale
COMMENT LE PLANNING FAMILIAL
INFLUENCE-T-IL LA VIE DES FEMMES ?
armi les nombreux changements intervenus facilitant l’accès aux moyens de contraception, même
dans la deuxième moitié du XXème siècle, dans de nombreuses communautés rurales à faible re-Pcelui qui touche probablement les femmes plus venu. Il subsiste néanmoins des écarts importants
que tout autre concerne les moyens de choisir le mo- dans la pratique du planning familial au sein des pays
ment de procréer et le nombre d’enfants. Cette « ré- et entre les pays.
volution de la reproduction » – rendue possible par Des études montrent que l’aptitude des femmes
une plus grande disponibilité de moyens de contra- à planifier leur nombre d’enfants a modifié leurs per-
ception modernes au cours des 30 dernières années – spectives professionnelles et scolaires ainsi que leur
a permis aux femmes de se risquer à poursuivre de vie de couple et de famille. L’effet de ces change-
nouveaux rôles et activités en dehors du foyer qui ments dépend du contexte dans lequel vivent les
contribueront à long terme au développement éco- femmes, plus particulièrement de la capacité (réelle et
nomique et social d’un pays. perçue) des femmes à prendre des décisions concer-
Dans les pays en développement, plus de la moi- nant leur vie au sein et à l’extérieur du ménage. Les
tié des couples pratiquent aujourd’hui le planning fa- décideurs politiques et les planificateurs qui souhai-
milial, contre seulement 10 % dans les années 60. tent donner plus d’options et d’opportunités aux
Avec la modernisation et l’urbanisation des pays, con- femmes doivent comprendre comment les program-
juguées au progrès des femmes en matière d’éduca- mes de planning familial et les autres investissements
tion et au report de l’âge du mariage, la vie moderne peuvent aider les femmes à réaliser leurs aspirations.
incite à limiter la taille du ménage (voir Figure 1). Les
L’effet du planning familial sur la vieprogrammes structurés de planning familial aident les
des femmesfemmes à atteindre leurs objectifs de reproduction en
Plusieurs études menées au cours de cette
dernière décennie ont examiné les relations entre le
planning familial et la vie des femmes en utilisant
Figure 1 plusieurs approches :
Le projet d’étude des femmes de Programme inter-Nombre d’enfants désiré par les femmes dans les
pays en développement concernés national de santé familiale (Family Health Internatio-
nal — FHI) a coordonné 26 études dans 10 pays sur
une période de 5 ans, dans lesquelles on a demandé8
directement aux femmes si elles avaient bénéficié du
planning familial et comment.Kenya 7.2
7
Le Centre international de recherche sur les fem-
mes (International Center for Research on Women
6 — ICRW) et le Conseil de la population (Population
Council) coordonnent les études menées dans les
pays en développement pour examiner les percep-5 Maroc 4.9
tions des femmes vis à vis du planning familial et,
plus particulièrement, pourquoi certaines femmesIndonésie 4.1 3.94 n’utilisent pas de moyens contraceptifs. Pérou 3.8 3.8
Les enquêtes démographiques et de santé (Demo-
2.93 graphic and Health Surveys — DHS) ont appliqué
un questionnaire standard dans plus de 40 pays en2.6
développement sur le nombre d’enfants désiré et réel
2
Années 70 Années 90 des femmes. Ces données ont permis d’identifier les
caractéristiques des femmes et des familles qui utili-
SOURCE : Enquêtes démographiques et de santé (Calverton, MD : Macro International).
sent ou non le planning familial et de comparer les
données issues de différents pays.Les données recueillies dans le cadre de ces pro- sont accrus en moyenne deux fois plus vite que ceux
2jets ont permis de tirer les conclusions suivantes. des femmes ayant plus de sept grossesses.
Avec la baisse du nombre de leurs enfants, les Beaucoup de femmes sont cependant ambiva-
femmes consacrent moins de temps aux tâches mé- lentes sur la question du travail rémunéré. Bien
nagères non rémunérées et davantage de temps aux que le fait de travailler permette aux femmes d’accroî-
activités rémunérées. En Bolivie, par exemple, l’ana- tre leur autonomie et leur revenu, cela crée également
lyse des données d’enquête a montré que l’utilisation des charges supplémentaires. L’étude menée à Cebu
de moyens de contraception était associée au travail aux Philippines a montré que l’accroissement du re-
rémunéré en dehors du foyer et qu’un nombre gran- venu des femmes était plus dû à l’allongement du
dissant de femmes était entré dans la population active temps de travail plutôt qu’à l’accès à des emplois
entre 1994 et 1997. Ces études ne précisent pas si la mieux rémunérés. Nombre des femmes interrogées
modification de la situation professionnelle était due ont indiqué qu’elles auraient préféré ne pas travailler à
au planning familial ou si c’était l’inverse, c’est-à-dire l’extérieur. De même, les études menées par FHI dans
si le travail des femmes encourageait l’utilisation du d’autres pays ont montré que les femmes qui tra-
planning familial. Néanmoins, les chercheurs ont vaillent éprouvent davantage de stress car elles ont la
conclu que le planning familial était tout au moins un double responsabilité de travailler en dehors de chez
facteur favorable avec l’entrée d’un nombre croissant elles tout en continuant à s’occuper de leur famille.
1de femmes dans la population active. L’accès aux services de contraception peut
L’augmentation du temps d’emploi se traduit améliorer les possibilités d’éducation des jeunes
par des revenus accrus. Une étude à long terme ré- femmes, en particulier celles qui seraient forcées
alisée dans la ville de Cebu aux Philippines a montré d’abandonner leurs études en cas de grossesse non pla-
que, parmi les femmes travaillant à plein temps, cel- nifiée. Mais les jeunes femmes qui ont des rapports
les qui ont moins d’enfants voient leurs revenus pro- sexuels peuvent avoir d’énormes difficultés à utiliser
gresser davantage. Sur une période de 11 ans, les re- les services de planning familial. Selon une étude réali-
venus des femmes ayant entre 1 et 3 grossesses se sée dans trois villes du Zimbabwe, on décourage les
élèves du secondaire qui ont des rapports sexuels de se
rendre dans un centre de planning familial et les jeu-
nes femmes doivent se procurer des moyens contra-Figure 2
ceptifs par leurs propres moyens ou en secret. CommeUtilisation de contraception par les femmes
l’a explique une femme, « J’ai bien essayé de me pro-qui affirment qu’elles préféreraient ne pas
curer des pilules, mais on m’a expulsée du centre. Jetomber enceinte
pense que c’est parce que j’avais l’air très jeune…
Pourcentage de femmes mariées âgées de 15 à 49 ans 3Mais maintenant je regrette. J’aurais pu finir l’école ».
Utilisent N’utilisent pas* Pour les jeunes femmes, la décision de pour-
suivre leurs études et de reporter la maternité peut
Kenya39 24
dépendre de l’éventail des possibilités offertes.
6 21 Nigeria Une étude réalisée au Brésil a montré que certaines
Sénégal13 33 adolescentes désiraient tomber enceintes même si cela
interrompait leurs études. De même, une étude sur14 Jordanie53
les jeunes Jamaïcaines indique qu’elles ont des senti-
50 16 Maroc
ments mitigés au sujet de la grossesse ; une jeune fille
9 Indonésie57 interrogée sur la question a répondu qu’elle « serait
412 28 Pakistan heureuse d’une certaine façon ». Certaines adolescen-
63 12 Turquie tes préfèrent tomber enceintes plutôt que de pour-
suivre leurs études si elles pensent que cela les valorise48 26 Bolivie
davantage que de poursuivre une autre voie, comme
72 8 Colombie
faire des études ou travailler. Pour d’autres, une gros-
sesse non planifiée ne laisse aucun autre choix que0102030405060708090
d’avoir l’enfant.
SOURCE : Enquêtes démographiques et de santé (Calverton, MD : Macro International). L’utilisation de moyens contraceptifs peut*Ce groupe est considéré comme ayant un « besoin non satisfait » de services de planning familial.
améliorer les relations familiales. Le planning fami-
lial présente des avantages psychologiques et autres,





tels que le soulagement de savoir qu’il n’y aura pas de des deux sexes qui modèlent la vie des femmes et la
grossesses non planifiées et la possibilité de passer qualité des services de planning familial accessibles
plus de temps avec les autres membres de la famille. aux femmes.
En Indonésie, près de 80 % des femmes interrogées S’agissant de la problématique hommes-femmes,
ont indiqué que le planning familial leur avait permis bien que les femmes soient depuis longtemps les bé-
d’avoir plus de temps libre et de consacrer plus de néficiaires visées par les programmes de planning
temps à chacun des enfants et à leur époux. Les cou- familial et de santé reproductive, le rôle assigné à cha-
ples interrogés au Zimbabwe ont indiqué que le cun des sexes, en particulier l’inégalité des pouvoirs
planning familial était un important facteur de qua- accordés aux hommes et aux femmes, influence la li-
lité de la vie, et les couples boliviens estimaient que berté de décision des femmes en matière de santé et
5leurs rapports conjuguaux s’étaient améliorés. de qualité de la vie. Dans de nombreuses sociétés,
En revanche, dans les communautés où le l’autonomie des femmes est limitée, de sorte que les
planning familial n’est pas socialement accepté, les grandes décisions familiales (telles que la décision de
femmes qui pratiquent la contraception peuvent pratiquer la contraception et le nombre d’enfants
être confrontées à des conséquences difficiles. Cer- souhaité) sont l’apanage des hommes.
taines femmes craignent la désapprobation ou des re- Le rôle assigné aux deux sexes peut également
présailles (parfois violentes) de la part de leur époux, le limiter les avantages que les femmes peuvent attendre
dédain de leurs proches et de leurs amies ou les mo- du planning familial. Certaines femmes qui ont
queries de la communauté. Au Bangladesh, les femmes moins d’enfants peuvent constater qu’elles n’ont
qui ont été les premières à utiliser des moyens de guère plus d’opportunités dans la vie que les femmes
contraception ont été mises à l’écart par les membres du mêmes âge (ou plus âgées) qui ont un plus grand
de la communauté. Au Mali, où moins de 10 % des nombre d’enfants. Les études menées par le Conseil
femmes mariées pratiquent le planning familial, les de la population dans des zones rurales de l’Egypte et
chercheurs ont observé que de nombreuses femmes du Bangladesh montrent que la baisse du taux de
utilisent des moyens de contraception en secret et crai- fécondité n’est pas associé à des changements majeurs
gnent d’être punies par leur époux si celui-ci l’appre- dans le rôle des hommes et des femmes ni à l’évolu-
6 10nait. Dans une étude menée en Zambie, un homme tion des possibilités offertes aux femmes.
interrogé a déclaré : « Je ne peux pas laisser ma femme La communauté internationale a identifié un
devenir une prostituée. On ne peut pas faire confiance large éventail de politiques qui permettraient d’élargir
7à une femme qui utilise des contraceptifs ». le champ des possibilités pour les femmes, y compris
les adolescentes. On peut citer :
Besoins non satisfaits améliorer les possibilités d’éducation des filles et des
femmes, et plus généralement, faire du droit des fillesEn l’espace de quelques décennies, les femmes
et des femmes à disposer d’elles-mêmes un objectif deont eu accès à de nouveaux moyens de planifier la
développement spécifique ;taille de leur famille, mais les progrès ont été inégaux.
accroître les possibilités d’emploi des femmes et lesOn estime que quelque 120 millions de femmes dans
options de garderie d’enfants pour les mères qui tra-les pays en développement préféreraient reporter
vaillent ; leurs grossesses ou ne plus avoir d’enfants mais n’uti-
8 modifier les textes de loi, telle que les lois sur la pro-lisent aucune méthode de planning familial. Dans
priété et la succession, qui confèrent ou renforcent lecertains pays, plus d’un quart des femmes mariées
statut social inférieur des femmes ;appartiennent à cette catégorie (voir Figure 2). Plu-
promouvoir les initiatives communautaires quisieurs études ont demandé aux femmes qui avaient
encouragent les hommes et les femmes à examinerdes besoins non satisfaits pourquoi elles ne prati-
l’évolution du rôle de chaque sexe et les normes en laquaient pas la contraception. Les raisons sont diver-
matière ;ses, notamment le manque d’information sur les
mettre en place des programmes pour les adoles-méthodes et les services de planning familial, l’ambi-
cents, scolarisés ou non, pour les aider à faire des choixvalence sur la question d’avoir des enfants, l’opposi-
plus avisés et se prémunir contre les grossesses non pla-tion du mari et des autres membres de la famille
nifiées et les maladies sexuellement transmissibles ; et(comme on a vu plus haut), des questions de santé et
9 signer et appliquer des traités internationaux telsla crainte d’effets secondaires liés aux contraceptifs.
que la Convention sur l’élimination de toutes lesNombre de ces raisons se recoupent et ont trait à
formes de discrimination à l’égard des femmesdeux problèmes sous-jacents : les attitudes sur le rôle






(Convention on the Elimination of All Forms of L’amélioration du statut des femmes peut créer
Discrimination Against Women – CEDAW). des conditions favorables à l’adoption par un nom-
Améliorer la qualité des services. Les programmes bre toujours plus grand des méthodes de planning
de planning familial et autres programmes de santé familial, à l’amélioration de la santé reproductive et à
reproductive doivent mettre en place et évaluer des la participation accrue des femmes au développe-
approches de qualité pour fournir ces services. La ment. Les programmes de planning familial de-
qualité des services dépend de plusieurs facteurs, tels vraient s’inscrire dans un ensemble de programmes
que l’accès fiable aux diverses méthodes de contra- complémentaires visant à permettre aux femmes de
ception, la compétence technique des prestataires de prendre en charge leur reproduction et les autres as-
service et des mesures garantissant la commodité et pects de leur vie. A terme, ces investissements per-
la discrétion des services fournis. Les études menées mettront aux femmes de contribuer plus pleinement
montrent que : au développement économique et social de leur
Les programmes de planning familial devraient in- communauté et de leur pays.
former le public sur les moyens de contraception et
Référencesréduire les craintes à l’égard des méthodes recom-
1mandées. Les femmes et les hommes doivent être B. Barnett et J. Stein, Women’s Voices, Women’s Lives: The Impact
of Family Planning (Research Triangle Park, NC : Family Healthmieux informés sur la façon d’utiliser les contracep-
International, 1998) : 83.tifs et les effets secondaires potentiels de chaque
2 B. Barnett : 15.méthode employée.
3 B. Barnett : 101.Les programmes devraient faire plus d’efforts pour
4 B. Barnett : 28.fournir des services et des informations aux hommes
5 B. Barnett : (références diverses).
et les encourager à adopter ou à favoriser la pratique 6 B. Barnett : 21.
du planning familial par leur partenaire. 7 N. Yinger, Unmet Need for Family Planning: Reflecting Women’s
Les agents de santé devraient traiter chaque indi- Perceptions (Washington, DC : International Center for Research
vidu avec dignité, expliquer les problèmes potentiels on Women, 1998) : 14.
8et les moyens d’y faire face, et suggérer des alterna- A. Gelbard, C. Haub, M. Kent, « World Population Beyond
tives à leurs clients. Six Billion, » Population Bulletin (Washington, DC : Population
Reference Bureau, 1999).Les services devraient mettre davantage l’accent
9 C. Westoff et A. Bankole, Unmet Need: 1990-1994, Demogra-sur les adolescents et, à tout le moins, ne pas fermer
phic and Health Surveys Comparative Study No. 16 (Calverton,la porte aux jeunes ou aux personnes non mariées
MD : Macro International, 1995) : 16 ; N. Yinger, Unmet Needqui font appel à eux.
for Family Planning: Reflecting Women’s Perceptions : 13-16 ; et J.Les organisations communautaires et les associa-
Casterline, A. Perez, A. Biddlecom, Factors Underlying Unmet
tions féminines devraient éduquer les femmes pour
Need for Family Planning in the Philippines, Document de travail
qu’elles exigent des services de qualité. No. 84 du Service de recherche (New York : Population Coun-
cil, 1996).
Réaliser des investissements 10 S. Amin et C. Lloyd, Women’s Lives and Rapid Fertility Decline:
complémentaires
Some Lessons from Bangladesh and Egypt, Document de travail
Les gouvernements et les groupes de protection No. 117 (New York : Population Council, 1998).
de la santé des femmes reconnaissent de plus en plus
que les investissements en faveur des femmes vont de Remerciements
pair avec les investissements dans les services de plan- Lori Ashford, du Population Reference Bureau, a rédigé ce
rapport de politique générale avec le concours de Jennifer Adams,ning familial et de santé reproductive. Loin d’être in-
Michal Avni, Barbara Barnett, Patsy Bailey, Barbara Crane, Maicompatibles, ces investissements poursuivent des
Hijazi, Bessie Lee, Jeanne Noble, Nancy Williamson et Nancyobjectifs complémentaires. La vaste majorité des
Yinger. La traduction a été réalisée par Comprehensive Languagegouvernements ont endossé ces objectifs et les mesu-
Center. Parfait M. Eloundou-Enyegue a révisé cette versionres spécifiques nécessaires pour les atteindre lors de la
française.
Conférence internationale de 1994 sur la population
Ce projet a été financé par l’Agence des Etats-Unis pour le
et le développement et de la Quatrième conférence développement international (USAID) dans le cadre du projet
mondiale de 1995 sur les femmes. MEASURE Communication (HRN-A-00-98-000001-00).
POPULATION REFERENCE BUREAU
MEASURE Communication
1875 Connecticut Ave., NW, Suite 520, Washington, DC 20009 Etats-Unis
Tél. : (202) 483-1100 Fax : (202) 328-3937 E-mail : measure@prb.org ou popref prb.org@
Site Web : www.measurecommunication.org ou www.prb.org ©Population Reference Bureau, mai, 2000