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Qui en veut à la cuisine française ?

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Qui en veut à la cuisine française ? Les chefs français supplantés aux derniers Bocuse d'Or par des chefs scandinaves. Tokyo, désormais ville la plus étoilée au Michelin devant Paris... On rêve ! « Fatiguée », selon le critique gastronomique américain Mickaël Steinberger, la gastronomie française, fraîchement inscrite au patrimoine de l'Unesco, perdrait-elle de sa superbe ? Une interrogation qui, pour bon nombre de chefs étoilés ou non, n'a absolument pas lieu d'être. « La gastronomie française n'a jamais été aussi rayonnante ! », clame goguenard Alain Dutournier, chef doublement étoilé du Carré des Feuillants à Paris, non loin de la place Vendôme. Tempête transatlantique Déjà mise à mal en 2003 avec la couverture provocatrice du «New York Times Magazine» qui titrait « L'Espagne, la nouvelle France », suite à la nomination de Ferran Adria comme meilleur chef du monde et prévoyait dans ses colonnes, non sans enthousiasme d'ailleurs, le déclin de la gastronomie française, la légitimité de la France comme terre d'un savoirfaire ancestral est de nouveau remise en cause par un Mickaël Steinberger, critique gastronomique américain. « Une fois de plus, l'affaire est montée en épingle. Comme en 2003, tout part d'un avis subjectif... », tempère Patrick Bertron, chef triplement étoilé du Relais Bernard Loiseau à Saulieu. « La cuisine française n'est ni fatiguée ni menacée. Et la profession n'est pas en danger. Les choses ont simplement évolué.
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Qui en veut à la cuisine française ?
Les chefs français supplantés aux derniers Bocuse d'Or par des chefs scandinaves. Tokyo, désormais ville la plus étoilée au Michelin devant Paris... On rêve ! «Fatiguéeselon le critique », gastronomique américain Mickaël Steinberger, la gastronomie française, fraîchement inscrite au patrimoine de l'Unesco, perdrait-elle de sa superbe ? Une interrogation qui, pour bon nombre de chefs étoilés ou non, n'a absolument pas lieu d'être. «La gastronomie française n'a jamais été aussi rayonnante !», clame goguenard Alain Dutournier, chef doublement étoilé du Carré des Feuillants à Paris, non loin de la place Vendôme.
Tempête transatlantique
Déjà mise à mal en 2003 avec la couverture provocatrice du «New York Times Magazine» qui titrait «L'Espagne, la nouvelle Francesuite à la nomination de Ferran Adria comme meilleur chef du », monde et prévoyait dans ses colonnes, non sans enthousiasme d'ailleurs, le déclin de la gastronomie française, la légitimité de la France comme terre d'un savoirfaire ancestral est de nouveau remise en cause par un Mickaël Steinberger, critique gastronomique américain. «Une fois de plus, l'affaire est montée en épingle. Comme en 2003, tout part d'un avis subjectif... », tempère Patrick Bertron, chef triplement étoilé du Relais Bernard Loiseau à Saulieu. «La cuisine française n'est ni fatiguée ni menacée. Et la profession n'est pas en danger. Les choses ont simplement évolué. Pendant des décennies, la France a eu le leadership par sa culture ancestrale de la grande cuisine et l'absence de concurrents sérieux. Ce n'est plus le cas ! Mais la gastronomie française a su évoluer pour conserver sa place, son aura et son faste». Un savoir-faire que Joël Robuchon ou Alain Ducasse ont transmis à des chefs étrangers, offrant ainsi la possibilité de venir jouer des couteaux dans la cours des grands. Cette nouvelle concurrence, Patrick Bertron la perçoit plutôt comme une motivation que comme une réelle menace. «On n'est jamais aussi bon que lorsque l'on a de la concurrence. Je suis bien heureux qu'il existe des pays comme l'Espagne et sa cuisine moléculaire mais aussi sa cuisine de terroir à l'instar de la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre... Chacun, avec ses valeurs et sa culture culinaire, a évolué au fil du temps. Des pays émergents comme la Chine se mettent également à la gastronomie. Bien que réputée, la cuisine chinoise s'apparente davantage à une cuisine de grands-mères. Je suis ravi que certains pays prennent une part de cette galaxie gastronomique avec des grands chefs qui sortent du lot. Cela nous oblige à ne pas nous endormir, à ne plus vivre sur nos acquis. Cette innovation nous pousse à créer ». La gastronomie française n'a pas dit son dernier mot.