Claude Guéant ne veut pas d
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Claude Guéant ne veut pas d'une Cohabitation !

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Le principe de notre Démocratie, qu'il soit considéré comme un
avantage ou comme pouvant représenter un inconvénient, est de
différencier tout d'abord le pouvoir législatif de l'exécutif en le
séparant ensuite par trois institutions bien distinctes que sont
l'Élysée, le Sénat et l'Assemblée Nationale… Situations parfois
étonnantes alors que celles créées par - pour redoutable qu'elle
puisse devenir - cette cohabitation qui parfois retranche le pouvoir
à un Président ou une Assemblée en donnant par les élections la
majorité à son opposition. Alors ce qui pourrait être considéré pour
un partage de l'exécutif peut rapidement se transformer en
d'obscurs blocages lorsque les lois ne passent plus parce qu'elle ne
bénéficient plus d'une majorité suffisante pour être approuvées par
le Parlement. La coexistence institutionnelle entre un chef de l'État
et un chef de gouvernement issue d'une majorité parlementaire
différente, si pour courante qu'elle soit devenue entre François
Mitterrand et Jacques Chirac (1986 à 1988), n'en a pas moins
révélé des divergences politiques de fond… C'était la première fois
qu'un Président de la République française devait coexister avec un
1er Ministre qui n'était pas de sa mouvance politique. S'en suivit
des situations conflictuelles émergents des ordonnances sur la
privatisation, le découpage électoral et l'aménagement du temps de
travail ; d'une certaine discordance due à des controverses
constitutionnelles pouvait inquiéter les dossiers de politique
intérieure et extérieure malgré le climat de consensus courtois que
parvenaient à laisser transparaître Chirac et Mitterrand dans des
conférences de presse communes où ils répondaient aux questions
des journalistes à tour de rôle… Seconde cohabitation avec
Édouard Balladur (1993 à 1995) qui inverse la majorité politique
de l'Assemblée avec la crise du Rwanda qui ravive l'inquiétude de
la dérive néo coloniale chez l'un tandis que l'autre s'interpelle aussi
sur les objectifs humanitaires des opérations… Troisième du nom
sous la Ve République, la cohabitation entre Lionel Jospin et le
même Chirac devenu Président provenant d'une dissolution (1997
à 2002) anticipée de l'Assemblée était avant tout destinée à
ressourcer par le fond le renouvellement d'une confiance du peuple
envers le Président Chirac et non pas pour voire surgir une gauche
plurielle victorieuse des urnes…

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Publié le 13 mai 2012
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Langue Français
Claude Guéant ne veut pas d'une Cohabitation !
Claude Guéant parTF1 NEWS
Le principe de notre Démocratie, qu'il soit considéré comme un avantage ou comme pouvant représenter un inconvénient, est de différencier tout d'abord le pouvoir législatif de l'exécutif en le séparant ensuite par trois institutions bien distinctes que sont l'Élysée, le Sénat et l'Assemblée Nationale… Situations parfois étonnantes alors que celles créées par - pour redoutable qu'elle puisse devenir - cette cohabitation qui parfois retranche le pouvoir à un Président ou une Assemblée en donnant par les élections la majorité à son opposition. Alors ce qui pourrait être considéré pour un partage de l'exécutif peut rapidement se transformer en d'obscurs blocages lorsque les lois ne passent plus parce qu'elle ne bénéficient plus d'une majorité suffisante pour être approuvées par le Parlement. La coexistence institutionnelle entre un chef de l'État et un chef de gouvernement issue d'une majorité parlementaire différente, si pour courante qu'elle soit devenue entre François Mitterrand et Jacques Chirac (1986 à 1988), n'en a pas moins révélé des divergences politiques de fond… C'était la première fois qu'un Président de la République française devait coexister avec un 1er Ministre qui n'était pas de sa mouvance politique. S'en suivit des situations conflictuelles émergents des ordonnances sur la privatisation, le découpage électoral et l'aménagement du temps de travail ; d'une certaine discordance due à des controverses constitutionnelles pouvait inquiéter les dossiers de politique intérieure et extérieure malgré le climat de consensus courtois que parvenaient à laisser transparaître Chirac et Mitterrand dans des conférences de presse communes où ils répondaient aux questions
des journalistes à tour de rôle… Seconde cohabitation avec Édouard Balladur (1993 à 1995) qui inverse la majorité politique de l'Assemblée avec la crise du Rwanda qui ravive l'inquiétude de la dérive néo coloniale chez l'un tandis que l'autre s'interpelle aussi sur les objectifs humanitaires des opérations… Troisième du nom sous la Ve République, la cohabitation entre Lionel Jospin et le même Chirac devenu Président provenant d'une dissolution (1997 à 2002) anticipée de l'Assemblée était avant tout destinée à ressourcer par le fond le renouvellement d'une confiance du peuple envers le Président Chirac et non pas pour voire surgir une gauche plurielle victorieuse des urnes…
Voilà pour le rappel historique, trois cohabitations qui ne rendent pas forcément le pouvoir trois fois plus fragile ni de forcément parler de la même voix»Chirac) trois fois mieux… (J. Néanmoins l'expérience cohabitante entre les deux principales forces politiques du pays ont permis de poser les limites du pouvoir par des refus de signature sans jamais réellement parvenir à les dépasser… C'est ce qu'a dû penser Claude Guéant ce week-end en déclarant quela Cohabitation est contraire à l'esprit de la Ve République»rabaissant ainsi illico au rayon des peines perdues les voeux de son Président battu qui exprimaient un désir immédiat de reconquête possible par les élections législatives du mois de juin au nom d'un présumé équilibre… Curieuse déclaration qui va à l'encontre du mot d'ordre de Nicolas Sarkozy au soir de l'annonce de sa défaite mise en suspension jusqu'aux Législatives par un subtil subterfuge stratégique de politique purement politicienne qui n'ira pas jusqu'à nous faire croire qu'il (Guéant) allait voter socialiste dès le 1er tour, tout au plus voudrait-il plus de Bayrou dans les urnes (!) que nous penserions immédiatement au recyclage par anticipation de son avenir politique (Ump) ; n'aimerait-il pas aussi, tant qu'on y est, se faire battre par le Front national non ? ! Du probable n'existe réellement que l'annonce de sa candidature pour la 9e circonscription des Hauts-de-Seine sujette à remous et suscitant de vives contestations dans une droite aux configurations plus que jamais variables dorénavant. Au mieux souhaiterait-il
peut-être l'annonce de la démission de François Hollande au cas où il ne parviendrait pas à obtenir la majorité absolue souhaitée au sortir des élections législatives avec sa formation socialiste ; toujours est-il que cette banalité conforte les indécis à finalement maintenant voter pour le Président élu pour rester dans une certaine logique de Constitution comme ils l'ont toujours fait pour choisir leurs Députés, en votant pour ceux qui représentent le nouveau Président vainqueur François Hollande ! De l'incohérence de Claude Guéant avec les déclarations émises par la ligne à tenir pour les Législatives doit-on retenir le venin qui ne peut s'extraire de la plaie de la défaite que chacun répand dès lors qu'il s'accroche à son siège d'élu à l'Assemblée ou conforte-t-elle le besoin effectif et inconditionnel pour François Hollande d'obtenir une forte majorité au Palais Bourbon ?… Si ce n'était pas ce que voulait dire Claude Guéant, c'est râpé !…
Claude Guéant et Marine Le Pen vus parSlateAfrique