Les hommes de la mutation politique en 1958 analyse et contributions

Les hommes de la mutation politique en 1958 analyse et contributions

-

Documents
125 pages

Description

Dépôt légal à la BnF sous le n° 20151222-75079
Ce livre que tous les éditeurs à compte d'éditeur m'ont refusés sans même l'avoir ouvert ainsi que les autres à compte d'auteur touts heureux d'avoir un pigeon qui s'adresse à eux et qui pourrait payer très cher la mise en forme, l'impression, la couverture et les premiers 500 tirages de son livre.
Au moment où les archives secrètes du maréchal Pétain vont être mises à la disposition des historiens, ce livre apporte un éclairage sur les dernières heures avant l'armistice, sur le Régime de Vichy 1940 pour lequel je propose l'appellation Régime de 1940, sur la collaboration du maréchal avec l'ennemi lors de l'entrevue historique Pétain Hitler à Montoire et sur la déportation de juifs. Mais aussi sur la rivalité Pétain De Gaulle et son départ pour Londres qui serait du plus à une suggestion de Goerges Mandel qu'à De Gaulle lui-même. De là, la quatrième République et ses Grandes figures Coty, Mendès, Mollet, De Gaulle et Mitterrand qui furent les politiques qui subirent la guerre d'Algérie qui donna naissance à la cinquième République.
Ce sont des moments de notre histoire mais pas un livre d'histoire.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 29 décembre 2015
Nombre de lectures 2 556
EAN13 978-2-9555413
Langue Français
Signaler un problème

Anido Mirolo










Les hommes de la mutation politique en 1958
analyse et contributions politiques.













Octobre 2015


1


































2








Auto édition.

Édité par Anido Mirolo.
site WEB, http:// anidom.blog.lemonde.fr

ISBN : 978-2-9555413-0-2

Dépôt légal à la BNF.




Imprimé en France par
Imprim 2000 93170 Bagnolet











3 Les matières.

Du principe de démocratie 6
Avant propos 7
Préface 13
1- Introduction 17

2- Monsieur René Coty. 19

2.1 Les grandes dates de René Coty. 23

3 – Pierre Mendès-France. 25
3.1 Les grandes dates de Pierre Mendès-France. 29
4 – Guy Mollet. 31
4.1 Les grandes dates de Guy Mollet. 37
5- Le général de Gaulle. 39
5.1 Les grandes dates du général de Gaulle. 49
6 – François Mitterrand. 51
6.1 Les grandes dates de François Mitterrand. 65
7- Commentaires. 67
8- Les élections présidentielle des 2007 et l'avenir politique français 72





4 Annexe 1. 76
1 - Considérations politiques 77

2 - Philippe Pétain maréchal de France 80

3 - Philippe Pétain ses années noires de 1940 à 1944 90

4 - Le Régime de Vichy qu'est-ce c'est ? 99

5 - François Mitterrand et ses heures noires 105

6 - Le 17 octobre 1961, ou l'histoire d'un massacre à Paris 111

7 - Conclusion générale 118
Annexe 2 119
Références 120
















5 Du principe de démocratie,

C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à
en abuser : il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites [...] Pour qu'on ne puisse
abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir
arrête le pouvoir

Livre III chapitre III
Montesquieu de l'Esprit des Lois

Les lumières n'arrêterons pas de nous éclairer, Montesquieu, Charles
Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, ce grand
penseur pour l'éternité, sociologue, philosophe, écrivain, politique, mais
aussi académicien, fauteuil 2 (1728-1755), Lettres Persanes, 1721 l'Esprit
des lois,1748, j'aime bien lire ce qu'il écrivit. C'est encore d'actualité et
c'est ça qui montre la profondeur de ses réflexions. Sa théorie des climats
qui permit de résoudre le problème à la base de l'Anthropologie, comment
rendre compte de la diversité culturelle tout en maintenant la diversité
humaine. Vaste sujet de réflexion dont «La Germanie de Tacite», la
Germanie des peuplades germaniques comme un miroir pour Rome ou les
premiers lupanars migrèrent de Grèce vers Rome apporte une réflexion.
Elle montre que les pays nordiques sont plus vertueux que ceux du Sud. La
France au climat tempéré développerait un esprit tumultueux par rapport
au Nord, mais plus intelligent. Les Nordiques sont plus sages et plus sains
que les Sudistes ! On le voit !














6 « Aliquis non debet esse judex in propriea causa quia non potest esse
judex et pars »,
«Personne ne doit être juge de sa propre cause, parce qu'on ne peut être
juge et partie». (Adage juridique)

Avant propos.

La vie politique française est loin d’être un fleuve tranquille c’est un combat mené
par des hommes de partis regroupés autour d’une idéologie d’intérêt. Elle est
l’histoire qui fut façonnée dans le sang des Français lors de la prise de la Bastille
symbole de la puissance monarchique le 14 juillet 1789. Mais avant, les États
généraux des députés des trois ordres, Noblesse, Clergé, et le Tiers état c'est-à-dire
les députés de la bourgeoisie convoqués par le roi, qui émanaient de tous les milieux
civils formèrent un courant politique qui s’étendit dans tout le pays. Ce fut la
naissance d’une démocratie. Lors de la séance du 5 mai 1789 présidée par le roi, pour
résoudre la crise financière due aux dettes de l’Etat, des dissensions éclatèrent sur la
manière de voter. Le Clergé et la Noblesse souhaitèrent que le vote ait lieu par ordre,
ce qui leur assurait la majorité, tandis que le Tiers état réclamait le vote par tête, ce
qui lui assurerait l'égalité et que les débats aient lieu en commun. Devant cet acte
révolutionnaire Louis XVI fit fermer la salle.

Le 20 juin 1789, les députés, dans la salle dite du «Serment du Jeu de Paume» à
Versailles, promirent de ne pas se séparer avant d’avoir rédigé une Constitution pour
le pays. Ils siégèrent ainsi jusqu’au 03 septembre et exercèrent le pouvoir législatif.
C’est alors, que lors de la séance royale du 23 juin 1789, le roi ordonna la dispersion
de l’Assemblée. Le Grand maître de cérémonie porta l’ordre au doyen du Tiers état,
et Mirabeau prenant la parole, et contestant sa légitimité, aurait déclaré, «vous que
l’on vous a chargé de nous sortir d’ici, vous devez demander la force car nous ne
sortiront que par la force des baïonnettes !».

Cette phrase tous les jeunes français à l’école en cours d’histoire l’ont apprise. Elle
montra la volonté, contre le roi, de l’expression démocratique du Tiers état. C’est
ainsi que naquit une Assemblé nationale constituante dont l’issue sera l’abolition de
la féodalité le 04 août 1789, la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen le 26
août 1789 et les grands principes de la Constitution fin 1791. Une avancée sociétale
considérable pour l’époque.

L’Assemblée constituante était indépendante et avait tous les pouvoirs, ce qui donna
naissance à la République après l’abolition de la monarchie.

La société française est imprégnée de ces combats et de la laïcité qui s’en suivirent, et
qui séparèrent l’Église de l’État. La laïcité libère la conscience individuelle, libère la
parole, et permet à chacun de s’exprimer sans contrainte religieuse. Condorcet fut le
7 premier dans son discours sur l’instruction civique à évoquer la laïcité lors d’un
projet de décret qu’il présenta à l’Assemblée constituante en avril 1792.

La Marseillaise chant patriotique et révolutionnaire national français adopté le 14
juillet 1795, ne dit-elle pas dans son refrain, «Aux armes citoyens formez vos
bataillons marchons, marchons qu’un sang impur abreuve nos sillons».

Toute la culture politique des Français tient à ce passé, et rien d’étonnant que les
partis politiques luttent pour le pouvoir. Ils sont le fait de femmes et d’hommes qui en
font leur métier, des journalistes et des historiens, mais aussi de simples Français qui
s’expriment à chaque consultation électorale, et qui, de ce fait, montrent leur
obédience politique. Elle envahit toute la société, on ne peut y échapper si l’on veut
vivre avec son pays.

Si, les places historiques de la République, de la Nation, de la Bastille, de la
Concorde, de l’Arc de Triomphe avec l’Avenue des Champs Elysées pouvaient
parler, elles raconteraient les phases qui marquèrent et marquent encore l’histoire
politique des Français. Ces grands axes de la capitale sont le théâtre de grandes
manifestations, la politique française s’exprime aussi dans la rue.

La politique est partout, gère tout et va jusqu’à fixer le prix de la baguette de pain.
C’est dire son importance aux yeux des Français. Les Français attendent tout des
responsables politiques c’est ce qui fait que la France est un pays à part. Ses
conditions sociales mêlant le libéralisme des nantis et l’assistance aux pauvres créent
des conflits qui séparent la France en deux camps. Le camp des riches c'est-à-dire la
droite, et celui des pauvres qui serait la gauche pour faire simple. La France devient
ainsi l’objet d’une confrontation permanente qui rend difficile sa gouvernance par le
fait qu’elle est constamment remise en cause, par les sondages qui ont trop de pouvoir
sur la conduite de la politique. L’affaire Patrick Buisson, ses enregistrements à l’insu
du président, nous montre qu’au plus haut niveau de l’Etat, ce sont les grands
publicitaires qui influencèrent le président Sarkozy dans le choix de ses ministres.

Un président se doit d’être populaire pour mener sa politique, ce qui le contraint à
prendre en compte cette opinion, mais aussi qui l’entrave pour faire les réformes qui
s’imposent. La France n’est plus aussi indépendante que lorsque ses frontières se
limitaient à l’hexagone, elle n’est maintenant qu’une grande région de l’espace
Schengen. Dans ce contexte, elle doit satisfaire les contraintes de la communauté en
particulier les conditions d’un déficit entre sa dette et son PIB ce qui n’est pas admis
dès lors que les Français en souffrent. La France n’a plus la marge de manœuvre qui
faisait qu’elle pouvait s‘adapter aux marchés par un ajustement de la valeur de sa
monnaie. On voit là l’antagonisme d’une popularité avec l’obligation de réformes qui
sont douloureuses pour les Français

Le président nouvellement élu, n’a que quelques mois pour être soutenu, après c’est
sa chute par ceux-là même qui l’ont élu. C’est la contrainte du partage en deux
8 obédiences imposées par l’élection présidentielle qui fait que les Français doivent
faire un choix entre deux options, laissant de coté leur opinion politique. Ne pouvant
l’exprimer au moment du vote, ils l’expriment après. De plus, le candidat à la
magistrature suprême est amené à promettre, pour attirer le maximum d’électeurs sur
son nom, des options qu’il ne pourra tenir. Tous ne sont pas le général de Gaulle pour
être élu sur son aura. La France devient ainsi assise sur un socle instable donnant
prise à toutes dérives politiques, tout le contraire de ce que l’élection présidentielle,
au suffrage universel des Français, voulait faire. En fait, elle fut faite par le général de
Gaulle et pour lui.

Le pouvoir politique français élu vote les lois qui dictent, pour le bien des Français,
ce qui est permis ou pas. Il faut des règles dans un grand pays, sans cela c’est
l’anarchie. La société française est indivisible, sa Constitution établie au cours du
temps par les pouvoirs politiques des deux Assemblées est le socle sur lequel tous les
Français doivent se reconnaître. Elle fut votée par des représentants du peuple,
Députés et Sénateurs qui, au cours du temps, l’adaptèrent pour qu’elle suive
l’évolution des mœurs, des technologies, et du monde. Ils ont donc la possibilité de la
modifier, soit par un vote avec une majorité des deux tiers des deux chambres réunies
à Versailles, soit par référendum national, ce qui fut fait pour réponde aux contraintes
de l’Union européenne des 27 États. Dans une association tous ses membres se
doivent d’avoir une même conduite afin d’éviter que d’autres supportent le laisser
aller de certains dans la gestion de ses finances. Mais aussi que certains ne profitent
pas de la faiblesse des autres.

La mondialisation des communications, des marchés financiers, la concurrence
commerciale, le désir des pays émergeants d’élever leur niveau de vie, la pauvreté de
certains autres, font que tout notre système de vie est remis en cause. La France seule
dans ce monde au développement anarchique serait handicapée. Ce monde a besoin
de régulation, de règles de commerce, l’esclavage que certains groupes puissants font
subir à de pauvres populations des pays de famine est honteux, il ne peut que
conduire à des instabilités. Les révolutions arabes, les conflits armés au
MoyenOrient, en Europe de l’est retracent une autre carte politique du monde. L’Europe par
son nombre d’habitants, par sa puissance industrielle a son mot à dire. Un pays seul
enfermé dans ses frontières serait impuissant pour faire face à ce tremblement
planétaire.

La structure de l’Etat est constituée par ce que l’on appelle l’Exécutif c'est-à-dire le
président de la République et ses ministres qui proposent des projets de lois qu’ils
soumettent aux parlementaires des deux chambres, l’Assemblé nationale et le Sénat
qui les discutent, les amendent et les votent.

À coté de cette structure de gouvernance, le Conseil Constitutionnel composé de
juristes, d’anciens présidents de la République et des personnalités de premier plan
sont chargés du respect des lois votées par rapport aux textes constitutionnels, ils
peuvent annuler tout ou partie des lois votées pour non respect aux textes dans leur
9 forme ou dans leur esprit. Le Conseil constitutionnel est le rempart à toutes les
dérives dogmatiques des politiques.

L’importance des journalistes de presse et des médias télévisuels sont un contre
pouvoir bien plus puissant que celui des politiques par l’importance prise par les
réseaux sociaux, dans la couverture de la toile, capable de mobiliser des foules. Le
récent parti politique « Cinq étoiles » du comique Beppe Grillo, qui en Italie,
bouscula le jeu politique, mais aussi les révolutions musulmanes, en sont la preuve.
Quant aux historiens, ils ont le pouvoir d’apporter une culture par leur analyse des
faits passés dont les politiques ne pourraient se passer.

Ce livre n’est qu’une nature morte qui prétend évoquer des faits politiques majeurs et
vivants de la République française. C’est pour cela que j’ai donné, dans les annexes,
les éléments qui permettent aux lecteurs de compléter leur information sur ce qui est
écrit, mais aussi avec les adresses internet qui furent consultées pour la rédaction
historique des sujets présentés. Cette logistique, outre d’être complémentaire au sujet
principal, a pour but de conférer au livre un aspect vivant.

Ce livre ne peut traduire dans la réalité ce que les Français ressentirent lorsque le
général de Gaulle fut appelé par le président René Coty pour résoudre le conflit
algérien qui minait la France mettant en danger la République, la quatrième
République des partis était à bout de souffle.

La cinquième République fut l’acte majeur du général de Gaulle, puis ce fut
l’élection présidentielle du président de la République au suffrage universel des
Français. Le général de Gaulle fit adopter par référendum la cinquième République à
une large majorité, elle fut un plébiscite. Les Français n’en pouvaient plus de
l’instabilité politique de cette quatrième République qui gouvernait et déchirait la
France au moment de la guerre d’Algérie. La cinquième République instaura une
gouvernance forte qui, encore actuellement, permet que la France soit gouvernée,
bien que non sans défaut, ce fut évoqué précédemment.

C’est pour cela, que j’ai voulu faire ce livre afin d’évoquer des faits marquants de
cette guerre qui fit de nombreux morts. Forcer un peuple qui veut sa liberté est une
hérésie, mais le colonialisme d’antan était encore puissant. On comprenait bien que
les Colons sur cette terre algérienne depuis des décennies ne pouvaient admettre de la
quitter. Seulement, ce peuple algérien était dominé, maintenu en seconde catégorie
par eux et quand cela devient trop lourd à supporter et lorsque l’on est sur sa terre
on se révolte. C’est humain, bien sûr plus de 56 années après le raisonnement est
différent, mais à cette période de nombreux Français pensaient cela. Gauche et droite
confondus ont fait des erreurs, mais la droite par son sectarisme fut la plus coupable,
la gauche aux commandes du pays ne pouvait rien faire. Mais, le pire fut pour moi, la
volte face du général de Gaulle qui finalement accorda aux algériens leur
indépendance. Ce fut une trahison pour de nombreux Français, même si nous savions
qu’il ne pouvait faire autrement, même avec une victoire militaire assurée. Quel
10 gâchis finalement pour en arriver à faire ce que d’autres voulaient faire avant lui,
mais aussi, nous avions, avec l’Indochine, l’expérience après la débâcle de Diên Biên
Phu, d’avoir été contraints de signer des accords de paix à Genève en juillet 1954
avec le Viet Minh, et cela, dès le début des premières révoltes algériennes. Cette
leçon ne servit à rien. L’Indochine n’est certes pas l’Algérie, mais les peuples sont les
mêmes, ils veulent vivre comme ils l’entendent, chez eux. Seul le général de Gaulle
pouvait faire l’indépendance de l’Algérie et les Colons résignés l’ont admise, mais
pas tous. Nombreux sont ceux qui se rebellèrent contre le général de Gaulle,
l’accusant de trahison. Mais il tint bon. C’est en cela qu’il faut lui être reconnaissant,
mais, c’est malgré tout avec une pointe d’amertume. Ce fut un drame de voir ces
Colons revenir en métropole avec leurs valises, et pour beaucoup sans lieu de chute et
complètement à la dérive.

Pour l’élection du président au suffrage direct des Français, le général de Gaulle
rencontra une forte opposition qui le mit, à l’étonnement général de la droite, en
ballotage face à la gauche représentée par François Mitterrand. Au second tour, il
l’emporta avec plus de 55 % des suffrages exprimés. L’élection du président de la
République au suffrage direct des Français était née.

Mais, la question est, pourra-t-elle tenir encore longtemps à la poussée des petits
partis qui n’ont pas droit d’expression ? Elle fut faite pour assurer une gouvernance
sans partage de la droite, et l’on voit actuellement que le pouvoir passant de droite à
gauche et vice-versa, conduit à des poussées des petits partis qui mettent en cause
cette France partagée en deux.

Cette hégémonie des deux partis majoritaires est maintenant battue en brèche par
l'émergence du Front national qui est devenu un parti incontournable de la politique
française. Trois grands partis peuvent prétendre gouverner la France, à droite trois
partis dont deux importants avec un centre modéré. À gauche un seul parti et des
partis de moindre importance. Cela rend une France majoritairement à droite.

Le Front national s'appuie sur discours démagogique de critiques permanentes
accusant l'émigration musulmane de tout nos maux, de ruiner notre économie, et
maintenant l'accueil des migrants dans une Europe en grande difficulté. Il séduit par
son souverainisme et nationalisme allant jusqu'à proposer la sortie de la zone euro, la
fermeture des frontières, en d'autres termes l'isolement de la France. Croire que les
barbelés nous protègeront de l'émigration est une hérésie.

Nombreux sont encore des Français qui n'ont jamais admis cette intégration
européenne préférant l'Europe des nations, et pour eux nationalistes de l'État nation et
souverainistes dans la préservation de l'autonomie nationale, c'est l'occasion
d'exprimer leur ressentiment.

En fait, l'Europe des nations est une illusion elle ne préserve rien, c'est le chacun pour
soi, et dans une mondialisation avec le bouleversement géopolitique que nous vivons,
11 n'est-il est préférable de former une unité de 500 millions d'habitants, même si elle
n'est pas parfaite ? Ne pas être seul pour affronter les difficultés de la mondialisation
est d'évidence une meilleures politique ! Pour beaucoup l'Europe c'est l'austérité, les
réformes, et la baisse des conditions d'existence. Et c'est vrai que beaucoup en
souffrent, mais croire qu'être seul dans nos frontières nous aurions des saucissons
pendus au plafond ? Nous serions obligés de réduire notre endettement d'une façon
drastique avec le retour au franc dans une forte dévaluation. L'austérité qui s'en
suivrai serait d'une autre dimension. Et puis, un pays ne peut dépenser plus qu'il ne
gagne, ce qui le contraint d'emprunter creusant ainsi le déficit avec une dette
insupportable, l'exemple de la Grèce le démontre. Elle préféra, malgré la poussée de
Syriza et ses difficultés sociales rester dans la zone euro.

Le Front national c'est aussi la discrimination de celui qui n'est pas un vrai Français
par la préférence nationale dans l'application des droits civils. Ceux qui ont le droit
d'être Français et ceux qui le sont après. C'est une forme de racisme fascisant qui
reviendra à faire deux classes de Français, même si comme l'affirme Marine Le Pen
cela ne s'appliquera qu'aux étrangers, sans prendre en compte que ces étrangers
travaillent, vivent depuis longtemps en France paient leurs impôts et respectent le
droit civil. À partir de ce raisonnement c'est la porte ouverte à toutes les envolées
discriminatoires, c'est aussi pour cela que le Front national est dangereux pour la
France.

Il faut se rappeler qu'à chaque crise, voire à chaque guerre, la misère qui s'en suit
conduit au chacun pour soi par le rejet de l'autre dans une attitude d'égoïsme qui ne
même nulle part. J'ai connu cet état d'esprit dans le milieu ouvrier lors de la seconde
guerre mondiale ou l'on nous accusait de manger le pain des Français alors que nous
étions plus Français que beaucoup d'entre eux.

Mes parents choisirent la France et furent naturalisés à la déclaration de guerre avec
l'Italie. Mon père est venu en France après la Première guerre lorsque le fascisme
italien prenait naissance par suite de la misère dans une Italie saignée à sang. J'ai été
marqué par ce qu'il m'a raconté.

Bien sûr le FN actuel est différent, mais l'essence est la même. Je dis que ce parti est
anti démocratique parce qu'il discrimine les Français entre eux.

Il fallait remarquer la haine affichée sur le visage de Marine Le Pen en confrontation
avec François Hollande lors de son discours au parlement européen à Strasbourg avec
la chancelière Angela Merkel. Elle ne reconnu pas son président puisqu'elle le
qualifia de vice chancelier. Une insulte à un homme élu président par les Français
devant l'assemblée parlementaire européenne. On voit jusqu'a cette femme peut aller !
Quelle image de la France a-t-elle donné ? Comment cette femme peut-elle prétendre
nous diriger ? Ce vrai visage du Front national fut montré au monde entier.


12