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Nomination des nouveaux dirigeants des instances européennes > s ͛ D Z'K : h / ϰ :h/>> d ϮϬϭϵ ϮϬ, Sondage réalisé avec pour Recueil Mét hodologie ŶƋƵġƚĞ ƌĠĂůŝƐĠĞ ĂƵƉƌğƐ Ě͛ƵŶ ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶ ĚĞ &ƌĂŶĕĂŝƐ ŝŶƚĞƌƌŽŐĠƐ ƉĂƌ ŝŶƚĞƌŶĞƚ ůĞƐ3 et 4 juillet 2019 Echantillon Echantillon de1 004 Françaisreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité deů͛ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶest assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession deů͛ŝŶƚĞƌǀŝĞǁĠaprès stratification par région et catégorie Ě͛ĂŐŐůŽŵĠƌĂƚŝŽŶ. WƌĠĐŝƐŝŽŶƐ ƐƵƌ ůĞƐ ŵĂƌŐĞƐ Ě͛ĞƌƌĞƵƌ Chaque sondage présente une incertitude statistique queů͛ŽŶappelle margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌ. Cette margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌsignifie que le résultat Ě͛ƵŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etĚ͛ĂƵƚƌĞde la valeur observée. La margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌdépend de la taille deů͛ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶainsi que du pourcentage observé.

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Publié le 04 juillet 2019
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Nomination des nouveaux dirigeants des instances européennes
LEVÉE D’EMBARGO JEUDI 4 JUILLET ϮϬϭ9 À ϮϬH
Sondage réalisé avec
pour
Recueil
Mét
hodologie
EŶƋuġte ƌĠalisĠe aupƌğs d’uŶ ĠĐhaŶtilloŶ de FƌaŶçais iŶteƌƌogĠs paƌ iŶteƌŶet les3 et 4 juillet 2019
Echantillon
Echantillon de1 004 Françaisreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
La représentativité del’ĠĐhaŶtilloŶest assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession del’iŶteƌǀieǁĠaprès stratification par région et catégorie d’aggloŵĠƌatioŶ.
PƌĠĐisioŶs suƌ les ŵaƌges d’eƌƌeuƌ
Chaque sondage présente une incertitude statistique quel’oŶappelle marged’eƌƌeuƌ. Cette marged’eƌƌeuƌsignifie que le résultat d’uŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etd’autƌede la valeur observée. La marged’eƌƌeuƌdépend de la taille del’ĠĐhaŶtilloŶainsi que du pourcentage observé. Sile pouƌĐeŶtage oďseƌǀĠ est de … Taille de l’EĐhaŶtilloŶ40% ou 60% 50%20% ou 80% 30% ou 70% 5% ou 95% 10% ou 90% 1008,0 9,2 9,8 10,04,4 6,0 2003,1 4,2 5,7 6,5 6,9 7,1 3002,5 3,5 4,6 5,3 5,7 5,8 4004,0 4,6 4,9 5,02,2 3,0 5003,6 4,1 4,4 4,51,9 2,7 6003,3 3,7 4,0 4,11,8 2,4 8001,5 2,5 2,8 3,2 3,5 3,5 9001,4 2,0 2,6 3,0 3,2 3,3 1 0002,5 2,8 3,0 3,11,4 1,8 2 0001,0 1,3 1,8 2,1 2,2 2,2 30000,8 1,1 1,4 1,6 1,8 1,8 Lecture du tableau:Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20% la marged’erreurest égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc compris dansl’intervalle[17,5 ; 22,5].
Les principaux enseignements
Grâce à la nomination de Christine Lagarde (plébiscitée), la nouvelle équipe européenne est assez bien accueillie
Les principaux enseignements du sondage :
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L’Euƌope Ŷ’est aujouƌd’hui « uŶe souƌĐe d’espoiƌ » Ƌue pouƌ ϯϬ% des FƌaŶçais. Elle l’Ġtait pouƌ 6ϭ% d’eŶtƌe eudž il LJ a ϭ6 aŶs. Si elle continue de faire rêver les cadres et les Français les plus aisés, elle ne génère plus que désillusion ou crainte auprès des catégories populaires et des jeunes actifs. PouƌtaŶt la Ŷouvelle ĠƋuipe de la ĐoŵŵissioŶ Ŷ’est pas si ŵal aĐĐueillie: une courte majorité de Français (51% vs 48%) dit faire confiance à la nouvelle équipe qui dirigera les institutions européennes. Le fait d’avoiƌ ŶoŵŵĠ deudž feŵŵes à des postes ĐlĠs de Bƌudželles ĐoŶtƌiďue saŶs doute à Đet assez ďoŶ aĐĐueil: 53% des Français estiment que «Đ’est uŶe ďoŶŶe Đhose» et pratiquement personne (7%) ne réprouve cette décision. Mais surtout, les Français sont enchantés par la nomination de Christine Lagarde: 6ϯ% d’eŶtƌe eudž oŶt uŶe ďoŶŶe opiŶioŶ d’elle. Pour autant, les Français ne souhaitent pas spécialement que Christine Lagarde rejoue un rôle politique national, et ne se pƌojetteŶt pas suƌ uŶe Lagaƌde à MatigŶoŶ ;ϰϯ%Ϳ et eŶĐoƌe ŵoiŶs à l’ElLJsĠe ;Ϯ8%Ϳ … eŶ ƌevaŶĐhe, les sLJŵpathisaŶts LR eŶ Ƌuġte de Đhef peŶseŶt tout l’iŶveƌse et lui ouvƌeŶt gƌaŶds les ďƌas: 76% lui demandent de revenir !
Véronique Reille-Soult de Dentsu Consulting relève que la nomination de Christine Lagarde est la plus commentée sur les réseaux sociaux (plus de 151 000 messages du 27 juin au 3 juillet). Une interrogation ressort toutefois sur la place des Verts : les internautess’ĠtoŶŶeŶt Ƌu’ilssoient les grands absents des nominations. Le volet environnement del’aĐĐoƌdavec le Mercosur suscited’ailleuƌsde nombreuses questions et prises de position.
Gaël Sliman, Présidentd’Ododža
Synthèse détaillée du sondage (1/6)
L’Euƌope Ŷ’est« une sourced’espoiƌ» que pour 30% des Français. Ellel’Ġtaitpour 61%d’eŶtƌeeux il y a 16 ans. Si elle continue de faire rêver les cadres et les Français les plus aisés, elle ne génère plus que désillusion ou crainte auprès des catégories populaires et des jeunes actifs Le rapport des Français àl’Euƌopeest depuis longtemps davantage marqué par la peur et la désillusion que parl’espoiƌ. Ainsiaujouƌd’hui,la construction européenne constitue « une sourced’espoiƌ» pour seulement 30% des Français, elle est « une source de crainte » pour autant de Français (31%) et ne suscite plus guère de sentiment pour 39% de nos concitoyens.
CeŶ’estpas nouveau, sur cette question barométrée depuis plus de 15 ans, nous avons vu fondrel’espoiƌà partir du référendumperçu comme trahide 2005 :l’Euƌopeétait ainsi une sourced’espoiƌpour 61% des Français en 2003 ; ilsŶ’ĠtaieŶtplus que 50% à la percevoir ainsi en décembre 2011, puis 38% en février 2013, 32% en mai 2014, pour tomber à 26% en juillet 2015.
Depuis lors, le niveaud’espoiƌsuscité parl’Euƌopea cessé de chuter et se situe dans un étiage compris entre 28% et 30%. Sil’oŶveut vraiment être optimiste on pourra toujours observer que le niveaud’espoiƌa légèrement progressé depuis deux mois : nous étions à 28% en avril dernier, avant les élections européennesnous sommes à 30%aujouƌd’hui. Mais surtout,l’espoiƌenl’Euƌopeest une notion extrêmement clivante selonl’oƌieŶtatioŶpartisane et aussi selon le milieu social,l’haďitat, l’âge ou le niveau de revenu des personnes interrogées.
Au niveau politique, la France se divise en trois catégories à ce sujet :
D’uŶepart, les sympathisants LaREM qui sont, de loin, les plus europhiles ; ils sont les trois-quarts (72%) à percevoir la construction européenne avec espoir. D’autƌepart, les sympathisants LR (43%d’espoiƌvs 16% de crainte) et PS (39% vs 16%), beaucoup moins enthousiastes que les sympathisants LaREM, ils sont tout de même nettement plus optimistes que pessimistes àl’Ġgaƌddel’Euƌope. Enfin, les sympathisants des partis « antisystèmes » aux deux extrêmes del’axegauche-droite qui sont nettement plus négatifs que positifs : sur l’Euƌope,6% des sympathisants RN ressentent del’espoiƌIdem pour les Insoumis qui ne sont que 17% à ressentir decontre 61% de la crainte. l’espoiƌcontre 46% qui ressentent de la crainte.
Synthèse détaillée du sondage (2/6)
Mais plus encore que ces différencesd’appƌĠĐiatioŶliées àl’oƌieŶtatioŶpartisaneaprès tout,l’Euƌopeest un sujet politique, il est donc normal Ƌu’ellegénère des clivages politiques, ce sont les clivages sociologiques qui surprennent par leur ampleur. Ainsi, les plus jeunes (35% auprès des 18-24 ans) et surtout les plus âgés (43% des plus de 65 ans) sont nettement plus nombreux à percevoir la construction européenne avec espoir que leurs concitoyens actifs âgés de 25 à 64 ans (entre 23% et 28%d’espoiƌseulement). Idem pour la classe sociale : les cadres sont 52% à ressentir del’espoiƌalors que les catégories populaires (employés et ouvriers) ne sont que 16% à en éprouver ; pour 41%d’eŶtƌeeux Europe rime avec « crainte ». Enfin, on observe à ce sujet un double continuum selon le lieud’haďitatet le niveau de revenu : plus on est riched’uŶepart, plus on habite en villed’autƌepart, et plus on perçoitl’Euƌopeavec « espoir ». On passe ainsi de 18%d’espoiƌseulement auprès des plus pauvres à 48% auprès des plus riches. Et réciproquement on passe de 22%d’espoiƌen zone rurale à 37% dansl’aggloŵĠƌatioŶparisienne.
Pas si mal du coup : une courte majorité de Français (51% vs 48%) fait confiance à la nouvelle équipe qui dirigera les institutions européennes. Suite aux élections européennes, les nouveaux dirigeants des institutions européennes viennentd’ġtƌedésignés après plusieurs jours de négociations.L’AlleŵaŶdeUrsula Von Der Leyen présidera la Commission Européenne, le Belge Charles Michel est nommé à la tête du Conseil européen et la Française Christine Lagarde sera à la tête de la Banque Centrale Européenne.
En France,l’aĐĐueilde cette nouvelle équipe est finalement assez bon : 51% des Français disent même lui faire confiance. Certes, presque autant (48%) disent ne pas avoir confiance, mais ce résultatŶ’estpas mauvais compte-tenu du rapport des Français àl’Euƌopedavantage marqué par la peur et la désillusion que parl’espoiƌ.
Encore faut-il lire les chiffres au-delà de la moyenne : le 50/50Ŷ’existepas ; en fait la nouvelle équipe ne suscite ni « adhésion molle » ni « rejet modéré », elle suscite au contraire des radicalités contraires ; elle provoque une IMMENSE adhésion ou un FORMIDABLE rejet selonl’oƌieŶtatioŶ politique mais aussi selon la catégorie sociale à laquelle on appartient.
Synthèse détaillée du sondage (3/6)
Au niveau politique, le clivage est spectaculaire entre,d’uŶesympathisants LaREM (94% lui font confiance) mais aussi LR (76%, la droitepart les est majoritaire) et, plus curieusement, PS (62%) qui soutiennent (PS) voire plébiscitent (LaREM) cette nouvelle équipeet les sympathisants Insoumis (72% de défiance) et RN (75%) qui sont les trois-quarts às’eŶdéfier.
Les écarts sont tout aussi spectaculaires au niveau sociologique. Ainsi, 72% des seniors, 56% des CSP+ dont 63% des cadres et 64% des Français les plus aisés font confiance aux petits nouveaux de Bruxellesmais, inversement, 59% des actifs trentenaires et quadras (les 35-49 ans), 64% des catégories populaires et 57% des Français aux revenus les plus modestes ne leur font pas confiance. Mieux encore, on observe un continuum parfait entre le niveau de confiance et le niveau de revenu des personnes interrogéeset le même continuum selon le niveaud’iŶteŶsitĠdu tissu urbain où ils habitent ! La confiance passe ainsi de 43% auprès des Français les plus modestes à 49% auprès des personnes aux revenus moyens inférieurs, puis 56% auprès de celles aux revenus moyens-supérieurs pour culminer à 63% auprès des Français les plus aisés ! Réciproquement la confiance passe de 45% auprès des Français habitant dans des petites villes et en zones rurales, à 51% auprès de ceux qui habitent dans des villes moyennes, pour culminer à 60% auprès des citadins des grandes villes de plus de 100 000 habitants.
Le faitd’avoiƌnommé deux femmes à des postes clés de Bruxelles contribue sans doute à cet assez bon accueil : 53% des Français estiment que «Đ’estune bonne chose » et pratiquement personne (7%) ne réprouve cette décision Pourquoi un aussi « bon » accueil alors que les Français sont si frileux àl’Ġgaƌddel’Euƌopeet de ses institutions ? Le sexe de plusieurs des nominés à des postes clés est sans doute un premier facteur incitant à envoyer un message de renouveau/ de changement, largement apprécié par nos concitoyens. Le fait que pour la première fois deux femmes soit nommées à des postes clés des Institutions Européennes– l’uŶeprésidente de la commission, l’autƌepatronne de la banque centraleest largement apprécié.
Synthèse détaillée du sondage (4/6)
53% des Français estiment queĐ’estune « bonne chose » et personne ou presque (7%) ne pense queĐ’estune « mauvaise chose ». Tout au plus 40% de nos concitoyens, estimant probablement que le genre/ le sexe,Ŷ’estpas un sujet discriminant, jugent que ceŶ’estlà ni une bonne ni une mauvaise chose. Pas de « guerre des sexes » non plus à ce sujet : si les femmes sont encore plus positives (56%), les hommes eux-aussi estiment queĐ’estune bonne chose : 49% le pensent contre seulement 10% qui estiment queĐ’estune « mauvaise chose ». 41% pense que ceŶ’est« ni une bonne ni une mauvaise chose ». Le seul clivage existeaujouƌd’huidans la société, recoupant les débats autour de la discrimination positiveŶ’opposepas les « pour » et les « contre » mais ceux qui estimentƋu’ilpousser/inciter à la nomination de personnalités issues de la diversité de la société (sur le sexe, maisfaut pas uniquement) et ceux qui pensentƋu’ilfaut simplement laisser les choses se faire sans discriminer négativement (évidemment), mais aussi positivement.
La réponse « incitative » est doncaujouƌd’huimajoritaire. Ellel’est d’ailleuƌsquelle que soitl’oƌieŶtatioŶpolitique des personnes interrogées, sauf auprès des sympathisants du RN qui sont, eux, une majorité (51%) à penser que ceŶ’est« ni une bonne ni une mauvaise chose ».
Mais surtout, les Français sont enchantés par la nomination de Christine Lagarde : 63%d’eŶtƌeeux ont une bonne opiniond’elle Le genre des personnalités choisiesŶ’estpas la seule raison incitant à les Français à faire preuved’uŶecertaine bienveillance àl’Ġgaƌdde la nouvelle équipe. Une autre raison les y incite probablement : la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE. Non seulement, elle est française, mais surtout, ils’agit d’uŶedes rares personnalités « politiques » à avoir presque toujours bénéficiéd’uŶhaut niveau de popularité dansl’opiŶioŶ. Aujouƌd’huiprès des deux-tiers des Français (63%) disent avoir une bonne opinion del’ex-ministre et ex-patronne du FMI. Inversement, seuls 36% ont une mauvaise opiniond’elle.
Synthèse détaillée du sondage (5/6)
Cette popularitéŶ’estpas nouvelle : ministre elle a recueilli pendant longtemps entre 55% et 60% de bonnes opinions (57% en juin 2010 par ex. sur le tableau de bord politique Ifop) ; son arrivée au FMI lui avait donné un « boost » lui permettantd’atteiŶdƌevoir de dépasser les 60% (60% en juin 2015 selon BVA). Si elle a pu parfois légèrement pâtir des rebondissements del’affaiƌeTapie, son haut niveau de popularité nes’est jamais démenti. Chose remarquable, cette ministre de droite, àl’appaƌeŶĐesi rigide et qui a dirigé pendant des années un organisme (le FMI) assez peu populaire en Francene suscite guère de clivage politique. Certes, sa popularité est très haute auprès des sympathisants de droite (90% à LR), mais pas uniquement : elle est aussi extrêmement populaire auprès des sympathisants LaREM (95%), des écologistes (75%) et même des socialistes (66%).
Et même auprès des Insoumis (45% de bonnes opinions vs 55% de mauvaises) et des sympathisants RN (48% vs 52%), logiquement moins positifs à son égard, son niveau de popularité/impopularité est tout à fait honnête.
Il est probable, dès lors, que la présence de cette Française si populaire dans la nouvelle équipe européenne a contribué à la relative bienveillance de nos concitoyens.
Pour autant, les Français ne souhaitent pas spécialement que Christine Lagarde rejoue un rôle politique national, et ne se projettent pas sur une Lagarde à Matignon (43%) et encore moins àl’ElLJsĠe(28%)en revanche, les sympathisants LR en quête de chef pensent toutl’iŶveƌseet lui ouvrent grands les bras : 76% lui demandent de revenir !
Cette si grande popularité signifie-t-elle que Christine Lagarde pourrait rêverd’uŶnouveau destin politique national ? Pas sûr. D’aďoƌd,comme tous les « retirés » de la vie politique elle a connu une progression depuis son départ. Avant elle, Chirac, Royal, Sarkozy, et même Hollande avaient connu pareille « prime de départ » dansl’opiŶioŶ. Mais surtout, lorsquel’oŶdemande aux Françaiss’ilssouhaitent son retour aux affaires politiques,l’eŵďalleŵeŶt Ŷ’estguère de mise.
Synthèse détaillée du sondage (6/6)
A priori, Emmanuel MacronŶ’aguère de soucis à se faire (pour le moment) : 7 Français sur 10 ne pensent pas que Christine Lagarde ferait un bon président de la République. Dur,d’autaŶtplus que les Français étaient 44% à la percevoir comme un potentiel bon président il y a quatre ans ! Mais àl’ĠpoƋue,ils recherchaient une alternative au remake du match Hollande-Sarkozy qui était alors le duel prévu/prévisible pour 2017Edouard Philippe peut lui aussi se rassurer : une nette majorité de Français (56% vs 43%) ne pensent pas non plusƋu’elleferait un bon Premier ministrelà encore, les temps ont changé, en juin 2015 ils étaient une majorité (51%) à penserl’iŶǀeƌse. Une fois encore, ceŶ’estpas son image à elle qui se serait détériorée (au contraire), mais bien la donne politique quiŶ’estplus la même. D’ailleuƌs,au-delà même de ces postes prestigieux, les Français ont beau apprécier Christine Lagarde, ils ne sont même pas demandeurs de la voir jouer à nouveau un rôle dans la vie politique française : seulement moinsd’uŶsur deux (49% vs 50%) le pense. Un bémol tout de même sur cette absenced’ouǀeƌtuƌepour elle : Les Républicains. Leur parti étant en ruines, les sympathisants LR, en quêted’uŶnouveau leader sont une large majorité à souhaiter que Christine Lagarde revienne en politique (75%) et sont à la fois persuadésƋu’elleferait un « bon Premier ministre » (72%) et même un « bon président » (51%).
GaëlSliŵaŶ, PƌĠsideŶt d’Odoxa @gaelsliman
Réseaux sociaux L’œil de VĠƌoŶiƋue Reille Soult, CEO de DeŶtsu CoŶsultiŶg
Des ŶoŵiŶatioŶs euƌopĠeŶŶes, Đ’est Đelle de ChƌistiŶe Lagaƌde Ƌui est la plus ĐoŵŵeŶtĠe Pour les internautes, les nominations de la nouvelle équipe européenne sont très obscures car issuesd’ĠĐhaŶgeset de débats secrets entre les dirigeants des Etats.
Trois noms ressortent : Ursula Von Der Leyen, Christine Lagarde et Charles Michel. Et, parmi ces trois personnalités,Đ’est Christine Lagarde qui se taille la part du lion avec plus de 151 000 messages du 27 juin au 3 juillet. Les mots associés à la patronne du FMI sont souvent ambivalents car si ceux quis’expƌiŵeŶtsur les réseaux sociaux saluent son talent et son expérience, ils rappellent souvent dans le même temps sa situation dansl’affaiƌeTapie. CelaŶ’eŵpġĐhepas nos concitoyens de se réjouir que ce soit désormais une femme française qui dirige la BCE.
Une interrogation ressort sur la place des Verts : les internautess’ĠtoŶŶeŶt Ƌu’ilsdessoient les grands absents nominations. Le volet environnement del’aĐĐoƌdavec le Mercosur suscite de nombreuses questions et prises de position. Ce sujet provoque beaucoup de colère.
Enfin,l’aĐtualitĠest également lue sous le prisme de la force du couple franco-allemand et cette puissanceeuropéenne perçue est saluée par une majoritéd’iŶteƌŶautes.
Véronique Reille Soult, CEO de Dentsu Consulting
Retrouvez les éléments détaillés del’aŶalLJsesur les réseaux sociaux à la fin de ce rapport