Les Business Angels au secours du financement privé des « Start-Up » innovantes
3 pages
Français

Les Business Angels au secours du financement privé des « Start-Up » innovantes

Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement

Description

Les Business Angels au secours du financement privé des « Start-Up » innovantes Dans la vie d'une entreprise innovante, il y a plusieurs étapes au cours desquelles la problématique du financement doit être abordée. Une fois le projet muri, le néo-chef d'entreprise montera sa société au sein d'une pépinière où il trouvera un environnement propice à son développement (réseaux d'experts, etc.) et où il commencera à se questionner sur la constitution des fonds propres de sa Société. C'est la phase la plus critique pour l'Entreprise au démarrage. Après avoir réuni quelques économies personnelles, le porteur, après avoir profité des aides publiques de l'Etat et de la Région est très vite amené à solliciter l'investissement privé. Il y est d'autant plus contraint que s'il veut pouvoir bénéficier des subventions de l'Etat et de la Région qui lui permettent de cofinancer sa Recherche & Développement de produits (dans le cadre par exemple des Pôles de Compétitivité français), il doit toujours afficher un montant de fonds propres supérieur à la somme des subventions perçues. C'est là que se pose le vrai problème car les fonds spécialisés dans l'amorçage sont de plus en plus rares car ils sont de moins en moins enclins à prendre des risques. Certaines grandes Régions françaises ont alors compris que leur engagement à ce stade auprès des investisseurs privés est essentiel afin de dynamiser et de pérenniser le tissus économique régional.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 05 mars 2011
Nombre de lectures 46
Langue Français

Exrait

Les Business Angels au secours du
financement privé des « Start-Up » innovantes
Dans la vie d'une entreprise innovante, il y a plusieurs étapes au cours desquelles la problématique du financement doit être abordée.
Une fois le projet muri, le néo-chef d'entreprise montera sa société au sein d'unepépinièreil où
trouvera unenvironnement propice à son développementd'experts, etc.) et où il (réseaux
commencera à se questionner sur laconstitution des fonds propres de sa Société. C'est la phase la plus critique pour l'Entreprise au démarrage.
Après avoir réuni quelques économies personnelles, le porteur, après avoir profité desaides
publiques de l'Etat et de la Régionest très vite amené à solliciter l'investissementprivé.
Il y est d'autant plus contraint que s'il veut pouvoir bénéficier des subventions de l'Etat et de la Région qui lui permettent de cofinancer sa Recherche & Développement de produits (dans le cadre par exempledes Pôles de Compétitivité français),doit toujours afficher il un montant de fonds
propres supérieur à la somme des subventions perçues.
C'est là que se pose le vrai problème car les fonds spécialisés dans l'amorçage sont de plus en plus rares car ils sont de moins en moins enclins à prendre des risques. Certaines grandes Régions françaises ont alors compris que leur engagement à ce stade auprès des investisseurs privés est essentielafin de dynamiser et de pérenniser le tissus économique régional. La Région PACA
a notamment mis en place,un fond de 24 M€abonder les investissements à hauteur des pour montants investis par leurs réseaux.
Quand aux fonds decapital risqueVCs : Venture Capitalists), ils interviennent à un stade (les ultérieur, quand l'Entreprise fait déjà du Chiffre d'Affaires.
Comment alors initialiser cette chaîne du financement privé ? Qui va prendre le premier
risque ? La réponse est évidente depuis l'arrivéedes réseaux de Business Angels (BA), constitués d'anciens patrons d'Entreprise, qui acceptent de prendre le risque d'investir, tout en
apportant leurexpérience de créateurs d'Entrepriseaux porteurs de projets.
Tous ces réseaux sont regroupés au plan national à traversFrance Angels,d'homogénéiser afin
les pratiqueset de favoriser la « d'accompagnement cross fertilization » entre les réseaux (qui peuvent intervenir à plusieurs sur un même dossier).
Chaque réseau de BA possède de plus en plus souventune SCR (Société de Capital Risque :
défiscalisation à la sortie sur la plus-value) ou uneSIBA ISFd'investissement de BA : (Société défiscalisation à l'Entrée de type ISF) qui leur donnent une certaine indépendance pour traiter un dossier de façon autonome, voir en collaboration avec d'autres réseaux.
Les financements sont compris entre 150 et 300 k€ dans 80% des cas, jusqu'à 600 k€ plus
rarement (1er tour)Dès lors,l' « Equity Gap » qui se creusait de plus en plusentre ce type de montant et les montants octroyés par les investisseurs de type Capital Risque (qui commencent à investir autour d' 1M€) est comblé et lachaîne du financement est initialiséela Société peut « : démarrer » avec la perspective d'être financée ensuite à travers les canaux traditionnels du Capital Risque puis du Capital Développement.
Se pose alors la question de lavalidation du Business Model du Porteur sur le terrain,au sein
de son écosystème et avec ses clients : est-ce que son Business model se vérifiedans les faits et
dans la durée ? Pour apporter une réponse à la question, il faut se donner les moyens
d'industrialiser des produits et de les adresser au marché :c'est la que les VCs interviennent
pour des montants compris entre 1 et 2 M€ (2eme tour)fois le flux de chiffre d'Affaires Une
établi, il faut se
développer pour atteindreune taille critique sur le marchépouvoir et
sensiblement l'influencer : on est alors dans la phaseDéveloppementl'Entreprise qui est à ce de
moment là sortie dela phase risquée d'amorçagevalidé et rentabilité établie sur le (modèle terrain).
La Société doit alors se refinancer (3eme tour) auprès d'organismes deCapital Développement.
En résumé, la frilosité du marché de l'investissement privé professionnel au stade de
l'amorçage est compensée par le dynamisme, la disponibilité, et l'engagement des Business
Angels qui investissent les premiers dans les Sociétés innovantes.