Monnaie européenne et monnaies africaines - article ; n°1 ; vol.4, pg 97-116

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Revue française d'économie - Année 1989 - Volume 4 - Numéro 1 - Pages 97-116
Face aux perspectives d'union monétaire européenne et de renouvellement de convention entre la Communauté européenne et les Etats d'Afrique-Caraïbes-Pacifique, l'article examine en premier lieu les implications d'une éventuelle union monétaire européenne pour les pays appartenant à la zone franc : une telle union n'obligerait pas à modifier les règles juridiques de la zone franc, mais elle renforcerait la stabilité des taux de change des pays membres et exigerait d'eux une plus grande rigueur dans leur politique monétaire. En second lieu l'article constatant les effets dommageables du manque d'intégration monétaire en Afrique, lié à l'inconvertibilité de nombreuses monnaies et au caractère non coordonné des politiques d'ajustement, montre les avantages qui pourraient résulter pour l'ensemble des pays africains d'une coopération monétaire entre l'Europe et les pays hors zone franc. Cette coopération pourrait être plus ou moins proche selon les pays de celle qui existe à l'intérieur de la zone franc.
With regard to European monetary union projects and to a new Lomé Convention between European economic community and A.C.P. countries, this paper first considers the implications of a possible European monetary union for the African countries belonging to the franc zone : this union would not need a change in the legal rules of the franc zone, but it would strenghten the stability of the rate of exchange and require a tighter monetary policy in the African countries. Secondly, allowing to the negative effects of the lack of African monetary integration, due to the inconvertibility of many currencies and to uncoordinated adjustment policies, the paper stresses the benefits which could result for the all Africa from a monetary cooperation between European economic community and the African countries outside the franc zone. According to the countries, such a cooperation could be more or less close to that within the franc zone.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1989
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Patrick Guillaumont
Sylviane Guillaumont
Monnaie européenne et monnaies africaines
In: Revue française d'économie. Volume 4 N°1, 1989. pp. 97-116.
Résumé
Face aux perspectives d'union monétaire européenne et de renouvellement de convention entre la Communauté européenne et
les Etats d'Afrique-Caraïbes-Pacifique, l'article examine en premier lieu les implications d'une éventuelle union monétaire
européenne pour les pays appartenant à la zone franc : une telle union n'obligerait pas à modifier les règles juridiques de la zone
franc, mais elle renforcerait la stabilité des taux de change des pays membres et exigerait d'eux une plus grande rigueur dans
leur politique monétaire. En second lieu l'article constatant les effets dommageables du manque d'intégration monétaire en
Afrique, lié à l'inconvertibilité de nombreuses monnaies et au caractère non coordonné des politiques d'ajustement, montre les
avantages qui pourraient résulter pour l'ensemble des pays africains d'une coopération monétaire entre l'Europe et les pays hors
zone franc. Cette coopération pourrait être plus ou moins proche selon les pays de celle qui existe à l'intérieur de la zone franc.
Abstract
With regard to European monetary union projects and to a new Lomé Convention between European economic community and
A.C.P. countries, this paper first considers the implications of a possible European monetary union for the African countries
belonging to the franc zone : this union would not need a change in the legal rules of the franc zone, but it would strenghten the
stability of the rate of exchange and require a tighter monetary policy in the African countries. Secondly, allowing to the negative
effects of the lack of African monetary integration, due to the inconvertibility of many currencies and to uncoordinated adjustment
policies, the paper stresses the benefits which could result for the all Africa from a monetary cooperation between European
economic community and the African countries outside the franc zone. According to the countries, such a cooperation could be
more or less close to that within the franc zone.
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Guillaumont Patrick, Guillaumont Sylviane. Monnaie européenne et monnaies africaines. In: Revue française d'économie.
Volume 4 N°1, 1989. pp. 97-116.
doi : 10.3406/rfeco.1989.1204
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfeco_0769-0479_1989_num_4_1_1204Patrick et Sylviane
GUILLAUMONT
Ш^ШШШШШЯЯЯШШЯЯШЕЯЕШШЯШ
Monnaie européenne
et monnaies africaines
a coopération que la Commun
auté économique européenne entretient de façon privi
légiée avec les pays d'Afrique, Caraïbes, Pacifique (pays
A.C.P.), signataires des Conventions de Lomé (1975,
1979, 1985) porte sur différents domaines, essentiell
ement d'ordre commercial et financier. Il n'existe pas entre
la C.E.E. et les pays A.C.P. de coopération monétaire, ce
qui s'explique par l'absence de véritable union monétaire
européenne, malgré l'existence de l'écu et du système
monétaire européen.
L'éventualité d'une telle union conduit à poser la
question de savoir s'il convient d'ajouter des dispositions
monétaires aux éléments traditionnels de la coopération 98 Patrick et Sylviane Guillaumont
C.E.E.-A.C.P. Comme les pays A.C.P. ont des régimes de
change très divers, les raisons qu'ils peuvent avoir de sou
haiter cette nouvelle forme de coopération diffèrent des
uns aux autres.
Les régimes de change des 65 pays A.C.P. recou
vrent la plupart des catégories traditionnellement distin
guées :
— régime de change fixe (la majorité, soit 56 pays), avec
taux de change défini
• soit par référence à une seule devise : le dollar (21 pays),
le franc français (14 pays), le dollar australien (2 pays), le
rand sud-africain (2 pays);
• soit par rapport à un panier de monnaies, lequel peut
être le D.T.S. (3 pays) ou un panier ad hoc (13 pays);
— régime de change flexible (8 pays), plus ou moins
proche du flottement, et souvent géré à travers un système
de vente aux enchères des devises.
La répartition des 65 Etats A.C.P. au sein de ces
catégories est le fruit de leur situation géographique
autant que de l'histoire. Les pays des Caraibes, qui tous
à l'exception de la Jamaïque ont un régime de change
fixe, ont rattaché leur monnaie au dollar, ce qui se justifie
par la prédominance de leur échanges avec les Etats-Unis.
Les pays A.C.P. du Pacifique, qui ont tous aussi un
change fixe, ont rattaché leur monnaie au dollar australien
ou à un panier reflétant la structure de leurs échanges.
Presqu'aucun des pays A.C.P. de ces deux zones dès
Caraïbes et du Pacifique ne commerce de façon domi
nante avec l'Europe. Ils ne sont donc pas concernés au
premier chef par les perspectives d'union monétaire euro
péenne.
En revanche les pays A.C.P. d'Afrique, ci-après
désignés pays africains, effectuent pour la plupart une
large part de leur commerce avec к С.Е.Е.. Or ils manif
estent une grande variété dans le choix de leur régime Patrick et Sylviane Guillaumont 99
de change, puisqu'ils se situent dans chacune des caté
gories précédemment distinguées.
Parmi eux un ensemble de pays, ceux de la zone
franc, se trouvent particulièrement intéressés par l'évo
lution du système monétaire européen. Les pays de la
zone franc en effet sont les seuls à avoir leur monnaie
rattachée à l'une des monnaies européennes. De plus et
surtout ce rattachement s'accompagne d'une coopération
monétaire doublement originale, d'une part entre ces
Etats et la France, qui garantit la convertibilité de leur
monnaie, d'autre part entre eux, puisqu'à l'exception des
Comores, ils sont regroupés en deux unions monétaires,
Ш.М.О.А. qui comprend le Bénin, le Burkina Faso, la
Côte d'Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, et
l'union des Etats ayant pour banque centrale la B.E.A.C,
c'est-à-dire le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Répub
lique Centrafricaine, le Tchad et depuis 1985 la Guinée
Equatoriale. Il s'agit, avec le groupe des huit pays ou
territoires (dont 6 A.C.P.) ayant pour banque centrale
l'Eastern Carribean Central Bank (E.C.C.B.) et pour
monnaie le dollar des Caraïbes orientales, des seules véri
tables unions monétaires existant actuellement, en ce sens
qu'au sein de chacune d'elles la même monnaie est émise
dans chaque pays membre par une banque centrale
commune.
Une inquiétude s'est récemment manifestée dans
les pays de la zone franc à l'approche de l'échéance de
1992, principalement, semble-t-il, en raison de la probab
ilité plus grande qui en résulte de voir se réaliser l'union
monétaire européenne. Le propos de cet article est de
montrer que la réalisation d'une union monétaire euro
péenne ne nécessite pas un changement des règles de la
zone franc, même si elle en modifie quelque peu les impli
cations économiques, mais qu'elle rend souhaitable et
possible entre l'Europe et l'ensemble des pays africains 100 Patrick et Sylviane Guillaumont
signataires de la Convention de Lomé une coopération
monétaire, à l'intérieur de laquelle il conviendrait de
replacer la coopération monétaire franco-africaine.
On se situe ici dans l'hypothèse où une véritable
union monétaire serait instituée en Europe, impliquant
une monnaie commune et une banque centrale unique.
Même si la construction monétaire européenne n'atteint
pas rapidement ce point d'achèvement, l'existence de
l'écu et la participation de plusieurs Etats de la Commun
auté au système monétaire européen ouvrent déjà des
perspectives de coopération monétaire eurafricaine.
La zone franc face à l'union
monétaire européenne
Si les caractéristiques de la zone franc paraissent pouvoir
subsister dans l'hypothèse d'une union monétaire euro
péenne, la réalisation de celle-ci ne sera pas sans consé
quence économique pour les pays de la zone franc.
Compatibilité des principes de la zone franc avec
l'union monétaire européenne
La zone franc repose traditionnellement sur deux prin
cipes qui sont le rattachement des francs C.F.A. et du
franc comorien au franc français et un régime des opé
rations de change fait de liberté totale à l'intérieur de la
zone et de réglementation semblable vis-à-vis de l'exté
rieur. L'application de ces principes a conduit à une fixité
du taux de change des francs C.F.A. vis-à-vis du franc
français et à leur convertibilité. Patrick et Sylviane Guillaumont 101
La fixité du taux de change est une fixité absolue
puisque les francs C.F.A. ne sont pas cotés sur le marché,
mais échangés à la parité définie par les banques centrales.
Cette parité (1 franc C.F.A. = 0,02 franc français) n'a pas
été modifiée depuis 1948, bien que la possibilité d'une
modification soit prévue par les accords de coopération
qui lient la France et les Etats membres. La convertibilité
des francs C.F.A. résulte de celle du franc français.
Depuis 1961, les opérations sur biens et services ne sont
en principe soumises à aucune restriction de change.
Cette liberté s'étend maintenant, à travers le franc fran
çais, à la plupart des opérations de change avec l'exté
rieur. La fixité de la parité et la convertibilité des francs
C.F.A. sont maintenus grâce au mécanisme du compte
d'opérations et à certaines règles relatives à la politique
monétaire.
Les banques centrales des pays africains de la
zone franc sont tenues de déposer la majeure partie de
leurs réserves en devises (au minimum 65 %) dans un
compte d'opérations ouvert à chacune d'elles par le Tré
sor public français. Ces comptes peuvent être débiteurs,
sans limite fixée à priori, et l'ont été effectivement, en
particulier durant les années quatre-vingts. La possibilité
d'obtenir ainsi un crédit automatique en devises permet
aux pays membres d'éviter les crises de balance des paie
ments qui les contraindraient à renoncer à la convertibilité
de leur monnaie, autrement dit à contingenter brutale
ment les importations comme d'autres pays africains ont
dû le faire.
Mais cette possibilité n'est qu'une solution à
court terme au déficit des balances des paiements. L'équil
ibre de celles-ci est attendu de la politique monétaire
mise en œuvre, à la définition de laquelle la France est
associée, puisque ses représentants siègent au Conseil
d'administration des banques centrales. Le contrôle de 102 Patrick et Sylviane Guillaumont
l'émission monétaire repose sur l'usage d'instruments
quantitatifs : limitation des avances des banques centrales
aux Trésors publics, selon une règle statutaire, et aux
banques, accompagnée en cas de besoin d'un encadre
ment direct des crédits à l'économie. On s'accorde à
reconnaître que, malgré des dérapages évidents, une meil
leure discipline monétaire a été en moyenne ainsi obtenue
dans les pays de la zone franc par rapport aux autres pays
africains.
L'institution d'une unité monnaie européenne
n'aurait pas d'implication juridique majeure pour le fonc
tionnement de la zone franc, dont les règles viennent
d'être rappelées. La parité des francs C.F.A. jusqu'alors
établie par rapport au franc français se trouverait de facto
définie par à l'unité monétaire européenne.
Quant aux accords passés entre la France et les Etats
membres de la zone franc, ils engagent le Trésor public
français, auprès duquel sont ouverts les comptes d'opér
ations, et non la Banque de France. Il est d'ailleurs pos
sible de considérer les avances en compte d'opérations
comme s'apparentant aux aides à la balance des paie
ments, que différents pays industriels consentent aux pays
en développement et qui, dans la perspective d'une union
monétaire, resteraient de la compétence des pouvoirs
nationaux.
Il n'est pas possible actuellement de prévoir les
règles de fonctionnement de l'union monétaire euro
péenne et les contraintes éventuelles qui seraient imposées
en matière d'équilibre bugétaire et de financement des
Trésors publics. Mais quelles que soient ces contraintes,
le choix des dépenses et des prêts de chaque Trésor res
tera dans le domaine de la souveraineté des Etats.
Il convient enfin de préciser que le coût financier
de la coopération monétaire pour la France est jusqu'à
présent resté modeste. Le solde consolidé des comptes Patrick et Sylviane Guillaumont 103
d'opérations des Etats indépendants de la zone franc cal
culé en fin d'année, est devenu débiteur pour la première
fois en 1987. Il ne représentait alors qu'une part très
minime des apports publics français annuels aux pays en
développement et un pourcentage encore plus faible des
réserves extérieures de la France à cette date (0,2 %),
c'est-à-dire un pourcentage infime de l'ensemble des
réserves de la C.E.E.
L'existence de la zone franc ne devrait donc pas
poser de problème politique lors de la création d'une
union monétaire européenne. A fortiori ne peut-elle être
considérée comme menacée par une telle perspective.
Néanmoins l'union monétaire européenne modifierait les
implications économiques du régime des changes de la
zone franc.
Implications de l'union monétaire européenne pour le
fonctionnement de la zone franc
Le système monétaire international se caractérise depuis
quinze ans par une forte instabilité du cours des grandes
monnaies les unes par rapport aux autres. Aucun système
de change ne permet aux pays en développement de se
protéger complètement contre cette variabilité internatio
nale des monnaies. Cependant les pays de la zone franc,
en raison du rattachement de leur monnaie au franc fran
çais, y sont — mieux que les autres — parvenus. Ils ont
en effet bénéficié d'une relative stabilité moyenne de leurs
taux de change bilatéraux vis-à-vis de leurs partenaires
commerciaux, qui sont principalement la France, les
autres pays européens et les autres membres de la zone
franc. Compte tenu des effets néfastes de l'instabilité du
taux de change — qui, notamment, diminue le volume et
l'efficacité de l'investissement en créant une incertitude
sur la rentabilité des activités économiques — la relative,
stabilité des taux de change en zone franc a sans doute 104 Patrick et Sylviane Guillaumont
été favorable aux pays qui en sont membres. Cette sta
bilité relative se trouvera renforcée par l'appartenance de
la France à une union monétaire européenne, puisqu'il
n'y aura plus alors de modification de parité entre les
monnaies européennes comme il en existe encore à l'i
ntérieur du système monétaire européen, ce qui peut être
considéré comme un renforcement de l'avantage actuel.
Cependant le lien nouveau qui serait établi avec
la monnaie européenne comporterait pour les francs
C.F.A. un risque de surévaluation. L'expérience passée a
montré la réalité d'un tel risque. En effet au cours des
années soixante-dix de nombreux pays de la zone franc
ont connu une hausse des prix plus rapide qu'en France
et dans les autres pays industrialisés, ce qui a conduit à
une certaine surévaluation de leur monnaie. Celle-ci a pu
être mesurée, dans de nombreux pays de la zone franc,
par la hausse de l'indice du taux de change effectif réel
(T.C.E.R.), c'est-à-dire de la moyenne des indices des taux
de change bilatéraux de ces pays vis-à-vis de leurs par
tenaires commerciaux, corrigée par l'évolution du rapport
entre l'indice de prix national et la moyenne des indices
des prix étrangers. Des politiques d'ajustement ont été
mises en œuvre durant les années quatre-vingts afin de
résorber cette appréciation du T.C.E.R.. Au cours de ces
années la correction du déséquilibre a été fadlitée non
seulement par la hausse du dollar, jusqu'en 1985, mais
aussi par les dévaluations du franc français au sein du
système monétaire européen. La facilité donnée par ces
dévaluations disparaîtra avec l'union monétaire euro
péenne, destinée de plus à être une zone de stabilité des
prix. Il en résulte que les pays de la zone franc seront
contraints à une discipline monétaire rigoureuse, s'Hs veu
lent éviter de recourir eux-mêmes à la dévaluation par
rapport à la monnaie européenne.
Il convient de rappeler que, même si la possibilité Patrick et Sylviane Guillaumont 105
d'un changement de parité des francs CF. A. est prévue
par les textes en vigueur, le fonctionnement de la zone
franc a reposé pendant quarante ans sur la fixité des taux
de change et que celle-ci a été un facteur essentiel de la
confiance en la monnaie dont ont bénéficié les pays
membres. Dès lors une politique de flexibilité du taux de
change constituerait une modification structurelle import
ante de la zone.
Actuellement l'efficacité de la politique monét
aire dans les pays de la zone franc se trouve handicapée
par Pilliquidité et parfois l'insolvabilité de nombreuses
banques. Aussi la perspective de l'union monétaire euro
péenne rend-elle particulièrement urgente et importante
pour les pays de la zone franc l'assainissement financier
du système bancaire, lui-même étroitement lié à celui du
secteur public.
Quant à la liberté des mouvements de capitaux
au sein de l'Europe et avec le reste du monde, sa portée
pour les pays de la zone franc ne sera pas considérable.
En effet, la liberté des changes a toujours existé au sein
de la zone franc et la libéralisation des changes en France
est déjà largement réalisée, indépendamment de l'union
monétaire européenne. Cette situation, qui a certes des
implications en matière de politique des taux d'intérêt
pour les pays africains de la zone franc, sera seulement
confirmée par l'union monétaire européenne.
L'union monétaire européenne,
facteur d'intégration économique
africaine
Les pays africains signataires de la Convention de Lomé
sont pour la plupart des pays de faible dimension éco-