Hypocondriaque, ça se soigne ?

Hypocondriaque, ça se soigne ?

Documents
4 pages

Description

Hypocondriaque, ça se soigne ? Les hypocondriaques sont nombreux et concernent tous les âges. L'hypocondrie touche donc les adolescents comme les adultes. La plupart du temps, cette peur panique de la maladie démarre d'ailleurs à un jeune âge, qu'elle soit ou non repérée. Une toux devient immédiatement une tuberculose, des douleurs intercostales sont un trouble cardiaque, un problème de transit est le symptôme d'un cancer du colon, en bref, le sujet est certain d'avoir une maladie grave ! C'est la raison pour laquelle il consulte sans cesse. Lorsque le résultat des examens est normal, le voici rassuré pour un temps mais la crainte réapparait et la médecine est mise en cause : les analyses n'ont peutêtre pas été faites correctement, les résultats ont été mal interprétés, en bref, le corps médical est remis en question ! Il ne s'agit pas ici de moments où l'on panique suite à une crainte bien réelle : il est normal de se faire du souci face à des douleurs bien réelles. Mais chez l'hypocondriaque, non seulement ces craintes se renouvellent à intervalles réguliers, mais il ne parvient jamais à être totalement rassuré. « Hypocondriaque : personne qui se sent très mal quand ça va très bien et qui sait qu'elle ira bien plus mal quand elle ira mieux. » (Anonyme) Les différents degrés de l'hypocondrie 1. La forme névrotique C'est la forme la plus courante et la plus légère.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 06 septembre 2011
Nombre de lectures 40
Langue Français
Signaler un problème
Hypocondriaque, ça se soigne ?

Les hypocondriaques sont nombreux et concernent tous les âges. L'hypocondrie touche donc les adolescents comme les adultes. La plupart du temps, cette peur panique de la maladie démarre d'ailleurs à un jeune âge, qu'elle soit ou non repérée.

Une toux devient immédiatement une tuberculose, des douleurs intercostales sont un trouble cardiaque, un problème de transit est le symptôme d'un cancer du colon, en bref, le sujet est certain d'avoir une maladie grave ! C'est la raison pour laquelle il consulte sans cesse. Lorsque le résultat des examens est normal, le voici rassuré pour un temps mais la crainte réapparait et la médecine est mise en cause : les analyses n'ont peutêtre pas été faites correctement, les résultats ont été mal interprétés, en bref, le corps médical est remis en question ! Il ne s'agit pas ici de moments où l'on panique suite à une crainte bien réelle : il est normal de se faire du souci face à des douleurs bien réelles. Mais chez l'hypocondriaque, non seulement ces craintes se renouvellent à intervalles réguliers, mais il ne parvient jamais à être totalement rassuré.

« Hypocondriaque : personne qui se sent très mal quand ça va très bien et qui sait qu'elle ira bien plus mal quand elle ira mieux. » (Anonyme)

Les différents degrés de l'hypocondrie

1. La forme névrotique C'est la forme la plus courante et la plus légère. La personne est consciente de ressentir des peurs qui ne sont pas objectivement justifiées, mais ne peut totalement se maîtriser. Elle a donc des crises d'angoisse, très souvent sur la présence d'une tumeur ; le cancer étant une maladie qui progresse secrètement et se prête donc à l'imaginaire de l'hypocondriaque. Mais il peut aussi s'agir de la peur de la crise cardiaque, alors qu'en fait on ressent juste un malaise vagal. La crise d'angoisse provoque le besoin de consulter un médecin, souvent de se faire prescrire un examen médical. En fonction des individus, les crises peuvent être plus ou moins fréquentes. Il arrive même que l'hypocondrie soit passagère suite à un deuil, elle est également fréquente et compréhensible chez les anciens malades qui craignent une récidive.