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Stabilisation du marché en 2011

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Stabilisation du marché en 2011 Roland THpard, quels sont les faits marquant de l'année 2010 pour le marché É immobilier français ? Nous avons vécu une vraie phase d'euphorie en 2010, avec une croissance généralisée des prix.

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Ajouté le : 07 mai 2011
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Stabilisation du marché en 2011
Roland THpard, quels sont les faits marquant de l'année 2010 pour le marché É immobilier français ? Nous avons vécu une vraie phase d'euphorie en 2010, avec une croissance généralisée des prix. Pour mémoire ceux-ci ont progressé dans la plupart des grandes villes de France de façon importante, plus de 17 % à Paris, et jusqu'à 5% dans la plupart des grandes métropoles. En 2009, la crise n'a évidemment pas épargné les ménages français, qui ont pour la plupart décidé de reporter leur projet immobilier. Avec une période plus favorable en 2010, les intentions d'achats ont très fortement augmenté, provoquant un décalage en l'offre et la demande, synonyme d'augmentation des prix. En 2011, doit-on s'attendre à des évolutions similaires ? En 2011, la croissance du marché devrait se poursuivre mais dans une moindre mesure. Avec 30 % d'augmentation du nombre de transactions en 2010 par rapport à 2009, il va être difficile de tenir le rythme. 2011 ne sera pas une mauvaise année mais une année de stabilisation, avec un volume de transactions comparable à celui de 2010, aux alentours de 750 000 et des prix qui ne devraient plus augmenter de façon aussi significative. Une tendance nationale qui cachera néanmoins de fortes disparités locales. Sous-entendez vous que le marché n'est pas homogène ? En effet, il n'y a pas UN marché immobilier Français, mais de nombreux micros- marchés locaux. Ainsi, dans les zones les plus tendues, la demande fait pression sur les prix, comme nous l'avons observé pour les grandes métropoles en 2010 et les zones moins tendues résistent avec des augmentations plus modérées. Est-ce que ces évolutions ont un impact sur les projets immobiliers des français ? En Mars 2011, nous avons enregistré sur le site SeLoger.com, plus de 20 millions de visites, envoyé 22 millions d'alertes mail, souvent sur des projets avancés, et plus de 10000 demandes de financement. C'est un record historique qui confirme l'intérêt des Français pour l'immobilier.
La hausse des taux d'intérêts n'aura donc pas d'influence ? Si bien sur, la remontée des taux agit directement sur la solvabilité des ménages. Nous assistons donc mécaniquement à un ajustement des prix, ce que nous constatons déjà depuis 3 mois, avec des signes avant coureur. A Paris et en petite couronne, où la tension du marché est particulièrement forte, on assiste à un net ralentissement de la hausse des prix, et même, dans cinq arrondissements, un début de baisse des prix. Qu'en est-il du marché locatif ? Si 2010 a été l'année du ralentissement de la hausse des loyers dans les grandes villes françaises, 2011 s'annonce de façon plus contrastée. Sur les trois premiers mois de l'année, nous constatons de sensibles hausses de prix dans les grandes capitales régionales. Simple rattrapage ou début d'un mouvement haussier de fond ? Seule, l'évolution des prochains mois nous le dira. Mais nous pouvons raisonnablement espérer une certaine stabilité. Une chose est sûre : les dépenses liées au logement qui représentaient, en 2010, les trois quart des dépenses courantes des ménages vont continuer à peser lourd dans le budget des Français en 2011. Enfin pour éclairer nos lecteurs pouvez-vous nous dire sur quoi se basent les chiffres publiés par ScLogcr.com ? Depuis Mars 2004, SeLoger.com publie le baromètre des prix de l'immobilier à partir des annonces de mises en vente et de mises en location disponibles sur son site Internet, soit plus de 1 million. Il s'agit de la plus grande offre immobilière disponible sur Internet. Sur l'ensemble des annonces, SeLoger.com observe l'évolution des prix affichés à la vente et à la location, en amont des transactions et se positionne donc comme un indicateur avancé des grandes tendances
du marché de l'immobilier.