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J.F. DOMERGUE l'homme de l'ombre du MHSC

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J.F. DOMERGUE l'homme de l'ombre du MHSC Belhanda, Yanga-MBiwa, El Kantari, Aït Fana, Stambouli... On pourrait encore en citer une dizaine d'autres, de Jourdren à Ligali, gardien de but de l'équipe de France demi-finaliste de la coupe du Monde des moins de 20 ans, en passant par Pionnier, Saihi et autres Cabella. Au total, c'est 50% de l'effectif professionnel de Montpellier qui sort tout droit du centre de formation. En avril dernier, 8 des 18 joueurs alignés sur la feuille de match de la finale de la Coupe de la Ligue par René Girard avaient grandi sous la houlette de Jean-François Domergue. Entraîneur de Montpellier entre 2004 et 2007, l'ancien international vainqueur de l'Euro en 1984 avec Platini, regarde aujourd'hui avec fierté le parcours de Montpellier au plus haut niveau. "Il est certain que cela fait plaisir de voir autant de joueurs formés au club évoluer avec l'équipe professionnelle, et en plus avec des bons résultats. Mais ça fait plaisir à tout le club, car nous travaillons tous ensemble pour appliquer une politique basée sur la formation et assuré la pérennité du club". L'idée est simple : dans toutes les catégories d'âge pratiquement, s'appuyer sur des joueurs formés au club, encadrés par d'autres plus expérimentés, venus de l'extérieur. "Il est clair qu'à Montpellier, les jeunes ont plus de chances de jouer qu'ailleurs", souligne Domergue. C'est même une obligation.

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Publié le 21 septembre 2011
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J.F. DOMERGUE l'homme de l'ombre du MHSC

Belhanda, Yanga-MBiwa, El Kantari, Aït Fana, Stambouli... On pourrait encore en citer une dizaine d'autres, de Jourdren à Ligali, gardien de but de l'équipe de France demi-finaliste de la coupe du Monde des moins de 20 ans, en passant par Pionnier, Saihi et autres Cabella. Au total, c'est 50% de l'effectif professionnel de Montpellier qui sort tout droit du centre de formation. En avril dernier, 8 des 18 joueurs alignés sur la feuille de match de la finale de la Coupe de la Ligue par René Girard avaient grandi sous la houlette de Jean-François Domergue. Entraîneur de Montpellier entre 2004 et 2007, l'ancien international vainqueur de l'Euro en 1984 avec Platini, regarde aujourd'hui avec fierté le parcours de Montpellier au plus haut niveau. "Il est certain que cela fait plaisir de voir autant de joueurs formés au club évoluer avec l'équipe professionnelle, et en plus avec des bons résultats. Mais ça fait plaisir à tout le club, car nous travaillons tous ensemble pour appliquer une politique basée sur la formation et assuré la pérennité du club". L'idée est simple : dans toutes les catégories d'âge pratiquement, s'appuyer sur des joueurs formés au club, encadrés par d'autres plus expérimentés, venus de l'extérieur. "Il est clair qu'à Montpellier, les jeunes ont plus de chances de jouer qu'ailleurs", souligne Domergue. C'est même une obligation. "Nous n'avons pas les moyens de Marseille, Lyon ou Paris pour recruter, nous sommes donc contraints de former nos joueurs". Avec le risque de voir le club se mettre en danger en cas d'échec dans la formation, comme c'est le cas à Nantes aujourd'hui ? "A Nantes, je pense que cela va au delà de ça... A un moment, on a dû refuser de donner les moyens au centre de formation de bien fonctionner" estime le technicien. Pas de danger que cela arrive à Montpellier. Ici du sommet à la base, tout le monde tire dans le même sens, défend les mêmes valeurs. "Avec Louis Nicollin, son fils Laurent (ndlr : président délégué), René Girard et Bruno Carotti (directeur sportif) nous en parlons très souvent et nous sommes sur la même longueur d'ondes. C'est ce qui fait la force de Montpellier. Chacun est compétent dans son domaine et surtout, sait rester à sa place". Cette place à la tête du centre de formation, elle n'a pas été forcément facile à accepter pour Domergue. Après avoir rencontré le succès au Havre (qu'il a fait monter en Ligue 1 au terme de la saison 2001/2002) l'ancien joueur de l'OM a d'abord vécu des temps difficile à la tête de Montpellier, où il est venu diriger l'équipe première entre 2004 et avril 2007, quand le club au bord de la descente en National, il a été remplacé par Roland Courbis (qui obtiendra le maintien puis l'accession en Ligue 1 la saison suivante). "Le président m'a d'abord demandé de rester au club pour servir de "prête nom" (ndlr : Courbis n'ayant pas les diplômes requis pour entrainer en Ligue 1), puis on m'a demandé de présenter un projet sur la formation et c'est comme cela que je suis arrivé à la tête du centre". Une nouvelle aventure qui tombait à pic mais laissait aussi le Montpelliérain perplexe. "Pendant tout le temps où je n'étais plus qu'un prête nom, je n'ai reçu aucune proposition pour entrainer de nouveau. J'avoue que cela m'a un peu surpris, quand je vois que beaucoup d'entraîneurs, certains spécialistes de la "mise à l'écart", retrouvent toujours des clubs...". Heureusement pour lui, le challenge proposé par Montpellier est passionnant. "C'est très intéressant de travailler avec les jeunes, de les accompagner dans leur formation, les voir grandir...". Puis les voir réussir chez les pros aussi, comme Yanga-Mbiwa, que l'on dit aux portes de l'équipe de France, Belhanda, dont le nom a circulé un peu partout en période de transferts, ou encore Jourdren qui passe pour être un des très bons gardiens de Ligue 1. Absolument pas aigri, Domergue profite, "des très bonnes conditions de travail à Montpellier", mais aussi "du confort de la famille qui se plaît très bien dans la région", et surtout, "du plaisir de travailler dans le milieu du foot". Son avenir ? Il le voit à Montpellier, sans doute échaudé par l'expérience vécue en 2007 quand le téléphone ne sonnait pas. Une nouvelle expérience d'entraîneur n°1 ? "J'ai mis une croix dessus", dit-il sans véritable conviction. Oui, car si le grand public l'a peut-être perdu de vue depuis notamment son passage en tant que dirigeant au PSG (où il a occupé la fonction de directeur général adjoint à la fin des années quatre-vingt dix), les spécialistes savent. Ils savent la qualité du travail accompli dans l'Hérault et son influences sur les bons résultats du club. Et pas sûr qu'un de ces jours, le téléphone ne se mette pas à sonner...

Une politique basée sur la formation pour assurer la perennité du club.