Un futur formidable !
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Description

Un futur formidable ! JEUNES DIPLÔMÉS, DEVENEZ PRO-ACTIFS ! Jean-Paul Maury, le plus grand impri-meur français, est un industriel formidable. Lorsqu'il se déplace en France ou ailleurs, au lieu d'aller visiter la cathédrale en centre-ville ou les magasins, il se rend dans les zones d'entreprises pour observer la qualité des sites et leur dynamisme industriel. Une passion qui le pousse à animer avec le très enthou-siaste ex-patron des patrons, Yvon Gattaz, des conférences pour Jeunesse & Entreprises dans les grandes écoles histoire de pousser nos têtes d'oeufs à entreprendre... À l'écouter, il y a du travail... « Oui, car on parle d'auto-entrepreneurs mais c'est de la gomme à côté des gros projets qu'il faut lancer. Récemment, à l'Essec ou l'École des Mines, nous avons fait des amphis devant 400 étu-diants et on leur a demandé combien voulaient créer leur boîte... Environ 40 ont levé le doigt. Et après, à la cafétéria, il n'y en avait plus que cinq dont un seul avait un vrai projet solide ». Une suggestion : que chaque chef d'entreprise accueille et par-raine chaque année un nouvel entrepreneur au sein de sa boîte. L'idée est lancée. Vous imaginez l'effet d'entraînement pour l'éco-nomie. De notre côté, nous poussons autant que nous pouvons afin de faire réussir de jeunes entreprises. Récemment, Entreprendre s'est associé aux vélos électriques Easybike, aux instituts pour cheveux Hélène Chevallier ou au site marchand Boncoup.fr.

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Publié le 03 septembre 2011
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Langue Français

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Un futur formidable !

JEUNES DIPLÔMÉS, DEVENEZ PRO-ACTIFS !

Jean-Paul Maury, le plus grand impri-meur français, est un industriel formidable. Lorsqu'il se déplace en France ou ailleurs, au lieu d'aller visiter la cathédrale en centre-ville ou les magasins, il se rend dans les zones d'entreprises pour observer la qualité des sites et leur dynamisme industriel. Une passion qui le pousse à animer avec le très enthou-siaste ex-patron des patrons, Yvon Gattaz, des conférences pour Jeunesse & Entreprises dans les grandes écoles histoire de pousser nos têtes d'oeufs à entreprendre... À l'écouter, il y a du travail... « Oui, car on parle d'auto-entrepreneurs mais c'est de la gomme à côté des gros projets qu'il faut lancer. Récemment, à l'Essec ou l'École des Mines, nous avons fait des amphis devant 400 étu-diants et on leur a demandé combien voulaient créer leur boîte... Environ 40 ont levé le doigt. Et après, à la cafétéria, il n'y en avait plus que cinq dont un seul avait un vrai projet solide ». Une suggestion : que chaque chef d'entreprise accueille et par-raine chaque année un nouvel entrepreneur au sein de sa boîte. L'idée est lancée. Vous imaginez l'effet d'entraînement pour l'éco-nomie. De notre côté, nous poussons autant que nous pouvons afin de faire réussir de jeunes entreprises. Récemment, Entreprendre s'est associé aux vélos électriques Easybike, aux instituts pour cheveux Hélène Chevallier ou au site marchand Boncoup.fr. Si vous avez un vrai projet, n'hésitez pas à nous contacter.

LA LEÇON DU SANDWICH

Chaque fois que je rencontre un homme politique ou un ministre épris d'économie, je m'efforce de lui rappeler qu'il n'y a pas que la technologie, la biochimie ou le high-tech pour relancer l'industrie. Qu'il ne faut pas sous-estimer non plus les produits courants comme le chocolat, les balais-brosses, le fro-mage au lait cru et la cocotte minute. C'est là que l'on connait les plus belles réussites. Ferrero, Lactalis, Danone ou SEB pour ne pas les citer. Et quand on regarde la phénoménale aventure du créateur de Subway, Fred De Luca, de passage à Paris (devenu n°1 mondial de la restauration rapide, détrônant au passage Mc Donald's avec 34 000 points de vente dans 98 pays), on ne peut que rester pantois. En tout cas, 16 milliards de dollars de CA rien qu'avec une tranche de jambon et de pain. C'est pas mal pour un étudiant en médecine qui, en 1965, à 17 ans, eut l'idée avec l'appui d'un ami qui lui prêta 1 000 dollars de lancer sa petite échoppe. On a juste envie de faire connaître la saga à tous les doctes économistes qui expliquent à longueur de tribune qu'il n'y a que l'innovation technologique qui prime. Et l'innovation commerciale, mes-sieurs les professeurs ? Cela compte au moins autant. Parmi les ingrédients du succès, le fait de faire le sandwich personnellement pour chaque client et devant lui, en améliorant en permanence produit et concept expliquent aussi ce formidable essor. Inspirez-vous en !

LE SUCCÈS EST DANS LA RAQUETTE

En tennis, mieux que Nadal, c'est Björn Borg. Il a tout gagné, avec 11 titres de Grand Chelem et 64 tournois. Excusez du peu. Et pourtant, physiquement, il n'avait rien d'ex-ceptionnel : petit, trapu, presque malingre. Alors quand Borg se met à parler de sa formi-dable carrière, il faut ouvrir grand les oreilles. Ça n'arrive pas tous les jours. D'autant que le sport c'est comme les affaires, la réussite tient à un fil, celle de la volonté, de l'envie et du travail bien fait. Suivez la leçon de court. « Dans tout sport, il est essentiel de progresser en se tournant vers une référence, un champion dont on souhaite reproduire l'attitude ou le geste. Quand j'ai commencé le tennis, c'est Rod Laver qui tenait ce rôle. C'était mon idole. Je voulais être comme lui sur le court, avoir la même implication et ne jamais montrer aucun signe d'émotion à l'adversaire. « Et vous vous êtes entrainé pour ça ? » « Oui. Ça ne vient pas du jour au lendemain. Au début, je le faisais pendant une demi-heure, puis une heure. Pas plus parce que, ensuite, ça fatigue mentalement. Il faut s'habituer. Ensuite, à chaque fois que je m'entraînais, je me concentrais comme si j'étais en match. C'était un long processus d'apprentissage : une heure, une heure et demie, deux heures... jusqu'à quatre ou cinq heures pendant lesquelles je pouvais rester complètement concentré. Ça a pris beaucoup de temps. [...] Cinq heures par jour, depuis l'âge de quinze ans. On peut dire que ça a duré dix ans. Je pense avoir été le premier à l'époque à avoir pris très au sérieux la préparation. Je prenais soin de mon corps, je travaillais très dur, j'avais mon coach personnel. Je passais du temps sur le court, mais ça m'amusait. Je sentais que j'en avais besoin pour gagner. Je l'ai fait jusqu'au jour où je me suis dit : ce n'est plus marrant... Bien sûr qu'il faut du talent, mais on peut aller tellement plus loin en y ajoutant énormément de travail. Car c'est dur, physiquement et mentalement. Mais par-dessus tout, ce qu'il faut, c'est l'envie. Aujourd'hui, quand je regarde en arrière, je suis sûr que lorsque j'ai arrêté à vingt six ans, si j'avais encore eu cette motivation, j'aurais pu gagner d'autres tournois du Grand Chelem. »* Que rajouter de plus ? Relisez attentivement ce texte et inspirez-vous en en permanence. Au passage, prenez soin d'arrêter d'écouter les rabâcheurs de mauvaise fortune. Faites atten-tion, ils sont nombreux. C'est simple, tendez l'oreille, il n'y a presque que ça.

*Entretien avec Bixente Lizarazu (L'Equipe, 3/6/2011)

Robert Lafont Directeur de la rédaction