Brocante de campagne

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Brocante de campagne Cette profession s'inscrit en plein dans l'économie durable : tout se récupère, rien ne se jette, pour transmettre ensuite Antiquités Pratique : Pourquoi êtes-vous devenue brocanteuse ? Evelyne Paindavoine : Par amour des objets, j'ai toujours baigné dans cet univers. Enfant, je passais mes vacances en Autriche (dont je suis originaire). J'accompagnais mon oncle dans les salles des ventes à Vienne : « Die chance » sorte de vente « au clou ». Cela m'a permis de découvrir et surtout d'aimer les objets, avec leur vécu, leur histoire... J'ai débuté ce métier en 1976 mais le hasard de la vie a voulu que durant quelques années, j'arrête cette activité pour exercer une autre fonction à Lille : celle d'assistante de production pour une radio locale. Durant cette période, j'arpentais encore et toujours les brocantes... En février 1992, ma passion ayant pris le dessus, ma boutique ouvrait à nouveau ses portes ! Quelles sont les qualités indispensables à avoir ? L'esprit de découverte avant tout, la passion bien entendu, mais aussi le courage ! Ce n'est pas un métier facile et il est très chronophage. Certains de mes clients me disent avec enthousiasme qu'ils aimeraient être à ma place. Mais la réalité quotidienne est tout autre, je ne trouve pas uniquement des objets qui me plaisent ! La belle trouvaille n'est pas toujours au rendez-vous. Enfin et surtout, il faut vivre de ce métier et faire parfois abstraction de ses envies.

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Publié le 28 août 2010
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Langue Français
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Brocante de campagne

Cette profession s'inscrit en plein dans l'économie durable : tout se récupère, rien ne se jette, pour transmettre ensuite

Antiquités Pratique : Pourquoi êtes-vous devenue brocanteuse ?

Evelyne Paindavoine : Par amour des objets, j'ai toujours baigné dans cet univers. Enfant, je passais mes vacances en Autriche (dont je suis originaire). J'accompagnais mon oncle dans les salles des ventes à Vienne : « Die chance » sorte de vente « au clou ». Cela m'a permis de découvrir et surtout d'aimer les objets, avec leur vécu, leur histoire... J'ai débuté ce métier en 1976 mais le hasard de la vie a voulu que durant quelques années, j'arrête cette activité pour exercer une autre fonction à Lille : celle d'assistante de production pour une radio locale. Durant cette période, j'arpentais encore et toujours les brocantes... En février 1992, ma passion ayant pris le dessus, ma boutique ouvrait à nouveau ses portes !

Quelles sont les qualités indispensables à avoir ?

L'esprit de découverte avant tout, la passion bien entendu, mais aussi le courage ! Ce n'est pas un métier facile et il est très chronophage. Certains de mes clients me disent avec enthousiasme qu'ils aimeraient être à ma place. Mais la réalité quotidienne est tout autre, je ne trouve pas uniquement des objets qui me plaisent ! La belle trouvaille n'est pas toujours au rendez-vous. Enfin et surtout, il faut vivre de ce métier et faire parfois abstraction de ses envies. Pour constituer mon stock, j'achète exclusivement auprès de particuliers. Je dois trouver des objets qui plaisent au plus grand nombre. Le « courant » ce ne sont malheureusement pas que des pièces rares ou insolites : je suis souvent appelée pour des machines à coudre, des chambres à coucher années 50 ou de gros buffets rustiques, ce qui n'est pas très motivant...

Qu'aimez-vous particulièrement dans votre profession ?