POURQUOI PLATINI A REPÊCHÉ SAINT-ETIENNE
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POURQUOI PLATINI A REPÊCHÉ SAINT-ETIENNE

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POURQUOI PLATINI A REPÊCHÉ SAINT- ETIENNE Geoffroy Guichard repêché, un choix du coeur de la part de Michel Platini ? Il y a les raisons objectives et les raisons du coeur. Ces dernières avaient poussé le conseil fédéral à choisir Lens et Nancy dans un premier temps, en excluant Saint-Etienne et Toulouse. Ces raisons du coeur étaient portées par deux arguments majeurs.

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Publié le 30 juin 2011
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Langue Français

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POURQUOI PLATINI A REPÊCHÉ SAINT-ETIENNE

Geoffroy Guichard repêché, un choix du coeur de la part de Michel Platini ?

Il y a les raisons objectives et les raisons du coeur. Ces dernières avaient poussé le conseil fédéral à choisir Lens et Nancy dans un premier temps, en excluant Saint-Etienne et Toulouse. Ces raisons du coeur étaient portées par deux arguments majeurs. La volonté de la fédération de faire plaisir à Lens et à son président, Gervais Martel, très présent à la fédération et auteur d'un lobbying exceptionnel pour son stade. En effet, son projet de rénovation, au titre de stade de réserve, aurait pris du plomb dans l'aile dans la mesure où le président artois misait sur un projet privé. Rares auraient été les partenaires qui seraient restés au côté du RC Lens en Ligue 2 et stade de réserve. Du côté de Nancy, certains ont mis en avant le quadrillage du territoire Français : il fallait un stade à l'Est. Là encore, cette raison est surtout venue légitimer un choix plus qu'elle ne l'a motivé. Nancy, c'est Platini... et Platini c'est le patron de l'instance organisatrice de l'Euro ! L'idée n'est pas d'expliquer que la compétition était tronquée mais plus de faire comprendre que sur des projets très proches en terme de qualité, le lobbying et l'affectif peuvent faire la différence. Dans le cas de Michel Platini aussi, il y a les raisons objectives et celles du coeur. Parmi les plus pragmatiques : le remodelage de la compétition. Si tous les précédents Euros se sont joués sur 8 ou 9 stades maximum, il faut savoir que la compétition comprenait 16 équipes soit 31 matches des poules à la finale. Mais la compétition à été réformée, et en 2016, ce sont 24 équipes qui s'affronteront lors de la phase finale, soit 51 matches à organiser. Ce fait explique la possibilité d'étendre à deux stades de plus la répartition de l'organisation des matches. Les stades les moins huppés devraient recevoir trois ou quatre rencontres, quand les stades parisiens, marseillais et lyonnais devraient eux en recevoir cinq, six ou sept, mais qu'importe après tout, tant que la compétition arrive jusqu'aux portes de Geoffroy Guichard. L'autre raison objective peut concerner le quadrillage du territoire, déjà évoqué pour Nancy : le Sud-Ouest aurait vu d'un mauvais oeil que certaines régions se soient vues attribuer de nombreux stades (entre Lille et Paris, avec Lens, pas moins de quatre stades accueilleront la compétition). Ajouter Toulouse à Bordeaux pour mieux servir le quart Sud Ouest ne semble pas totalement dénué de sens. Mais l'idée de Michel Platini de repêcher Geoffroy Guichard n'est peut-être pas fondée que sur des raisons objectives. Très concentré avant le choix du conseil fédéral à appuyer la candidature de Marcel Picot, Platini en a peut-être oublié Saint-Etienne. Peut-être ne pensait-il pas aussi que le conseil fédéral oserait se passer de la capitale du football français pour organiser l'épreuve. Selon des proches de l'ancien Ballon d'Or, sa surprise aurait été grande de voir Lens dans les neuf au détriment de Saint- Etienne. C'est alors que Platoche s'est souvenu de ses trois belles années en Vert et qu'il a décidé, très certainement pressé par certains membres du comité de soutien de la candidature stéphanoise, de voler au secours de Geoffroy Guichard. Les choses n'ont d'ailleurs pas traîné puisque rapidement, après avoir consulté ses services, Platini a fait savoir publiquement son souhait de faire réintégrer Saint-Etienne et comme il voyait mal comment supprimer un stade au profit d'un autre, il a décidé de faire d'une pierre deux coups en élargissant à onze stades le nombre d'enceintes accueillant l'Euro.

PLUS D'ÉQUIPES, PLUS DE MATCHES DONC PLUS DE STADES

Si Saint-Etienne figure désormais parmi les villes hôtes, c'est le cas également de Toulouse.

IL S'EST SOUVENU DE SES TROIS BELLES ANNÉES EN VERT