Sondage Odoxa : toujours méconnus, les ministres ne servent pas de boucliers à Macron

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Publié le 03 janvier 2019
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ϮϬϭ9 : Souhaits pouƌ le paLJs, dĠfis politiƋues d’EŵŵaŶuel MaĐƌoŶ et satisfaĐtioŶ à l’Ġgaƌd du gouveƌŶeŵeŶt
LEVÉE D’EMBARGO JEUDI ϯ JANVIER ϮϬϭ9 À ϮϬH
Sondage réalisé avec
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Recueil
Mét
hodologie
EŶƋuġte ƌĠalisĠe aupƌğs d’uŶ ĠĐhaŶtilloŶ de FƌaŶçais iŶteƌƌogĠs paƌ iŶteƌŶetles 2 et 3 janvier 2019
Echantillon
Echantillon de1 004 Françaisreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
La représentativité del’ĠĐhaŶtilloŶest assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession del’iŶteƌǀieǁĠaprès stratification par région et catégorie d’aggloŵĠƌatioŶ.
PƌĠĐisioŶs suƌ les ŵaƌges d’eƌƌeuƌ
Chaque sondage présente une incertitude statistique quel’oŶappelle marged’eƌƌeuƌ. Cette marged’eƌƌeuƌsignifie que le résultat d’uŶsondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part etd’autƌede la valeur observée. La marged’eƌƌeuƌdépend de la taille del’ĠĐhaŶtilloŶainsi que du pourcentage observé. Sile pouƌĐeŶtage oďseƌvĠ est de … Taille de l’EĐhaŶtilloŶ5% ou 95% 10% ou 90% 20% ou 80% 30% ou 70% 40% ou 60% 50% 1004,4 6,0 10,08,0 9,2 9,8 2003,1 4,2 5,7 6,5 6,9 7,1 3004,6 5,3 5,7 5,82,5 3,5 4004,0 4,6 4,9 5,02,2 3,0 5001,9 2,7 3,6 4,1 4,4 4,5 6003,3 3,7 4,0 4,11,8 2,4 8002,8 3,2 3,5 3,51,5 2,5 9001,4 2,0 2,6 3,0 3,2 3,3 1 0001,4 1,8 2,5 2,8 3,0 3,1 2 0001,0 1,3 1,8 2,1 2,2 2,2 30001,4 1,6 1,8 1,80,8 1,1 Lecture du tableau:Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20% la marged’erreurest égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc compris dansl’intervalle[17,5 ; 22,5].
Les principaux enseignements
Perspectives 2019 : Les trois-Ƌuaƌts des FƌaŶçais soŶt ŵĠĐoŶteŶts de l’aĐtioŶ du gouveƌŶeŵeŶt et atteŶdeŶt dĠsoƌŵais du PƌĠsideŶt des ƌĠsultats suƌ le fƌoŶt du pouvoiƌ d’aĐhat
Notre premier sondage politique de (et sur) 2019 montre combien ce débutd’aŶŶĠesera bien difficile pour Emmanuel Macron : ses ministres sont largement impopulaires et toujours largement méconnus et le bilan collectif du gouvernement mécontente les trois-quarts des Français. Un seul moyen de rebondir pour lui/eux : satisfaire les Français sur leur « nouvelle » préoccupation majeure, le pouvoird’aĐhat.
Voici les enseignements clés de notre sondage :
1)Vœudž/Souhaitsdes Français pour la France en 2019 : le pouvoird’aĐhata désormais nettement supplanté la lutte contre le chômage (54% vs 32%)
2) Les principaux défis que fixent les Français à E. Macron sont, logiquement, de retrouver leur confiance en prouvantƋu’ilest parvenu à améliorer leur pouvoird’aĐhatet à baisser leurs impôts
3) Si une majorité de Français (55% vs 45%) souhaite toujours que le mouvement des « gilets jaunes » se poursuive, le soutien a nettement baissé et surtout ce sujet divise désormaisl’opiŶioŶ: les cadres, les urbains et les Français les plus aisés veulent désormaisƋu’ilcesse
4)L’iŵagedes principaux ministress’estencore dégradée : en moyenne ils enregistrent seulement 21% de « bonnes opinions » contre le double de « mauvaises » et pratiquement autant de Français ne sachant pas qui ils sont. Le Drian est la seule « star », Blanquer, Le Maire et Buzyns’eŶsortent mieux que leurs collègues. Pour les autres,Đ’estla bérézina.
5) Le bilan collectif estd’ailleuƌscatastrophique : les trois-quarts des Français (75% ; +16 points depuis avril 2018) se déclarent désormais mécontents de l’aĐtioŶdu gouvernement depuisl’ĠleĐtioŶ d’E. Macron
Comme Véronique Reille-Soult le relève dans son analyse des réseaux sociaux, « Emmanuel Macron est esseulé dans ce contexte. Il concentre à lui seul les trois-quarts des commentaires. IlŶ’aest seul responsable de la politique menée et des réformes à venir aux yeuxplus aucun ministre « bouclier », il des internautes. Gaël SliŵaŶ, PƌĠsideŶt d’Ododža
Synthèse détaillée du sondage (1/5)
Vœudž/Souhaitsdes Français pour la France en 2019 : le pouvoird’aĐhata désormais nettement supplanté la lutte contre le chômage
Cela faisait de nombreux mois que la préoccupation « pouvoird’aĐhat»s’iŵposaitdansl’opiŶioŶ. Notre sondage sur lessouhaits/vœudždes Français pour la France en 2019 montre que cette attente est même devenue, de loin, la toute première priorité de nos concitoyens devançant désormais largement la lutte contre le chômage, qui étaitjusƋu’aloƌsLA préoccupation majeure de ces 15 à 20 dernières années.
En effet, « augmenter le pouvoird’aĐhat» des Français est le souhait n°1 exprimé par 54% de nos concitoyens, soit pratiquement deux fois plus (1,7 ème précisémentsoit 22 pointsd’ĠĐaƌtͿpriorité seulement avec 32% de citations). Cela un consacre unque « faire baisser le chômage » (désormais 4 retournement spectaculaire : en 2015 à la même question, les Français plaçaient la baisse du chômage en tête de leurs priorités avec 59% de citations, 18 points devant le pouvoird’aĐhat.
ème ème La poussée des attentes des Français sur le pouvoird’aĐhatestd’autaŶtplus forte que les 2 et 3 attentes prioritaires citées par nos concitoyens, devant ème la lutte contre le chômage, sont encore en lien avec le pouvoird’aĐhatavec 45% de citations ; +12 points en 4 ans) et: « lutter contre la pauvreté » (2 ème « baisser le niveau des impôts et des taxes » (3 avec 41% de citations ; +1 point) sont désormais les autres grandes attentes de nos concitoyens pour l’aŶŶĠeà venir.
Outre la prise du pouvoir de ces attentes très « gilets jaunes », un autre enseignement de notre sondage montre un changement plus global : la prééminence encore plus forteƋu’autƌefoisdes sujets économiques sur tous les autres et notamment sur les sujets « sociétaux » et/ou surtoutd’oƌdƌe« régalien ».
Alors que les préoccupations liées au pouvoird’aĐhat(+13 points) et à la lutte contre la pauvreté (+12 points) augmententd’uŶedouzaine de points, celles concernant la sécurité (-5 points) etl’iŵŵigƌatioŶ(-4 points) sont en net recul par rapport à 2015.
Avant la crise des « gilets jaunes » démarrée seulement à la find’aŶŶĠedernière, ceŶ’estpas forcément ce quel’oŶaurait pu imaginer vu au travers du prisme médiatique dont le traitement porte très largement sur ces questions spectaculaires et « visuelles » liées àl’iŶsĠĐuƌitĠ,au terrorisme et à l’iŵŵigƌatioŶbien plus que sur celles moins « visibles » liées au pouvoird’aĐhatdes classes moyennes (comment le représenter dans un « sujet » ? Comment le traiter dans un tweet ?)
Une exception tout de même à cette poussée des préoccupations liées àl’ĠĐoŶoŵie:l’eŶviƌoŶŶeŵeŶt. Cette thématique progresse de 7 points par rapport à 2015 pour être désormais prioritaire pour un Français sur quatre (24%).
Synthèse détaillée du sondage (2/5)
Les principaux défis que fixent les Français à E. Macron sont, logiquement, de retrouver leur confiance en prouvantƋu’ilest parvenu à améliorer leur pouvoird’aĐhatet à baisser leurs impôts
Assez logiquement, au regard des attentes des Français si « éco » et si marquées par la question du pouvoird’aĐhatet de la baisse des impôts et des taxes, les principaux défis personnels que nos concitoyens anticipent pour Emmanuel Macron en 2019 sont, logiquement, de « retrouver la confiance/de la crédibilité auprès des Français » (1er défi avec 63% de citations) en prouvantƋu’il« est parvenu à baisser les impôts et à améliorer le pouvoird’aĐhatdes Français » (2ème défi avec 55% de citations) et ainsi, à « mettre un terme à la crise des gilets jaunes » (3ème défi avec 48%).
Les autres défis testés leur apparaissent beaucoup moins importants, notamment « se sortir des derniers rebondissements del’affaiƌeBenalla » (seulement 5ème avec 25% de citations) ou encore préparer les élection européennes (dernier avec 17%).
Une fois encore, comme sur les priorités de nos concitoyens pour 2019, on constate donc un hiatus important entre les sujetsƋu’ilsjugent être des priorités pour le Président et ceux qui font les gros titres actuellement (commel’affaiƌeBenalla).
Si une majorité de Français (55% vs 45%) souhaite toujours que le mouvement des gilets jaunes se poursuive, le soutien a nettement baissé et surtout ce sujet divise désormaisl’opiŶioŶ: les cadres, les urbains et les Français les plus aisés veulent désormaisƋu’ilcesse
Le mouvement des « gilets jaunes » a bénéficiéd’uŶexceptionnel soutien dansl’opiŶioŶdepuis son démarrage fin novembrejusƋu’àsa victoire politique obtenue le 11 décembre après les concessions qui lui ont été faites par Emmanuel Macron et notamment son annonce de retrait sur la hausse des taxes sur le carburant prévue au 1er janvier.
Mais depuis le 11 décembre, la poursuite du mouvement ne fait plus consensus dansl’opiŶioŶ.
Alors que les Français étaient, auparavant plus des deux-tiers à souhaiter une poursuite du mouvement (et 84% à estimerƋu’ilétait « justifié »), les Français ne sont plusƋu’uŶecourte majorité à souhaiter que le mouvement se poursuive : ils étaient 54% le 11 décembre au lendemain des concessions faites par le Président, ils sont 55%aujouƌd’hui.
Synthèse détaillée du sondage (3/5)
Mais surtout, plus que cette baisse globale du soutien au mouvement, nous enregistrons une tendance nouvelle :jusƋu’aloƌsce mouvement « populaire » émanant de classes moyennes et moyennes inférieures périurbaines était aussi largement soutenu par les cadres, les urbains et les Français les plus aisés. Tel Ŷ’estplus du tout le cas désormais.
Alors que la poursuite du mouvement est encore souhaitée par près des deux-tiers des ouvriers (64%) une proportion parfaitement identique de cadres (66%) souhaite au contraireƋu’il s’aƌƌġte.
La courbe de la poursuite du mouvement est même parfaitement anti-corrélée avec celle du niveau de revenu : moins on est riche/aisé, plus on souhaite la poursuite du mouvement. On passe ainsi de 38% de poursuite du mouvement auprès des Français les plus aisés (62% souhaitentƋu’ilcesse) à 72% auprès des Français les plus pauvres.
Politiquement aussi, un retournements’opğƌeà droite : alors que les sympathisants LR étaient une majorité de 55% vs 45% à souhaiter une poursuite du mouvement à la fin novembre, ils sont désormais une majorité inverse à souhaiterƋu’ilcesse.
Comme nousl’iŶdiƋuioŶsdéjà mi-décembre après notre enquête du 11 décembre, du strict point de vue de leur crédit dansl’opiŶioŶ,il serait sans doute plus judicieux désormais pour les « gilets jaunes » de terminer le mouvement que de le poursuivre avec de moins en moins de mobilisation et de soutien dansl’opiŶioŶ.
L’iŵagedes principaux ministress’estencore dégradée : en moyenne ils enregistrent seulement 21% de « bonnes opinions » contre le double de « mauvaises » et pratiquement autant de Français ne sachant pas qui ils sont. Le Drian est la seule « star », Blanquer, Le Maire et Buzyn s’eŶsortent mieux que leurs collègues. Pour les autres,Đ’estla bérézina
L’iŵagedes principaux ministres du gouvernement est tout à fait catastrophique.
Après plusd’uŶan et demi en fonction, pour la grande majoritéd’eŶtƌeeux, un seul ministre dépasse le tiers de jugements favorables (34%) et recueille plus d’avispositifs que négatifs (34% vs 30%) : Jean-Yves Le Drian.
Parmi la douzaine de ministres les moins méconnus des Français et/ou occupant les ministères les plus importants, aucun autre que lui ne parvient à susciter plus de soutien que de rejet.
Synthèse détaillée du sondage (4/5)
Leur chef, Edouard Philippe arrive en 2ème position en termes de jugements positifs et il ne recueille désormais que 32% de bonnes opinions contre 54% de mauvaises, soit un solde ou indice (les « bonnes opinions » - les « mauvaises ») de -22.
Il recule ainsi de 6 points par rapport à notre précédente mesure effectuée en avril dernier àl’oĐĐasioŶdu bilan des 1 an du gouvernement. IlŶ’estpas le seul à baisser : sur les 10 ministres testés àl’ĠpoƋueetaujouƌd’hui(2 nouveaux ministres sont aussi testés), 9 enregistrent une baisse de popularité, alors Ƌu’elleétait déjà bien faible en avril dernier. En moyenne, les bonnes opinions à leur égard ont reculé de près de 3 points.
Leurs scores ne dépassent pas les 26% de jugements favorables et nombreux sont ceux qui recueillent 2 à 3 fois plus de jugements négatifs que positifs.
Au global, le bilan est assez calamiteux puisque, sur les 12 ministres testés on totalise en moyenne 21% de « bonnes opinions » contre 41% (soit pratiquement le double) de « mauvaises opinions » et presque autant de Français (38%) qui disent ne toujours « pas les connaître ou pas suffisamment les connaître pour exprimer une opinion ».
Dans ce désastre, on peut tout de même souligner les performancesau moins relativesde trois ministres (en dehors de Le Drian, désormais seule star du gouvernement)s’eŶsortant mieux/moins mal que leurs collègues : Blanquer, Le Maire et Buzyn.
Le Ministre del’EduĐatioŶest le troisième ministre préféré des Français (après Le Drian et Philippe) avec 26% de bonnes opinions etl’uŶdes rares à totaliser presque autant de jugements positifs que négatifs (solde de -7). Dans le contexte assez désastreux de ces derniers mois pour le gouvernement, sa popularité recule moins que celle de ses collègues (-2 points) depuis avril dernier.
Le Ministre del’EĐoŶoŵie,classement : il occupe la quatrième position du palmarès avec 25% de bonnes opinionsest le second ministre à ressortir de notre et est avec Le Drian le dernier « poids lourds » politique del’edžĠĐutifdans ce gouvernement ; il estd’ailleuƌsle ministred’EdouaƌdPhilippe le plus connu : seulement 28% de Français ne se prononcent pas à son sujet contre 38% en moyenne (Philippe inclus) et 36 pour Le Drian (le préféré).
Enfin, Agnès Buzyn complète ce podium des Ministres sortant du lot : avec 21% de bonnes opinions elle occupe la 6ème place en termes de popularité, mais la 3ème place en raisonnant en termesd’iŶdiĐeou de soldes entre les bonnes et les mauvaises opinions (solde de -14 contre par exemple -31 à Christophe Castaner pourtant apprécié par 22% de Français)mais surtout, la Ministre de la Santé est la seule dont la popularité a progressé depuis neuf mois : elle gagne 4 points alors que tous ces collègues ont en moyenne reculé de près de 3 points depuis avril dernier.
Synthèse détaillée du sondage (5/5)
Pouƌ tous les autƌes le ďilaŶ est ĐlaiƌeŵeŶt ŶĠgatif aveĐ des Ŷiveaudž de populaƌitĠ d’uŶe ĠtoŶŶaŶte faiďlesse- 12% de bonnes opinions seulement pour De Rugy et 13% à 16% pour Belloubet, Griveaux, Penicaud et Darmanin– et des Ŷiveaudž de ŵĠĐoŶŶaissaŶĐe paƌ les FƌaŶçais, à l’iŶveƌse, tout à fait speĐtaĐulaiƌes ;eŶtƌe ϰϬ% et ϱϭ% de Ŷos ĐoŶĐitoLJeŶs Ŷe saveŶt pas Ƌui soŶt Đes geŶs…Ϳ Certains ont même réussi à se faire détester des Français, enregistrant des indices/soldes de popularité autour de -30 : Castaner est à -31, Darmanin à -28 et Pénicaud à -27. Le bilan collectif estd’ailleuƌscatastrophique : les trois-quarts des Français (75% ; +16 points depuis avril 2018) se déclarent désormais mécontents del’aĐtioŶdu gouvernement depuisl’ĠleĐtioŶ d’E. Macron
Cette année 2019 démarre décidément très mal pourl’edžĠĐutif. Globalement, les trois-quarts des Français (75% vs 25%) se déclarent mécontents del’aĐtioŶ du gouvernement depuisl’ĠleĐtioŶ d’EŵŵaŶuelMacron.
Evidemment enregistrer un large désaveu sur cette questionŶ’estpas une surprise au regard, à la fois del’iŵpopulaƌitĠactuelle du Président et de la faiblesse de la popularité de ses ministres enregistrée dans notre sondage. Pour autant le niveau de ce rejet interroge par son ampleurpuisƋu’ilva au-delà même del’iŵpopulaƌitĠindividuelle du Président (sa popularité était à 27% dans notre dernier baromètre politique) et de celle de ses ministres (aucunŶ’est aussi rejeté que le collectif).
D’ailleuƌsle mécontentement sur cet indicateur a progressé de façon spectaculaire par rapport à nos dernières mesurespourtant déjà très négatives
Nous sommes ainsi passés de 59% de « mécontents » en avril dernier (comme en novembre 2017) à 75%aujouƌd’hui,soit une progression de 16 points en neuf mois.
Le « Président des riches » et son gouvernement mécontententaujouƌd’huinon seulement les Français les moins aisés (87%), les ouvriers (82%), la France rurale et périurbaine (77 à 79%), les sympathisants de gauche (89% des Insoumis et 90% des socialistes) et du RN (96%) qui ne les aimaient déjà pas du tout il y a neuf moisils mécontentent aussi désormais très majoritairement les cadres (54%) et CSP+ (67%), la France urbaine (70% à 74%) aisée (63% des plus hauts revenus) et diplômée (67% des plus diplômés) ainsi que les sympathisants LR (77%). Or, en avril dernier, parmi ces catégories on comptait encore environ 50% de satisfaits : 47% auprès des CSP+, 45% auprès des urbains et 54% auprès des sympathisants LR par exemple.
Tout se passe comme si, aprèss’estmis à dos la « Franced’eŶ», le Président et son gouvernement perdaient désormais le soutien de celle «bas d’eŶhaut ».
Réseaux sociaux L’œil de VĠƌoŶiƋue Reille Soult, CEO de DeŶtsu CoŶsultiŶg
Les internautes échangent essentiellement autour des questions économiques
Le chômage est le premier sujet de conversation sur les réseaux sociaux.Constamment commenté tout au long del’aŶŶĠe Đ’estun point d’iŶƋuiĠtudeen matière de renforcement du contrôle des chômeurs ont donné lieu à de trèsqui reste important. Les premières annonces nombreux échanges à partir du 31 décembre.
Sur les dernières semaines de décembre, les thématiques soulevées par les gilets jaunes sont elles-aussi largement commentées. Les internautes continuent à parler desimpôts et taxes, en particulier leur fonctionnement, leur utilisation et leur répartition. Le pouvoird’aĐhatet le sentimentƋu’ilbaisse est aussi un sujet important sur les réseaux sociaux.Les sujets économiques animent donc principalement les conversations des internautes.
Reléguée au deuxième plan,l’iŵŵigƌatioŶest le principal sujet sociétal sur les 12 derniers jours. Ce sujet étant souvent cité avec de nombreuses références àl’ĠleĐtioŶà venir.L’iŵŵigƌatioŶsuscite en effet de nombreuses polémiques et discussions sur les modalités de gestion et sur les règles à adopter au niveau européen.
Parmil’eŶseŵďledes membres del’edžĠĐutif,Emmanuel Macron est au centre de toutes les attentions. Il concentre à lui seul les trois-quarts des commentaires. IlŶ’aplus aucun ministre « bouclier », il est seul responsable de la politique menée et des réformes à venir aux yeux des internautes.
Au cours de la dernière semaine de décembre, Christophe Castaner et Laurent Nunez, très présents sur la gestion de la sécurité autour du mouvement des gilets jaunes, ont été les deux personnalités les plus évoquées sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre et les ministres aux compétences économiques comme Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin, pourtant auĐœuƌdes préoccupations du mouvement,Ŷ’oŶtpas imprimé auprès des internautes.
Retrouvez les éléments détaillés del’aŶalLJsesur les réseaux sociaux à la fin de ce rapport
Véronique Reille-Soult, CEO de Dentsu Consulting
Résultats du sondage