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Les médicaments nous rendent-ils malades ?

4 pages
Les médicaments nous rendent-ils malades ? Nous voici en tête à tête autour d'un excellent homard mijoté par le chef incontournable d'un des 4 restaurants de Pierre Cassagne, Vin et Marée, celui de l'avenue de Suffren à Paris près de la Tour Eiffel. Le professeur Bernard Debré est un gourmet discipliné. Il mange bien mais peu, il boit des crus de haute qualité mais en petite quantité. À 68 ans, sous sa tignasse souple et argentée ce médecin reste à la fois svelte et bien portant. Quand on a l'hôpital pour champ de bataille, c'est la moindre des politesses. Face aux patients, il faut donner l'exemple. - Professeur Debré, vous avez écrit depuis 1982 une vingtaine d'ouvrages dans toutes les directions. Des romans (Le petit roman de Shanghai, des essais (Nous t'avons tant aimé, de la philosophie (La revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens), un portrait de votre mère (Et si on parlait d'elle ?), vos titres s'adressent au plus grand nombre et chacun livre une part de vous-même. C e « Guide » qui fait débat depuis plusieurs semaines, pour qui l'avezvous écrit ? Pourquoi seulement maintenant ? Bernard Debré : Parce que, je vous l'ai dit, il a fallu 40 ans pour rassembler des documents, des preuves, analyser des milliers de publications. Nous nous adressons d'abord au public des innombrables victimes, c'est à dire tous ceux, plus nombreux en France que partout ailleurs, qui absorbent tous les jours les médicaments dont la plupart sont inutiles, voire nocifs.
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Les médicaments nous rendent-ils malades ?
Nous voici en tête à tête autour d'un excellent homard mijoté par le chef incontournable d'un des 4 restaurants de Pierre Cassagne,Vin et Marée,celui de l'avenue de Suffren à Paris près de la Tour Eiffel. Le professeur Bernard Debré est un gourmet discipliné. Il mange bien mais peu, il boit des crus de haute qualité mais en petite quantité. À 68 ans, sous sa tignasse souple et argentée ce médecin reste à la fois svelte et bien portant. Quand on a l'hôpital pour champ de bataille, c'est la moindre des politesses. Face aux patients, il faut donner l'exemple.
- Professeur Debré, vous avez écrit depuis 1982 une vingtaine d'ouvrages dans toutes les directions. Des romans (Le petit roman de Shanghai, des essais (Nous t'avons tant aimé, de la philosophie (La revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens), un portrait de votre mère (Et si on parlait d'elle ?), vos titres s'adressent au plus grand nombre et chacun livre une part de vous-même. C e« Guide » qui fait débat depuis plusieurs semaines, pour qui l'avezvous écrit ? Pourquoi seulement maintenant ?
Bernard Debré :Parce que, je vous l'ai dit, il a fallu 40 ans pour rassembler des documents, des preuves, analyser des milliers de publications. Nous nous adressons d'abord au public des innombrables victimes, c'est à dire tous ceux, plus nombreux en France que partout ailleurs, qui absorbent tous les jours les médicaments dont la plupart sont inutiles, voire nocifs.
« L'incompétence arrosée par la corruption »
Aucun ouvrage de ce type n'a connu en si peu de temps une diffusion comparable.« 250 000 exemplaires vendus en moins de trois semaines ».Preuve que, depuis le scandale du« Médiator », impliquant au premier chef les laboratoires Servier, les Français, s'agissant de leur santé, sont désormais en état d'alerte. Sur le qui-vive ! Les médicaments exercent sur ces amateurs de gastronomie une fascination comparable à celle des mets cuisinés dans les marmites étoilées de nos grands chefs ! Vertes, rouges, jaunes ou bleues, nous avalons des pilules de toutes les couleurs, avec une gourmandise angoissée. Les chiffres liés à cette fringale bizarre nous situent sans équivoque en tête du peloton.
Le Guide des 4000 médicamentsmédiatisé sur nos écrans comme un best-seller de Marc Lévy ou