Aude-E. Fleurant : « Les groupes d’armements français du top 100 du SIPRI affichent tous des baisses de leur chiffre d’affaires »

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Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) procède chaque année au classement des 100 plus importantes firmes de défense au regard de leur chiffre d’affaires. À l’occasion de la publication aujourd’hui des données relatives à 2014, Yannick Quéau a interrogé Aude-Emmanuelle Fleurant, directrice du programme armements et dépenses militaires du SIPRI et par ailleurs collaboratrice d’OSINTPOL. Le classement ainsi que le document (en anglais) d’analyse faisant ressortir les éléments essentiels peuvent être consultés sur le site du SIPRI en cliquant sur l’image ci-contre.
Pour citer ce document
Aude-E. Fleurant : « Les groupes d’armements français du top 100 du SIPRI affichent tous des baisses de leur chiffre d’affaires », propos recueillis par Yannick Quéau, Décryptage d’OSINTPOL, 14 décembre 2015.

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Publié le 05 mars 2016
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Aude-E. Fleurant : «Les groupes d’armements français du top 100 du SIPRI affichent tous des baisses de leur chiffre d’affaires»
14/12/2015 propos recueillis par Yannick Quéau
Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) procède chaque année au classement des 100 plus importantes firmes de défense au regard de leurchiffre d’affaires.À l’occasion de la publication aujourd’hui des données relatives à 2014, Yannick Quéau a interrogéAude-Emmanuelle Fleurant, directrice du programme armements et dépenses militaires du SIPRI et par ailleurs collaboratriced’OSINTPOL.Le classement ainsi que le document (en anglais)alysdanefaisant ressortir les éléments essentiels peuvent être consultés sur le site du SIPRIen cliquant sur l’image ci-contre.
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Il semble que la crise fasse encore sentir ses effets dans le top 100 du SIPRI
Graphique 1. Total des ventes d’armes des compagnies dans le top 100 du SIPRI, 2002-2014
Source : SIPRI, 2015
Oui et non. La crise économique de 2008 n’a pas affecté les entreprises de manière uniforme à l’échelle internationale. Ces impacts différenciés selon les segments et les pays perdurent encore sept ans plus tard. Il est vrai que dans l’ensemble, les chiffres d’affaires combinés des 100 plus importantes compagnies d’armements et de services à caractère militaire déclinent pour la quatrième année consécutive. Cela dit, avec une chute de 1,4 %, la décroissance reste modeste.
En fait, la diminution des ventes du top 100 est essentiellement imputable aux résultats des firmes ayant leur siège social dans les États ouest-européens (-7,4 %) et aux États-Unis (-4,1 %). Cette situation reflèted’abord et avant tout le fait que les groupes basés dans ces pays affichent les plus importants volumes de revenus en valeurs absolues. Toute variation significative de ces derniers tend ainsi à influencer le total du top 100.
La décroissance des ventes des entreprises d’Europe occidentale souligne le fait que les effets de la crise continuent de se faire sentir sur les finances publiques des puissances industrielles militaires européennes. Aux États-Unis, elle rend avant tout compte de la dynamique politico-budgétaire en place depuis 2010. Celle-ci plafonne les niveaux de dépenses autorisées pour les postes budgétaires discrétionnaires.
Cependant, on observe que les firmes d’armement basées ailleurs dans le monde (Russie +48,4 %, Turquie +9,5 %, Corée du Sud +10,5 %, par exemple) ont significativement augmenté leurs ventes, faisant ainsi partiellement contrepoids à
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la tendance baissière affichée par les poids lourds occidentauxde l’industr3ie.Ces hausses sont attribuables au choix fait par ces pays de se doter de capacités nationales de production d’armements significatives.Dans certains cas, comme ceux de la Turquie et de la Russie, ils ont été favorisés par des croissances économiques appréciables. Pour parvenir à leurs objectifs, les États poursuivant des objectifs d’industrialisation militaire ont élaborédes projets d’acquisition d’armementsmajeurs accompagnés de budgets substantiels. Ceci explique leur performance dans le top 100.
Quels sont les principaux développements pourl’industrie des armements dans le top 100 cette année ?
À un niveau général, les tendances observées en 2013 se poursuivent en 2014 et les mouvements majeurs sont assez rares. Ce qui est notable, c’est la progression rapide et conséquente des chiffres d’affaires des groupes russes, et ce, malgré les difficultés économiques que le pays éprouve depuis plus d’un an. Cela indique que les entreprises de ce pays continuent de bénéficier des investissements majeurs provenantdu ministère de la Défense et que l’objectif de moderniser la base industrielle militaire du pays est toujours d’actualité.
La chute des entreprises ukrainiennes qui étaient classées en 2013 est également marquante. Elle résulte de perturbations majeures des échanges commerciaux avec la Russie dans le contexte du conflit, de la perte concomitante de clients russes ainsi que de la chute de la devise ukrainienne.
Un troisième élément qui est important à mon sens est la croissance du chiffre d’affaires du géant industriel militaire qu’est Lockheed Martin. Ce dernier trône en tête du classement depuis 2009 et cette année il creuse son avance sur les entreprises du top 5. Or, sachant quele groupe a acheté l’hélicoptériste Sikorsky en 2015, il y a de fortes chances que cet écart s’élargisse encore davantage l’année prochaine.
Le sommet de la hiérarchie n’évolue pourtant toujours pas ou presque. Cette érosion de l’Ouest que vous mentionnez n’est-elle pas surtout celle des leaders européens ?
En effet, le sommet du top 100 est remarquablement stable depuis 2002, avec le même groupe de 11-12 entreprises occupant les 10 premiers rangs et 2 ou 3 se disputant les neuvième et dixième places. La composition du top 10 est stable parce que les écarts de revenus tirés des ventes d’armes de ces groupes et ceux qui sont situés aux rangs 10 à 20, donc ceux qui pourraient éventuellement accéder au top 10, sont extrêmement importants. Par exemple, l’entreprise classée au dixième rang (L3 Communications) affiche un revenu défense qui représente 26 % de celui de la firme au premier rang (Lockheed Martin). L3 Communications a elle-même des ventes d’armes qui sont 1 milliard USD plus importants que celles de l’entreprise auonzième rang, la Russe Almaz-Antey. Disons que les conditions d’entrées dans le top10 sont plutôt élevées.
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Par ailleurs, en 2014 et 2013, on retrouve exactement les mêmes firmes aux 20 premiers rangs du top 100 : 10 sont américaines, 7 sont ouest européennes et 3 sont russes. Leurs revenus combinés représentent 64,6 % du total du Top 100, soit un peu plus des deux tiers. En valeur relative, le déclin des ventes des groupes européens est plus significatif, avec une chute collective de 6,9 %. Les entreprises américaines restent stables avec seulement 0,4 % de décroissance et les revenus des firmes russes, quant à elles, augmentent de 12 %. Le poids des acteurs américains dans le top 20 mitige ainsi en bonne partie la chute observée pour les firmes duvieux continent.
Et en ce qui concerne qu’observe-t-on ?
plus
spécifiquement
la
France,
Les entreprises de défense françaises avaient défié la tendance à la baisse en Europe occidentale l’année dernière. Les sept firmes hexagonales classées en 2013 affichaient toutes des hausses de leurs ventes défense pour cette année. En 2014, la tendance s’inverse complètement etles groupes d’armements français du top 100 du SIPRI affichent tous des baisses deleur chiffre d’affaires. Cette diminution semble être causée par des difficultés dans la réalisation de certains projets ou des retards pris dans l’exécution de certains programmes, notamment à l’export.
La progression des firmes russes est notable. Quelles sont les moteurs de cette montée en puissance ?
Graphique 2. Variation en pourcentages des ventes d’armes des compagnies dans le top100 du SIPRI par pays, 2013-2014
Le moteur principal et central de la hausse remarquable des revenus des firmes russes est le niveau des investissements consentis par l’État russe ou, en clair, les dépenses d’achats d’équipements militaires du gouvernement. Depuis les années 2000, les autorités russes ont formulé l’objectif de moderniser leurs capacités de production d’armements.
Pour y parvenir, elles ont fait le choix d’investir massivement dans l’acquisition denouvelles générations d’équipements militaires produits par des entreprises russes. Lorsque les capacités nationales ne sont pas au rendez-vous, le pays importe, mais accompagne ses achats auprès de fournisseurs étrangers de demandes de compensations visant à améliorer les capacités et savoir-faire de production de défense.
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Comme second moteur, on retrouve aussi quelques succès à l’exportatio5n. Cela dit, la concurrence exercée dans les marchés traditionnellement dominés par les Russes, comme l’Inde par exemple,concurrence venant des États-Unis ainsi que de nouveaux fournisseurs comme la Corée du Sud, est susceptible de remettre en cause les parts de marché russes dans les prochaines années.
Un troisième moteurde l’augmentation des revenusest le processus de regroupement de l’industrie russe en grands conglomérats. Cette croissance est donc aussi partiellement attribuable à la combinaison des chiffres d’affaires de plusieurs entreprises réunies sous un seul groupe.
Voit-on des signes de l’ambition des pays émergents (Brésil, Inde, Pologne, Turquie, par exemple) en matière d’industrie de défense se matérialiser dans le top 100 du SIPRI. Lesquels ? Existe-il des dynamiques propres aux firmes de ces pays ?
Le portrait est contrastéGraphique 3. Part en pourcentages des compagnies du top 100 du SIPRI par pays, 2014 pour les pays émergents ayant des entreprises classées dans le top 100 du SIPRI. En ce qui concerne l’entreprise polonaise PZG (Polish Armament Group), la remarquable hausse deson chiffre d’affaires est en grande partie à mettre au compte du regroupement de plusieurs entreprises au sein d’une même entité ainsi qu’aux investissements du gouvernement polonais.Source : SIPRI, 2015
En fait, le processus de consolidation des capacités de production polonaise est en cours depuis approximativement 10 ans et a démarré avec la création du Groupe Bumar, devenu plus tard Polish Holding suite à de nouvelles fusions puis récemment PGZ. Les entreprises turques du top 100 ont aussi bien performé, essentiellement soutenues par un marché national en croissance. Pour les firmes d’armementterrestres, on constate aussi quelques succès à l’export. La brésilienne Embraer a égalementbénéficié d’un marché domestique en croissance et de quelques commandes à l’export.
Cependant, les firmes indiennes accusent un recul de leurs ventes. Ce dernier est imputable à des blocages multiples : programmes ou reportés, nombreuses embûches administratives qui créent des retardsdans l’octroi et/ou l’exécution des contrats, par exemple.
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Peut-on encore parler de la Corée du Sud comme d’un pays émergent en matière d’industrie de défense?
Il est en effet de plus en plus difficile de considérer la Corée du Sud comme un producteur émergent. Même si les entreprises du pays n’ont pas encore la maîtrise de la panoplie complète des capacités, elles sont tout de même en mesure d’offrir au ministère de la Défense coréen ainsi qu´à des acheteurs étrangers des équipements dans plusieurs secteurs. Elles continuent de collaborer étroitement avec des firmes américaines et européennes et proposent avec succès certains produits, comme les avions d’entraînement,sur le marché international. On peut ainsi dire que le pays est en bonne voie de devenir un producteur établi. Ce type de situation reflète également les difficultés inhérentes liées à la catégorisation des entreprises.
On considère rarement les laboratoires nucléaires militaires lorsqu’on aborde l’industrie de défense. L’une des forces du top 100 du SIPRI est d’en tenir compte. Que peut-on dire des tendances affectant ces acteurs ?
Il est étonnant de constater que les laboratoires nucléaires sont souvent exclus des classements des plus importants groupes de défense. Ces organisations sont généralement chargées de la conception et de la fabrication des têtes nucléaires, elles sont donc fermement dans la production d’armement. Comme le club des puissances nucléaires militaires est plutôt sélect, il est vrai qu’elles sont peu nombreuses dans le classementseul le français CEA apparaît en 2014.
J’aurais tendance à dire que leurs activités sont très dépendantes des cycles nationaux de modernisation des équipements liés à la dissuasion. Par exemple e CEA se classait en 26 position en 2004 et a progressivement descendu dans le e classement pour se retrouver en 44 position en 2014 alors que le programme de nouvelles Têtes nucléaires océaniques (TNO) destinées aux nouveaux missiles M-51 se termine, le M-51 étant prévu entrer en service en 2016.
Le top 100 du SIPRI n’inclut toujours pas les firmes chinoises. Doit-on s’attendre à des évolutions de ce côté? Peut-on tout de même dégager quelques tendances concernant les entreprises de ce pays ?
Depuis un moment, le SIPRI caresse le projet de classer les firmes militaires chinoises dans le top 100. Au regard des informations disponibles, il est probable que plusieurs (4 à 6) desgrands producteurs d’armements du pays se classent parmi le top 20. Ceci signifie concrètement que la composition de la tête du top 100 pourrait être sensiblement différente. Cela dit, les défis méthodologiques qui se posent pour être en mesure de classer les fournisseurs chinois par leurs valeurs de ventes d’armes sont importants et doivent être abordés de manière rigoureuse.
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Considérant à la fois l’augmentation rapide et substantielle des dé7penses militaires chinoises ainsi que la croissance des exportations d’équipements militaires, on peut formuler l’hypothèse que les ventes des groupes d’armements sont vraisemblablement en hausse. Bien que plusieurs analystes fassent état de certaines difficultés que rencontreraient les firmes militaires chinoises pour la pleine maîtrise de certaines technologies (par exemple, les moteurs d’avions de combat), le sentiment général est qu’elles continuent d’acquérir et d’améliorer leurs capacités de production militaire.
Entre, par exemple, les exportations d’armementsrecord de la France en 2015,l’intensification des opérations militaires en Syrie et l’enlisement de la situation en Ukraine, quelles sont les tendances anticipées pour l’avenir?
Dans ce domaine, les prévisions sont toujours un peu hasardeuses. Par exemple, on aurait pu penser que la détérioration des conditions économiques russes aurait pu mener à penser que les chiffres d’affaires des entreprises du pays allaient possiblement stagner ou décliner. Or, ce n’est pas le cas du tout.
Comme je le disais plus tôt, tout indique que la domination de Lockheed Martin dans le top100 se renforcera l’année prochaine. Les projets d’exportations signés par la France, notamment avec l’Égypte et le Qatar, pourraient stimuler les ventes des groupesfrançais, dans la mesure où aucun retard n’est pris.
À plus long terme, les évolutions possibles dans le Top 100 dépendront du lancement et de la mise en œuvre de programmes d’acquisitionmajeurs dans les pays producteurs. Par exemple, l’octroi récent dude remplacement des contrat bombardiers stratégiques à Northrop Grumman en 2015 fera sentir ses effets sur le chiffre d’affaires du groupe dans quelques années. Il en va de même pour Oshkosh, un fabricant de véhicules blindés légers affichant une chute de -43 %, qui a obtenu le contrat de remplacement des HMMWV (Humvee). Pour les entreprises basées dans des pays arrivant au terme d’un cycle de modernisation de leurs équipements, comme la France, les firmes de défense continueront de proposer leurs équipements dans le marché international.
En Europe, des possibilités de regroupements au sein des secteurs naval et terrestre sont encore d’actualité, comme le montre la fusion récente entre le français Nexter et l’allemand KMW. Un mouvement de plus grande envergure pourrait changer considérablement le portrait de l’industrie à l’échelon régional. Enfin, si les tensions géopolitiques perdurent dans plusieurs régions (Asie pacifique,notamment, mais aussi entre la Russie et l’Europe orientale et nordique, par exemple), les efforts déployés par les autorités nationales pour développer des capacités de production militaire risquent de se poursuivre.
Aude-E. Fleurant, propos recueillis par Yannick Quéau
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Photographie :Mise à l’eau duLCS (Littoral Combat Ship) 5 Milwaukee dans la rivière Menominee à Marinette dans le Wisconsin, juste après son baptême, le 18 décembre 2013.Crédit : US Navy, courtoisie de Lockheed Martin, domaine public.
Pour citer ce document
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Aude-E. Fleurant : «Les groupes d’armements françaisdu top 100 du SIPRI affichent tous des baisses de leurchiffre d’affaires», propos recueillis par Yannick Quéau,Décryptaged’OSINTPOL,14 décembre 2015.
Lire par ailleurs
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Aude-E. Fleurant, «Sikorsky, Lockheed Martin et l’État fédéral américain : trois acteurs au cœur d’une opération industrielle majeure»,Décryptage d’OSINTPOL, 21 octobre 2015.
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 Stockholm International Peace Research Institute SIPRI is an independent international institute dedicated to research into conflict, armaments, arms control and disarmament. Established in 1966, SIPRI provides data, analysis and recommendations, based on open sources, to policymakers, researchers, media and the interested public. Based in Stockholm, SIPRI also has a presence in Beijing, and is regularly ranked among the most respected think tanks worldwide.
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