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Le e-business s'envole, les profits arrivent

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Le e-business s'envole, les profits arrivent Le secteur a plus que jamais le vent en poupe : le e-commerce ne semble pas prêt de ralentir sa folle croissance. Au 3ème trimestre 2011, les ventes sur Internet ont en effet bondi en France de 23%, avec une prévision de 37 milliards d'euros pour l'année entière (contre 31 en 2010), selon les chiffres communiqués par la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance). Avec une progression du nombre d'acheteurs en ligne (12% en 1 an) et une fréquence d'achats en hausse, on comprnd que les sites de commerce en ligne soient de nombreux. L'exemple de Sarenza est à cet égard édifiant. Avec la multiplication de son chiffre d'affaires par 20 depuis 2007, la marque s'accroche à la place de n°1 de la vente de chaussures sur le Web en France et en Europe. L'alchimie d'un succès que même la crise ne semble pas menacer outre mesure repose notamment sur une logistique industrielle, concrétisée par l'accord récent aavec Alpha Direct Services, groupe leader en prestations de services, qui permet de disposer de 18.000 m2 d'entrepôts à Beauvais pour plus de 1 million de produits en stock. Avec une offre parmi plus de 470 marques disponibles, les fondateurs de Sarenza ont choisi une spécialisation assumée dans le secteur des chaussures et des sacs, sans le projet de se diriger vers d'autres segments. «Ma conviction professionnelle depuis 20 ans, c'est de me focaliser sur une chose et de la faire le mieux possible.
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Le e-business s'envole, les profits arrivent
Le secteur a plus que jamais le vent en poupe : le e-commerce ne semble pas prêt de ralentir sa folle croissance. Au 3ème trimestre 2011, les ventes sur Internet ont en effet bondi en France de 23%, avec une prévision de 37 milliards d'euros pour l'année entière (contre 31 en 2010), selon les chiffres communiqués par la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance). Avec une progression du nombre d'acheteurs en ligne (12% en 1 an) et une fréquence d'achats en hausse, on comprnd que les sites de commerce en ligne soient de nombreux.
L'exemple de Sarenza est à cet égard édifiant. Avec la multiplication de son chiffre d'affaires par 20 depuis 2007, la marque s'accroche à la place de n°1 de la vente de chaussures sur le Web en France et en Europe. L'alchimie d'un succès que même la crise ne semble pas menacer outre mesure repose notamment sur une logistique industrielle, concrétisée par l'accord récent aavec Alpha Direct Services, groupe leader en prestations de services, qui permet de disposer de 18.000 m2 d'entrepôts à Beauvais pour plus de 1 million de produits en stock. Avec une offre parmi plus de 470 marques disponibles, les fondateurs de Sarenza ont choisi une spécialisation assumée dans le secteur des chaussures et des sacs, sans le projet de se diriger vers d'autres segments. «Ma conviction professionnelle depuis 20 ans, c'est de me focaliser sur une chose et de la faire le mieux possible. Vendre des chaussures et des sacs par Innternet sur toute l''Europe me suffit laargement. On ne peut pas être partoutt», argumeente le P-DG de Sarenza Stéphanne Treppoz.
Spécialisation payante
Le pari semble payant. Le chiffre d'affaires a crû de 75% au cours des 9 premiers mois de 20111, comparativement à la même période 1 an plus tôt. Désormais présente dans 8 pays européens (France, Benelux, Allemagne, Espagne, Italie et Angleterre), la marque mise donc sur une
croissance nettement supérieure aux 20-25% moyens du secteur du e-commerce et une notoriété de leader en France (41 % des internautes français affirment connaître Sarenza). «Nous n'avons aucune intention de changer de modèle ou de se diversifier, affirme Stéphane Treppoz. Nous continuons à croître très fortement sur le périmètre que nous couvrons aujourd'hui et qui nous va bien. Il faut faire des choix : gérer, c'est prévoir et choisir...». Cette projection nécessaire participe d'une stratégie globale que la pionnière du Net Catherine Barba juge capitale : «IIy a pratiquement 100.000 sites de e-commerce en France, et on a du mal à identifier ceux qui ont une vraie proposition de valeur qui les différencie des autres. Si vous n'avez ni une offre distinctive, ni un prix moins cher, ni un service ultraqualitatif, vous êtes sûr que ça ne marchera jamais...». La cofondatrice et directrice générale de Digital Commerce Factory, qui a récemment fusionné avec l'agence Malinea Conseil qu'elle avait créée en 2004, se consacre depuis 15 ans au e-commerce. «Internet a considérablement fait évoluer nos habitudes de consommation : avant, on ne comparait pas les prix. On avait un territoire commercial assez limité, ma rue, mon quartierr, mon centre commercial... Aujourd'hui, chacun a des millions de boutiques chez lui à portée de clics». Une multiplicité de choix qui a entraîné l'explosion du nombre de sites de e-commerce. Pour elle, se lancer aujourd'hui dans le e-commerce pour espérer y réussir impose une minutieuse réflexion en amont : «II faut une offre percutante, vendre quelque chose qu'on ne va pas trouver sur Amazon. C'est le plus grand supermarché du Web, avec un service absolument irréprochable en termes de logistique et de services clients, un nom connu de tous et des prix relativement acceptables... Si on est un petit marchand, il faut avoir quelque chose qui rende distinctif: une offre de niches ou un ton. Il faut, comme Envie de fraise par exemple, vendre des vêtements pour femmes enceintes, ou comme Michel & Augustin, vendre des petits gâteaux avec un ton de trublions...». Et elle sait de quoi elle parle puisqu'elle a fondé Cashstore puis Malinea, récemment racheetée par Digital Commerce Factorry, agence de e-commerce du ggroupe Ventes privées.