Sondage Odoxa/Le Figaro - Municipales Paris (26/01/2020)

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Les élections municipales 2020 à Paris > s ͛ D Z'K > LUNDI 27 JANVIER 2020 À 6H Sondage Odoxa réalisé pouret Mét hodologie Recueil Vague 1 : ŶƋƵġƚĞ ƌĠĂůŝƐĠĞ ĂƵƉƌğƐ Ě͛ƵŶ ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶ ĚĞ WĂƌŝƐŝĞŶƐ ƉĂƌ /ŶƚĞƌŶĞƚdu 14 au 20 janvier 2020.ƌĂůůŝĞŵĞŶƚ ĚĞ Wz ŽƵƌŶĂnjĞů ă ͘ 'ƌŝǀĞĂƵdž; ĚƵ ĂǀĂŶƚ ů͛ĂŶŶŽŶĐĞ Vague 2͗ ŶƋƵġƚĞ ƌĠĂůŝƐĠĞ ĂƵƉƌğƐ Ě͛ƵŶ ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶ ĚĞ WĂƌŝƐŝĞŶƐ ƉĂƌ /ŶƚĞƌŶĞƚdu 21 au 23 janvier 2020. Echantillon Vague 1 : Echantillon de 1 005 parisiens représentatif de la population de Paris âgée de 18 ans et plus, dont879personnes inscrites sur les listes électorales à Paris. Vague 2 : Echantillon de 1 002 parisiens représentatif de la population de Paris âgée de 18 ans et plus, dont916 personnes inscrites sur les listes électorales à Paris. La représentativité de ces échantillons est assuréepar la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et profession deů͛ŝŶƚĞƌǀŝĞǁĠ͕après stratification par regroupementĚ͛ĂƌƌŽŶĚŝƐƐĞŵĞŶƚƐ WƌĠĐŝƐŝŽŶƐ ƐƵƌ ůĞƐ ŵĂƌŐĞƐ Ě͛ĞƌƌĞƵƌ Chaque sondage présente une incertitude statistique queů͛ŽŶappelle margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌ. Cette margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌsignifie que le résultat Ě͛ƵŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etĚ͛ĂƵƚƌĞde la valeur observée. La margeĚ͛ĞƌƌĞƵƌdépend de la taille deů͛ĠĐŚĂŶƚŝůůŽŶainsi que du pourcentage observé.

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Publié le 26 janvier 2020
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Les élections municipales 2020 à Paris
LEVEE D’EMBARGO LELUNDI 27 JANVIER 2020 À 6H
Sondage Odoxa réalisé pour et
Mét
hodologie
Recueil Vague 1 :EŶƋuġte ƌĠalisĠe aupƌğs d’uŶ ĠĐhaŶtilloŶ de PaƌisieŶs paƌ IŶteƌŶetdu 14 au 20 janvier 2020.rallieŵeŶt de PY BourŶazel à B. GriǀeauxͿ; du aǀaŶt l’aŶŶoŶce
Vague 2: EŶƋuġte ƌĠalisĠe aupƌğs d’uŶ ĠĐhaŶtilloŶ de PaƌisieŶs paƌ IŶteƌŶetdu 21 au 23 janvier 2020.
Echantillon Vague 1 : Echantillon de 1 005 parisiens représentatif de la population de Paris âgée de 18 ans et plus, dont879personnes inscrites sur les listes électorales à Paris.
Vague 2 : Echantillon de 1 002 parisiens représentatif de la population de Paris âgée de 18 ans et plus, dont916 personnes inscrites sur les listes électorales à Paris.
La représentativité de ces échantillons est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et profession del’iŶterǀieǁé,après stratification par regroupementd’arroŶdisseŵeŶts
PƌĠĐisioŶs suƌ les ŵaƌges d’eƌƌeuƌ
Chaque sondage présente une incertitude statistique quel’oŶappelle marged’eƌƌeuƌ. Cette marged’eƌƌeuƌsignifie que le résultat d’uŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etd’autƌede la valeur observée. La marged’eƌƌeuƌdépend de la taille del’ĠĐhaŶtilloŶainsi que du pourcentage observé. Sile pouƌĐeŶtage oďseƌvĠ est de … Taille de l’EĐhaŶtilloŶ50%40% ou 60% 30% ou 70% 20% ou 80% 10% ou 90% 5% ou 95% 2005,7 6,5 6,9 7,13,1 4,2 3002,5 3,5 4,6 5,3 5,7 5,8 4002,2 3,0 4,0 4,6 4,9 5,0 5003,6 4,1 4,4 4,51,9 2,7 6003,3 3,7 4,0 4,11,8 2,4 8001,5 2,5 2,8 3,2 3,5 3,5 9001,4 2,0 2,6 3,0 3,2 3,3 1 0002,5 2,8 3,0 3,11,4 1,8 2 0001,0 1,3 1,8 2,1 2,2 2,2 30000,8 1,1 1,4 1,6 1,8 1,8 Lecture du tableau:Dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20% la marged’erreurest égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc compris dansl’iŶterǀalle[17,5 ; 22,5].
Analyse des résultats
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
Anne Hidalgo, très contestée mais favorite
Odoxa, CGI et le Figaro ont souhaité disposerd’uŶemesure très complète et statistiquement solide sur la situation politique à Paris en vue des municipales en interrogeant sur 9 jours plus de 2000 Parisiens. Pour cela, nous avons mis en place une double enquête en effectuant deux sondages auprès de plus de 1000 Parisiens,l’uŶeeffectuée du 14 au 20 janvier,l’autƌedu 21 au 23 janvier comportant à la fois des intentions de vote ainsi que des questionsd’iŵageet de popularité des principales têtes de listes et des questions de souhaits de victoire et de rapprochements entre les deux tours.
Voici les conclusions parfois surprenantes, voire paradoxales, de notre double enquête :
1.
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Anne Hidalgo est extrêmement critiquée et contestée : 57% des Parisiens sont mécontents de son bilan et 63%d’eŶtre eux ne souhaitent pas sa réélection Popularité des principales têtes de liste à Paris : Si, à titre personnel, A. HidalgoŶ’estpas aimée (55% de mauvaises opinions contre 40% de bonnes soit un indice de popularité de -15), aucun de ses rivaux ne suscitel’eŶthousiasŵedes Parisiens et surtout pas ses deux principaux concurrent, B. Griveaux (-25) et R. Dati (-29) dont les indices de popularité sont encore plus faibles que le sien ème Résultat, au premier tour, Hidalgo est toujours en tête avec 23% des intentions de vote. Dati est 2 avec 20%, ème désormais nettement devant Griveaux (16%). Belliard (14,5%), 4 , confirme sa progression, devançant désormais de ème plus de 4 points Villani (5 avec 10%). Au second tour, avec 9 à 12 pointsd’avaŶce,Anne Hidalgo apparaîtaujourd’huibien placée pour être réélue dans toutes les configurations raisonnablement envisageables à ce jour
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
Introduction : le sens de cette double enquête
Odoxa, CGI et le Figaro ont souhaité disposerd’uŶemesure très complète et statistiquement solide sur la situation politique à Paris en vue des municipales en interrogeant sur 9 jours et deux vaguesd’eŶƋuġtesplus de 2000 Parisiens. Pour cela, nous avons mis en place une double enquête en effectuant deux sondages auprès de plus de 1000 Parisiens,l’uŶeeffectuée du 14 au 20 janvier,l’autƌedu 21 au 23 janvier comportant à la fois des intentions de vote et des questionsd’iŵageet de popularité des principales têtes de listes et des questions de souhaits de victoire et de rapprochements entre les deux tours. En effet, entre ces deux enquêtes, plusieurs événements potentiellement importants se sont produits dans la capitale pouvant, théoriquement, avoir un effet sur le rapport de forces politiques. D’uŶepart, les derniers rebondissements du conflit social et des grèves en cours qui touchent particulièrement la région parisienne. Entre nos deux sondages,l’âgepivot a été (pour le moment) enterré, la grèves’estessoufflée voire terminée, et des expressions de contestations plus radicales se sont produites. D’autƌepart, les jeuxd’alliaŶĐesse sont accentués : P-Y. Bournazel, encore testé dans notre première enquête (crédité de 3%) a officiellement rallié B. Griveaux ; parallèlement, des mouvements contraires se sont manifestés autour de la candidature de C. Villani : menacesd’edžĐlusioŶde La République En Marche et, « en même temps » main tendue par B. Griveaux pour le rejoindremais aussi rumeurs insistantes de rapprochement entre sa liste et celle del’ĠĐologisteD. Belliard. Enfin, entre ces deux enquêtes, un premier sondage a été publié par le JDD indiquant quelques surprises dans le rapport de forces politiques (Griveaux y était dépassé par la liste Dati). Le fait de proposeraujouƌd’huiune mesure statique du rapport de forces actuel et de pouvoir le comparer avec celui que nous enregistrions la semaine dernière, avant ces derniers rebondissements constitue donc un enseignement précieux. La tendance dessinée par cette double enquête est très nette et montre une situation paradoxale où Pariss’appƌġteà réélire une Maire que ses habitants disent particulièrement peu apprécier.
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
1) Anne Hidalgo est extrêmement critiquée et contestée : 57% des Parisiens sont mécontents de son bilan et 63%d’eŶtreeux ne souhaitent pas sa réélection
Anne Hidalgo pâtitd’uŶbien sombre bilan en tant que Maire de Paris. Une large majorité de ses administrés57% contre 42% - dit ne pas être satisfait de son action en tant que Maire. A titre de comparaison, 12 ans après sa première élection, son prédécesseur Bertrand Delanoë parvenait, lui, à satisfaire 60% des Parisiens quant à son action en tant que Maire de la capitale. C’estdonc un total retournement des perceptions entre le mentor et sa disciple. Conséquence logique de ce mauvais bilan perçu, près des deux-tiers des Parisiens (63% contre 37%) ne souhaitent pasƋu’AŶŶeHidalgo soit réélue. C’estlogiquement le souhait del’iŵŵeŶsemajorité des sympathisants LR (96%) et LREM (73%) maisĐ’estaussi celuid’uŶepart importante de certains de ses propres électeurs naturels. Ainsi un quart des sympathisants PS (25%) et près de la moitié des écologistes (46%) ne souhaitent pasƋu’AŶŶeHidalgo soit réélue. Oui, mais voilà dans une compétition électorale, il ne faut pas être jugé « bon » ou « mauvais » il faut faire mieux ou « moins mal » que la concurrence. Et sur ce plan, Anne Hidalgo est plutôt bien aidée.
2) Popularité des principales têtes de liste à Paris: Si, à titre persoŶŶel, A. Hidalgo Ŷ’est pas aiŵée ;55% de ŵauvaises opiŶioŶs contre 40% de bonnes soit un indice de -15Ϳ, aucuŶ de ses rivaux Ŷe suscite l’eŶthousiasŵe des ParisieŶs et surtout pas ses deux principaux concurrent, B. Griveaux (-25) et R. Dati (-29) dont les indices de popularité sont encore plus faibles que le sien
Anne Hidalgo a à la fois un mauvais bilan en tant que Maire, et en plus une mauvaise image personnelle. Alors que Delanoë était un maire structurellement apprécié, elle réussit la « performance» de susĐiteƌ ďieŶ plus de ƌejet Ƌue d’adhĠsioŶ suƌ sa peƌsoŶŶe.Avec ϱϱ% de ŵauvaises opiŶioŶs ĐoŶtƌe ϰϬ% de ďoŶŶes et ϱ% de peƌsoŶŶes Ŷe se pƌoŶoŶçaŶt pas, elle souffƌe d’uŶ ŵĠdioĐƌe iŶdiĐe de popularité (bonnes opinionsmauvaises) pour un maire de « -15 ».
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
C’estvraiment très peumaisĐ’estmieux que ses deux principaux rivaux LR et LREM, Rachida Dati et Benjamin Griveaux. Avec 61% de mauvaises opinions contre seulement 32% de bonnes,l’edž-ministre de Nicolas Sarkozy atteint un indice de popularité (bonnes opinionsmauvaises) glacial de « -29 » ! DireƋu’elleest une personnalité clivante est un euphémisme, mais, on le verra, cela nel’eŵpġĐhetrès bien « performer » sur notre intention de vote, profitant de son étiquette LR et du contexte de divisions à LRpas de et de rejet de la maire sortante. Benjamin Griveaux, souffred’uŶdéficitd’iŵagepresque aussi important : avec seulement 26% de bonnes opinions contre pratiquement le double (51%) de mauvaises, son indice de popularité de « -25 » égale presque celui de Rachida Dati.C’estla preuve Ƌu’il Ŷ’apas réussi à susciterl’ĠlaŶ d’uŶélectorat qui ne demandait probablementƋu’àvoter LREM pour « sortir la sortante ». Evidemment, ses divisions internes avec le « sympathique » Villani nel’oŶtpas aidé. Car en effet,l’hoŵŵeàl’aƌaigŶĠeet à la Lavallière, quiŶ’apas été choisi par En Marche, est nettement plus apprécié que son rival. Il est même le seul à bénéficierd’uŶbiland’iŵageglobalement équilibré avec 40% de bonnes opinions contre autant de mauvaises, soit un indice de « zéro ». De quoi sans doute lui donner encore plus de regretsL’ĠĐologisteun trop fort rejet avec 19% de bonnes opinions contre 21% de mauvaisesDavid Belliard, lui non plus, ne suscite pas mais il est surtout un illustre inconnu, 60% des Parisiens ne le connaissant pas du tout ou pas suffisamment pour formuler une opinion à son sujet. CeŶ’estpas très grave, son étiquette écologisteEELV a le vent en poupe partout et surtout à Parislui permet tout de même de réaliser de très bons scores sur notre intention de vote.
ème 3) Résultat, au premier tour, Anne Hidalgo est toujours en tête avec 23% des intentions de vote. Dati est 2 avec 20%, désormais ème nettement devant Griveaux (16%). Belliard (14,5%), 4 , confirme sa progression, devançant désormais de plus de 4 points Villani ème (5 avec 10%).
Conséquence del’iŶĐapaĐitĠde ses principaux rivaux à susciterl’eŵpathiedes Parisiens, Anne Hidalgo est malgré tout la grande favorite du scrutin. Au premier tour, Anne Hidalgo seraitaujouƌd’huien tête avec 23% des voix, contre 20% à Rachida Dati, 16% à Benjamin Griveaux, 14,5% à David Belliard et 10% à Cédric Villani.
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
Le mécontentement que suscite la maire actuelle ne conduit pas, pour le moment, à une sanction électorale, même si ce résultat traduit un effondrement de son score par rapport aux dernières élections municipales ou elle avait réalisé plus de 11 points de plus (34,4%). Elle bénéficie del’impopularitéet des divisions de ses principaux rivaux. ème L’iŵpopulaiƌe, la talonne désormais. Avec 20% des voix elle réalise elle aussi un très faible score pour la droite àRachida Dati, 2 ParisNKM avait fait 15 points de plus en 2014–…mais on retiendra surtoutƋu’elle s’iŵposede plus en plus comme « le deuxième homme » de cette élection, devançant à présent assez nettement Benjamin Griveaux. Relégué à 4 points avec seulement 16% des intentions de vote, ce dernier confirme donc son érosion sondage après sondage. Il paie très cher sa rivalité avec Villani,l’iŵpopulaƌitĠactuelle du gouvernement etl’eŶviede vote sanction des Français et aussi son incapacité à se rendre sympathique auprès des électeurs (engrangeant deux fois plus de mauvaises opinions que de bonnes). Villani, quant à lui, parvient bien à susciter del’eŵpathie/sLJŵpathie,en étant le seul candidatd’iŵpoƌtaŶĐetesté dans le sondage à ne pas recueillir plus de mauvaises opinions que de bonnes, mais il ne parvient pas à donner le sentimentƋu’ilpourraitl’eŵpoƌteƌet s’eŶfoŶĐeque la campagne avance. Crédité désormais de seulement 10% des intentions de vote il est dans une position deà mesure plus en plus inconfortable de celui qui ne peut plus gagner mais quel’oŶpourra aisément accuserd’avoiƌfait perdre son camp. Le seul à tirer vraiment son épingle du jeu estl’iŶĐoŶŶude cette élection : David Belliard. L’ĠĐologistescore « canon », même à Paris, de 14,5%, soit près de 6 points de plus que Christophe Najdovski en 2014. Ceatteint le niveau lui permet de devancer désormais nettement Cédric Villani et de se rapprocher de Benjamin Griveaux. Le second enseignement de notre double enquête est de prouver que la riche semaine politique écouléeŶ’aguère changé les choses. Nous observions globalement les mêmes tendances dans notre intention de vote réalisée la semaine dernière, avant la fin de la grève (et les heurts récents) et le ralliement de Bournazel à Griveaux. A cet égard, si ce dernier événement a eu un éventuel impact, ilŶ’apas profité à celui qui espérait en bénéficier : depuis lors Dati a gagné 2 points (passant de 18% la semaine dernière à 20%aujouƌd’huiͿet Griveaux a stagné à 16%. Depuis une semaine la seule tendance notable est à un resserrement des écarts : alorsƋu’Hidalgodevançait de 6 points Dati, elle ne la devance plusaujouƌd’hui que de 3 points. Réciproquement, GriveauxŶ’aplusƋu’1,5 pointd’avaŶĐesur Belliard alorsƋu’ilen comptait 3 la semaine dernière. De quoi en renforcer encore le suspense sur les scores et les ordresd’aƌƌivĠeau premier tour.
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
4) Au second tour, avec 9 à 12 pointsd’avaŶce,Anne Hidalgo apparaîtaujourd’huibien placée pour être réélue dans toutes les configurations raisonnablement envisageables à ce jour
Nous avons testé deux scénarios de second touraujouƌd’huiprobables : une quadrangulaire entre Hidalgo, Dati, Griveaux et Villani et une seconde hypothèse de triangulaire dans laquelle les deux « frères ennemis » de La République En Marche parviendraient às’allieƌ. Dans les deux cas, Hidalgol’eŵpoƌteƌait aujouƌd’huiassez nettement et serait réélue. Même si nous testons ici une intention de vote unique sur Paris alors que le scrutin consistera en une élection arrondissement par arrondissement, son avance, oscillant entre 9 et 12 points, serait (si elle se confirmait) largement suffisante pour lui permettre del’eŵpoƌteƌmalgré les subtilités de vote par arrondissement. IllustrationPremier scénario : comme le font toujoursjusƋu’aloƌsles écologistes, Belliards’alliefinalement à Hidalgo dans une fusion «l’ĠĐologie pour Paris » et « Paris en commun ». ème Leur liste commune engrangeraitaujouƌd’huiavec 27% et39% des voix, devançant assez nettement la liste LR de Rachida Dati, 2 reléguant Griveaux et Villani à 19% et 15% des intentions de vote. Deuxième scénario :l’hLJpothĠtiƋuetriangulaire réunissant Griveaux et Villani dans une même liste fusionnée ne leur permettrait pas, ème pour le momentd’espĠƌeƌrenverser la maire sortante. Avec 29% des voix ils seraient toujours 3 derrière Hidalgo et Dati et perdraient 4 points par rapport à la somme de leurs scores dansl’hLJpothğsede listes séparées, signe que leur opposition a créé des ressentiments irréductibles chez certains de leurs électeurs. Dans ce scenario, Hidalgo renforcerait même son score atteignant 40% et devançant de 9 points Dati et de 11 points Griveaux.
De toute façon la potentielle fusion de la liste Villani avec celle de GriveauxŶ’est aujouƌd’huipas du tout souhaitée par les électeurs du « dissident ». Interrogés à ce sujet, seulement 24%d’eŶtƌeeux souhaiteraient une telle alliance. Les autres préféreraient, soit que Villani se maintienne (39%) soit, mêmeƋu’ilfusionne avec une autre liste plutôt que celle de Griveaux (37%). C’estdire si la paix des braves a peu de chancesd’aďoutiƌ,oud’aďoutiƌà un résultat fructueux.
Synthèse détaillée de Gaël Sliman
Inversement, les électeurs de David Belliard, eux, sont plutôt favorables à une fusion avec celled’AŶŶeHidalgo (42%), plus encoreƋu’à un maintien de sa liste au second tour (38%)et en tout cas ne verraient pas du toutd’uŶbonœilson alliance/ sa fusion avec une autre liste que celle de la maire sortante (20%). L’hLJpothğse d’uŶefusion Belliard-Villani, très en cours ces derniers jours, surprendrait probablement beaucoup les Parisiens et aurait sans doute du mal à avoir une traduction électorale favorable.
Bref, à moinsd’uŶimprobable retournement de situation,l’iŵpopulaiƌeHidalgo est bien partie pour être réélue, au grand dam des Parisiens.
Gaël Sliman, présidentd’Odoxa