"On a les moyens de monter en L1"
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"On a les moyens de monter en L1"

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"On a les moyens de monter en L1" Révélation de la saison dernière, romain Alessandrini aurait dû rejoindre l'élite pendant l'été (Sochaux, Nice et Saint-etienne étaient très intéressés) si Michel Der Zakarian ne s'était pas opposé à son départ. Après avoir mis un peu de temps à digérer cette décision, l'attaquant de 22 ans est bien décidé à retrouver son meilleur niveau. Histoire d'aider le Clermont foot à jouer les trouble-fête cette saison, avant de quitter le club en juin prochain. entretien. Clermont réussit un bon début de saison, ça te surprend ? Romain Alessandrini : Ça change... Ça faisait deux ans qu'on avait l'habitude de rater nos débuts de saison. Après avoir réaliser six derniers mois plutôt bons la saison dernière, on a continué sur le même rythme. Il n'y a pratiquement pas eu de changements cet été en dehors du départ de Sloan (ndlr : Privat, qui n'était que prêté par Sochaux) et de l'arrivée de Jean-françois Rivière qui nous apporte son expérience. L'équipe a gardé la même ossature. C'est un peu la prime à la stabilité... R. A. : exactement. Le onze de départ est pratiquement le même, à l'image de la défense. Ce sont les quatre mêmes défenseurs qui jouent. La saison dernière, on avait tendance à prendre beaucoup de buts, notamment en début de saison, maintenant ce n'est plus le cas. tout le monde se connaît parfaitement, les automatismes sont là. Par rapport à des formations comme Lens ou Monaco par exemple, qui ont tout changé, ça fait la différence.

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Publié le 05 octobre 2011
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Langue Français
"On a les moyens de monter en L1"

Révélation de la saison dernière, romain Alessandrini aurait dû rejoindre l'élite pendant l'été (Sochaux, Nice et Saint-etienne étaient très intéressés) si Michel Der Zakarian ne s'était pas opposé à son départ. Après avoir mis un peu de temps à digérer cette décision, l'attaquant de 22 ans est bien décidé à retrouver son meilleur niveau. Histoire d'aider le Clermont foot à jouer les trouble-fête cette saison, avant de quitter le club en juin prochain. entretien.

Clermont réussit un bon début de saison, ça te surprend ? Romain Alessandrini : Ça change... Ça faisait deux ans qu'on avait l'habitude de rater nos débuts de saison. Après avoir réaliser six derniers mois plutôt bons la saison dernière, on a continué sur le même rythme. Il n'y a pratiquement pas eu de changements cet été en dehors du départ de Sloan (ndlr : Privat, qui n'était que prêté par Sochaux) et de l'arrivée de Jean-françois Rivière qui nous apporte son expérience.

L'équipe a gardé la même ossature. C'est un peu la prime à la stabilité... R. A. : exactement. Le onze de départ est pratiquement le même, à l'image de la défense. Ce sont les quatre mêmes défenseurs qui jouent. La saison dernière, on avait tendance à prendre beaucoup de buts, notamment en début de saison, maintenant ce n'est plus le cas. tout le monde se connaît parfaitement, les automatismes sont là. Par rapport à des formations comme Lens ou Monaco par exemple, qui ont tout changé, ça fait la différence. C'est ce collectif qui fait notre force.

Un collectif parfaitement huilé aux joutes de la Ligue 2... R. A. : A Clermont, nous sommes habitués au combat, ce qui est sans doute moins le cas à Monaco par exemple. La Ligue 2, c'est plus dur physiquement que la Ligue 1, on se fait "bouger". Si tu n'as pas cette capacité à te battre pour gagner les duels, tu n'y arrives pas. Nous, c'est ce qui fait notre force.

D'un point de vue personnel, le fait de ne pas avoir pu rejoindre un club de Ligue 1 cet été t'a perturbé ? R. A. : C'est évident. Je venais de National et après une saison en Ligue 2, des clubs de Ligue 1 s'intéressaient à moi... Mais le club n'a pas voulu me laisser partir et j'ai eu l'impression qu'on m'empêchait de vivre mon rêve.

On a beaucoup parlé de Saint-Etienne, mais jusqu'où ont été les négociations avec les Verts ? R. A. : J'ai notamment discuté avec monsieur Galtier, mais à partir du moment où le club a fait savoir qu'il ne me laisserait pas partir, Saintetienne n'a pas fait d'offre officielle. en revanche, Sochaux et Nice ont proposé 2 millions d'euros et osasuna (Liga espagnole), 1,7 millions. A chaque fois le club a refusé. Ici, c'est surtout le coach qui décide et il souhaitait me garder encore au moins un an.

J'ai l'assurance de partir en juin avec un intéressement sur mon transfert

Comment l'as-tu vécu ? R. A. : Au début très mal. J'ai eu l'impression qu'on brisait mon rêve. Même si je comprends cette position, cela a été difficile à vivre.

Ça t'a perturbé ? R. A. : J'ai fait une préparation physique normale, mais après, dans les jeux, le travail avec le ballon, ce n'était pas vraiment ça. J'ai eu beaucoup de mal à me motiver. D'ailleurs aujourd'hui, je pense que je ne suis toujours pas à mon niveau de la saison dernière. J'ai encore besoin de travailler.

Tu as quand même reçu l'assurance de pouvoir partir en juin prochain ?

R. A. : J'ai effectivement signé un avenant à mon contrat qui dit que je peux partir au mois de juin prochain, avec même un intéressement sur le transfert.

Sans clause au niveau du montant du transfert ? R. A. : Non. Mais je ne crois pas que c'est une question d'argent qui a fait échouer mon transfert. C'est juste parce que le coach ne voulait pas me laisser partir.

Dans quel domaine as tu besoin de progresser ? R. A. : J'en parlais justement avec le préparateur physique, je dois gagner en explosivité sur les dix premiers mètres. Après, sur le plan du jeu, je dois lâcher plus vite le ballon quand je reviens au milieu de terrain, et être plus percutant dans les "un contre un" dans les trente derniers mètres.

Selon toi, Clermont, qui est la seule équipe de Ligue 2 à ne jamais avoir joué parmi l'élite avec Amiens, a-t-il les moyens de faire comme Dijon la saison dernière ? R. A. : Pourquoi pas ? oui, le groupe en a les moyens. Maintenant, avant de regarder devant, on va déjà tenter d'obtenir le maintien le plus tôt possible. Des équipes aux budgets plus importants sont derrières et vont sans doute se réveiller. Mais oui, pourquoi pas tenter un coup.