Sanders reprend une usine pour s
2 pages
Français
Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement

Sanders reprend une usine pour s'implanter durablement

Cet ouvrage peut être téléchargé gratuitement
2 pages
Français

Description

Sanders reprend une usine pour s'implanter durablement François Bloc, Haut-Normand de 28 ans ayant suivi une formation de cadre commercial de l'agroalimentaire, aujourd'hui directeur général adjoint de Sanders Tunisie, a fait partie de la genèse de cette toute jeune entreprise spécialisée dans la

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 26 octobre 2012
Nombre de lectures 20
Langue Français

Exrait

Sanders reprend une usine pour s'implanter durablement
François Bloc, Haut-Normand de 28 ans ayant suivi une formation de cadre commercial de l'agroalimentaire, aujourd'hui directeur général adjoint de Sanders Tunisie, a fait partie de la genèse de cette toute jeune entreprise spécialisée dans la production d'aliments destinés aux animaux d'élevage. Créée en 2010, Sanders Tunisie est une société franco-tunisienne employant 40 personnes issue d'un partenariat entre plusieurs associés tunisiens et le groupe français Sanders (918 millions d'euros de chiffre d'affaire en 2011), filiale de Glon-Sanders, ellemême filiale de Sofiprotéol (6,5 milliards de chiffre d'affaires en 2011, 7.700 collaborateurs). Glon-Sanders est aussi connu pour avoir repris 5 sites français du groupe Doux en liquidation judiciaire. François Bloc a donc débarqué en Tunisie en mai 2010 afin de gérer l'implantation de Sanders. En août 2010, l'entreprise a démarré son activité à travers une reprise d'usine, un ancien établissement de l'Office de l'élevage tunisien. Après 1 an d'activité, Sanders a choisi d'investir dans la rénovation du site : «Nous avons voulu de tripler la capacité de production». Cette usine rénovée est active depuis juin dernier et commercialise ses produits uniquement sur le marché tunisien.
Cette implantation est-elle le fruit d'une réflexion de longue date ? Le groupe Sanders souhaite se développer sur l'ensemble de la Méditerranée. La dynamique a été lancée sur l'axe euroméditerranéen voici 5 ans. Le premier développement était la Tunisie, avant des prises de capitaux dans une entreprise turque, puis un développement en Algérie et au Maroc.
Pourquoi avoir choisi la Tunisie ? Toutes les pistes ont été lancées au même moment. Mais la Tunisie est l'endroit où, à l'époque, nous avions une stabilité plus forte et où les partenaires locaux étaient les plus impliqués et les plus réactifs.
La révolution a-telle amené des complications ? Non. La croissance a ralenti, surtout en 2012. Aujourd'hui, nous ressentons les effets de la révolution et de la crise à travers les mouvements sociaux et la baisse des prix à la consommation des produits agroalimentaires, qui peuvent ralentir la croissance et donc entraîner un ralentissement de notre activité. Mais concrètement, par rapport à l'ouverture de notre usine, nous n'avons eu que 2-3 mois de retard par rapport aux prévisions. Vis-à-vis de l'événement qui s'est produit, cela reste acceptable.
La Tunisie a historiquement une bonne image pour les affaires. La culture de l'entrepreneuriat est-elle toujours d'actualité ? Oui ! Certaines questions se posent dans l'attente des élections libres en juin prochain mais cela reste un mouvement de flottement dans un pays qui conserve un fort potentiel de croissance. Sa position géographique est très avantageuse. Entre le marché libyen où il est toujours délicat de s'implanter directement et l'Algérie qui reste un pays complexe, la Tunisie conserve une position stratégique.