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Une sacrée chasseuse

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Une sacrée chasseuse Catherine Euvrard : « Celui qui vit sans folies n'est pas si sage qu'il croît ». Entrepreneur ou entrepreneuse ? La question d'emblée se pose quand arrive d'un pas décidé cette personne grisonnante, le poil court, le cheveu en brosse, tonalité joyeuse et voix de stentor. Le titre de noblesse dont elle se réclame, c'est celui de chef d'entreprise et c'est bien entendu, « entrepreneur » qu'il faut dire. Son oncle, le professeur Jean Bernard, était de l'Académie française et avait été maintes fois couronné pour ses recherches abouties sur la leucémie et la maladie du sang. Catherine Euvrard se souvient que sa mère adorée, Madame Bernard, est morte dans les bras de son beau-frère à l'époque où son père, le grand industriel dans le secteur des métaux non ferreux était aux commandes des Mines et Fonderies de Pontgibaud, 1800 salariés, qu'il tenait d'une main de fer. Catherine Euvrard se sent entrepreneurdans toutes ses fibres. Son apparente virilité de femme de tête n'est que le masque d'une femme de coeur dont le premier talent est de repérer les cordes les plus sensibles et le potentiel d'énergie créatrice des autres.
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Une sacrée chasseuse
Catherine Euvrard : «Celui qui vit sans folies n'est pas si sage qu'il croît».
Entrepreneur ou entrepreneuse ? La question d'emblée se pose quand arrive d'un pas décidé cette personne grisonnante, le poil court, le cheveu en brosse, tonalité joyeuse et voix de stentor. Le titre de noblesse dont elle se réclame, c'est celui de chef d'entreprise et c'est bien entendu, « entrepreneur » qu'il faut dire. Son oncle, le professeur Jean Bernard, était de l'Académie française et avait été maintes fois couronné pour ses recherches abouties sur la leucémie et la maladie du sang. Catherine Euvrard se souvient que sa mère adorée, Madame Bernard, est morte dans les bras de son beau-frère à l'époque où son père, le grand industriel dans le secteur des métaux non ferreux était aux commandes des Mines et Fonderies de Pontgibaud, 1800 salariés, qu'il tenait d'une main de fer.
Catherine Euvrard se sent entrepreneurdans toutes ses fibres. Son apparente virilité de femme de tête n'est que le masque d'une femme de coeur dont le premier talent est de repérer les cordes les plus sensibles et le potentiel d'énergie créatrice des autres.
Avant d'avoir trouvé sa voie définitive en 1990, en devenant à 46 ans, après avoir été dirigeante d'Actuel, le magazine branché des années 80 aux côtés de Jean-François Bizot- ce qu'elle est aujourd'hui - patronne d'un des tous premiers cabinets de chasseur de têtes français, elle a d'abord passé huit ans chez Kodak Pathé, où il lui avait fallu deux ans pour gravir tous les échelons. Ensuite, elle intègre L'Oréal comme chef de pub de deux belles marques ; Vichy et Phas.
«Chez L'Oréal, dit-elle,je passais pour une farfelue. Parce que quand je partais en vacances je mettais des scellés avec des ficelles et je posais des CD sur mon siège de bureau pour qu'on ne me le pique pas en mon absence. L'affaire était remontée jusqu'aux oreilles de François Dalle qui dès ce moment-là décida que j'étais intéressante. » Là-dessus, lassée par la routine, elle passe à la concurrence chez Procter & Gamble, la multinationale américaine : elle y apprend la rigueur, le langage direct, l'oeil sur la montre, la conscience aigüe du temps qui passe, la concision et l'efficacité. C'est un ami, PDG à l'époque de Young & Rubicam qui l'avait pistonnée.
«Tout de suite, chez Procter & Gamble, on m'a chargée de la commercialisation et de la vente d'un