DUCHAUSSOY Amateur de présidence
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DUCHAUSSOY Amateur de présidence Ça n'a pas l'air comme ça, mais Fernand Duchaussoy a été comédien. Et oui, parallèlement à une carrière de professeur de physique-chimie à Berck, c'est au centre aéré de l'amicale laïque que l'actuel président de la Fédération française de football a donné libre cours à sa passion pour le théâtre. C'est à une époque que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Au début des années soixante. IL avait 20 ans. 49 ans plus tard, l'image du jeune acteur et animateur pour enfants et adolescents, gardien de but le dimanche matin dans des équipes amateurs, a laissé la place à celle d'une sort de patriarche parfois potache, pas toujours très adroit dans ses prises de position et de décision. Arrivé à la tête de la FFF au lendemain du 'Tsunami" de Knysna, l'homme symbolise tellement le monde amateur qu'il donne souvent l'impression de l'être jusqu'au bout de tout ses dossiers. Mais l'habit ne fait pas toujours le moine, comme l'explique Jean Verbeke, vice-président de la FFF qui le connaît bien. "Il connaît le foot parfaitement, il est intelligent et plein d'humour, ce qui ne gâche rien. Il a beaucoup d'idées. Je n'ai aucun doute, il a l'envergure morale et physique pour fédérer". C'était en juillet dernier, quand le foot français traînait au fond du caniveau. N'importe qui aurait fait l'affaire pour remplacer Escalette, lui aussi pur produit du foot amateur et complètement dépassé par les événements.

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Publié le 08 juin 2011
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Langue Français

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DUCHAUSSOY Amateur de présidence

Ça n'a pas l'air comme ça, mais Fernand Duchaussoy a été comédien. Et oui, parallèlement à une carrière de professeur de physique-chimie à Berck, c'est au centre aéré de l'amicale laïque que l'actuel président de la Fédération française de football a donné libre cours à sa passion pour le théâtre. C'est à une époque que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Au début des années soixante. IL avait 20 ans.

49 ans plus tard, l'image du jeune acteur et animateur pour enfants et adolescents, gardien de but le dimanche matin dans des équipes amateurs, a laissé la place à celle d'une sort de patriarche parfois potache, pas toujours très adroit dans ses prises de position et de décision. Arrivé à la tête de la FFF au lendemain du 'Tsunami" de Knysna, l'homme symbolise tellement le monde amateur qu'il donne souvent l'impression de l'être jusqu'au bout de tout ses dossiers. Mais l'habit ne fait pas toujours le moine, comme l'explique Jean Verbeke, vice-président de la FFF qui le connaît bien. "Il connaît le foot parfaitement, il est intelligent et plein d'humour, ce qui ne gâche rien. Il a beaucoup d'idées. Je n'ai aucun doute, il a l'envergure morale et physique pour fédérer". C'était en juillet dernier, quand le foot français traînait au fond du caniveau. N'importe qui aurait fait l'affaire pour remplacer Escalette, lui aussi pur produit du foot amateur et complètement dépassé par les événements. Un peu moins d'un an plus tard, les données ont changé. Le football français, désormais au 19ème rang mondial (aucune autre nation sacrée championne du monde au moins une fois n'est classée au delà de la dixième place) a davantage besoin d'un projet pour l'avenir et d'un véritable patron que d'une roue de secours. Et celui qui assurait en juillet dernier, "je serai un véritable patron", est loin d'être ce "patron" idéal. La calamiteuse affaire des quotas et sa gestion laborieuse, est là pour nous le rappeler. Duchaussoy, qui il est vrai, est arrivé à la tête du foot français à l'un des pires moments de son histoire, défend son bilan. "La réforme engagée est une réforme fondamentale, pas une réformette", explique-t-il notamment en évoquant le changement de gouvernance de la FFF adoptée en avril dernier. Issus des Etats généraux du football d'octobre dernier, ces nouveaux statuts prévoient notamment l'élection du président au scrutin de liste et une nouvelle répartition des voix entre amateurs et professionnels. Le football professionnel passe de 25 à 37% des voix - ce qui lui confère une minorité de blocage (33%) - en échange d'une contribution financière "plus importante, pérenne et garantie" destinée au football amateur. "Cette réforme n'est pas finie. Il faut changer les mentalités et ce travail ne peut pas reposer sur un seul homme" commente le président sortant. "Fabriqué" dans le même moule que Jean-Pierre Escalette (il lui avait d'ailleurs succédé à la tête de la Ligue de football amateur en 2005), Fernand Duchaussoy n'a pas forcément convaincu qu'il était l'homme de la situation pour une gestion "plus professionnelle" du football français. Mais ce n'est pas forcément son principal soucis, lui qui milite en premier lieu pour les milliers de clubs amateurs qui sont la base des 2 millions de licenciés. "Le vrai problème du football français, c'est la pérennité des clubs. Certains sont en désespérance et proches de mettre la clé sous la porte", a -t-il expliqué lors de la présentation officielle de sa liste. Son objectif prioritaire : "Rénover la Fédération" pour mieux "rassembler". Renforcer les moyens des structures décentralisées (Ligues, Districts et clubs) et faire en sorte de faire "rayonner" le football au-delà des terrains, via son rôle social et citoyen. Accuser de profiter de sa position dans sa campagne pour l'élection, il affirme le contraire. "Aujourd'hui, contrairement à ce que dit l'un de mes concurrents, je pense que mes fonctions sont un vrai frein pour la campagne". La question est de savoir si c'est le seul.

Leproux : " Il fait preuve d'ouverture"

Bernard Lama et Robin Leproux sont les principales têtes d'affiche de la liste de Fernand Duchaussoy. Egalement sollicité par Noël Le Graët, le président du PSG, qui représente le monde professionnel explique son choix. "Noël Le Graët m'a contacté mais il m'est apparu qu'il s'agissait plus de son côté d'une ambition personnelle. Fernand Duchaussoy est un homme qui sait dire qu'il y a des domaines où on peut mieux faire. Il s'est alors tourné vers des savoir-faire et il a fait preuve d'ouverture". A noter qu'une troisième liste se présente à l'élection du 18 juin : Elle est menée par Eric Thomas, vice-président du club amateur de Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire) et animateur de l'Association française de football amateur.

"La réforme n'est pas finie, il faut changer les mentalités"

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