Faire fortune avec les spécialités régionales
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Faire fortune avec les spécialités régionales

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Faire fortune avec les spécialités régionales Les consommateurs français seraient de plus en plus friands de produits du terroir. « Le consommateur est en mal d'authenticité. Cette tendance de fond ne cesse d'augmenter, même si le critère prix reste toujours important pour les Français », note Isabelle Senand directrice du cabinet Xerfi. Un véritable filon qui intéresse aussi bien PME que multinationales. Retour aux sources « Dans un monde où tout va de plus en plus vite, on note un regain d'intérêt pour tout ce qui a trait à la recherche de sens, de valeur, notamment la cuisine et la gastronomie. C'est une des raisons qui fait que les consommateurs se tournent vers les produits authentiques et traditionnels, bien ancrés dans le paysage français », souligne Jacques Thébault, Directeur de Sopexa France, agence de marketing alimentaire qui participe à la promotion des produits et des régions françaises. De nouvelles habitudes de consommations apparaissent, allant parfois jusqu'à entraîner le repositionnement du produit et sa diffusion en dehors des frontières régionales. « Le sel de Guérande, à l'origine un produit local peu consommé en dehors de l'ouest de la France, s'est ainsi peu à peu imposé sur les tables des grands chefs pour, aujourd'hui, se retrouver dans quasiment tous les foyers », insiste le spécialiste.

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Publié le 30 novembre 2012
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Langue Français

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Faire fortune avec les spécialités régionales
Les consommateurs français seraient de plus en plus friands de produits du terroir. «Le consommateur est en mal d'authenticité. Cette tendance de fond ne cesse d'augmenter, même si le critère prix reste toujours important pour les Français», note Isabelle Senand directrice du cabinet Xerfi. Un véritable filon qui intéresse aussi bien PME que multinationales.
Retour aux sources
«Dans un monde où tout va de plus en plus vite, on note un regain d'intérêt pour tout ce qui a trait à la recherche de sens, de valeur, notamment la cuisine et la gastronomie. C'est une des raisons qui fait que les consommateurs se tournent vers les produits authentiques et traditionnels, bien ancrés dans le paysage françaissouligne Jacques Thébault, Directeur de Sopexa France, agence de », marketing alimentaire qui participe à la promotion des produits et des régions françaises. De nouvelles habitudes de consommations apparaissent, allant parfois jusqu'à entraîner le repositionnement du produit et sa diffusion en dehors des frontières régionales. «Le sel de Guérande, à l'origine un produit local peu consommé en dehors de l'ouest de la France, s'est ainsi peu à peu imposé sur les tables des grands chefs pour, aujourd'hui, se retrouver dans quasiment tous les foyersinsiste le spécialiste. Désormais protégé par une IGP (Indication Géographique », Protégée), plusieurs milliers de tonnes de gros sel et de fleur de sel quittent ainsi chaque année la région guérandaise pour investir l'Hexagone. Un peu à l'image du piment d'Espelette ou de la raviole de Royans, nouveau fer de lance de Rivoire & Carret (goupe Skalli).
Le succès des produits régionaux s'explique par l'exigence des consommateurs en termes d'origine et de traçabilité. 53% des Français sont sensibles à l'origine des produits alimentaires qu'ils achètent. Un «souci» qui participe à redynamiser les économies locales, notamment par le développement ces dernières années des AMAP (associations qui facilitent l'achat direct au producteur) ou la création de marques locales fédérant les produits (Produit en Bretagne, Sud de France, Bravo l'Auvergne...).
Adapter sa communication
Aix, Confiserie du Roy René et ses calissons à Reims, Fossier et ses célèbres biscuits roses, Anis
de Flavigny et ses fameux petits bonbons blancs... toutes sont des PME, ancrées dans leur région et qui ont réussi à rendre indissociable leur(s) produit(s) et leur région. D'autre part, elles évoluent et utilisent les dernières technologies. «Paradoxalement, les outils numériques comme le Web et les applications Smartphone sont parfaitement adaptés pour promouvoir ce type de produits régionaux, souvent liés à une histoire, une famille, des hommes... Il y a donc beaucoup à raconter, des recettes à donner... Et avec ce média qu'est Internet, la communication se révèle à la fois rapide et facile. C'est également une excellente façon de toucher un public plus jeune, parfois moins sensible à cette authenticité. Nous avons par exemple relooké le site Internet Floc de Gascogne et développé une application Smartphone spécifique. Sur les deux canaux, nous avons mis en avant de nouvelles manières de le consommer, de nouvelles recettes... Nous avons ainsi rajeuni la cible et ancré le produit typiquement traditionnel et régional dans des tendances de consommation moderne », explique Jacques Thébault.
L'union fait la force
Faire connaître ses produits, fidéliser une clientèle, se démarquer de la concurrence... autant de difficultés auxquelles doivent faire face bon nombre de ces PME régionales, sous peine de ne pas être intégrées dans les linéaires de la grande distribution. Si certaines marques, comme Albert Ménès qui commercialise 400 spécialités d'épicerie fine, toutes issues d'une tradition, d'un pays ou d'une province, ont historiquement trouvé leur place dans les rayons, d'autres doivent encore batailler fermement pour se faire référencer chez les distributeurs. Leur parade : «la mutualisation. Une solution parfaitement adaptée à ce type de PME, comme le prouve Qualité Landes. Cette association, qui regroupe 7 filières de produits régionaux issus du département des Landes, a réussi à pénétrer la grande distribution. Ils ont même obtenu récemment 7 pages dans le prospectus d'une enseigne nationale, impensable si chacun avait avancé dans son coin », insiste Jacques Thébault.
De tels regroupements facilitent également l'export. «Pour séduire la clientèle étrangère, la mutualisation reste un choix judicieux. Exposer ensemble sur des salons, partager des informations sur les pays et acheteurs potentiels, se faire accompagner par des experts... s'avèrent efficace », souligne Jacques Thébault. Surtout, bon nombre de pays nous envient notre patrimoine alimentaire qui repose sur nos terroirs. Encore faut-il s'organiser et savoir rayonner à l'export.