LETTRE OUVERTE A Xavier BEULIN, Président de la FNSEA

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André POCHON Auteur de « scandale de l’agriculture folle » le 20 novembre 2013 LETTRE OUVERTE A Xavier BEULIN, Président de la FNSEA Monsieur le Président, Vous vous opposez à toute baisse des primes versées aux gros céréaliers dans le cadre de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC).

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André POCHON Auteur de «scandale de l’ agriculture folle» le 20 novembre 2013 LETTRE OUVERTE A Xavier BEULIN, Président de la FNSEA Monsieur le Président, Vous vous opposez à toute baisse des primes versées aux gros céréaliers dans le cadre de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC). Vous devriez, au contraire, plaider pour leur suppression totale puisqu’ elles ont t mises enplace en 1992 pour compenser la baisse des prix des céréales. Elles étaient justifiées à lel’ poque car, rejoignantprix mondial, le prix du blé avait chuté de moitié. Aujourd’ hui la situation s’ est inverse : les prix mondiaux des dépassentcéréales flambent, ils en moyenne sur l’ anne 2013 les 200 €urosla tonne ! Vous avez réclamé, à corps et à cris, depuis 20 ans « des prix et non des primes ». Vous avez désormais ces prix élevés qui vont perdurer vu la demande mondiale. Alorspourquoi exiger ces subventions qui n’ ont plus aucun fondement? Les craliers veulent toucher le beurre et l’ argent du beurre.Les primes compensatrices à la baisse des prix des céréales doivent disparaître qu and leurs cours flambent. C’ est ce qui s’ applique aux USA o les aides distribues aux agriculteurs suivent l’ volution des cours.Le Ministre d a prudent, trse l’ Agriculture, proposé de surprimer les 52 premiers hectares. ilS’ il tait courageux, réserverait la surprime aux 52 premiers hectares des seules exploitations de polyculture élevage.L’ levage est, vous le savez bien, la première victime de la hausse des prix des céréales et du soja. Le risque est de voir disparaître l’ activit d’ levagedans 60les exploitations qui frlent les 50/ avec hectares, pour consquence les pertes d’ emplois.Le Prsident de la Rpublique ne s’ y est pas tromp pas quand il a dclar  Limoges il faut sauver l’ levage pour sauver l’ emploi». Mais vous vous opposez même à cette surprime des 52 premiers hectares. La FNSEA va -t-elle, une fois de plus, bloquer une des positions admises par le Commissaire Europen  l’ AgricultureDacian Ciolos, souhaitées par le Syndicat National des Jeunes Agriculteurs, d’ Agriculture bles Chambres sûrement près de 80 % de vosretonnes, et adhrents. Mais ces derniers n’ osent pasexprimer une position contraire à votre dictat, par crainte de représailles de la toute puissante FNSEA, dirigée ouvertement pour la première fois par un gros céréalier. Monsieurle Prsident, quand on a une responsabilit, qui plus est une responsabilit nationale, ce n’ est pas pour défendre ses intérêts mais bien ceuxde l’ ensemble de ses mandants, en particulier les plus faibles, en ici, l’ occurrence, les éleveurs. Votre position, Monsieur le Prsident, n’ est pas seulement injustifie, elle frle la provocation, provocation envers vos adhérents les plus fragilisés, provocation envers les citoyens de votre pays. Comment pouvez-vous justifier ces milliards de subventions versés aux grosses exploitations céréalières (près de 120000 €urospour une exploitation de 350 hectares en Beauce, 60000 €uros par emploi!) alors que le revenu dégagé par de telles exploitations, sans les primes, est en rapport avec les cours mondiaux trsau plus haut, puisqu’ élevés compte tenu de la forte et durable demande mondiale ? Comment justifier ce scandaledans le contexte gravement déficitaire des fonds publics français nécessitant le recours à la solidarité nationale ? Hélas,opinion n’ a pas ragi  ce sc l’ jusqu’  maintenant,andale, mais elle le fera unjour, et l’ Histoire vous jugera sévèrement. Monsieur le Président, je fais appel à votre c onscience pour accepterqu’une juste répartition soit faite des milliards de primes verses par l’ Europe  la Franceetqu’ ils soient affects aux leveurs en difficults.Dans le cas contraire, ce sera un dtournement de l’ objectif assign  ces fonds publics, un enrichissement sans cause des craliers sur fonds publics,  l’ initiative de la FNSEA.