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" L'apprentissage est terminé !"

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" L'apprentissage est terminé !" "On va se maintenir !" Comment avez-vous été amené à devenir président du LOU ? Il y a dix ans, l'ancien président qui était l'un de mes fournisseurs dans le cadre de mon entreprise recherchait des sponsors. Il s'est avéré très vite que les besoins financiers étaient plus importants que prévus. Je suis arrivé non plus en tant que sponsor, mais en tant qu'actionnaire. On m'a alors proposé la présidence. Je suis donc arrivé dans le monde du rugby fortuitement et aujourd'hui, l'un de mes regrets, c'est que mon père aurait dû me mettre des coups de pied aux fesses pour m'obliger à jouer au rugby quand j'étais jeune car j'aurais appris beaucoup plus et j'aurais profité de mon acquis beaucoup plus vite. Le rugby est un monde passionnant avec de l'humain et c'est ce qui me motive. Un monde où vous avez fait de belles rencontres ? A tous les niveaux. Quand je suis arrivé, je n'y connaissais rien et le club était relégable en 2003-2004. Il a fallu que je m'imprègne de la vie des joueurs à tous les niveaux. On est vite dans le bain et la première année, cela m'a pris 80% de mon temps, ce qui m'a obligé à me mettre dedans. Une belle découverte et au fil des années, j'ai lancé mon projet tel que je le voyais en tant qu'entrepreneur. Plutôt que de me battre à faire venir des spectateurs dans un stade de 4000 places où il en venait environ 400, je me suis battu pour avoir des sponsors et des partenaires.

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Publié le 26 octobre 2011
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Langue Français

Exrait

" L'apprentissage est terminé !"

"On va se maintenir !"

Comment avez-vous été amené à devenir président du LOU ? Il y a dix ans, l'ancien président qui était l'un de mes fournisseurs dans le cadre de mon entreprise recherchait des sponsors. Il s'est avéré très vite que les besoins financiers étaient plus importants que prévus. Je suis arrivé non plus en tant que sponsor, mais en tant qu'actionnaire. On m'a alors proposé la présidence. Je suis donc arrivé dans le monde du rugby fortuitement et aujourd'hui, l'un de mes regrets, c'est que mon père aurait dû me mettre des coups de pied aux fesses pour m'obliger à jouer au rugby quand j'étais jeune car j'aurais appris beaucoup plus et j'aurais profité de mon acquis beaucoup plus vite. Le rugby est un monde passionnant avec de l'humain et c'est ce qui me motive.

Un monde où vous avez fait de belles rencontres ? A tous les niveaux. Quand je suis arrivé, je n'y connaissais rien et le club était relégable en 2003-2004. Il a fallu que je m'imprègne de la vie des joueurs à tous les niveaux. On est vite dans le bain et la première année, cela m'a pris 80% de mon temps, ce qui m'a obligé à me mettre dedans. Une belle découverte et au fil des années, j'ai lancé mon projet tel que je le voyais en tant qu'entrepreneur. Plutôt que de me battre à faire venir des spectateurs dans un stade de 4000 places où il en venait environ 400, je me suis battu pour avoir des sponsors et des partenaires. Je voulais un "réceptif" de qualité avec des nappes et un bon repas ! Le club est monté en pression avec deux demi-finales, mais on a pris le temps. J'ai réussi à fédérer des partenaires qui ont cru à la pérennité du club en termes de stratégie et de finances.

De quel président de club vous êtesvous inspiré ? Aucun car je n'avais pas de référentiel au départ.

Depuis, je suis proche de certains présidents issus de la Pro D2 comme celui d'Aix, de Pau, de l'ancien président d'Auch. Certains viennent du monde du rugby, d'autres non. Ce sont des passionnés qui donnent beaucoup de temps au rugby. Il est également important de pouvoir partager.

Que vous manque-t-il aujourd'hui pour réussir pleinement votre challenge dans un environnement régional où le football et le basket occupent une large part ? Il ne nous manque rien ! Je suis le plus heureux des hommes ! On a des parts de marché à prendre et nous devons le faire intelligemment.

On a un bassin de plus de deux millions d'habitants et on a largement de quoi alimenter ce bassin. C'est la première année que la ville de Lyon compte six clubs en première division dans différents sports collectifs. Je militais pour que l'on fasse comme Montpellier et on y arrive. C'est une très belle construction qui bénéficie à tout le monde et les retombées d'un club comme le LOU permettent à d'autres clubs comme le hockey et le volley de se dire que, même quand on aime le foot, on peut aller voir aussi du sport de haut niveau dans d'autres disciplines.

Même si vous avez une nouvelle enceinte avec le Matmut Stadium, le fait de pouvoir jouer au stade Gerland estil un "accélérateur de particules" pour le LOU ? Il l'a été de façon très importante la saison dernière car je voulais absolument montrer que, même en Pro D2, on pouvait faire de gros matches. Il y a eu 37 000 spectateurs contre Oyonnax et 32 000 face à Grenoble. C'est là que nous avons gagné notre premier pari en démontrant que le foot n'était pas le seul animateur de Gerland. Cette saison, il y a un engouement pour le rugby en Top 14 et Gerland reste une belle vitrine pour nous. Mais on a besoin d'un creuset qui est le Matmut Stadium où nous recevrons Montpellier dans l'après-midi du 5 novembre avec l'inauguration du stade dans la matinée.

"Un outil qui nous permet d'être viable économiquement"

Après les six premières journées (entretien réalisé avant la victoire contre le Stade Français, Ndlr), votre équipe n'a remporté qu'un seul match. Ce départ était-il prévisible pour un promu ? On est parti avec beaucoup d'ambition et on montre qu'on en a le potentiel. Mais nous avons encore beaucoup de travail à fournir. Nous marquons des essais, mais nous marquons peu de points, en faisant beaucoup de fautes. On a aussi joué quatre fois à l'extérieur durant ces six premières journées. La défaite à domicile contre Castres nous fait mal. On découvre le Top 14, mais l'apprentissage est maintenant terminé. Je ne suis pas intervenu dans le groupe pendant ce début de saison, mais je vais le faire. Nous avons un bon staff et on travaille bien. On a récupéré tout le groupe. Il faut aussi être moins pénalisables pour être à l'abri d'une pénalité...

Sera-t-il difficile d'échapper au destin que l'on promet habituellement aux équipes promues en Top 14 ? Je vais tout faire pour déjouer ce funeste destin (rires)... que je veux transformer en un destin joyeux. Mais si jamais nous étions amenés à redescendre, on s'est donné les moyens d'avoir un outil qui nous permet d'être viable économiquement. Mais je pense que nous avons construit dans la durée et je suis persuadé que cela va payer. On va se maintenir !