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Après quoi court Beigbeder ?

6 pages
Après quoi court Beigbeder ? Trouver des informations sur la vie privée de Charles Beigbeder n'a rien de sorcier. Il suffit de se rendre à la librairie. Frédéric, son frère, l'écrivain, a fait l'unanimité auprès de la critique littéraire avec son «Roman français», qui lui a valu le prix Médicis en 2009. Et il y relate longuement sa relation paradoxale visà-vis de son frère. À la fois frère. À la fois moteur et ombre écrasante. Le littéraire de la fratrie estime même qu'il a remplacé, dans son cas, le complexe paternel par un complexe fraternel. Charles ? Trop sérieux, trop de réussite pour Frédéric, l'ancien publicitaire et trublion de la famille Beigbeder. Le premier paragraphe du chapitre le «Frère du précédent» est édifiant : « Et si Freud s'était trompé ? Et si l'important n'était pas le père et la mère, mais le frère ? Il me semble que tous mes actes, depuis toujours, sont dictés par mon aîné. Je n'ai fait que l'imiter, puis m'opposer à lui. Le problème, c'est que Charles est imbattable, il est l'homme parfait. Il ne m'a donc laissé qu'une option : être un homme imparfait ». Parfait, voilà un mot qui résume tous les adjectifs qui collent à la peau de Charles Beigbeder, Chevalier de la Légion d'honneur depuis 2008 : lisse, consensuel, conciliant, sympathique, avenant, posé, réactif, instinctif... Bref, un entrepreneur qui sait prendre des risques, sans jamais, du moins semble-t-il vu de l'extérieur, faire de faux pas.
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Après quoi court Beigbeder ?
Trouver des informations sur la vie privée de Charles Beigbeder n'a rien de sorcier. Il suffit de se rendre à la librairie. Frédéric, son frère, l'écrivain, a fait l'unanimité auprès de la critique littéraire avec son «Roman français», qui lui a valu le prix Médicis en 2009. Et il y relate longuement sa relation paradoxale visà-vis de son frère. À la fois frère. À la fois moteur et ombre écrasante. Le littéraire de la fratrie estime même qu'il a remplacé, dans son cas, le complexe paternel par un complexe fraternel. Charles ? Trop sérieux, trop de réussite pour Frédéric, l'ancien publicitaire et trublion de la famille Beigbeder. Le premier paragraphe du chapitre le «Frère du précédent» est édifiant : «Et si Freud s'était trompé ? Et si l'important n'était pas le père et la mère, mais le frère ? Il me semble que tous mes actes, depuis toujours, sont dictés par mon aîné. Je n'ai fait que l'imiter, puis m'opposer à lui. Le problème, c'est que Charles est imbattable, il est l'homme parfait. Il ne m'a donc laissé qu'une option : être un homme imparfait ». Parfait, voilà un mot qui résume tous les adjectifs qui collent à la peau de Charles Beigbeder, Chevalier de la Légion d'honneur depuis 2008 : lisse, consensuel, conciliant, sympathique, avenant, posé, réactif, instinctif... Bref, un entrepreneur qui sait prendre des risques, sans jamais, du moins semble-t-il vu de l'extérieur, faire de faux pas. Heureusement que Frédéric a écrit son livre car peu de gens en relation avec Charles Beigbeder se livrent. Benoît Sireau, son directeur général à Happytime, n'accepte de parler que de l'entreprise qu'il dirige. Edgar Grospiron, son prédécesseur à la présidence d'Annecy 2018, évite toute sortie médiatique pour ne pas parasiter la candidature, son objectif restant que les JO atterissent en Haute-Savoie. Poweo, où Charles Beigbeder n'occupe désormais que la place de «chairman» fait la sourde oreille.
Annecy 2018, un tournant ?
Pourtant, il n'existe pas forcément de mystère autour de l'ancien fondateur de Poweo. Fidèle à sa réputation, Charles Beigbeder répond volontiers aux journalistes, même si sa nomination à la tête du comité de candidature d'Annecy aux jeux Olympiques d'hiver de 2018 le rend moins joignable que par le passé. Mi-mars, à la veille de son audition par la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale, pour établir un premier bilan du travail mené à la direction d'Annecy 2018, il discute sereinement, comme à son habitude. Le ton posé, réfléchi, pesant chacun de ses mots avec un air naturel et impliqué. Il est pourtant aujourd'hui encore, à quarante-six ans, président de la Gravitation, holding par laquelle il dirige AgroGeneration, société agricole possédant des terres en