PDF - 9.7 ko - Correction du devoir 1GM 1917
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Correction du devoir d’histoire sur le Grande Guerre
1- Ce document est un texte extrait du rapport du préfet de l’Isère au ministre de l’intérieur le 17 juin
1917. A ce moment là, la Première Guerre mondiale dure depuis près de 3 ans (début en août
1918), des millions d’hommes sont encore mobilisés et se battent sur le front. Après une courte
période de guerre de mouvement, la guerre est à cette époque une guerre de position, les armées
ennemies se font face dans des tranchées. La guerre est dans l’impasse, aucune des armées
n’arrive à prendre le dessus sur l’autre, et les batailles sont meurtrières (Verdun en 1916). A
l’arrière aussi la vie est difficile, car tout le pays est mobilisé dans l’effort de guerre, il faut
remporter la victoire.
2- La phrase en gras fait allusion à l’offensive du Chemin des dames en avril-mai 1917. Cette
offensive française dans la région de Reims a été un échec, car, malgré les moyens employés, cette
offensive n’a pas permis la rupture du front allemand et les territoires gagnés sont faibles. Cette
offensive a été meurtrière et de nombreux soldats français sont morts. Elle apparaît donc comme
inutile et désastreuse, le commandement militaire est rendu responsable de cet échec par les
soldats.
3- La phrase du second paragraphe fait allusion aux mutineries qui commencent à toucher l’armée
française après l’échec de l’offensive du Chemin des dames en avril-mai 1917. Des éléments
d’unités qui représentaient environ la moitié des divisions françaises refusèrent à un moment ou à
un autre de prendre position sur les lignes de front. On estime le nombre de mutins à environ
40000 soldats. Le général Pétain rétablira l’ordre en utilisant la répression (554 condamnations à
mort et 49 exécutions) et en améliorant la vie quotidienne des soldats (permissions…)
4- La situation à l’arrière est aussi difficile. Dans les campagnes, les paysans sont épuisés de leurs
efforts depuis 1914, ils n’en peuvent plus du manque de main d’oeuvre et de moyens pour produire
et ils supportent de plus en plus mal les réquisitions. Dans les villes, la situation n’est pas
meilleure, les populations sont épuisées par la longue lutte et doivent faire face à la hausse des
prix, aux difficultés d’approvisionnement. Elles s’indignent des industriels « profiteurs de
guerre ».
5- La dernière phrase annonce aussi les grèves à l’arrière. En 1917, la population à l’arrière est à son
tour touchée par une grande lassitude voire un certain épuisement, des grèves éclatent dans les
usines d’armement, de confection.
6- Ce document nous montre que l’Etat (ministre de l’Intérieur ici) par l’intermédiaire des préfets
surveille l’état d’esprit, le moral des Français. L’Etat cherche à contrôler l’opinion française et
cherche à mobiliser les esprits pour soutenir l’effort épuisant de guerre. L’Etat a souvent recours à
la propagande pour convaincre les populations (l’ennemi est « barbarisé », les enfants utilisés…),
il veille aussi à ne pas diffuser les nouvelles les plus alarmistes dans les journaux (censure). Ici, on
voit bien que les nouvelles de l’échec des offensives de mai-juin et leurs conséquences sont
propagées par les soldats…
7- Le bilan est très lourd pour les Français. La France a perdu 1400000 hommes pendant le conflit
sans compter les invalides (cf les « gueules cassées »). La guerre a transformé la société française,
l’a bouleversée (de nombreux soldats resteront traumatisés par la violence des combats)… Il faut
gérer l’héritage de la Première Guerre mondiale : les veuves, les orphelins ( instauration des
pupilles de la nation en juillet 1917), les invalides… L’après-guerre est le temps du souvenir :
monuments aux morts, tombe du soldat inconnu, ossuaire de Douaumont…