Un samedi du célibataire
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Une aventure du célibataire le samedi matim.

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Publié le 04 juillet 2012
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Langue Français

Exrait

Un Samedi du célibataire.
.
Ah! Aujourd’hui, samedi jour de congé. Ai-je bien écrit jour de congé? Moi qui rêvais de
farniente, ici j’ai bien écrit rêvait. Parce que tôt en après-midi je devais aller chez la
couturière, parce là, je n’ai aucun talent avec du fil, des aiguilles et du coton. Donc, en route
vers la couturière, avec un arrêt programmé au poste d’essence. L’horreur. $1.45 le litre. J’ai
demandé au commis ou est ce qu’il cachait son revolver. Je me sentais comme un pauvre
bougre devant un hold-up. Je fis donc le plein. Non, c’est l’esclave qui s’en chargea. À ce
prix-là, je refusais de sortir de la voiture, c’est ma forme de protestation. Mais pourquoi m’en
faire, il faisait plein soleil, la vie est belle, etc., etc.
Arrivé tout près de la couturière, je stationne la voiture et m’empare du sac dans
lequel j’avais glissé un pantalon. J’ai honte d’avouer que les altérations
demandées pour mon pauvre pantalon se situaient autour de la taille.
Le sac. Oui! Le sac, me semblait plus pesant que la normale. Deuxième horreur
de la journée. J’avais entre les mains, un sac contenant mes ordures. J’avais
donc jeté, mon pantalon dans la benne à ordures. Sur le chemin du retour pour aller récupérer
l’objet de mes tracas, j’espérais que personne ne soit au dehors et ne devienne témoin de mon
exploration ordurière.
Par chance, il n’y avait âme qui vive. Yes!
Vous savez mes chères amies que si vous avez à vivre la même expérience, vous allez faire le
constat suivant. Il n’y a rien qui ressemble plus à un sac d’épicerie que des centaines d’autres
sacs d’épicerie dans une benne à ordures. Troisième horreur de la journée et il n’était pas
quinze heures.
Bien innocemment, je regarde autour de moi pour m’assurer de ma solitude, lorsqu’une auto
arrive dans le stationnement. Un voisin. Après une brève salutation de circonstance, j’ai dû
mimer l’attachement du lacet d’un de mes souliers. Mime d’autant plus difficile que je n’ai
pas de lacet sur mes souliers.
Redevenu seul, j’avais envie de siffler un air de meringue, afin de paraître au-dessus de mes
affaires. Par chance, mon regard tombe sur une branche qui pouvait fort bien me servir à tâter
du sac à ordures. J’étais comme un dauphin dans l’eau, l’espoir renaissait, le vent tournait. À
nous deux! Il ne me fallut que trois tâtonnements pour récupérer l’objet de mon désir.
Par la suite, j’ai remis à lundi mon expédition chez la couturière. C’était assez d’horreur pour
la journée. Car vous savez quoi? La couturière est située juste à côté de l’agence de voyages
ou je travaille.
Je suis donc retourné dans mon appartement, clopin-clopant essayant d’imiter la danse du gars
qui vient de prendre du Viagra. Je me suis vite aperçu que c’était très risqué dans un escalier.
Je me suis vite installé devant l’ordinateur, pour me plaindre à mes amies que la vie était bien
dure avec moi. Curieusement, je n’ai reçu aucune réponse.
Troublant de ne pas finir par mon omelette..Hein!
Je l’avais mangé, ce matin.
Le célibataire