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Entrepreneuriat:quand les associations sèment l’esprit d’entreprendre Sport dans la ville, aujourd’hui, c’est 1500 jeunes accueillis gratuitement tout au long de l’année dans 14 centres de basket et de football, 150 qui bénéficient chaque année de vacances oud’échanges à l’étranger, plus de 100 jeunes accompagnés dans des parcours de formation, et un réseau de 60 entreprises partenaires... Cette association atypique, née de la volonté de deux anciens diplômés de l’École de Management (EM) de Lyon, est un exemple de ce qu’une démarche entrepreneuriale peut appor-ter au monde associatif. Mais cette aventure s’est aussi construiteà la faveur de rencontres, de coups de pouces, de soutiens. À son tour, Sport dans la ville se comporte en parrain, en tuteur de projet, en « faiseur de connexions » pour mettre en relation des mondes qui ont parfois du mal à se croiser. Ainsi, Sport dans la ville a-t-elle pu aider deux jeunes, issus eux aussi du monde associatif, à créer leur propre activité. Et à leur tour, ces deux entrepreneurs envisagent de constituer un réseau de jeunes créa-teurs urbains. Nous pensons que des rencontres, des expériences très fortes peuvent Interview dePhilippe Oddou, directeur de Sport dans la ville constituer une source d’énergie énorme pour aller de l’avant, se forger une vie…
>Sport dans la ville est une association atypique dans le paysage du « travail social ». Quels sont vos objectifs ? Nous avons créé Sport dans la ville non pas pour faire des champions mais pour accrocher des jeunes par le sport, en leur donnant du plaisir – mais aussi un cadre fort –, et les accompagner vers l’emploi. L’accroche sportive est centrale et déterminante mais notre finalité, c’est bien la formation 1 et l’emploi. Il y a 9 ans, Nicolas Eschermannet moi avons fait leconstat quele premier problème rencontré par les jeunes est celui de l’emploi. Pour nous, la réponse a été évi-dente : nous nous sommes souvenus de tout ce que le sport nous avait apportécomme joies, comme découvertes, comme rencontresamicales et àquel point il peut être moteur. Sport dans la ville est une structure passerelle vers des organismes deformation etles entreprises avec les-quelles nous avons des partenariats. Nous accueillons cette année plus de 1500 jeunes dans nos 14 centres de football et de basket-ball. Nous accompagnons les plus âgés d’entre eux (16-18 ans) sur des dimensions de formation et d’inser-tion professionnelle.
>Et l’accroche sportive est le moyen de leur donner un cadre et de les structurer ? Oui, mais pas seulement. En réalité, le moteur que nous leur offrons, c’est le plaisir, l’envie. Nous pensons qu’il n’y a pas meilleur moyen pour se construire et se projeter dans l’avenir
Propos recueillis par Ludovic Viévard le 10 décembre 2007
que de s’appuyer sur des souvenirs heureux, dans le quartier, certes, mais aussi en dehors du quartier. C’est la raison pour laquelle on a égalementmis surpied desprogrammes de vacances d’étéet d’hiveret des échanges àl’étranger, au Brésil et aux USA. Notre principe de fonctionnement est très « méritocrate ». On récompense lesjeunes pourleur com-portement, leur attitude et, comme tous ont envie de partir à l’étranger ou en camps de vacance, cela tire tout le monde vers le haut. Les enfants motivés qui ont un comportement exemplaire, chez nous comme à l’école ou dans leur famille, partent et trouvent là l’occasion d’expériences de vie extra-ordinaires. Nouspensons quedes rencontres,des expé-riences très fortes peuvent constituer une source d’énergie énorme pour aller de l’avant, se forger une vie, etc.
>Je parlais d’une association atypique. Vous l’êtes à double titre, d’une part parce que votre développement, en moins de 10 ans, est spectaculaire, ce qui signifie aussi des moyens importants que vous avez réussi à mobiliser au service de vos projets… Cette année est un peu particulière puisqu’on a construit et 2 financé le centre « campus» qui a représenté un investis-sement de près de 3 millions d’Euros, financés à 70% par le privé et 30% par le public. En dehors de la construction du campus, on a un budget annuel de fonctionnement de 1,6 millions d’Euros.Là encore lesfonds viennent à70% du privé et à 30% du public. Mais Il est vrai que le nombre de
(1) Nicolas Eschermann est co-fondateur de Sport dans la ville et président du Conseil d’administration. (2) Lesbâtiments du site « campus » qui abrite le siège de Sport dans la ville et compte plusieurs terrains de basket et de football ont été inaugurés le 13 octobre dernier. Il s’agit du premier centre de formation et d'insertion professionnelle par le sport en France. gros plan 81
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