Hugues Pierron de Mondésir
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www.reforme.net2,60 € – 3,90 FS ‹ no 3485 25 octobre 2012 Hebdomadaire protestant d’actualité musique pour © Fred de Noyelle / godoNgles morts À l’occasion de la Toussaint, Réforme se penche sur les Requiem, cette façon de parler autre- ment de la mort et des défunts chez les catholiques ; et interroge des pasteurs sur la place la musique dans les funérailles protestantes.p. 6 à 9 Islam États-UnIs RelIgIons nouVeauté Téléchargez l’applicationle dogme légaliser 170 ans sur votre ipad ou votre iphone Réformeet la liberté les immigrés de diaconat et achetez directement un des 4 derniers numéros Ahmed Jaballah, Impératif économique, À Strasbourg, président de l’UOIF, l’immigration la communauté développe sa est pourtant absente des Diaconesses vision d’un islam de la campagne se construit un avenirp. 10 conservateurp. 2-3 présidentiellep. 4-5 réforme No 3485 • 25 octobre 2012Événement 2 EntrEtIEn. Ahmed Jaballah, président de l’Union des organisations islamiques de France (U ÉDITORIAL Rappeler le dogme, r Antoine Nouis questions à Ahmed Jaballah président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) Islam Pouvez-vous nous présenter le mou- vement que vous présidez ?Mutatis mutandis, l’Union des organi- sations islamiques de France (UOIF) Il s’agit d’une fédération fondée en 1983, est à l’islam ce que les évangéliques qui rassemble des associations musul-sont au protestantisme.

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Publié le 12 août 2013
Nombre de lectures 105
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Exrait

2,60 €–
3,90 FS ‹ no
3485
25 octobre
2012

Hebdomadaire protestant d’actualité

www.reforme.net

musique pour
les morts

© Fred de Noyelle /
godoNg

À l’occasion de la Toussaint,oéfRmr ese penche sur les Requiem, cette façon de parler autre-
ment de la mort et des défunts chez les catholiques ; et interroge des pasteurs sur la place la
musique dans les funérailles protestantes.p. 6 à 9
Islam États-UnIs RelIgIonsnouVeauté
le dogme légaliser 170 ansTéléchargez l’application
et la liberté les immigrés de diaconat s u r et Rhvctao éert efpzeioai dd reutovc eomtreeonent iph
un des 4 derniers numéros
Ahmed Jaballah, Impératif économique, À Strasbourg,
président de l’UOIF, l’immigration la communauté
développe sa est pourtant absente des Diaconesses
vision d’un islam de la campagne se construit un avenirp. 10
conservateurp. 2-3prtienidésellep. 4-5

rédéf enu’d tigas’l ?Iz desiré pesbmr saq,iu9138 en ndéen foation su suoevuoov-zPuq eovsuv-mene tr le mouprésenten uteent anurcollE.siaçsérper epelos ap’islns lneésedp n uoqeeus onsumumal-s ned ela secossitai territoire franéraptrei sus rel sie turs’e puaptneml: ssiorélé dérationon de modemérahc» .oNrtouompre dnsyosaisiv « enu riov-e,pamistéforam r ssen uouqle relne enoc édisitar dononucxttesoe tiséd e’lpé-ouqe, enfin la pris,noigiletrevuo’lx aue urarulngsiédil aifxup éta ipesrincla r de alm mê ehcne t àse rattaceux-ci tiaf euqtnei ua ce, tlaulusnsmasem rFrèua xeitnssocus as norfoiap siaçnarF sed Si l.retuuloccit.Nous autres, l tudM yoneO-irnensmau docPr ehetilaed éum s-lusnte férea réde leénnrupod fieets rlas ai etéliéa edelocém eésnepentrale,ration cdaimintsègeros nticotisae âcx auétimrg,eèrt il sles quel,lesionsictasaosed sno se om-ntoaut geudb nu’d tnesopsidrupo ete’dmAréqies musulmans d’Ee snim nironadét dueNou , rdvoviertnfiéfrul .S n cons ute dntexdéf al , noitaré fanple ercianin ruoleuqegnaP.srl’n lais rlesoait nadt e m-a-tlités à s’difficuld seL? resinagroCFu désltcufiifd seettnséluMCr olites prencingé petveeu cntleolretcsed nod ap,srfois même des adisee txréeiruseènécem dpeCe. esn ,tnadnr en suoonspecev’aidas dseÉ sed é rtatsthe cnt oisçan-raf seuqitilop selnsabespoes rt, dperauart .’Dnaecuse, officiem naèiercréh ,edstneréffo statÉ ieérnt iDi. esurréeie tx ste-uers, àiquefois la tablbupe cirF npe, rsse lurdée srl aocmmnuuaétntvoulu, à travelah est présidenAmhdeJ balaos suoN «1102 sipudeF OI’U ldet ru,eevtr’duoti élaïcrla poummes à» mi’sartuétil dé,nee égd’italsitaoi.nero grnadans notpliquer de cipeprin le erdno pn sisM iaé.italtreu nde, étilagé’d ,erut- d’ouver laïcitép uo ral sosmmsem laou?Ne rdisl’étniueir ell’l àaé l ndieiocedv reprqui te uésenrenu’d e noigilee.ntreférlpan Oeuse tnup ued fi, la problématiqomel ednusumnaml llaciaï dtés an ecnanretla’L .sanFrene qutilipologoi éd steqieu nountrees ei-quedsavid y’n p a hé togolgeeresnc s aidiveCaln uors qu’ilsés, aloux erentïclaa .Lp es étie-t-esner leisseulmasmuso’grsns ree nasiridiange ptsaiarnessov tiolual rce change la donen .eL sonvuaexuaium nn, e hst rio représ tu lun eep ôtutpls ai msetcirts semron pouv Le urs.valeed s euqiod snevitê t t hciois.sre élus, ,erre Dir teen tur seuaetnrigiil - sop aus es dsi lece tneridffrénetuel et le spiri.ler eJ t elopmee icinpoannurace ioc euq,tc pmelns às get lenduimalsi’l euqerid a las pitfae nnomique,social, opilituq,ei lene litfaas pn eifédsin-tnassed vuet deuand : qlsmal i’reivi tn durtsenstue qeso’d snoiocé erdr.Manuel ribution eimintsaVll,sl sl’i yamramo.Lle as tnocppa etromentairet cls’esnortécc n-nop oreuritéInl’e dre ,setluC sed terpaepelnrsov lauers. En Occidentecsin alon ei suerntt dis pa rdeste pprol atnertiqupoli la e eti ,emêm nu a y l satéb dras leureitarhc-méd rc-os rélaà crepaomvune ttê: li sepmocratieec la déam ,xueigiler rivoou punà s leabvaroapfsem ss mos ne Nounne.étiears e ab q», duednoi « unirppmetrquer, à l’occasoVsup uoev zeramro punucave èmble tnegreatno’n tmusuues s émlmanraitsep tiqipsloesipncri pes lur’l ed stiordsed avonous e, nhommerd nétorpmi sxeve alac acésrdcoidretnasiol tni . Nous p laburqaeu ,êmemneossnq med suoNà snodnammfea les rdee et rp-ceectrnu e norainenspime i eérlraplsi’ ,maisma’a dncva àerv siga eédoc-uevrt. Maintenant svarosaf sep osmm ne nousnt, e-me ehcac emmef al ue qitfaaus leabtttidu etsu ena ge, quieson visal-si .manad ’l sitorreaièstrin ma daburqs esnslep ro eell a teda l a yontisipoup secaplI.scilbreligieuseet la t éhlogoqieuo upeciTh. loéoqugiisopnoit ed nirp2Événement

Islam
Mutatis mutandis, l’Union des organi-
sations islamiques de France (UOIF)
est à l’islam ce que les évangéliques
sont au protestantisme. Une branche
théologiquement traditionnelle, so-
cialement populaire et religieusement
dynamique. Comme les évangéliques il
y a quelques décennies, le mouvement
est mal connu du public et il fait peur.
Comme le monde évangélique, l’UOIF
est plus divers qu’on ne le pense. Après
avoir interrogé Dalil Boubakeur il y a
deux semaines, nous avons voulu ren-
contrer Ahmed Jaballah pour mieux
connaître son mouvement.
Depuis plusieurs années, nous sentons
une crainte diffuse qui se propage face
à l’islam. La montée de l’islamo-fascis-
me, du terrorisme et de l’antisémitisme
musulman alimente les peurs et les sus-
picions. Les musulmans sont suspectés
de bienveillance, voire de complicité,
avec ces dérives. Des thèses expliquent
que l’islam est incompatible avec la dé-
mocratie, que son livre fondateur est
d’essence totalitaire et que l’expression
islamisme laïque est un oxymore, une
contradiction dans les termes. Nous
ne voulons pas être naïfs et ignorer les
peurs et les menaces, néanmoins nous
voulons rappeler trois éléments.
Les différents printemps arabes ont
montré que les peuples musulmans
sont comme tous les peuples de la terre,
ils aspirent à la justice et à la démocra-
tie. Nous savons que l’Histoire n’est pas
linéaire et qu’elle avance parfois selon
des lignes courbes mais l’aspiration à
la liberté des peuples d’Iran, de Syrie,
d’Égypte et de Tunisie est avérée.
L’islam existe en France, il est le fruit
d’une politique d’immigration et de la
mondialisation. Il ne va pas disparaître.
Le principe de réalité nous impose de le
prendre en considération. Il vaut alors
mieux le rencontrer et entrer en dialo-
gue que l’ignorer. La marginalisation a
toujours alimenté les extrémismes.
Éthiquement, je préfère faire confiance
dans la parole de mes interlocuteurs,
au risque de me tromper, que de les
suspecter au risque de les mépriser.
Les mots ont un sens et je crois que re-
layer les propos du président de l’UOIF
affirmant que la laïcité, la démocratie et
la tolérance appartiennent à l’islam est
une façon de faire progresser ces idées
dans l’esprit des musulmans.•

Antoine Nouis

réforme No3485•25 octobre 2012

ÉDITORIAL

s tous les élémetn sopruc mo-EntrEtIEn.Ahmed Jaballah, président de l’Union des organisations islamiques de France (U
Rappeler le dogme, r

questions à
Ahmed Jaballah
président de l’Union des organisations
islamiques de France (UOIF)

teinntnaou,nn’s novaap suotsruojeu rtaqi erpsed . Magionrelileurrhcserèrf son ,ebrlit on snsieéted srcyosep-ce t ce titrances. Àuop al ros ssemmt e rleib ltéerrO’d sneuoN.tneilee drentiréchs açsirfnadrfép uos mux deans sulmvad atnal egiovaerimt aiteenrenddnvidieull.enOa ertéreligieuse iib llar ieégilivrp tiod no ,seétspecntres so loil seq euattnse ,s detrauns ut enemesedtmoc trop avec led’accordse tap ss ino’n
értbeeuqi te éR albupux ari pdéfitéli e’lsialcnpised er la lim.espect2102 erbotco 5co, F)OIehemttcaeua jngude lois ux lnt aemro oN 58432 • éfrue ceva êm sel xférés me n-reusml sum na.sElle sède posal eféd esne sedlevas uradtrioit ec sodtciranles –c’est-à-dirt esenbi’U F OIF seerèrssi d eu maocsnreavetruLAnAlystnG iess.eV nieceuch lrà, ererchrf taçnasnI’utit-Oriocheu Pris dl sepyetédrcne,ts térilacutiar plsi nU.FIOU’l ednt dansune perspU’IO F’snicsirevatorn ioecaves litced evoc eballles ers islpays sumçnianavsusmlabnspoes ldes le.seuqimar seL iSl U’IOaritno . d’intég volontétiloeuqitiélp sédee elsvexF imprseetnafienm e tlicsspubvoir pouruelsnad euq emslicadirar eu lntal àoçafed nrec inta besncras heuq e’lnor neoctnrechez les cathocirtavresiam – eenemllnutiacrét ri,enoansnsij i’ de te –lam l’isseni lnt puicoré à sivaler eruoct à l’émolence ed seF argiaritno lezchu oesqulis ellE .sfiuj seut an toosee’opp,sq sietlafaxus tot,enidmeom cutrtnoc nuvé snesenstil coait tuerimmsrt-éidac earpae-leroe dexl’erédoc r emmtrop Mais la consid e’lxesietcn.esnoc esab al enrcaine urctruste ecttcn,eoielalv e à stilt hoemenis trècnsilae etn.ieég Lche--tréédomrcta naptr iiler à u l’assimrélag néif n ,nela fsur le.Damil-etrova’ed ,tnemxusea lené ital ,onatmmne tus rla question de llenn selsnad el madoe insmdersœuns te davécuêtreuesrestcel suo spi stétienide un tnaved elleutire lecturislam un ,ocmm egeolabelfae n,çolae êm md ti’l elle af entase fafairpas io tend er ts cemmcoe ntseré pse elle’uqiouQ.rem réalitéIFest enel ,’lOU eéfédarpoe aiuv, éemmcortnesilassa c zeP ra selmoumitc tre tl’êefoiautr euq-idn norivne Ee.stniveree llm ia slie tsp or260 associations elf sesfihcserfblbau’eqleelon gtneiaté siaçnarFreivàvs uéitab humlsum ceda v et grésimmians I.xud leliseicndet mus ouécenvrrfnaaçsiusmlna sex-prime,qui s’dét entt enndfeniop seduv d ste.struUne eectcruiléstnar Se lur pesnslarts utcu lerm teilitant, là encoerl, auctlru eudi -ct es csiuielM ? emê udsfirCas le caest-ce pottu ,’n .pAèr spae-rtpoe mmcor esopmi’s à unevrt pal esue,ilaïqoi ntitunitsnu eibbaetanud tnoC enimdut ra G RndF arcn,ea uédrtrole desjuifs de ecrap , seleuqes dteiesntaicrud ,tnnes suecaloiresisten e. Bi –es serFaarcn ents ne sprésenta tse sapc ,s’n eisam lerurposl is re senp yatoerorit majmaisa ja te suof sap tno nue qenbintvesa ce n’est pas ceq ium bolisileuereaintmesumuanlm,te a’d elli,sru gror undeprupe nof seisbaelvarogierénr ai m–,e c ruop seutitsnoiL seULi.Fc ap r.éht golotaré,noidex od mou seuciposor ceetru•.rpconservaiquementcnarF ed malsi nrunearnc i àrepirtsèemtnqieulotit, pndandépee in ns,moi s.inou Pitilseuqin ,ulp ai que l’UOIF asrrsémure ,ejd riom cCe. enemrtponalp nu’étrecnoces pluids poartissme ter àeclb eeiarpp’a lerôltrd tuot ud sap ,l de lèves reeantc noétedlonoalv re-t pntue qon md segiriofras sis. Mais sabilitém féaitn’lsaeptcd sècca’ sulp se aesunjeonspreuxmoamsec ten dnsermete pere l guèenU ilé a etzessgé âene ie t lnt’luose,te nlAasce,à Marseille. d enaec arFedl tie par unedans,ecnarF-ed-elI n eteenésprs rè tleele tsp iuqs’u lafois,égions àueisr srsnadulp talis ntder mis e depabllisemobinasio gr nactaoin ie bstleeu slaeuq iarve FIOU’ln est pas moins eneocer .lIn e’ presiluormpnttafa ,d niap etîartQisuée mfaitiitsesm-ev oquusi ptroauvre rlsuet tlear ccoomntmreu -l’an-Le terrorisme et la violence n’ont pas de
nauté musulmane ?religion. C’est à l’État de faire respecter
Il s’agit de réactions qui ne représentent la loi. Sur le plan religieux, notre respon-
pas la communauté dans son ensem- sabilité consiste à rappeler que l’islam
ble. Nous rappelons toujours les prin- est hostile, opposé à la violence et au ter-
cipes. Dans le Coran, quand on parle rorisme. Hélas, il existe des gens qui ont
des peuples des Livres, on désigne à la une vision différente. Dans l’ensemble,
fois les chrétiens et les juifs. La foi et le nous parvenons à faire passer ce mes-
dogme affirment la reconnaissance de sage, puisque la très grande majorité
l’autre. Nous sommes amenés à croire des musulmans de France condamnent
en tous les messagers, sans distinction, la violence. Pour prendre un exemple
et aux Livres tels qu’ils ont été révélés. récent : bien que blessés par les carica-
D’ailleurs sur un strict plan théologique, tures, nous avons su garder notre calme
les musulmans sont plus proches des et quand l’ambassadeur des États-Unis
juifs que des chrétiens, donc il ne devrait eQdnuu eLimlbaley ere isaat géeltaé hpaososmsiaotssisoeinxnéu,d eeln o?lu’sUaOvIoFn sà l’égard
pas y avoir de problèmes entre nous.cLl’iasirlaemm enn’te scto pnadsa mdifnféé rlee nct ridmese .autres reli-
Mais j’observe parfois une certaine gions. Il croit aux valeurs de la famille
confusion entre la position religieuse que nous comprenons comme l’union,
et des considérations politiques. Nous par le mariage, d’un homme et d’une
avons une responsabilité quotidienne femme. Maintenant, il y a la liberté de
avec les fidèles. Nous avons dit à diffé- chacun de voir les choses comme il veut,

rentes reprises que nous voulons épar- de se comporter comme il désire le faire.
gner à la France les répercussions du Nous ne sommes pas opposés aux liber-
conflit israélo-palestinien. Je suis bien tés individuelles. Faut-il légiférer pour
obligé de constater que ce n’est pas tou- garantir cette liberté ? Cette question
jours le cas de tous, notamment quand fait débat. Je redoute que la loi qui s’an-

des responsables des institutions jui- nonce risque d’affaiblir encore un peu
ves défendent la politique israélienne pland quelqu’un arrive et vous dit :
© UOIeFt qu’ils nous accusent d’antisémitisme« quQuJus’laleuismi freaémpDiloileenusd dtezeé-jjàve of rusausgiil?se sh.omosexuel »,
e
au nom du fait que nous critiquons la Cela dépend de ce que cette personne
prendre la réalité de certains pays et, en politique israélienne. Cela n’aide pas. attend de moi. Si elle veut savoir ce que
ce sens, il est difficile de prendre posi- Il faut qu’Israël soit critiquable dans sa pense la religion de l’homosexualité, je
tion. Quand on enseigne la vie du P politique. Sinon, cela donne l’impres- suis tenu de lui donner l’avis religieux,
-
ro sion qu’il y a des causes intouchables.
phète, la première société de Médine, Nous estimons que le traitement dontfSai ultae pdeer sqounoni jee emxparniqmuee à àt rlaa vfiedrsél ictée.tte
qui est la société modèle de l’histoire, la cause palestinienne fait l’objet dans

était fondée sur trois éléments : lexis-l’opinion publique est inégal. Il fautjqe udeositsio l’na isdoenr dmaanlasi sseo no uc hsoenm imn aslphieriutru,el,
tence de la mosquée, un pacte d’accueil dire que, dans la réalité, les Palestiniens
des immigrants et les droits des autres sCooumffrmenetndt’ ulan cReértpaiunb lnioqmuber ed ed’virnjauist--elle,non pas compliquer sapvrioep.•os recUeiLLis

communautés, notamment les juifs.selon vous, lutter contre l’extrémismepar antoine noUis
timcuessueltmquaenl e?s musulmans de Francet FrÉdÉrick casadesUs
L’histoire de l’islam est aussi l’histoire sont touchés par cette inégalité. Cela dit,e
des hommes mais nous n’avons aucun
il n’y a rien dans les enseignements de
mal à condamner les manquements. l’islam qui promeuve la haine gratuite
« Une nouvelle escalad’dunee cionmmqunuaiutéé.tante »
Le président de l’UOIF réagitet juive – de Poitiers ont condamné ces événementsà l’action menée samedi tante
20 octobre par des militants se réclamant d’un groupe, et ont exprimé leur solidarité avec les musulmans. Cer-
Génération identitaire, sur le chantier d’une mosquée en tains hommes politiques et responsables d’associations
construction à Poitiers. des droits de l’homme ont également condamné cette

« Ces derniers événements graves représentent une nou- violation manifeste d’un lieu de culte, mais d’autres ont
velle escalade inquiétante qui vise les musulmans et les malheureusement exprimé leur compréhension de ce qui
lieux de culte musulmans. Pendant les mois passés, plu- s’est passé ; ce qui est indigne. Les musulmans de France
sieurs mosquées ont connu des actes de profanation tou- attendent des autorités de notre pays des positions plus
jours condamnables, mais arriver au point d’occuper une fermes pour condamner les attitudperso peotsl erse caucetilelsisi splaarmFo.-c.
mosquée, c’est une première dangereuse. Les responsa- phobes. »
bles des communautés religieuses – catholique, protes-

Événement3

4onMedréforme No3485•25 octobre 2012
Élections amÉricaines (3).La nécessité de l’immigration est devenue un impératif démographique et économique essentiel pour les
Immigration : le débat nécessai
A u départ, il était bien seul.
Clandestin aux États-Unis,
Jose Antonio Vargas a décidé
en juin 2011 de révéler son
statut, au risque de se faire expulser.
Comment ? En publiant une tribune
dans leNew York Timespour retracer
son parcours d’immigré philippin, de
son arrivée aux États-Unis – sans savoir
que ses papiers étaient des faux – à ses
premières réussites dans le journa-
lisme comme rédacteur au prestigieux
Washington Post. « On m’avait dit que
c’était un suicide légal,se souvient-il.
J’ai attendu, attendu mais personne n’est
venu frapper à ma porte, aucune lettre
ou appels de l’agence de l’immigration
ne m’ont été transmis.
»
Aujourd’hui, il n’est plus seul. Dans
l’année qui a suivi la publication de sa
tribune, il reçoit plus de 2 000 messages,
dit-il, de la part de sans-papiers qui seaM/SPPPXSErP aMuz/ztruk ckJa©
considèrent, comme lui, américains
sans l’être légalement. Les visages de
cette Amérique clandestine, le magazine
Timeles a mis en Une de son numéro
du 25 juin 2012. On y voit Jose Antonio
Vargas aux côtés de 35 autres illégaux
Immi r ts
rencontrés lors de ses pérégrinationsclandestinsgnade l’économie le pourrait. Alors que laccueur ar ceillim gin so sopartnerblcidf iaerp or- susceusibpts leuqxuos il tnlp ed no’l eupopitalCes.e ttsshileabdiminuéombre a passontranc infiracaémn enise
à travers le aehérsédnapp ralenti avec lacréation d’entr a ri
vésp ys.« Ces individus, arri-à la frontière,ep sese
pour beaucoup à un âge trop jeuneen attentecrise, les entrepreneurs issus de l’immi-gresser nos industries, lancer des entre-
pour comprendre ce que cela veut dired’être renvoyésprises et fonder des familles, et dont les2008 et 2009 mais les causes duentre
d’êMtraen“iqlluéeg ald”en emsoanitnm -qeud ’’suunœjeeu tfvrraecttiaolnau Mexiquegration continuent de stimuler l’activitéhpqieu» ,d mégoaré engreinouvelleUnisune tÉ x-stanoreua ts ntnndoscdedaenmgua( nilcéde lsua otèniôerreodrotcnnxeu fs - moyc odneosstei oén ecnrtia
dAesv emcill’liéocnosn oqumii evi vceonmt cachés. cMeanisrcha-locale, en particulier dans les petites vil-
dqeu ecceattse dceavmiepnatgrnaep,il’diemmmeingrtautino ns unjeet de mique) ne sont pas claires. Le pays ne souligne Joel Kotkin, journaliste spécia-les et les banlieues.
fcaoitn vpearsslaetsi ognr o»s,cé-tird li snatroppar lutitni é Unantourtst pCc oel’oelre.ss t tinnes« Open for business »liste de démographie. pas non plus à retenir ses immi- parvient
duen eT ipmroeb.lématique essentielle. Non LesOuvert pour les affaires »), publié en (« les plus qualifiés. Selon l’Institut des grés problèmes avec le système d’im-
pas parce qu’elle touche à l’histoire 2012, indique que ces migrants-entre- migration américains sont nombreux, et études internationales, 250 000 étudiants
des États-Unis, nation d’immigrés, mais preneurs, qui génèrent 775 milliards leur résolution est un serpent de mer. Il issus de pays étrangers sont inscrits dans
parce qu’elle est devenue un impératif de dollars de PIB et emploient un tra- y a toujours près de 11 millions de clan- des programmes scientifiques, d’ingé-
démographique et économique pour vailleur actif sur dix dans le secteur destins dans le pays, qui travaillent dans nierie, technologiques et mathématiques
les États-Unis. Certaines industries privé, sont deux fois plus susceptibles des conditions matérielles difficiles. Ils (dits « STEM ») aux États-Unis, mais ils
commencent déjà à manquer de main- de lancer une entreprise que les Améri- sont autant de preuves que les frontières sont souvent contraints de rentrer chez
d’œuvre, en raison du départ à la retraite
des baby-boomers. C’est le cas dans le cainls’n«a tiaonsauixa.«t iNqouus aev-onas bmeséoinr idceain », le nouveau visageeduxua prmèsil’gobrteantinontde leur diplôme
secteur clé de l’automobile où les tra-
Il faudra réviser les livres d’histoire: les
vailleurs qualifiés feront défaut«dès lebimoepmeudl ssneolipl lriim e,218i hudt’urjrotaauntp ec mo-eiceCll ». icanAmernoils(q8uee sinle mrr iHmiésipnacnaia ltintensoual plé r paeotpnuepsitg 6 m%t odreaer e sl,u xsfoli
m
début de l’année prochaine », Asiatiques États-Unis, ils ont été détrônés par le auxestime le eux sont arrivés ces trente dernières années). Elle d’entre
s
Center for Automotive Research, un ins-
titut de recherche sur l’industrie. (plus de 35 % des nouveaux migrants en 2010, contre peut aussi se targuer d’être le groupe ethnique et racial
Cette situation a déjà poussé plusieursp31u b%li épeo eurn jlueisn Lpaatir nloe sP). eCw’ eRste slae acrocnhc lCuesinotne r.d ’Pulnues iéetuurdselPe epwlu. sE én dauoqûut éd eetr lneie rm, ilea urxa driéom puunbélriéq udeu apmayérsi,c paionuer sNuiPt lRe
entrepreneurs à se réunir au sein d’une i
coalition, la Great Lake Metro Coali- facteurs expliquent ce changement : la crise économ que se demandait : « 2012 serait-elle l’année de l’Asiatique-
n
tion, présente dans 12 États dans lel’eit ml’amcigcrraotiisosne emne nptr odveesn caonncter ôdle’As mauérxi qfruoen ltiaètirnees eot ct eranltreanltiadimveerrisc (aiil nc o? m»,p reenn dd éamuossnit rbainetn l ’idmesp oCrthainnocies ,d dee cs eI ngdrioeunpse et
e
Nord américain, pour demander au t ndis que la levée des restrictions (parfois ouvertement des Japonais) pour les deux partis politiques. En 2050, unA. B.
a
gouvernement fédéral de mettre en l ées 60 o
es ann
place sans plus attendre une politiqueracistes) sur les Asiatiqrueesss ifd adne slaultion des n«t AcosnduitAméricain sur dix sera d’origine asiatique.
a
d’immigration favorable aux travailleurs à l’accroissement prog pop ian-
hautement qualifiés. L’automobile n’est
pas le seul secteur d’activité qui pourrait
bénéficier de l’immigration : l’ensemble

dé’dtacutseusnoi dée qes cr,rghaC ahuq eU’CC: « ein de lion au sud tnetros sen-uje0 005 6e,néanllreùoa ap sne t savt neée e lycs paoutrr veemd’lI .en suep tnev rejoindre l’armlpiol gélamene,tesrsou birlaco sbo uo eésedrinetop vs trqu’aite oNsuse .ilnoo busou-tenivent la rpuoev r,rp uo rt ons le’iqu slsdif selèdragsnei deDants enf desng euoil,»s ei uo,anrcCaa rvneMinies ua ruetsap d e’lgÉilesémhtodiste, qui a pacitr épi’l àrépoioat« n.cuAcllei ntériu ree argnne cst ue » hancsiva nU rap euq an Jgetagesees R McARDAE rudrael à peurspasturs el éleppa tnemelga ént oesquligérasitaoil ragélustion de, la quemnaésniooitaN .non céggrà t urleoquéprov déb desaldnslc sna seit hesplouueexosomafne’d nc ed stnonservateurs.•A.orrgseistssetec éve géanquli pes staluoh xuertne. ceanche unt esadnos nu noleS »étrar unilliccueuo simn p ragnre122061, iébln eenuerp sd % j seniversitge del’uekel yup éedB restnatset scnalb d’s suisséseliÉgtsna-oetiosrstn 55 % et pro desnE .iuj p ,nisulrseuro gesupanévatlbei sostnf vaorables au texte B.Thomas Ferenczi
Le cas
Chavez
Hugo Chavez a gagné son pari : il a obtenu
des électeurs vénézuéliens, le 7 octobre,
avec 55 % des voix, un quatrième man-
dat à la tête de l’État, après quatorze ans
de pouvoir. Le résultat n’était pas acquis
d’avance. Son principal adversaire, Hen-
rique Capriles, a mené une bonne cam-
pagne. Il a fait progresser l’opposition et
pris date pour l’avenir. En attendant, la
« révolution bolivarienne », portée par
Hugo Chavez, reste populaire.
La rhétorique antiaméricaine du prési-
dent vénézuélien continue de galvaniser
les foules. Ses programmes sociaux, assis
sur la rente pétrolière, permettent de ré-

duire la pauvreté, d’améliorer les systè-
mes d’éducation et de santé. Une majo-
rité d’électeurs lui en savent gré. Dans un
scrutin marqué par une forte participa-
tion (80 %), ils ont exprimé, selon les poli-
tologues, un « vote de reconnaissance .
»
Le cas Chavez suscite en Europe d’in-
tenses polémiques. Les uns considèrent
le président vénézuélien comme un dic-
tateur sans scrupules, les autres comme
un bienfaiteur du peuple. Ces jugements
sommaires relèvent du fantasme. En vé-
rité, le Venezuela d’Hugo Chavez n’est ni
l’enfer totalitaire que décrivent les pre-
miers ni le paradis des humiliés et des
offensés que suggèrent les seconds.
Démocratie imparfaite, le régime a fait
la preuve de sa capacité à organiser des
élections dans des conditions normales
mais il est vrai qu’il est menacé de dérives
autoritaires. La concentration du pouvoir
entre les mains du président a beaucoup
affaibli les autres institutions. Plusieurs
ONG, comme Reporters sans frontières,
Human Rights Watch ou Transparency
International, dénoncent des atteintes à
la liberté de la presse et à l’indépendance
de la justice. L’évolution politique du ré-
gime sera donc l’un des enjeux des années
à venir.
L’autre grand défi est de nature économi-
que. Le pouvoir tire profit de la manne pé-
trolière mais il ne fait rien pour diversifier
son économie. Il pratique le pilotage à
vue, gérant dans l’urgence la redistribu-
tion par des « missions » ponctuelles. Le
Venezuela demeure, selon les mots d’un
économiste, « totalement et caricaturale-
ment rentier ».
Telles sont les limites d’une « révolution
bolivarienne » qui ressemble plus à un
slogan qu’à un vrai projet politique.•

De par le monDe

Monde5

M ti toRnmyea susi se fait discroilup snadsau sn dnereépioss »n.eup amqnr pasaedr qupeleest ’il esrus tesoporp s, nsioite nismaait de shers vener,rl ae’-fofdn nieomesécl’omon namtorB.erbheL rer assut d’étaiabcsn eonsuuq edronff’e sseurboétiroirp aM .tia ldemm’iraigontid noal efér emro pas dela questiise ll eenp rael din flaulxp eesneitniam,ulé ,enclaipas ’il r qu,ti » cAse t l’neuqiéR .a énxeMue rgt esrepèeo G é –os n’dmiimrg un filslui-mêmeeuqimonocé edicisun tumeom cueiqmAré «’lERMAuaD osé oppmentsoluunevneibo dnauqe qitsan noe lued e’bmerisnopxlutteisa an rent udrocuos al sérp desie ncdéducrmota e :93 609 6ne 2011. Lors d’unn fia lst ertfeed snoislupxesedndes clauness jeneafviséa rritsnatÉtUns-s ntx auruop suve siéd t judiciadecasierm seru eri.eU enionégrat sontaittsmè uysmiim e’d «».c henondua Q sulp « cé dnargde réforme au désua ivno saplr éaiétavt t ane qu tubamudtadn’c ,naqiihpsnî ec ahr lan suetieentraraB ,erbmetpes enn iois-vni Uuetéuo ruq uassnd areconnck Obamaroféd em rusr alacn)ontisoe (in ahbmalC étà ojirsenteprées rre d selleuqsed sruomaa lduer p ailtcoisnd l seé eldat, auce mi-mann edap ehcor tne agintvaavs raoit dé sonnts.cevaiasneCtrr pel iue déenndaannmsor seL .tstatluséioncassé » pendatnl arpmeèiera ef rteonu dsy« mèts’d eimmitargofa r eu lmaba’Ouqtercnoc etseg seul Le ire.ondas ceemudpiôlnud reaid’s tésulitmi’drgimfne stnaneté aux citoyenv re sal ehcmeniuo iuq iltiarirvct AAMREloe un, itq-opilelD eu ,ce cans xte onteriafda eetpod ,rpoimibssitile édne tonatmmne t’lants. Ils pointd riorcép edovuoécpruxieerchn u Buq ielivasH -1ttrait dur permetnesba tse tejusidésprt badéu d ien euqler.neitute asfant p viee rm 3No5 4825• tco erbo102 2États-Unis. Crueisumene,tl eérofa quatrege. Ily d vanaateltnp saaittnetu pmamerokcarabO sna aB ,ttenegreon rratimmgil i’struédabar penn’s atidndacxued sel euq tsug ardné hcce» « Mon plqilp séusnad el Le acs urteims otrireiria s,em stere rele tsur étimilts.e lntdo erembno à83% , eihssreespère sques et siH inapzehcsel e dtevonttensioel suq eni s som mai2008 en CaincMnhoJ ed % 13 slee qus lu pitsonier a tenté uneE n0270 ,ecd re Jsh er.20n . 00% 04G edgroeuB ent luvraie da vogiari’mmneo itno sdue ur dmetèysemrofér grevne’ddeaninst dnscle yapem ,sad sl snoyennetée la cit eimlloia xuodzu’a lar puf’œslancirtavresnoc elit derojele pais éud étt a é l io « .a nOtid euq shBuva a fitt ai eudp raitéruplbicain au Congrèsrap tiavse’l rel, olgnpaa çismasuisnua s ocb noarcere pl saqu’iserp a reimerp e ls,meTin Suo agedl rt ebétaedd ats ndids casélerp ssoporiafed eetone dqua tiesej.t« L uslr eusrécises itions picsun u e iduqirémA’temmoc esi eque ne plle onimé oc de a lesquelrasap me itnod ealr férotionigra’immde lti .lid -a-t» ,ou P el ,tnatsni’l rt vote tannoovti é c orct hat ldele’é -si qieup nahc ep nentagdava e e ruevaf nmaba’O d ttMi. oRnmey est, lui, créétid ed 3 2de% ins i’desolrgtamiim la tantureusulfettejer niop ne ar Bue qmabakOaci’mmgiaritno ,ecglesen matière dêm-x semruelèr satÉtà s xefieur s d’rôlecontdes sireérla e àloci plae isorut alele ,2102 nesinU-es Étatsuprême d aoCrus eip ral ene rtpaVa. déliirA’anoz noil edi-ndcax pl, tsda srueisu es xiove au Facence siltafir led ued seler ta st tugaléed lmi srgim .séidentité inopiné sfanid veréfiei nu snaD .hcodruicChaun ieettrend segaanudm e trt MRupeias, médroY M ,ked eweN mboog,erhaicBlelévse ,odostné el du mairntcellesop éitilmeuq tnefilideé m «ivota ssru éuqi’ lod». Ila néanmoinsuagélli étércédxdes onsiesunjes euqegtsqaaui’ lr Obe pa un ama,or.Ldes icérneaiémrama enad ’l salement s’est éger,si l srpmiiaer pntdesirée dtutatsel tiarennervint sui oauxqllgéxui tna amen immigré illégald eer-nrtrec ehluz dei on sro p erpfehcaf , etuavorditf à lable e’di’édotéd «uaioatrtpoitso»,n tiaf el nu ruop itrè eval arfnoique. Enecle Mexs liituotuo ,eritros det en dled e luovaiaedrtle r et ers,papim sedtnemecrofnedeg on lles enoykroY wen ed ceAnndpoesrrcoonIusssIB lAxe ”•»ème.systtre r nodes nsvoef rmeorid t : tnoN“uon,e de son parti e’lxet-êremd orti ost’e sà é ospphc al élte esimequeslitiouil, am sir sed sopqseu falluleand il alia p irf iaer ,urtehis ux aecélE .suq tnapseuqi a mu’ilce q pareptcr se éudnortontiraigmm’i dmetse’C.niaciréma enr féroeme nrpofondeurdu systèu ,ero ninag emsimquitilpoe uur ,idrayruedrertcerice AmVoica’s saptse’n,sac el e imst eShk anFr-uisuesrbiil .lP religie leadersnatso stp xuetorrtpa u à pnts riopruta» asbb n «t enM AcDREA le ,1102 erbmetpes ple delpp’a l àusieurspersonnaltisép lotiqieu.s S «s anttceloe l ,iib eê-ne ertenfades era ntsstc.éfaefd céL se prseuidueiqitolciréma siod sniahu Ch rcUnC(editl ,eCU aertnlle sieurs ra, à plu)t ,uq ifoC rhsi l »erisanum h «àéleppa ,sesirpexhor a eion,gratmiim e’dtsmè eysriatà setov p re lté peslearen-mna t’d «miéparitour la loi, parler el ért ud tejl ramof lgMa ». n’ntaoi saf aap, laexteilis mobd srueisulP.eugoro pnsioatinoméniluqi pmostns edial le dansées nefél udemesd tn nau domtee e xt stébailettsnaetigoureu-es ont vurlet anrembmes ngis à sp sed re « me lae choralneenéritvnti» i,nttau angCos.rè aL merperèie’d étitions ou appeel relruerrpséneébatLe d1. re 4octnio x55v e àxttee ltéjerea tanéS el ,0102 001 dans depuis2c riucelol,iq iuontie dro psipoc edettetua ruotnara,e ed snî éavoians outir abnemelraps seriatém hes ls leycicot.nL seÉ lgsiseu-delà deWashingp noissaénnoa seispr despoe tisi .C nest enaahuq 65 née,dipl000 ed sémôa ,eécyl «éselppMeA-RE Dvana t’lgâ eed1 6 ans, la possibtilied éved rinesiréntdepes anrmuraies aui lt, q ealévd sére trpxp’e ldee acen mnif,siaM .noislurêveurs rs » (« eitnb né)» ,uaarcee ajt icéf diésed utatetsutnemas stnaidutéxua itraff oct AAmrenUsita-s xté suavenurs, apiens-p selRD «a st cevteroanstL pes90 ,elD éte n02ressusciEAMers »
s nousuor enbupéqulicoe e mm clemoopisetru’luaarit souhaité. La ud tromcéxuemaf linvariitissae lpied eeu t nofJe v: « draiien-aue Hax rr ahéacA’d irtub-sbgruorie, vieche-Hongeds eértne fnnie rmteu aerisalettul seugnol ed Maites.glanssan,in norsuu sos apprend la mort,eiGsupeepV reidzoan, nin soi,amA’d -seldnasM ordu Rque gimeisorhcnae téoitrtpeite alone,nniealu’L .otnitanétinvuertnl tnla,o que oriee, pres-èrcei etbmahs erd’é ecunnt’iitim lPytsrm ral sei etVerdnue.nconilatI ne ,sèrpa ns ateentre dus,le tieul a ted belplusau.Cle euqitiloptse’C .en nuie birspu fevacel seapep ste les saints, luia tesonguqità ,eou cautetix s ré acqerté lib’uneir.xrup à d iues te,êm-mui lnizodsrytram sel suoimiter àort de lnaitms enum lititeraelrnn Uuffearuat tiuq , no’» . reoi ast’e C ruennohmém as à pouhosendrer reiaq soreeuc euql ar,deu- dlàaneMuq mav igne ebole messe derequieniisq eun îa tnu( ertê-tuep te ,toniognc,iulse, moebast us ren rncli m’intôt bie ej)porpf amecroes mé ur aèsirvo ntea rpérlfxeoius ampleaprès plxueigiler arépo sue qcet esc’, ni sopartnmeseoc et,rontignesoulsuosenu rapp tîattnaduenor f ime’dnu eem,eecll eque. Unsse lyri’o ldee so, rapé,ednom ns euqramemenubit arrt unuOp tê .rtaéulôtnnhorseuLe. sobed nienu’uap m eséditative se faistneit.rL eomdngalé de – «plier meibnejé àeid d’e limpres ai m,– li-tid,» neir,il a so en 1874R qeiumeetll eua, reevunde, ièrr .sncevAnaxia etp uomm,e,ic rul foiieu,l’ho en dnauQ .ta’s li fae anelunu’ qitlbde eosluverel aussi, est capa as .iofioF D ne mestaonesgnar pua.x’Dùocoicedtnsion auX l’explosel arg réffstnetesis urscndpoom’nnori ,vuneudosindiissés lat pasel,stnuféd sed s ontiramoméom cligieuses quiaccmoapngnelt eojru KdevRieuieq. em seLérécinomerseœur e Ch’Acade l eanédimla eitno dontieclakoMye ruydayD l ceva alas ir dozliou sed mreB eR ,eiuqise-Dieun,La Cha tectriaiu ,’cse ldee anéml in,aliM edocraM naSs à foiièrepreml aoprunn étiodb ra neii’uqos ls lul beérop Ca. eeVdreitss nop que le Requiem dsertua’d tnorid pusple e,ivitos.tD renoinrè eamvent soutiqu,crislmelb eélègerems son centre réea errapp.tneiaM ymcra,oson sntcertsac no uaLétd échale dmentî-nenos gnab uO .erotarivéung-bie blnvoûtantélopée eec ,alm evted uoteinra g’e lremp ,mutnodreffirotsl’O danoin,us l ulp nepsru tneilovot ai-rueit sel nO .élacéd tnonsintnaeiD rI s ,ea sesua sserteva el cré ct enet, ui qe tned ahmrnoeieles unsissidenctsehcro’l ed snin eisfoa àl, re-irv eucsed egbre couatrux qes ap à etrasum lacie lquReiènt :reel ,neE XI eiscèun genreurope,d’ ,engiséd »acn sos an d L ei.miem Requt « e mobrléioatd’n e unssem e ception commune, l aécunéf duns ai mt,ap issuasnetxe roliqcathatinue ll h’ eneru’dnoens les dér de tou’lohnnuelpueer ne alamd’ monicusopmoitisunoic ens Mo. Dèstessolies tœhru,ec sertchord angre gujunoc iuqte ,stnufuqeismé’amcnpi ela musique de ReIVXu eIIcèis ,elrtzat e fla dinti,etnd se im mêsse a meremepropos tnemel ederonn sor passliiljareevocsne nleelt leemenéral génaté selapicnirpsl’e qui nsais pedéaramitnietsntic’est leque. Et elcèiuq XIX is eon sff anscoreachissranct déemenitafifinrtioev creîtmas hompsys ,setsineBrotceHrlioz, Giuseppe eVdr iteJ honaenrasBs.hmNo susemmone s381 l ,7 pla; n eipln so tabemsitnamor elutiRévorla e paluéttapanoc saisermipiEmles re pesiaiup f noçnaruits danibres fress sel erd véreerocne sod snas . rt’aslai vJe« coeherrpnnvod i’m’atute rle tireilreadzou snl enioat»,n cr é BitaC rall gienedc ettre à un ami. retilibanahc el rigorétg sil, en ulpeld sèq surple pu’el réheut,resu rerl alrutie giadtrioitelnnnotsurtcoi neds on Requiem a beaurcœn eiplene nt.elcèis eXIX ud ralethéde caenunp alilzoB req euEt. ou pe quelrése’Cib tnatr ! tun Moyen’agit d’fsciit f egp ulds agranetdercs pmahrtoid eel,ssadet mes éencvaemêm-iulrep es ,oge,se répond à eeVbr e’snietrran dlas elqu lleenU tac d-éhelarssseceuoses erl enturs,oujo a ty lI .ecnelis e dtsan-nmiul ctsed sopnieisuse ,s mystérrup-tioni seretnup ,d siou cesrbra gesndnu elpca eopru’langoisse muette l uooma’b ruublaantiBet.iorlfaz luisocvned sev s et voixinstdes mstnemursésiliboen car p, esinta-fère lee il prétn spéra srfgaemttlot.en qs, fuip etpyloeD tec dessein desit àsnel saduperc uoÀ . inat lteex tinu étilatot enuAULERA FkNcFête de la Toussaint¿Regardsur lesRequiemde Berlioz, Verdi et Brahms.
¿Entretienavec Patrick Prétot, professeur à l’Institut catholique de Paris
D¿osLsiear r éaplilséaPcareM ardtinee l elcaoq etmjeaunsgiuyqotue dans les funérailles protestantes¿Méditationsur la mort

Requiem : un
discours

réforme No3485•25 octobre 2012

6Dossier

AL/TNOMENGAIOB/e,rbpesuunuc’a dua einohte erètss-© mpreOPQRPHOT ter snol i’etun
,ertâéhtd,sro’d pat anste dumrfm ro ralniisut nsus lié, plus enchvetêér. vnstierl,caoi m «snip-à.» culP s in vouent spiriremedp drc a obeuQomeysno vAceed sux et vorchestraor s.eguev eruolrû b. leci Ion, ,zV l-oiB re xed moivère s’aerdisniom uepnu xuaceu cue qusndte ése t ,’cfaafnu essezst aente récbéd uA . sec ,tuXXdue irleècsie hpnoqieu,sd no tcompositionspolyetadtiar ed 0641 plas lucianneensousues connque umisd ecèseseipe que nspee ?Jm eiuqer ed monel adiffusi due à llurati,éelrup posqdi,euear pe lsum euqid noal ecion cdureeT dle ne ,etnav ,4161er l fixtuele riohl-c tad seqieuun faiéresllAv. u cem enesse iuqcommence par cesm to s : «eRuqeied tneiasilitu ,esas bdeesxttes esoltn séferd filocaagess usn leruti eig .xul aLs paifunétn’t aiféroeml éi.eL rae issue iturgiqurp eL .tïortnI’lt esc’, »emuieq«,R irtc stss ne. Aundreonfoas c àsep en srusohcplé ieusrén italségiene me? lId motrequiment le neigés dséciré pérp ej eeuQ.erèfn dest ux qu ceudineo ccc,e’atxurgtuueiqlas nsti imrcseltnahil sis, Domine… » Paamterean modane f d’lcheu teel o eocnol S. itÉta pisar Pdee am-Dt ed trom al ruolèbre unqu’on céà N toerR qeiumefiof. ce dlel’e iaer isnv nOid aqeiunur aédmev ner si-gsembl’end ia’j esiaM .tissreogprt enemivirned ealeMss edes défunts commeimetomr ud nahcd’t tren géegoréia tuartI l yvammunion.antde cone( arf seiearImefa Duxoiefles udlerG-al eir,ee Kyis l, putréehc te ,ieD sungAl’, usctan Sle, ordre ?La messe tne tadsnq eu le rtchlet anend’R ediuqec meopmoalit totla méde rè esndi ealocmme ltsensepom-couq ,essemélé sleueiq?Es ros ntmasli nov fe n,tefonner à t s’en d.eeCt xeœcruj ioeuurhes uins’e jtnatruop tse’C.xpriseau morc un etruopiscsmo éedc eiohtauqilor einmadee isputiVaac nII .eJn eovus cache pas que « siaçnCed ruoJ»)e èrol cisma, tx e eet éer até deltiréturga li à e enutnacdetalae or m dt,s an «eLr qeiumed eBrahmss’apparentPorP•...eucer soPas LiiLe. LM.r êr,taloftss c e’nt touvebeaurès seasloz ièet, reueil ed a niim ups d’un t le corsrelc mirfrè eev tntmererat ese nanemme nE.etsirter-l’enue, stiqomniu’ ntnd erem’expérience mona’Jnep raelvacel a smpsicili. tétse nerpetnarap e demessuiem Reqruigl til a eed ges lurLax.ouen nos etrs tnafneemuq iopu enf meeu commein, un possnes ntnufad sdes dés es lme âlielcceuiua ahqmAbraté, e côautr nu’d te ,truem uieqaraz Litvoy ya .zéle tnu’Cseitab vérommele cederiatn nI «’l sudirapan O».m j eocnniass e :le chapi-teau de al trom ud aP «reuvaz Le aràV» -nesrtais ce dansoé edn eg si am. nsmaros cefidieuq elleb sulpaLare, queuvre Lazsssed ut uojiuelrn» . poretesé evualecr nOorteeç rter,, ntveoi,segnA suœhc ne t jai fulepadis ev ctea iuqecul, ue« l’ pInadarhc n tnangamqifiainsi : « Que lesimu» uq iifin t rettiuq edtnemo mAu. esumsa pesneut livuciec rec le avelisel’égerèi ed nu trp es,oiesc’et c fte eadsnl ner-canie qui s’confianc tiava ,lagé nu Qu« :sétihéopprti e eustud lotommeré ci-décons ed nargeuqisrev, esanqus devrœucnilenarna dlii ette mag sa bagu SrtbeRon anumch ne ,iuqér ,6581et durs rs. étou tal’Cse tedm ro, uiprà osop sdef no sliripseutiveillele premierj te .cSuhamnnq i, mVerd de uiemReqetnl a avp ueunr ou jlet oi v,smharBsennahoJ inede to est ple aegènes,rc ras à e teda-fifilicuemed er siad limu eocsnll enee sopx de quiranod esueniiov al elacaese igrtvedeei mlaelamdn ,edsa mère Un RequrutrB.smha te utto les tessiesrria-tnoO ,up uo bûchers dire,enL .riL e ed iahc’u ltil-rabee, mrctiuaé roecemm alpier,prem en ’l ed agémote ahunt meer pe,vrœuuatre figures dep oreuq iu ,uail deusee en t àirsid cnata ,ees uerviul s la cedeer ,rpèirfne’sfodipuimt teenemqucretni n.sruesseou srrte fdedsonm-el tneed ,car en sûr, lité, bio’iriganiasn .L det anavn eonti-cejorp al tse’cs, qteurhan-re cuQtase .ilts sosuo zcaB » h eC slateui sdeütchuscstire ,adsnl qui contribue à mmoc ,sees enu entmemoesnsteins tedmenenîsec ahtionnsa-roul de noituq sed eomés puttiargraltoé eaftim iDseI arIrae.Le le Dies sulcni sapsruelil’a dnt’o nléufD ru éuoafrud eainspo-rntemm co cenvions,enai m-leu euqtrap’j ,avoir sa place qp ue rodtib ei n ogesaasLaé.igblruep al p emmoc ce àt faort, lamsut ionsrnearevs juste ière pluéritneenalf iohcprexe imIrs , aeed snam nomàiva sanc plu »),iem…D ei eel euqeinnt anchdue ulrmfouqeR «( eértne’derd ealéRusrrcetion. Les requieerèi li,tuafmoc enpre dr llaièumédufel saptrtn sent icip lumà lailgÉ’L . eirp esue qurpodèfies lalm rt emeteenr,cienn anitiotradvitcepsrepal sna dneentirécht orlgsi eacortil É’quelle cmentà laà tn al rofnemémma, coisolthueiqs saomme en uvés tuq’csesus eonurpot esa loiquhC-suséJ’C .tsirut. Ce quiest pr elgbola euds las pa jleemugt,eneimec ,r’n e tse sIl. ernir-det mard enu’d tiga’ lamn deatioatisssga eapocmmro t Mduenoy dtee atsérpetneeg te on dramaune visij gumeneituq eudtxet el eiD ud e, aeIrs svpaa n’b fiuoulald ef rsionimenjuge de ed etnav nu eguja .Lforée rmtuligrqieud eaVitacn II, enenlevantopér iuqlp el dnui.O.. »e cet, « L st: aembirece pmmens moarce-ilé-erv,iomieS ie DIrs :ae D «tnà m nos ne suaus magistra-lemeeiuvroet rOn» … elbatuoder ruoj n celleeernet étm ro eal,rd ngue, aeismaie DIrs nad el sirpxeém-erreur e de la teuc ohesicq euqlagnécompl’enede meneecsns iu ttea el dntiounmmcobA’l ; nca etuosil. En fait, lesg seet suqsia’cce vi ldebéa -dnéitcid noec ueucrabtpa ueitn-novcélé la dontême uotua tnessilpmorel eicuer cdur eLc ahtnvèmene.tsoute co de l’Abf serénutarbdnoi lstch’allai eeseit èr sosrb,erpnctus, une mélod.eid,àL ec tnosquesune pse moalsea uohcnnsecneii-me vraes cnt lart iuq siarapsn llae die-gurit demandas-tin seni tuAugestn .aS mdetretennvleabiatéoc ts ti li’ede arolla psur uq eumisl a eedha clet eei DusngA’l siuP .ueiDlàs à , namos,vie’c t ts porpA !rès la séquence udiDseI ar eivnellaid’t ou trseuevni’l tc el,esr de hantfertl’Of ,nuioerno sr péennomell-artitidaué éb dt entusirpèiere tud ealique, loucharistpertêrp el euqsrnsdos lee ntserél e ntep ia ,ele Sais l Puvin.-saKwdgiarelhtdeor d, Cht.Heer S,idreV.smeiuqer Cor Si: viDan liohur,sidertcoi nyOrchestra and CoL ,nodnmyS nohprlBez,ioeq remuiuter écocoqÀe Letrni•.aMtnriseesar lurpol eu sisam ,selbalbmes sèrede see la priinssnod .eÀ l u’ sXeclièl ueXIdudni divih’d emmoegew.heDossier7

réforme No3485•25 octobre 2012

musicologie.Entretien avec frère Patrick Prétot, moine de l’abbaye
de la Pierre-qui-Vire, professeur à l’Institut catholique de Paris.
Vatican ii préfère
le salut au jugement

lysées,direction: P ihilpp eeHrrsehcrO,tneG elac-ÉpsamChs dee trllmemea qeiunur m VoegiuColland,reF cneitce: noahBr, msicFry.sain-erOhc ,ySpmohrlin,direster Beneibmêm q ,ddnaumela-i-tsee éc rostrde e l’dnu eitisme ecosmopolcel al etser ellreièalrnou jretuattntose erpd ce Nord dueman allleupqu, teital lruti eigro’dnigie. Et même toutel tiruig.e’Cse tn.éeopureq RLe lla meiuâl dnamele lche pouratinalgnl a uepeud selon B edtsnisé « êm-i emmharul si-si choeauxmorcd eqïeuomasnu et es,returiÉcs ed sérit suot ,s assnp orrgseiss rèil pontiar- cu . xu» plu auxmbres noi staté rueirétnPl es dôtutarr sesn uoédlas Br Maié. »évélerces nu’d sulp ’Iel ddeon mdut l uesrp êretortnes voix,uissan-trtse tee’l dhcro lrs puis leœuchlus ns p, entard,7ua1 68ne tm moau sndraep snet q tiudora xid euns la musi-que smyhpnoqieu .eLg msahunjecre ntai ed l esecnaad rtedas an sn,fii n tnemecnem-moc vraians al susicerm l vi enuocmm’œ lreuvisnveragliafe eluq e li’Il sembl mère. trd easedl aomhtuL rape raC.re tleib Be itdura-nadédep ealtnd e les qur incteu,ruem ne emêpmeteu vlit e-brnspe .eLm suciei ness ni frontiè-resbatéérps ud seile umyaRoccsuy s’.tuAdène uudl eiut t débtionradi lenoD «-ennruele lporeéts neer,lS iengue r,»c ’est dela souffre mmhol’e dceanhcnos ed ,tnaviv qu’cré,n saagriiBne : «ra tlip x eui quurhexceuc ,ti rafuosnerft conso-ls seronM(tahteiél s ! »t 4)ersen fa. Eahip,uc ,5v rt er,lear puieqnr urp à ,titnemerpot une aberra-tiomep orettsna tset tôi icund’cae I .n’s ltigaulp ecSetd s iu sal danmorte dentata smharB elleuqa l,àchBau otzhüqieud méesoramtna richespporte sicsnecne euqocasaie i nstiuliépl rppoerc molpétude, et c ,eucahé entnata s ed édit mn deatio aj iuq t ennnloangre unroits, j par endéhituq.emaiapsta . a lrtmoéS erèv érieluthité rior àesnu eocmmnn e tleel, lacen Eétni’led engioméprapheocu dangrvresadsél sn ruearouches mais récsmoaprtoiet,sf omncuinnsienéhprnaved erocni’l t, peessecolèur, rcte desirts .T erbiuomaevuol ,r suxtre urpoie miom-mê emene tsàs renoncble, puiegami snas enivi dontilasoon cnenausecd ifnac non etchai pror du
8Dossierréforme No0 303•18 décembre 2008
Cultes.Quelle place tient la musique aujourd’hui dans les funérailles protestantes ? Trois pasteurs témoignent de leur
propre expérience, à partir de leur tradition liturgique. La question du deuil est particulièrement importante pour les populations
immigrées qui s’adressent à l’Église pour organiser des veillées qui durent parfois toute la nuit, selon leurs traditions.
Cette musique qui console
ques, onze avis différents !confie-t-il en,

plaisantant. En général, les Églises évan-
Sdu défunt, il n’en va pas repos orale, on entendra beaucoup de chants
i les cérémonies funèbresgéliques n’ont pas d’orgue, et comme leur
catholiques prient pour letradition liturgique n’est pas écrite mais

de même des célébrati nsmodernes, avec batterie, guitare électri-
oque. Par contre, on ne les chantera pas
protestantes. Pour ces derniers, la ques-dans un culte d’obsèques. Pour les célé-
tion ne se pose pas. Ils sont convaincusbrations de ce genre, je pense que nous
sommes assez proches de la tradition, nos
ed’set maublpéreè sq duee lDei edué.f uIl nnt ’raepppoasrea,î t qduo’ilncchants sont plutôt classiques. »
Comme la paroisse du pasteur Francis
pas nécessaire dse prroiteer stponutr lui. LesPfister est composée à 60 % de person-
a
«s earcvtiicoenss fduen èbrepui’adrs essosnetn td easuxnes issues de l’immigration, il fait une
s
ivants, c’estg-ràâ-dcier e» qqu’on y rend grâce àdistinction entre les funérailles propre-
v
our l’ ment dites, qui restent généralement
race
Dieu pexistence donnéeb et laf ttdans la ligne des cultes protestants à
es
dstimbullea :n tceo qmu’meullnei elar isse. L’ojxe ctii re© Pl’hieliPuPreolispsaéce/nne, et les veillées. Ces derniè-
ouGDONOG
tent en rendant hommavaegce càe luaqeursonsn-eres, qui ne relèvent pas de son initiative,

p sont issues de traditions locales.
disparue et partager la bonne nouvelle
-
d l’Évangile. Une bonne nouvelle qui Bien qu’elles ne soient pas toutes iden
e
s’exprime par de mots variés : résurrec- tiques, ces veillées ont un air de ressem-
s
blance, une sensibilité commune aux
tio vie éternelle…
n,neUei vteu lleétle nucégard s’avérer bienvenues, évidemmentplus consolant, car il y est tout de suiteterres d’origine. Quand il s’agit de morts
« L’important,dit Louis Pernot, pas-eu’adidtoujours en accord avec les volontés desquestion d’aller au-delà du tombeau. »au pays, les veillées ont lieu sans le
au
tce’eurs td eq ul’eÉlgeli sceu lrtéef oirnvmiétee àd euln’ Évtroailiev,oyagepled temtaro’l eeriofamilles. En musique classique, on uti- corps, mais les fidèles préfèrent avoir leLorsqu’il s’agit de fidèles d’expression
émoogtrioènnel rqsu li as pe afixa.i tL da amnsu slieq usee nsse dd’uointdu Louvre africaine,lisera volontiers des disques, des mor-près d’eux, avec même une insis- défunt une autre question, d’ordre
pdre presn dvree la forme de ce mouvement. »ceaux célèbres comme laMarche funèbrec«ult urLelac ellem-làu, sseipqosue.eB oensntombre taLnceaàplpeormto natvreerc, loau vmriorrlte ecsetr cduifeifl.érent
« e r

de Chopin, ou celle de Purcell. Généra-un com nôtre, dudit Francis Pfister.
bSoi luas clituulérgei eo ug écnoénrsaleer vpeer uut nêet rcee urtna ipneeulement seront laissées de côté toutes lesÀ . leropaa ldelitu sèrt tnemépltioiocdn n e Les fidèles ont besoin d’expri-
musiques qui invoquent Marie afin d’évi- leurs émotions. Comme mer
ter une connotation trop catholique. s sont vous le savez, nos
dmmeao rrctgo evn tedirnes u lliitabé e virbteié.e,n eldléef irneisep qeucit ev au ndee lliagne On pourra aussi préférer des médita-natr» ecste dn sopoim quee la posn sel o’qeu i o nesotprs hesnttauqirotsisepar ées Égliles - es d àjésnocrédigÉiles
Cela semble acquis dans toutes les tions calmes, solo d’instrument, haut- comme trop émotionnelles,
manières protestantes de célébrer, soit bois, flûte…, ou simplementJésus, qued’entre eux peuvent émettre le souhait exubérantes, bruyantes ! Eh
quC’ehlloesp ipne necth ePntuvrercse lulne manifesta-ma joie demeure dede Bach à l’orgue. Il bien, je me souviens d’un pas-
teur de Douala venu en visite en France
t ioPno uor uLvoeruties, Peexrtrnaovt,e lrtuiteh,i sdte’ioln oi ptaomsésnesiésécive arr,des que dnseedam srpt èr,sélbicnopér nequtian cs lu pesedd tr eedi menaune se àe soautreirutnré.equi, ici, à la fin du culte, m’a dit : “Votre
dseoi t mau eevsru nesvrcirfnaaçsiisuq eIVI Xdue irrantcoeémdet enanlel iàm alfa sselle se-cmlêimèess,,eÉglise est morte.” Il n’y avait pas encore
l«a nmorudsiique »s’a nrarnetpeeremsié edcéttvèsresn eadrappdeemmmaenpde st nusq liuxoeigfirne dt’dtê« Le cantiqueMiséricorde insondableassez de chants, de danses. »
uetn rpérgolcé.essus de deuil positif. « C’estcar elles s’associent étroitement à la per-insiste sur le pardon,poursuit Corinne La « veillée africaine » a lieu le soir ou
un complément très utile de la parole,Akli,car c’est leur problème, leur souci :la nuit, souvent le vendredi, toujours la
sonnalité du défunt, à sa destinée.Dieu peut-il tout pardonner ? La per-
confie-t-il, mais à condition que l’on C’est alors l’introduction d’extraitssonne va-t-elle être reçue dans les brasveille du jour de l’enterrement. Y parti-
se pose la question de son importance.de musiques profanes, par exemple deque le mort est en règlede Dieu ? Est-ce cipent les intimes, la famille, les amis,
Beaucoup d’officiants, malheureuse-
ment, réclament une musique, mais nechnl’iLvoanacs aoqtinuo,sensdmtuaiio sdnsfé ruudntotu ,u dtpaa anurms dloaom pnent dereèermiD ce ueivacevaiul» ?si e ausgle n rèostnru se xui-slomcc aestena-gpaed ,tE ?s ,emêm l.lI ugèlloc sel etel s aumisuqavail. Les de tresseeitnr nu elôou jt enanch yts
s’interrogent pas sur la fonction de cettee
musique, or elle est un langage. De mêmepeut arriver que soient poussés des cris,
que le pasteur fait attention à ne pas raQpua ei tf i àalntnreeevanefi tnnulèdi.c èdCéard ’ssi i tealglue s dic udetluy a ruia ,li de fairt dangerl às ’e-udo incoOnnt rsaer itor d’une thrpmeèierv eu uvoice à i gra ldee giloéoa les larmes coulent à flots, mais pasâ que
dire n’importe quoi n’importe quand,eiboc nuaevmos nenrub r’de llait puadroitourergnic ah seld na .tlteuellats eusd ,t’ecses« J’ai fréquenté bea Le chant dans toute sa forcece forcément.
il devrait s’interroger davantage sur ce
que la musique va dire, et à quel moment iué lui sqerspeai èndtéoue lrean,egammoh d.ecdgran le rfcidpA’cuuo eruàp sietsa jndta’énsaiua qaide à évacuer la douleur, à bafouer la
précisément. Dans un service funèbre,orgue s’impose ainsi que le répertoirebuArs, ervilliedit-elle encore.Est-ce unpeur de la mort.

c est encore plus vrai. »des cantiques traditionnels. dernier vestige du culte des ancêtres qui« Il y en a un L’adoration, qui peut durer longtemps,
Il demeure assez rare que l’assembléeque j’aime particulièrement,dit Corinneont besoin d’être apaisés ? Le chant est sûrement l’étape clé. S’y ajoutentMisé- en
réunie lors d’un deuil dans une église Akli, pasteure de l’Église réformée de La ricorde insondablerassure, il montre queparfois des instruments traditionnels.
soit capable de chanter. Elle est souvent Rencontre, c’eston entend sa mélodie dans le Dieu qui fait tout le chemin. »C’est une mélodie sentimentale, amou-
très disparate, et l’on y compte peu defilmTous les matins du mondesous ce reuse presque, triste mais pas unique-Francis Pfister est pasteur de l’Église
pratiquants réguliers. La musique doit ment. Suivent la communioMnaertt ilneecLheaCnotq
titre,Le tombeau des larmes.Elle tire lesapostolique évangélique, une Église
alors accomplir seule son ouvrage. Deslarmes en effet, mais sa première phrase, de louange. Même les personnes les plusde type pentecôtiste implantée dans
propositions du pasteur peuvent à cetdans nos recueils de chants, donne un sensu«nCiommmmeeu bole paris“ieDinx dÉepuis 1960. concernées par le deuil et violemment
n dit : glises évangéli-qui occupent généralement le premier
rang de l’assistance, chantent.•

ed al énégyshclogoeiédrcvitique et de la pttaulés rlee mmoc emmoh’l tneer ,alm rot. De cette manièe ntuerd a’’unuoiretmémeraigardlque queqvrait detneq ( ir eomeuc nuo ulpco« -mpieuss urréforme No3485•25 octobre 2012

ler : la mémoire (ou la colère !) de Dieu.
Car, en Dieu, il y a place aussi pour la
colère :« Il y a des scribes,dit Jésus,qui
exploitent les veuves, il y a des gens riches
qui claironnent les grosses sommes qu’ils
versent au Trésor[...].»C’est ainsi que
Jésus parle de l’impuissante tendresse
de son Père.
Alors, il n’est pas fou de penser qu’à
ce Père, dont il dit qu’il décompte les
cheveux de notre tête, nous puissions
confier, dans le secret, ce que personne
n’a vu, ce que personne ne sait. Nous
pouvons recevoir Dieu comme celui
qui entend ce que nous n’avons osé dire
à personne, ni au prêtre, ni au psy, ni à
notre meilleur ami… ni sur Facebook.
C’est dans la chambre de prière la plus
reculée, porte close, que cela se passe.
Ce lieu n’est pas toujours confortable,
– on n’y trouvera même pas une pierre
pour y reposer sa tête –, mais on n’y est
pas seuls.
La mémoire de Dieu recueille cette
grande clameur secrète exhalée par
chacun d’entre nous et la préserve de
l’oubli. Elle est personnelle et intérieure
à l’humanité : on pourrait dire qu’elle est

la « matière » de l’Esprit. C’est une rivière
souterraine qui cherche son chjeeAminnG,Uyot
immense nappe phréatique, qui s’enrichit
avec l’âme de chacun d’entre nous dans
un ruissellement sans fin. Elle est cette
Eau vive de la SamaritaNineO, iUnlVasEsaAblUe-TÉS
ment purifiée, celle du Puits de Jacob.•
Camille Focant et Daniel Marguerat (dir.)
Le Nouveau
Testament commenté
Coédition Bayard / Labor et Fides
Pour la première fois en français, le Nouveau
Testament de la TOB paraît accompagné
d’un commentaire exhaustif en un volume.
Pour mieux lire ses 27 livres sur les plans
1h2is4t8opriaqguese ,/ l5it9t éeruaroirse et théologique.

méditation.l’humanité et garde mémoire de chacun d’entre nous.Le Dieu des Béatitudes récapitule toute l’histoire de
Cette part d’indicible en nous...
At » se v io r
nous rendre méfiants !) sur n’était pas niée : elle était confiée. d’un assemblage complexe de gènes
la toile n’empêche pas de Et puis l’idée a fait son chemin quand qui remontent depuis la nuit des temps,
souffrir de « moderne solitude », et les j’ai compris que chacun de nous avait mais qu’il est aussi le fruit de ses ren-
chrétiens semblent n’avoir pas grand- dans sa propre histoire des oiseaux contres, de ses amours, de ses enga-
chose à en dire. Peut-être a t-on oublié morts que personne ne connaissait, gements, et nous prenons conscience
une des paroles les plus insolites de et que cette parole de Jésus s’adres- que nous constituons, chacun d’entre
Jésus, dont je m’étonne qu’elle soit si peu sait donc à tous. Car il y a en chacun nous, une création originale qui n’existe
commentée alors qu’elle revient à deux de nous une part d’indicible qui nous qu’à un seul exemplaire, une « œuvre »
reprises dans sa bouche. Une première plombe : des humiliations, des addic- qui ne se reproduira jamais de la même
fois, dans un moment de confiance, il tions cachées, des coups reçus ou don- manière : nous ne ressemblons tout à
affirme :« Pas un moineau ne tombe par fait à personne, et personne ne nous res-nés et, même chez les plus fortes têtes,
semblera jamais tout à fait... C’est notre
vtaelrerze msiaenusx q quue ev tooturse lPeèsr em loei nseaacuhxe ! –– eett vousde la solitude.Hors du temps
même, tous les cheveux de votre tête sont mais c’est aussi le fondement de fierté, Et, peut-être que l’essentiel de ce que
Jésus nous a laissé est l’annonce d’un n oCt’rest p sitoolue disex li ,tiouqrenstusnoe que stju .eeill
comptés. »(Lc 1,27, Mt 10,29-31). Le
texUtendei tplitatérroalleemeexntt:r aPvasa guna nmtoeineau autre désirions niveau de conscience où il n’y a au plus profond de nous-
n eE t muenuer ts e, npeerson prouveriuer ,irenà s démêmes qu’ieln y ai tuqleuq eaptru à neiro n ed ilbue Pèvotrre.co ednsiof à ,leu
de sa mort, au moment mqêmqe uoeùs ijlourspour tricher. Qu’il y a, en regard de cettetrace ineffaçable de cet apport unique
annonce la ruine de Jérusalem, il réaf- vie qui nous est familière, l’émergence que nous représentons dans l’histoire
firme :« Pas un cheveu de votre tête ne l’humanité, et, malgré tous les liens ded’un lieu – en aplomb de notre réalité –
sera perdu. » nous avons besoin d’entendre sociaux,il n’y a ni avant, ni après, ni ailleurs, ni où(Lc 21,18). J’ai entendu
av ante jugement, où tous nos instants éphémè- quelqu’un nous dire à l’oreille :« Pas un
jc’eétttaei sp caoronlfer oenxttér à daegs qu easltoiorsn sq uqeuires trouvent une consistance qui nouscheveu de ta tête ne sera perdu »et :« Tu
échappe.vaux plus que tous les moineaux ! »
n’étaient pas de mon âge, et j’en ai tiré Si le Dieu des Béatitudes ne constituait
Quand Jésus dit :« Le temps est accom-
une sorte de philosophie pratique qui nepli et le Royaume de Dieu est proche »,pas ce lieu de mémoire hors du temps
m’a jamais quitté. Il y avait nécessaire- il ne dit pas, comme Jean Baptiste : et hors du monde, qui récapitule toute
ment quelque part une « entité » – plutôt« Dépêchez-vous de vous convertir avantl’histoire de l’humanité et lui donne
bienveillante –, qui n’était ni un confi-qu’il soit trop tard »mais :« Il est toutsens, sans ce lieu de mémoire, il n’y
dent, ni une force agissante, mais quiproche : il est déjà là, et il a toujours étéaurait nulle part ni désir, ni espérance,
prenait en charge tout ce qui échappaitlà. » pardon, alors le monde avec ses mil- niQuelqu’un comme Christian Belin,
alors à ma compréhension d’enfant de philosophe et théologien, a cette jolie liards d’années, n’aurait toujours aucun
sept ans. Je pouvais oublier tout ce qu’il expression :« Le temps chrétien et l’éter-sens, puisque tout disparaîtrait tour à
nité se croisent sur la tangente. »
y avait de mortifère autour de moi, puis- tour sans témoin ! Ce lieu de mémoire
Nombres de mystiques ont parlé de
leur expOériCenTcOeBd’RunEe s2o0ud1ai2ne trans-
cendance. Les découvertes récentes
Laurent Marti P. Bornet, C. Clivaz, N. Durisch Gauthier,
Chercheur de fondsP. Hertig, N. Meylan (éd.)
En vente chez votre libraireHeurs et malheurs d’un rêveur éclairéLa fin du monde
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principal. classiques et ancestrales dont ce livre
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Dossier9

-eop narrul tippa’det a linha oe,gr eedl hanoete s qui nous déchasrohpmet ud
10ileRnoigsréforme No3485•25 octobre 2012
Œuvres.Les Diaconesses de Strasbourg célèbrent leurs 170 ans du 26 au 28 octobre.Le chemin de la modernité, l’établisse-
L occasion d’expliquer le projet de fusion de trois cliniques confessionnelles.ment des diaconesses a su l’emprunter

ces dix dernières années, pas seulement
Un irage salutaireau niveau de son pôle « santé » qui
vSon établissement scolaire, le collège
compte trois centres de soins infirmiers.
Lucie-Berger, s’est associé au prestigieux
Gymnase Jean-Sturm géré par une fon-
’est un miniséisme dans le dation protestante, le Chapitre Saint-
C de Strasbourg. Sur le plan d’éducation strasbourgeois : la célèbre
petit monde du protestantisme Thomas, pour créer le Conseil protestant
clinique protestante des Diaco- de la formation, les Diaconesses partici-
nesses – une institution dans la capitale pent à la création de l’Union des écoles
alsacienne – fusionnera bientôt avec en travail social d’Alsace, afin de pro-
deux autres établissements de soins p«os erLlaap avletoteldoesn1t4éd ipdlô’moesf fd’rÉitart
du centre-ville. En effet, la clinique s’est due tnra vamilleeurislsloeciauurx. Esnfeinr, avdimci-e
associée l’année dernière à la clinique nàistrla’teaurudtertroeis qmaiusoin sedsetretraite,

d’obédience juive Adassa et, ensemble,également un
elles ont racheté la clinique catholiqueservice à l’autre »
Sainte-Odile. D’ici à quatre ans, les trois
établissements seront réunis dans un
bâtiment flambant neuf et les anciens l’établissement est un des créateurs de
locaux revendus pour financer une l’Alliance Saint-Thomas Seniors, un
partie de l’investissement. Une page réseau d’associations gestionnaires de
se tourne : la clinique protestante, maisons de retraite visant au partage
qui occupait la rue Sainte-Elisabeth à de bonnes pratiques, à la mutualisation
l’entrée de l’ancien hôpital civil depuis
© PhdileiPsP emoyens et des achats.
plus d’un siècle, s’installera en bordureBohli ngDerans ce contexte de fusion et de

du Rhin. mutualisation, l’établissement parvien-
C’est donc assez logiquement que dra-t-il à préserver sa spécificité pro-
l’établissement des Diaconesses de testante ? Les sœurs souhaitent veiller
Strasbourg, propriétaire de la clinique sur cet héritage aux côtés du pasteur-
l’établissement de santé après une tra-de sœurs méthodistes. Cette associationLa clinique
paraissait naturelle, ma
p1r7o0t easntas npteo,u ra csoomuhmauitnéi qpureorf itaeurt oduer sdeesversée du désert : Nous avions à cuœr«iam.seonishus der ras sirep uocenorctén’a pu sis elle stterops deteansseacdiesonsédi trpece llnarveie suil donsecua egèis iuq llGoe ttneAnr ieônaumlae
ce vaste changement. Un programmeqeul alcniqiedséiutniuqev se vité dusci a sé tecehcnCleil aueavl’e dmêm ,tnais ea avecàtr soisurennobsafgrucommission d’éthique des Diaconesses.
elle n’est plus la clinique des Diaconesses.une clinique juive
(ctoaïbnlceisd er oanvdeecs l, ev irseitnedse, zc-véloéubsr aatiuotnosm)- quion te étuanummoce trnoe dinseu aitevemtn tmiépare nEteff dciaievce, e-lleélod ,ssnatrouvées très issuonsus moem serlihoatecquniliteu enc eiilsinnoudq sseeted olr s iacu fomEmni svusei o,cette cuellé sr a nia’die étérgla
se rapprocher d’autres établissementsqu
- situation difficile. Mais ce revers nouspour répondre à la double nécessité d’op- une
nMaol sdeellse É« gPlirsoetse sp’rteotmesptsa fnotretss d»’.Alsace réveillées. » atimisation des soins et de réduction des stuerxua Da ,lekcepS leinaudex «é tnaobltirses eémtaebnltiss.sPeomuernt se
de santé », dépenses« La communauté des sœurs diacones-insiste la prieure,Le chemin de la modernitécaractérise par l’importance accordée à
snees s’ai ndvéenbtuet ép asso n! aÀc lt’iévpitoéq ureu, ee ldlue sC ideils,- celasœur Danielle Renaud, membre de la La relance est venue du recrutement,la personne ».Ainsi, une bénévole vient
communauté depuis trente ans. Et de ident bénévole du conseil
lpaeoussx a diseeo incntl,sa ssesuter,. suDun er éputunai sga,e ul,’t édree, bddliiexs sldeietmsu exd nésta dlai-éspoursuivre :« Nous avions déjà tenté deaccil reuli pueaqch antieat ne simdatip-sohtse seecnalliea nu’d ,han ienci-ir dutus j’àqumpconeag te ca’ladsei lsnuorivt bénévolroupe deepra u.teeLgos se cadéashpbrm
ta prendre ce virage il y a quelques années
conservé cette double vocation de soins et sous l’impulsion de l’Agence régionalegeant du groupe Danone, Didier Ernst
d’éducation »,résume Daniel Speckel, lede santé qui poussait au regroupement.)C 0211iu n61j ddue seosrmaem (qR é»fuinttaesotpre ssou Tiear-MneAn rap éminaté dcomiu « te ddinerpsé ,aliatn
secrétaire général de l’établissement desdes petites unités. À l’époque, nous avi-a su convaincre la communauté de pren-
ons amorcé un rapprochement avec la
Diaconesses. Aujourd’hui, cette œuvreclinique protestante Bethesda à Stras-cvn arliglai eevel rtdE e.eeleinscou ur sdel rerd teépo’rndeé it ldemoa inifal trts gétadémene tuacxtôséd ie de l’établiss
protestante emploie essentiellementbourg, propriété d’une communautéun remaniement managérial. Un choc
dans la capitale alsacienne un millier culturel qui s’est révélé salvateur. secrétair eégaénéral d’affirmer :séiralsuas x«uao N
.
sdaen tpéDesr ,deno esnl’é esdsca dauœtions ue/fnlrs orssem cattiteoonsru u etdjde oael urs engagéesacconois sap’l à-u dmédéaginésu vano sroet un renoffice aPs ou ne,plemexr gmmseostifsttennt aleme
À l’origine de plusieurs œuvres protestantesen Alsace,
l’ hMélaab recrqoguméemm supnaearnuttléed dpeerss opDjeieart csdoonneen fsuseseisso âdnge, éScetresas.s b1o7u0rg comptesen een sefmmse st rloeius jcalii nMi8q,u e6s e.do»tsop al irép cles anu dreadhcorppared tnemes pet denelsrsonnisia mdfidsrttapsae uagneneme ff.snEadsnte ,ont ous interejosiupeD .n tpes ,veou ndeursœe ll
aujourd’hui 29 sœurs. Ces dernières sont toujours asso-voyaient plus l’intérêt de devenir religieuses pour soigner
ciées à la direction de l’établissement à travers le « co-
ansmtiétémdoeisgdnaemnets d»’.uSniee llreesnnaiesssoantn cpleu sdperésentes dansdes malades. Elles pouvaient exercer le métier d’infirmière,À noter Sœur Danielle insiste sur l’importance
les murs de la clinique, les plus jeunes animent un centrese marier, élever des enfants, tout en restant protestantesde faire perdurer ces valeurs chrétien-
communautaire dans les Vosges à proximité de Munster,de tout leur cœur. La création du Hohrodberg a constituéRetrouvez toutes
les manifestations
le Hohrodberg. Son ouverture à la fin des années 80 avecun appel pour une autre forme d’engagement : une vie plusorganisées dans lenes :« Nous devons nous souvenir que
le soutien des Églises protestantes d’Alsace-Moselle acentrée sur la vie communautaire et la prière, même si nouscadre des 170 ansnous sommes des enfants de Dieu, ne pas
rseudiosnanréruinv édyeneanm is19me8 2à,l acceolam mfauinsaauitté :d jed anQu« ’1 ns nyovlaliiartep 003 -sept anuse cqcu’ail ser rud tisextieares psonnn poar api s-ried eSst rDaiascbonessesduogrs rue.vuonelleilc uqinénamé agnsdaa lrè ep irre auqsie dutancu de lieùo’D.ecnropmi’l tre dondaenscantte notiblier ceuo
PH. B.tuelles »,explique sœur Daniellefresons.seww.widca
Renaud.De plus, nous ne devoPnhsi LpiaPsPpee rBdorheL idnegeR
vue que ce n’eCsotRpRase slPeocnhdiafnfCree ,dn’ia Llas agCleoire,
ni le clinquant qui nous font avancer,
mais la volonté d’offrir un meilleur ser-
vice à l’autre qui est également un service
à l Autre.
»•